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Jean-Loup Guerrin, le il y a 11 années et 2 mois.
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Clos Badon 1997 – Saint-émilion (Philippe DUGOS – viticulteur à Saint-émilion)
Je tenais à la faire, cette expérience.
Une bouteille dénichée « in the middle of no where »…traduisez : chez un caviste, dans un petit village, perdu à la campagne…
J’ai dit, à la caviste :
– Je suis sûr que ce vin est déjà passé. Mais je vous le prends quand même (à 12 Euros), car, en le goûtant, je souhaite faire un clin d’œil à un grand Monsieur du vin ; Jean-Luc THUNEVIN, qui gère ce château depuis le millésime 1998.A l’ouverture, le nez est muet. Le second nez sent l’œuf pourri. A l’agitation, on sent un autre œuf, pourri.
La bouche est moins critique et plus bavard. Une très grande finesse jaillit du verre, à l’image de la robe, presque transparente, rubis, claire à peine briquetée.
Ah…cette finesse, à la longueur incroyable, ponctuée par le fruit frais (fraise, cerise, prune fraîche), avec ces notes tertiaires, tout de même…!, de sous bois, de feuilles mortes et de thé vert bien infusé, annonçant des tanins encore très présents coupellés par une acidité et une fraîcheur insoupçonnables.
Et toujours cet œuf pourri, au nez. Mais ce n’est pas du tout gênant !Expérience concluante.
Avez vous des nouvelles plus récentes sur ce domaine ?
Il paraît qu’il est passé dans la catégorie des Grands Crus Classés…depuis !
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- 22 mars 2007 à 12h38
Je ne le vois pas dans la nouvelle liste des GCC.
L’oeuf pourri si on lit Le Goût du vin de Peynaud c’est un problème de réduction. Il suffit de carafer le vin pour éliminer cette odeur présente dans beaucoup de vins.- 22 mars 2007 à 15h07
Je ne suis pas responsable du 1997, n’ayant acquis cette propriété que pour réaliser un très bon 1998 (la chance du débutant !).
Terroir sableux et toujours des vins fins, quel que soit le propriétaire et toujours 50 % de Cabernet Franc pour la fraîcheur.
Les odeurs d’oeuf pourri sont en effet probablement des odeurs de réductions dues à l’élevage en cuve et à un manque de soutirage, à moins que ce ne soit des bretts.
Philippe Dugos m’avait vendu cette propriété car ses enfants ne voulaient pas prendre sa suite et car il se savait condamné à cause d’une maladie génétique. J’avais et j’ai toujours beaucoup d’amitié pour lui et sa famille.- 23 mars 2007 à 2h12
bu clos badon 2000 et 2001
le clos badon 2000 gouté ily a deux ans etait superbe, mur, juteux, rond,tres charmeur… le 2001 etait bon simplement. ce sont des vins riches précoces peut etre sans prétention de garde (le 1997 a 10 ans et il n’est pas de JLT). le vin n’est pas classé mais bon nombre de classé ne lui arrive pas a la cheville. dernierement j’ai bu un larcis ducasse 2001 mediocre par exemple. j’ai pris un st emilion de meme tarif… je suis sur que nidal, amateur passionné, se laissera surement tenté par un autre millesime, moi je te conseille le 2000.- 23 mars 2007 à 3h19
… »je suis sur que nidal, amateur passionné, se laissera surement tenté par un autre millesime, moi je te conseille le 2000. »
Tu crois que je vais me priver…;)
Le problème c’est de le trouver…
- 27 janvier 2010 à 22h56
Ce vin avec le (feu) coq de Jean Luc Thunevin est de 2004, un millésime très moyen , classique dirons les Bordelais:o .
Il est composé à 70% de merlot et à 30% de cabernet sur des sables graveleuses, sur un terroir proche de Pavie …
Le nez est discret, marqué par les notes d’élevages : café grillé (+++) vanille , puis à l’aération plus sur les fruits noirs (prune) ….En bouche, il y a une recherche évidente de finesse , les tannins sont fins , il y a la “patte” de Jean Luc, le coté velouté (voir mes notes sur Valandraud) , mais c’est un peu monochrome, il y a un manque de complexité évident , du au millésime sans doute…
Le lendemain , c’était un peu mieux , ce qui laisse à penser que si vous en avez , deux bonnes heures de carafage ne lui feront pas de mal , aideront à l’ouvrir ….Ce sera peu être mieux dans un an ou deux mais j’en doute, car la finale commence déjà être un peu asséchante…
Prix (2007) : 18 € – Note 14/20
- 25 juillet 2010 à 18h29
CR: Clos Badon – St Émilion Grand Cru – 1998
La robe est profonde avec un début d’évolution.
Le nez est complexe, puissant, sur des notes de fruits noirs que viennent enrober des belles senteurs boisées, sur le cèdre et le cigare.
La bouche est pleine de jus, d’une évidente concentration mais qui sait ne pas verser dans la surextraction ou la lourdeur.
Une belle acidité lui donne de l’allonge et les tanins encore présents me laissent à croire que ce vin a l’avenir devant lui.Très belle bouteille, parfaite sur la Côte de Boeuf à la braise !
- 9 août 2010 à 0h33
En effet Oliv, cette bouteille était vraiment très belle ! Bel accord avec la côte de bœuf.
Pas grand chose à rajouter à tes impressions, le vin paraissait encore jeune et vif, profond et racé !
Je ne connaissais pas, mais si j’en croise une bouteille un peu âgée, je pense que je craquerais !
Thomas
- 11 mai 2015 à 1h48
CR: Saint-Emilion – Clos Badon – Thunevin – 2008
Bouteille bue lors d’une dégustation relatée ICI.
Bouteille carafée trois heures avant dégustation.
La robe est sombre et conserve des reflets de jeunesse.
Voilà un beau nez ! Bien ouvert, à la fois fruité et racé.
En revanche, la bouche présente un aspect singulièrement différent : l’attaque est dotée d’une trame charnue mais dès le milieu de bouche une austérité assez rustique prend le dessus, avant une finale désagréablement amère. Cela me fait penser à une surextraction à partir de raisins insuffisamment mûrs.
A l’aveugle j’étais parti sur du tannat…
Difficile de noter un tel vin : Très bien pour le nez, Assez Bien pour la bouche.Jean-Loup
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