Oui je sais , le titre est racoleur, mais c’est pour marquer le caractère exceptionnel pour moi de la dégust de la veille: on s’est tapé 2 premiers crus en parallèle, et étant donnée leur extrême rareté dans nos caves, ça méritait d’être souligné.
Donc après une mise en bouche par un Daumas Gassac blanc 99 aussitôt oublié, mise en carafe puis service d’un Haut Brion 79 et d’un Margaux 92.
Au nez, le Margaux était moyennement volumineux mais subtil par ses notes florales très fines et pleines de charme.
Intéressant mais pas de match avec le nez renversant, hors norme, d’une intensité monumentale du Haut Brion sur la feuille de tabac avec une pointe cendrée ou terreuse qui envahit les sinus.
Dans la foulée la bouche du Pessac est caressante et veloutée, on y retrouve avec une moindre présence les saveurs du nez dans un ensemble complètement fondu et particulièrement sensuel, toutefois légèrement en-deça du nez.
Mais le rapport de forces change, car la bouche du Margaux est exceptionnelle par son toucher ciselé et sa précision et s’appuie sur un bel équilibre et une honnête puissance ; le vin trouve son cachet et son caractère aristocratique dans cette finesse alliée aux saveurs de rose ainsi que dans sa très grande longueur ; en décalage complet avec la réputation générale du millésime.
Bien content d’avoir connu ce genre de parallèle une fois …
Winer