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- Ce sujet contient 19 réponses, 9 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
oliveira serge, le il y a 9 années et 4 mois.
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De la fortune et de l’infortune de la Bourgogne, où comment la hiérarchie établie peut être parfois bousculée.
En ce dimanche midi, le repas dominical est l’occasion de sortir de « belles » bouteilles, ou attendues comme telles !
En apéritif / entrée (houmous), un St Romain 2015, domaine Alain Gras : derrière une légère réduction très avenante, salivante et justement équilibrée, le vin se dévoile sur une trame allongée, belle acidité, un trait d’opulence, un joli gras qui enrobe l’acidité. Fraîcheur et tension sont les maîtres mots ici. Très longue finale … qui se prolonge sur deux jours (d’ouverture de la bouteille). Un rapport qualité / prix imbattable. Excellent
Avec un rôti de bœuf et son gratin dauphinois, un Clos de la Roche Grand Cru, 2006, domaine Louis Rémy : premier nez assez discret, sur un fruité léger et surtout une sensation de corpulence assez peu équilibrée. Confirmation en bouche avec un vin qui me semble sur-extrait, une amertume végétale « verte », presque en sous-maturité et un manque chronique de longueur. Tannins plutôt rudes. Finale courte. Encore une (très !) grosse déception. Pour le prix, c’est carrément Mauvais
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- 7 mars 2017 à 17h14
Pour moi, il n’y a pas de hierarchie établie. Le fait que ce soit un Grand Cru n’a jamais garanti autre chose que le fait que la bouteille soit plus chère.
Jouent le millésime, le vigneron, la conservation, la qualité intrinsèque de la bouteille, son vieillissement… etc…
En dégustation parallèle (et à l’aveugle plus encore), j’ai plus d’exemple de hierarchie renversée que l’inverse.
- 7 mars 2017 à 20h06
De mon point de vue, et sous réserve de considérer le même millésime, une appellation communale d’un bon vigneron sera souvent en dessous d’un 1er cru d’un bon vigneron et idem d’un 1er cru vis à vis d’un grand cru.
Après, si on compare un « bon » vigneron et un « moins bon », c’est autre chose :whistle:
Après encore, on peut disserter très longtemps sur des parcelles villages qui mériteraient le 1er cru, comme à Marsannay (et certains 1er crus qui mériteraient d’être déclassés, comme la Queue de Hareng) ou des parcelles 1er cru qui mériteraient d’être classés Grand Cru : on parlera alors des 1er crus comme Les Amoureuses, les Saint Georges, du Clos de la Perrière, etc. A l’inverse, on citera par exemple certaines parcelles de Corton, de Clos Vougeot, de Latricières ou Griottes ou de l’Echezeaux (d’aucuns se crêperont aussi le chignon sur la Grande Rue).
D’autres encore mettront en doute le bien fondé de l’existence de 1er crus sur Maranges, Ladoix ou Montagny…
Ce sont des débats sans fin, un peu vains, même s’ils se résolvent parfois par une décision de l’INAO, mais qui font aussi le charme de la Bourgogne…
- 7 mars 2017 à 20h29
[quote= »No Sport » post=979158]De mon point de vue, et sous réserve de considérer le même millésime, une appellation communale d’un bon vigneron sera souvent en dessous d’un 1er cru d’un bon vigneron et idem d’un 1er cru vis à vis d’un grand cru.
[/quote]Ca semble tout de même assez évident 🙂
- 7 mars 2017 à 20h33
même là ça me semble loin d’être toujours aussi évident que ce que vous dites car vous omettez l’aspect matériel végétal.
ex: toujours préféré le village rouge de coche (auxey ou monthélie) à son volnay 1er cru. comme quoi les hiérarchies….- 7 mars 2017 à 20h40
Ce n’est pas vraiment surprenant venant du domaine Remy, Les déceptions sont légion de mon côté.
- 7 mars 2017 à 21h33
Ça n’est pas évident qu’un premier cru soit meilleur qu’un village chez un propriétaire donné. Et de toute façon un même propriétaire va forcément essayer de faire un meilleur premier cru que village. C’est logique. Mais quand on compare différents vins de différents domaines de différents endroits, alors c’est beaucoup moins évident de confirmer une hiérarchie préétablie.
- 7 mars 2017 à 22h58
[quote= »hyllos » post=979164]Ça n’est pas évident qu’un premier cru soit meilleur qu’un grand cru chez un propriétaire donné. .[/quote]
Euh… Meilleur qu’un village tu veux dire ?
- 7 mars 2017 à 23h10
[quote= »enzo daviolo » post=979160]même là ça me semble loin d’être toujours aussi évident que ce que vous dites car vous omettez l’aspect matériel végétal.
[/quote]No sport a pris la précaution d’utiliser l’adverbe souvent.
- 7 mars 2017 à 23h11
Je pense aussi que le dégustateur, ses goûts, son expérience va aussi avoir un impact, donc la hiérarchie, de laquelle parle t-on? Le terroir est un potentiel pas plus, certains le massacre, d’autres ne résonnent pas avec celui-ci. Y a-t-il une vérité dans la dégustation? La sienne à un momen t certainement au delà…..
- 7 mars 2017 à 23h16
Il n’y a pas de hiérarchie dans la dégustation entre les crus de producteurs de compétences inégales, là tout le monde est d’accord.
Ensuite, je pense qu’il y a souvent une hiérarchie (aussi simple que village-premier cru-grand cru) entre producteurs de compétences analogues à millésime égal.
- 8 mars 2017 à 15h02
En fait, tant qu’on regarde dans les grandes lignes, c’est relativement vrai. A Gevrey-Chambertin, c’est vrai que les meilleurs vins que j’ai goûtés étaient principalement des Chambertin-Chambertin Clos de Bèze. La question évidemment c’est de savoir si réellement c’est un effet terroir ou un effet de vinificateur… il est assuré que certains endroits ont un potentiel supérieur, mais je pense qu’il est largement exacerbé, souligné par le travail du vigneron.
- 8 mars 2017 à 15h36
Sur les millésimes « difficiles », 2008 au hasard, les différences sont quand même assez notables notamment pour la qualité de la matière. Il me semble évident que le vigneron pousse plus ou moins l’expression « naturelle » (solaire, frais, large, fin, etc.) du climat mais comme le dit Didier il le fait à partir d’un potentiel issu de ses raisins (donc climat au sens bourguignon, matériel végétal et pratique culturale)
Si on reste sur Gevrey, les variations de sols et d’expositions de part et d’autre de la combe de Lavaux où on trouve des 1er (voir un GC potentiel) et des villages, sont nombreuses. Il y a des délimitations qui ne surprennent pas trop quand on est sur place.
Marc
- 8 mars 2017 à 16h36
Les hiérachies , c est comme penser qu une femme très jolie aura un caractère toujours lié a sa beauté.
Ça serait trop simple, ou en tout cas les tenants du terroir qui « fait tout » me font bien rire. Pas un seul vigneron sérieux n oserait affirmer une telle chose en occultant le reste du travail fait par eux. En tout état de cause ça fait rêver les « bobos » d ici et outre atlantique « ça fait reluire le bourgeois » comme disait Audiard, et puis soyons honnête, surtout, ça fait vendre !
C est un ensemble indissociable; qu est le terroir (sol et exposition), les vignes, les raisins qui en résultent changeant d une année sur l autre, la capacité du vigneron a comprendre ses vignes et a travailler en circonstance, une vinification/élevage adapté, etc ..
Avec un terroir comme le Chambertin a la réputation séculaire, ce qui n est sans doute pas dû a des fantaisies ou lubies venant de classifications plus ou moins arbitraire, celui qui arrive a « jongler » avec tout ces paramètres et a sortir le meilleur de ses raisins, celui-là fera un grand vin. En tout cas on peut le penser !
Maintenant il y a des grands terroirs ignorés, ou pas suffisamment mis en valeur, incompris par le propriètaire ou qui ne sont bon que certaines années, quand la météo lui est plus favorable. Une équation bien compliquée !
Ce n est que mon avis, qui vaut ce qu il vaut 😳- 8 mars 2017 à 21h46
Permettez moi de m’amuser un instant et sans malice de ma petite conclusion initiale qui se révèle assez prémonitoire : « Ce sont des débats sans fin, un peu vains, même s’ils se résolvent parfois par une décision de l’INAO, mais qui font aussi le charme de la Bourgogne… 07 Mar 2017 15:06″
En la matière, toutes les opinions exprimées sont au moins partiellement fondées et c’est cela qui rend la Bourgogne passionnante !
Et c’est sûr que lorsqu’on compare par exemple les productions de JJ. Confuron et celles de C. Confuron, à peu près dans la même aire géographique, on trouvera des résultats très contrastés même sur des très belles appellations a priori (je pense à une expérience sur les Feusselottes).
On pourra aussi dire qu’un beau Cotes de Nuits Village peut parfois (pas toujours, soyons justes) rivaliser avec certains NSG, même 1ers crus. Ne serait-ce que parce qu’il y a potentiellement une parenté de terroir entre des CdN de Corgoloin et des NSG.
Par contre, chacun sera (peut-être?) d’accord pour convenir qu’on trouve rarement (même s’il est impossible de l’exclure) un Hautes Côtes de Nuits supérieur à un GC de Gevrey par exemple. Convenez aussi qu’un Maranges aussi bien fait et plaisant soit-il, peine à se comparer à un Clos des Mouches ou à un Corton Bressandes. Etc, etc.
C’est probablement le max en termes de « hiérarchie » bourguignonne sur lequel il est envisageable d’aboutir à un vague consensus 😕
- 8 mars 2017 à 21h55
Et pour relativiser un peu, un jour prochain, il n’y aura peut-être plus, en Cote de Beaune et Cote de Nuits, que quelques gros producteurs négociants avec des centaines d’hectares chacun et un mode de production standardisé, et là, la hiérarchie sera très probablement beaucoup plus facile à déterminer…
Malheureusement, si cela advient (il y a qq signes…), il y aura beaucoup moins de commentaires comparables à ceux de cette rubrique mais ce sera nettement moins amusant…- 9 mars 2017 à 0h38
[quote= »No Sport » post=979330]Et pour relativiser un peu, un jour prochain, il n’y aura peut-être plus, en Cote de Beaune et Cote de Nuits, que quelques gros producteurs négociants avec des centaines d’hectares chacun [/quote]
Arrête ça me fout le traczir !
- 9 mars 2017 à 1h54
Ça serait un retour au source !
Car ce fut déjà le cas il y a bien longtemps :huh:- 9 mars 2017 à 13h21
[quote= »ols » post=979367]Ça serait un retour au source !
Car ce fut déjà le cas il y a bien longtemps :huh:[/quote]Oui et non. En côte de Beaune, c’est plus vrai qu’en côte de Nuits. D’ailleurs ça se retrouve encore maintenant dans la structure de production.
Non, je ne pense pas qu’on va virer vers ça, l’évolution logique est la même qu’à Bordeaux : domaines acquis par des « investisseurs » dont la production est déléguée. Il est possible que certains petits domaines sans notoriétés disparaissent, mais les connus deviendront probablement des marques au même titre qu’un Château Xxx.
- 9 mars 2017 à 14h02
Effectivement je ne pense pas qu on en arrivera là.
D autant que cela ne pourrait pas durer, les investisseurs en vins ou dans la terre viticole, ne pourront jamais racheter la totalité de la bourgogne. Les conditions de l époque étaient bien différentes, ceux qui possédaient les terres les plus vaste, sont souvent ceux qui les ont défrichés.
Les « investisseurs » arrivent quand les choses prennent de la valeur, vins et terres, l un ne va jamais sans l autre. Avec les autres types d investissement en bourse ou immobilier etc, qui depuis la crise sont en stagnation, ils se rabattent sur ce qu ils peuvent. Bientôt ce sera le tour du camembert ou des viandes surmaturées 😀
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