CO…2

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    Sud ouest de ce jour:

    MEDOC. — Après avoir calculé leurs émissions de gaz carbonique, les Vignobles Lacombe sont les premiers à proposer un vin « climatiquement neutre »

    Un vin qui protège la Terre: César Compadre

    Le Médocain Rémi Lacombe. « Le consommateur aura le choix d’acheter un vin utile pour le climat de la planète »
    PHOTO C. C.

    Les vignes de Rémy Lacombe prennent des couleurs automnales. Sur ce plateau du Nord-Médoc, à Civrac, à 70 kilomètres de Bordeaux, l’homme termine ses vendanges sur 54 hectares. Sur sa machine, il a pu réfléchir aux nombreuses émissions de gaz carbonique engendrées par son exploitation… « Nos vins, ronds et fruités, à l’inverse des médocs d’autrefois, ont obtenu des médailles. J’ai mis en place l’an passé un système de traçabilité poussé. Un client peut donc boire bon et sûr. Que pouvais-je lui proposer de plus ? J’ai pensé à l’achat utile pour la Terre. »

    Un pionnier. Propriétaire de quatre châteaux (Bessan-Ségur, La Gravette-Lacombe, Tour-Saint-Vincent et La Grange-de-Bessan), Rémi Lacombe est un pionnier. A notre connaissance, il est le premier en France à proposer un vin « climatiquement neutre ». Avec l’assistance de ClimatePartner, un cabinet allemand spécialisé, il a calculé les quantités de gaz carbonique (CO2) émises par son activité de producteur de vin. Nous sommes ici évidemment dans la problématique du réchauffement climatique de la planète et des émissions de gaz dits à effet de serre qui en seraient en partie responsables.
    Carburant des machines, énergie dans les chais, CO2 dégagé par les fermentations, mise en bouteille, consommation de papier… Rémi Lacombe a fait ses comptes sans intégrer l’impact climatique de ses consommations intermédiaires. Au total, ses vignobles dégagent 639 tonnes de CO2 par an, soit 1,7 kg pour chacune des 380 000 bouteilles qu’il commercialise. Et ce à près de 70 % dans la distribution française, pour des flacons valant de 6 à 8 euros (AOC Médoc). « Je réfléchis aux moyens de réduire mon empreinte climatique mais les marges sont minces : je ne vais pas revenir aux chevaux de trait ! D’où la pratique de la compensation carbone », explique ce propriétaire employant cinq personnes.

    Via ClimatePartner, l’homme va acheter le droit de mettre sur ses bouteilles une collerette explicative numérotée confectionnée avec son épouse. On peut y lire « 1er vin français climatiquement neutre. Consommateur engagé pour la planète » (voir photo). Ces sommes serviront à financer officiellement des investissements « économiseurs » d’émissions de CO2. Par exemple le remplacement, en Afrique, d’un four à bois par un équipement fonctionnant à l’énergie solaire. « J’assume que mon objectif est de vendre plus, mais j’oeuvre concrètement pour la planète via cet investissement de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Distributeurs et consommateurs auront le choix d’opter pour un achat utile et responsable. C’est un plus, comme le commerce équitable. »
    Jean-Louis Borloo a déjà annoncé son intention d’imposer d’ici deux à trois ans l’étiquetage du « prix carbone » de produits de grande consommation, comme par exemple la consommation d’électricité d’un réfrigérateur. Reste à savoir si cette information sera un critère d’achat. Le distributeur anglais Tesco et le français Casino sont dans la course. La Champagne est le seul vignoble à avoir fait son bilan carbone avec une mesure concrète attendue : la fabrication de bouteilles moins lourdes pour dégager moins de CO2 lors du transport.

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    Luc Javaux
    Maître des clés

    Ca nous manquait…

    Luc

    nicolas Dauvet
    Participant

    Il semble d’ailleurs que les réductions de CO2 sont un sujet d’actualité dans toute la filière vin. Voir ICI l’article de Decanter sur le transport du vin par voies fluviales, notamment pour lutter contre les emissions de CO2 liés au transport!!

    20sang
    Participant

    Moi ça fait longtemps que je fais un effort en buvanbt des vins avec très peu voire pas du tout de SO2 !

    Quoi c’est pas ça ?
    J’adore cette idée de compenser. On se donne bonne conscience à peu de frais. Je trouve que son idée de cheval de trait serait meilleur.

    nicolas Dauvet
    Participant

    Sauf que les déjections animales sont responsables d’une part significative dans l’effet de serre. Le système n’est pas encore parfait 🙂

    didier michaud
    Participant

    NyGiants écrivait:
    ——————————————————-
    > Sauf que les déjections animales sont responsables
    > d’une part significative dans l’effet de serre. Le
    > système n’est pas encore parfait 🙂

    Essentiellement vrai pour les ruminants, pour un cheval beaucoup moins, en moyenne 18 kg de méthane par an.

    Un tracteur moyen c’est 20 kg de CO2 à l’heure…, s’il est moderne et bien réglé…, soit en comptant large et vite fait [s]120[/s]* 60 tonnes de CO2 par an pour 50 hectares, sur les 639 tonnes totales annoncées dans l’article.

    (* tellement vite fait que…)

    Un des gros postes est le transport, et là je ne crois pas qu’il y ait beaucoup d’écolos qui livrent en charrette à bras. Ne parlons pas du C15 mazout pour transporter 20 ou 30 caisses à l’autre bout de la France à un salon bio, le bilan ferait frémir 😉

    Didier

    François Audouze
    Participant

    Plutôt que d’agir ailleurs, il serait bon d’agir sur ce qui est sous la responsabilité de ce vigneron. Une propriété agricole devrait viser un bilan énergétique et polluant positif et non négatif, pour contrebalancer les coûts extérieurs : fabrication du verre, son transport, puis transport et distribution du produit fini.
    C’est un bon sujet si on agit sur son propre problème.

    Karim ait
    Participant

    « La Champagne est le seul vignoble à avoir fait son bilan carbone avec une mesure concrète attendue : la fabrication de bouteilles moins lourdes pour dégager moins de CO2 lors du transport. »

    Ce sont bien les premiers concernés: les bulles representent de l’ordre de 10g de CO2 par bouteille.

    Cordialement

    Karim

    François Blairon
    Participant

    20sang écrivait:
    ——————————————————-
    > Moi ça fait longtemps que je fais un effort en
    > buvanbt des vins avec très peu voire pas du tout
    > de SO2 !
    >
    > Quoi c’est pas ça ?
    > J’adore cette idée de compenser. On se donne bonne
    > conscience à peu de frais. Je trouve que son idée
    > de cheval de trait serait meilleur.

    Et en plus tu bois local… 😀

    François.

    20sang
    Participant

    Je buvais local
    en effet c’était idéal j’allais chercher mon vin direct chez le vigneron, à pied, en vélo, ou en voiture mais qqs kilom seulement.
    Maintenant je me sers (en payant quand même) à mon turbin.

    Alafolie
    Participant

    Et si nous ne respirions plus ?
    Trève de plaisanterie, si nous ne pouvions vendre nos vins que localement, je serai la première à en être totalement heureuse. Hors, c’est impossible. Et la Champagne ne reste t’elle pas la région viticole première exportatrice ?

    La base de la base ne serait-elle pas d’avoir de vraies alternatives au pétrole pour faire fonctionner nos véhicules ? Moteur à eau, hydrogène…il y en a pas mal qui ont travaillé sur le sujet. Et qui ont été remerciés. Renault, Citroën, un peu forcés, reprennent les recherches, ouf.

    Quant au biocarburant, qui n’a de bio que le nom (agro-carburant est plus juste), son bilan énergétique est loin d’être bon et voir ce qu’il coute en pesticides pour la planète…

    seb
    Participant

    Tout a fait d’accord. Bon le moteur à eau, c’est impossible, mais l’hydrogène c’est une alternative très sérieuse au pétrole, ça pose encore quelques problèmes d’ordre technologique, mais bon les problèmes sont faits pour être résolus…
    Je me permets d’ajouter ce lien que je trouve très intéressant https://www.moteurnature.com/

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