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    Bonjour,

    Je me permets ce petit billet d’humeur pour éventuellement savoir si ce passe chez moi vous est déjà arrivé.

    Depuis mon initiation vinique j’ai appréhendé des régions que je ne connaissais pas, j’ai diversifié mes découvertes et eu de bonnes (et moins bonnes) surprises. Au fil de ma modeste expérience mes goûts ont changé et j’ai pu découvrir grâce à LPV des domaines qui me plaisent vraiment. Ces domaines sont généralement relativement connus et réputés ici. Aujourd’hui je n’arriverai plus à boire un vin médiocre, quelle que soit l’appellation, pris au hasard en grande distribution, ce qui m’arrivait souvent auparavant.

    Le seul problème c’est que j’ai l’impression que mon expérience, qui n’est pourtant pas profonde, me laisse à l’écart lors de dégustations en famille ou avec des amis amateurs de vin mains « non passionnés ».

    En clair je m’efforce d’ouvrir de bonnes bouteilles sans forcément être onéreuses mais que j’ai découvert au fur et à mesure, qui me plaisent et qui proviennent de domaines de bonne réputation. Las je me heurte souvent à un mur d’incompréhension. La dernière fois en date j’avais ouvert un excellent beaujolais de chez Burgaud où on m’a répondu que c’était un drôle de beaujolais avec une mine de dégoût… Peu avant c’était un Sancerre de chez Bourgeois où on m’a décrété qu’il était trop parfumé et que c’était pas un Sancerre normal (les multitudes de sancerres sans intérêts qui parsèment les rayons des magasins, j’imagine que c’est ça un « sancerre normal ») Alors imaginez si un jour j’ouvre un riesling même sec de chez Zind Humbrecht…

    Parallèlement quand je suis chez ma belle famille et que le patriarche me sort d’air satisfait un bordeaux sans intérêt mais sous l’appelation « margaux » de 2007, je suis le seul qui ne pousse pas un oooh d’admiration, ce qui se confirme dans le verre…

    Cette passion ne nous met elle pas en quelque sorte à l’écart des gens « ordinaires »? J’ai déjà l’impression d’être un extra-terrestre…

    Finalement j’en viens presque à me dire que je me sentais mieux quand, en buvant une piquette entre amis, je ne me rendais pas compte que c’était une piquette…

    Cordialement

    Guillaume

Affichage de 20 réponses de 21 à 40 (sur un total de 240)
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    Michel Gratioulet
    Participant

    Ce n’est pas mon style est tout de même moins hypocrite !

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Tu peux combiner les deux, et ça devient imparable : « C’est bien fait, mais ce n’est pas mon style » 😉

    Ce n’est pas de l’hypocrisie, c’est de la correction vis à vis de la personne qui te le sert.

    Ceci dit, les personnes qui me connaissent savent immédiatement à ma tête si j’ai apprécié ou non, avant même d’avoir prononcé le moindre mot.

    Alain TAUBER
    Participant

    [quote= »Eric B »]Ceci dit, les personnes qui me connaissent savent immédiatement à ma tête si j’ai apprécié ou non, avant même d’avoir prononcé le moindre mot[/quote]

    Oui mais on peut ne pas apprécier un vin bien qu’il soit de qualité. Mais peut être ne fais-tu pas la même tête (:P)

    Stephane VOCEL
    Participant

    A force de vivre nombre de situations racontées dans ce sujet, j’en suis venu à plusieurs conclusions:

    -Tout comme notre éducation du vin se poursuit encore, celles des gens que l’on croise ne se fera pas en un jour.
    -Quand les gens sont peu ou pas amateurs (connaisseurs), ils faut privilégier des vins faciles d’accès, buvables sans arrière pensée.
    -Il ne faut rien imposer, tout le monde ne peut pas aimer boire de grands vins.

    L’idéal est, à mon sens, de « lancer des hameçons », donner à boire des vins simples mais bien choisis.
    C’est souvent la meilleure manière d’intéresser les gens sans être intrusif, dans le cas contraire, le type qui se pointe sans arrêt et qui persiste à imposer sa passion risque fort de rebuter voire, de se péparer à des Mercredi soirs chargés:

    Stéph, viens Mercredi nous parler de la vigne, je fais une bouffe avec des copains, y’aura aussi un fan de tunning et un collectionneur de fèves. 😀

    Stéphane

    Alain TAUBER
    Participant

    [quote=stephvocel]Il ne faut rien imposer, tout le monde ne peut pas aimer boire de grands vins[/quote]

    Et les grands vins des uns ne sont pas toujours les grands vins des autres quand bien même ils sont « connaisseurs ».

    Michel Gratioulet
    Participant

    Ce n’est pas de l’hypocrisie, c’est de la correction vis à vis de la personne qui te le sert.

    Me servir un vin de daube me sachant amateur, n’est-ce pas de précisément l’incorrection ?

    jean-luc JAVAUX
    Participant

    En principe,les gens qui invitent (en connaissance de cause) un amateur (passionné) de vins font attention de ne pas servir quand même n’importe quelle piquette qu’ils serviraient à un autre ami qui n’en n’a rien à cirer…
    Un bon système:souvent leur renseigner dans le coin un bon caviste qui te connait et à une belle gamme de vins à prix tout à fait raisonnable… 😉

    Allez,un (bon) coup pour Cadel…

    jlj

    Alain TAUBER
    Participant

    Sauf qu’en servant un mouton-cadet, les hôtes s’imaginent que c’est un nectar…
    Et ne se sentent pas concernés d’aller demander des conseils.

    jean-luc JAVAUX
    Participant

    Surtout quand ils sont persuadés (du vécu!!!) d’avoir fait une bonne affaire en achetant du mouton…Rothschild…

    Comme dans toutes les bonnes familles,il devait bien y avoir aussi un cadet chez les Rothschild mais quand même:quand on vous dit « c’est du mouton R » en vous servant du « cadet »,vous faites une drôle de grimace quand vous goûtez…
    Et,pour Luc,précisons que ce n’était pas du 1990…

    jlj

    Michel Gratioulet
    Participant

    Même si je suis loin d’être fan, le Mouton Cadet est une marque d’attention pour quelqu’un qui dépense normalement moins de 5 € pour une bouteille ; cette personne est sûrement allé chez une chaîne de magasins de vin et s’est vu conseillé ledit Mouton Cadet. Ce n’est pas comme l’hôte qui ne change pas ses habitudes et vous sert sa piquette usuelle.

    Yan PASTEAU
    Participant

    Au risque de me faire huer, il ne faut pas non plus négliger les avis des non connaisseurs.
    S’ils n’apprécient pas un vin, c’est peut-être que l’on intellectualise trop la soit disant qualité 😎
    Et puis il y a boire du vin à table…et puis boire un vin à l’occasion d’un repas : pas la même attention accordée au vin…
    J’ai remarqué que les non connaisseurs accordent moins d’importance à la robe, la concentration, la complexité, la finesse des tannins, par exemple. Mais beaucoup au nez, à l’équilibre, au fruit mûr, à la longueur en bouche. Le Haut Marbuzet plait presque tout le temps…;) Le merlot aussi. Les grands cabernet sauvignon du Médoc, plaisent moins, surtout dans les millésimes non solaires.

    Etienne BADOT
    Participant

    lefranc4 écrivait:
    ——————————————————-
    > Au risque de me faire huer, il ne faut pas non
    > plus négliger les avis des non connaisseurs.
    >

    Il faut dire aussi que les avis des connaisseurs ne sont pas toujours parole d’évangile.
    Dans des dégustations à l’aveugle, cela s’est déjà vu que des grands vins que la critique encense se faisaient damer le pion par des seconds couteaux ou pire même, par d’illustres inconnus, à la surprise et au grand dam des sommités du monde vinicole!

    Comme quoi tout est relatif dans le monde du vin. Et heureusement! Mais ceci est un autre débat.

    Frédéric Gautier
    Participant

    j’ai souvent eu le même cas :
    mon beau-père a souvent acheté des vins sans aucun intérêt qu’il a fait vieillir plus que de raison uniquement parce qu’ils était toujours pas « faits » 😎
    et combien de fois ne lui ai-je servi des trucs pas trop mal ( :?) pas taper : chateau fonplégade 1990, faurie de souchard 1982 uniquement pour servir des vins à maturité pour lui faire plaisir et qui, à l’éqoque, me faisaient mal au porte-feuille car je les achetais sur les marchés dits « blancs »
    résultat : « que dalle » un du genre « c’est quoi ça » « ah ça doit couter cher », bon pas grave
    mais alors quand je sors de ma cave un « vulgaire » languedoc du genre montcalmès 2007, que n’ai-je fait ?
    genre le dernier club de dégust dont je m’occupais, je propose « fronsac et autres appellations satellites »… eh bien sur 12 participants, pas un ne daigne venir…
    le culte de l’étiquette a encore de beaux restes devant lui, ici y compris…

    Florian M
    Participant

    Je pense que, pour repondre à la question initiale, nous nous excluons nous même…

    Si l’on sait s’organiser, il est possible de tout concilier, si l’on accepte le principe que l’on ne fait pas le bonheur des gens malgré eux.

    Dans ma (modeste) cave, je prends soins d’avoir de tout, même si la qualité moyenne de cette dernière augmente année après année. J’ai des vins pour les amis amateurs, de régions moins prestigieuses que les bordeaux, bourgogne et champagnes. A eux, je propose des Languedocs, des Juras, Alsace, des vins italiens des pouilles, de campanie ou des cépages méconnus dénichés lors de dégustations ou vacances viniques… J’ai également quelques « étiquettes » pour les occasions, ou juste pour se faire plaisir. Je suis ignare en peinture: discuter avec moi d’un picasso doit laisser les passionnés de peinture les bras balants, comme moi avec des ignares en vins. Par contre, deux passionnés, de peinture ou de vin, sauront apprécier, et profiter de l’instant. Pour eux (et moi), j’ai les belles quilles de la cave: Daguenau, GDP, Simone (30 euro pour un rosé? t’es dingue!), Gauby, Lapierre, Deiss etc… Ces vins là ne « parlent » pas aux néophytes alors qu’ils éclairent le ciel des amateurs!

    Pour la famille, je propose un peu de tout, des standards, des découvertes, des originaux… des quilles de la catégorie précédentes de temps en temps, quand j’ai envie de precher la bonne parole. Et puis mon papa, c’est une victoire. Il m’a fait connaitre le vin, au point de m’être réorienté pour en faire mon metier. Il buvait majoritairement de la piquette acheté en promo aux FAV ou sur l’autoroute en Italie. Mais pour les fêtes, il ouvrait des Sauternes (LE vin qui m’a fait aimer le vin!), des Chambolles, des Pauillacs (à l’époque c’était accessible)… Aujourd’hui il achete toujours de la piquette mais moins, surtout depuis qu’il s’approvisionne au Salon des vignerons independants…

    Pour les déséspérés, j’ai des vins rassurants, Citran, Larose trintaudon, achetés en FAV, l’étiquette est « ronflante » pour eux, et c’est buvable pour moi. Et oui, le tout est de trouver un vin buvable aussi… les cotes du rhone, c’est bien aussi. Vaqueyras, Gigondas, ca parle, et on en trouve des bons, voir très bons…

    Restent les soirées, bouffes, à participants élevés pour qui il n’y a rien à faire, et pour qui je ne veux faire aucun effort: là, j’ai mes cartons « spécial poche à gnole » ou j’entrepose soigneusement… ce que l’on m’a offert lors des bouffes, soirées à participants élevés (jor Malesan, Baron de Lestac…) la boucle est bouclée.

    Cédric VIGNAL
    Participant

    Je viens juste de parcourir ce fil..
    et c’est vrai que le nombre de « copier-coller » que je pourrais faire avec les témoignages de certains m’occuperait un bon moment…>:D< (ah les beaux maleysan, l'absorbtion à la russe, mouton cadet, les clubs des sommeliers..etc.. j'ai vécu..) Disons que certaines fois, j'essaye de faire partager une autre vision car je sens une ouverture... et d'autre fois j'abandonne pour éviter de centraliser la conversation dans un débat stérile ... Solidarité camarade.. soyons fort Cedric

    Luc Javaux
    Maître des clés

    Je dois avoir de la chance…
    Dans les grandes réunions familiales que nous organisons pour les fêtes ou les anniversaires, tout le monde semble apprécier les vins que je propose, et si tout le monde n’est pas connaisseur, loin s’en faut, ils savent tous reconnaître un bon vin. Je n’ai donc aucun scrupule à sortir mes belles et même très belles bouteilles pour ces occasions.

    Luc

    Raphael Mouillon
    Participant

    Dans mon village, les gens non connaisseurs en vin disent que « chez Raph, on boit du bon vin! ». Je leur fais déguster de « petites » étiquettes que j’aime aussi. Je ne leur sers jamais un vin que je n’aime pas. Même s’ils n’y connaissent pas grand chose ils apprécient la « différence » par rapport a ce qu’ils boivent habituellement. D’ailleurs beaucoup qui auparavant prenaient du Ricard ou du whisky à l’apéro, quand je leur demande ce qu’ils voudraient boire souhaite un rouge ou un blanc….
    Et chez mes beaux parents j’essaie toujours d’avoir une bouteille en avance ou alors le prétexte de vouloir gouter un vin me permet d’apporter une bouteille et d’éviter certaines piquettes aux étiquettes ronflantes…..

    Yan PASTEAU
    Participant

    ils savent tous reconnaître un bon vin
    C’est sûr qu’on n’apporte jamais autre chose…:)
    Mais entre un bon vin à 25 euros, parfaitement sélectionné comme on sait relativement le faire, et un autre à 150, il y a des différences qui ne s’apprécient qu’avec une culture longuement acquise par de nombreuses dégustations sur une décennie au minimum, et qui nous a coûté les yeux de la tête…8-)
    Bref, en final, on se fait un peu du mal à devenir connaisseur…;)

    Luc Javaux
    Maître des clés

    Et pourtant, quand j’ai servi a ma belle-mère un Rayas 2006 après un Jadis 2007 et un Montcalmes 2005, elle a très bien senti la différence…

    Luc

    davidfrt
    Participant

    ben oui Luc, elle a préféré Jadis 2007 parce qu’il est pas sulfité 😀

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