› forums › Languedoc-Roussillon › Abbotts
- Ce sujet contient 20 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
johann lauthier, le il y a 12 années et 6 mois.
- Poste
-
Coteaux du Languedoc Abbotts (Sneyd Anderson) Boreas 1999 : 14/20 – 20/3/07
Assemblage traditionnel : grenache, syrah, mourvèdre. La sanguinité s’exprime dans un nez alliant des notes mûres de viande, de poivre, de menthol, de garrigue, de havane, de chocolat « mon chéri ». La sève méridionale n’est pas dénuée de finesse et de fraîcheur (mais le bois l’empâte un peu tout de même). On obtient au final un vin à boire, peu connu, pas inoubliable.
- Replies
-
- 21 mars 2007 à 20h31
Laurent sont ce les mêmes,ou plutôt est ce la même personne qui réalise aussi une cuvée cumulo nimbus?
cordialement- 21 mars 2007 à 20h54
- 21 mars 2007 à 21h07
ceci dit voir les étoiles à travers les cumulo nimbus c’est pas pratique.
- 21 mars 2007 à 23h13
il faut vider le flacon,ainsi on les voit mieux
- 4 décembre 2011 à 16h57
Cumulo Nimbus 1999
Très belle surprise. Un vin race, à point, bien équilibré sur le fruit, les épices et des notes tertiaires. Belle finale gourmande, sans être trop riche.
- 12 mars 2012 à 1h40
100 % chardonnay
Ce vin est ouvert sur un joli nez, à la fois floral et fruité : fleurs blanches et notes de poires. L’élevage est présent mais pas envahissant au niveau aromatique. Il est plus présent en bouche, dominant même. Le fruit se cache un peu derrière et a du mal à s’en sortir, si ce n’est avec du temps et de l’aération qui arrange un peu la perception. La matière est assez présente, un joli gras et même si l’acidité fait défaut à ce vin, il ne tombe pas dans le travers de la lourdeur, même si la finale s’évanouit assez vite.
Voilà un blanc sudiste qui pêche un peu par excès de zèle pour finalement n’exister que par ses apparences boisées et joufflues.- 12 mars 2012 à 3h06
Il faut savoir que le cahier des charges de l’AOC Limoux oblige l’utilisation du fût. L’idée en soi n’était peut-être pas mauvaise. Mais j’ai l’impression que cela peut-être parfois un handicap lorsque la matière n’est pas au rendez-vous (peut-être que les producteurs devraient déclasser alors leur vin en Pays d’Oc ?).
- 12 mars 2012 à 12h20
Bonjour Éric,
le cahier des charges précise-t-il l’age des fûts ?
Amicalement,
BenjiPs : par ailleurs quelles autres appellations ont une telle contrainte ?
- 12 mars 2012 à 12h39
Dans le cas de ce vin, je pense que c’est un exercice de style et non une obligation.
Ce vin est issu de vigne de deux terroirs ; haute vallée et méditerranée. On est clairement sur la domination du deuxième et je trouve que la matière s’est un peu alanguie dans le bois.
La vanille sans ressort citronné, c’est un peu lourd.Cette bouteille est vendue autour de 19 euros.
- 12 mars 2012 à 12h42
le cahier des charges précise-t-il l’age des fûts ?
Non, pas de précision particulière. Je cite :
[i]La fermentation alcoolique de ces vins doit être obligatoirement réalisée en fûts de chêne.
Ces vins sont élevés jusqu’au 1er mai au moins de l’année suivant celle de la récolte. Cet élevage doit être obligatoirement réalisé dans des fûts de chêne pour la période allant de la fin de la fermentation alcoolique jusqu’au 1er janvier de l’année qui suit celle de la récolte.[/i]Je ne sais pas si une autre appellation s’est imposée une telle contrainte. Même à Meursault, même si c’est l’usage, ce n’est pas obligatoire.
- 12 mars 2012 à 13h09
Éric, Jérôme,
Merci pour vos réponses.
Benjamin- 12 mars 2012 à 14h48
Marrant que ce sujet remonte car c’est un vin qui vient d’arriver en Finlande. Je ne connais pas le domaine et j’hésite franchement dans la découverte. A chaque fois, je repousse 🙂
- 12 mars 2012 à 22h51
ton avis serait intéressant.
- 13 mars 2012 à 2h08
Je ne pense pas qu’il s’agisse d’un domaine mais plus d’une maison de négoce. Les étiquettes rédigées avant tout en anglais et l’origine du propriétaire laissent à penser qu’il s’agit d’une maison résolument tournée vers l’export, et principalement vers les pays anglo-saxon (Angleterre uniquement ? )
Un marketing un poil ostentatoire, étiquette dessinée par Besson le cinéaste, armoiries et phrase latine en dorure, bouteille lourde,… laissent envisager une grosse maison. La diversité de la gamme aussi.J’ai gouté plusieurs de leurs cuvées en blanc comme en rouge et on y trouve une constante, le bois. Je crois qu’ils sont utilisateur de chêne américain principalement (exclusivement ?).
J’ai essayé des blancs un peu évolués. Eurus 2003 par exemple, une cuvée qui combine l’opulence d’un viogner sudiste avec un élevage appuyé. La première impression est rehaussé tout de même par un complément d’assemblage, Grenache, Roussane et Marsanne (je ne connais pas les proportions) qui lui confère une certaine floralité sur le chèvrefeuille notamment, ainsi qu’une acidité qui compense le coté fatigant triplement apporté par le millésime, le Viognier et le vanillé/noix de coco de l’élevage.
J’ai un bon souvenir d’Accendo, un 100% Syrah, qui une fois attendu 12 ans semble avoir en partie digéré cet élevage marquant, et propose un beau fruit avec à la fois un coté orange sanguine, et un coté Zan, ecorce d’orange grillé et cacao et se dote d’une acidité offrant une belle fraicheur et une longueur très correcte sur des notes fumée et cacaotée (goutée ici avec les PACA)
Moins bon souvenir sur un Cordis 2006, avec un coté épicé et particulièrement poivré très attirant mais une bouche pas à la hauteur de cette première appel car déficitaire en fruits.
Un souvenir diffus aussi mais sympathique d’un Ficus 2004 qui offrait là encore de belles notes poivrées et épicées mais couverte là d’un fruité sur la cerise et la mure bienheureux.
D’autre cuvées mon laissées encore moins de souvenir.
En définitive, une maison Languedocienne un peu bigarrée, dispersée dans les régions mais avec une constance dans des élevages ambitieux, répondant sans doute à un gout, celui de destination de l’export, mais qui peut avec le temps se fondre et donner des vins sympathique.
Alex6
- 13 mars 2012 à 11h34
apoitou écrivait:
——————————————————-
>
> J’ai gouté plusieurs de leurs cuvées en blanc
> comme en rouge et on y trouve une constante, le
> bois. Je crois qu’ils sont utilisateur de chêne
> américain principalement (exclusivement ?).
>Si c’est le cas, ce sera facile à savoir vu que ça ne se rate pas dans un vin (avec en particulier la noix de coco et une sucrosité ou sensation de caramel très particulière).
La prochaine fois que je le croise, je le goûterai donc. Je crois que c’est Cumulo Nimbus qui est en vente en ce moment.
- 14 mars 2012 à 11h19
S’ils utilisent du bois américains pour certaines cuvées (en partie), je ne pense pas que cela soit le cas pour celle-ci.. A confirmer, mais à la dégustation, on était bien sur une infusion, mais pas de ce type là.
- 14 mars 2012 à 17h36
A ma connaissance Mme Abbots est australienne et elle vinifie des raisins qu’elle achète à d’autres vignerons.
Cordialement.- 15 mars 2012 à 2h56
Effectivement Jérome.
Un petit tour sur le site où les fiche technique sont très bien faite et où l’on trouve que beaucoup des vins de la gamme sont élevés en chene americains (détails qui est précisé, ce qui montre là encore la richesse de leurs fiches).Mais à propos de la cuvée Zephyr
[i] »Elevage:
Vin élevé en fûts de chêne pendant 10 mois en contact avec ses lies
naturelles et régulièrement bâtonné. Barriques sélectionnées chez
plusieurs tonneliers. »[/i]
Laissant penser qu’il n’en est rien pour ce blanc.Alex6
- 24 mai 2012 à 12h48
CR:Alex me fait gouter à l’aveugle un Coteaux du Languedoc Abbotts Eurus 2003 le tout est très boisé mais avec un boisé qui commence à s’harmoniser avec le vin, on a de la vanille et du caramel mais aussi un aspect floral, du chèvrefeuille, de la verveine. C’est assez complexe avec de la gourmandise, un petit coté caricatural mais qui devrait plaire au plus grand nombre avec son coté flatteur.
Ce qui ressort du vin c’est le coté caramel, voir crème brulée et heureusement qu’il y a de la complexité pour accompagner tout ça.
Là où je suis impressionné c’est que je suis persuadé que ce vin va me fatiguer au bout du premier verre mais pas du tout, le vin finit assez frais avec une bouche grasse et sans creux ni aucune sècheresse.Le problème de ce vin c’est qu’il pourrait venir de n’importe où et qu’autant de bois à surement, un peu gaché une belle matière première.
Je l’aurai placé en Saint Joseph style Guigal ou Cuilleron même si il manque l’amertume que je remarque souvent sur ces vins. C’est pas gagné pour Samedi.- 26 décembre 2013 à 20h38
J’ai dégusté pour Noël un Coteaux du Languedoc Abbotts Boreas 2006.
Carafage de 4h, et ce n’était pas de trop. A l’ouverture, c’était fermé, et astringent.Après ce carafage, on reste sur un boisé, qui commence à se fondre. On a de la vanille et du caramel mais aussi du fruit.
C’est assez chaleureux et rond.
Je rejoins Icna sur le reste
« petit coté caricatural mais qui devrait plaire au plus grand nombre avec son coté flatteur.
Ce qui ressort du vin c’est le coté caramel, voir crème brulée et heureusement qu’il y a de la complexité pour accompagner tout ça.
Là où je suis impressionné c’est que je suis persuadé que ce vin va me fatiguer au bout du premier verre mais pas du tout, le vin finit assez frais avec une bouche grasse et sans creux ni aucune sècheresse.
Le problème de ce vin c’est qu’il pourrait venir de n’importe où et qu’autant de bois à surement, un peu gaché une belle matière première. »
- Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.