Yves Zermatten

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  • Yves Zermatten
    Maître des clés

    merci. aucune idée, à mons que quelque chose m’ait échappé. Avec les smartphone, une fausse manip est vite arrivée. J’ai restauré, la prochaine fois tu peux restaurer sans autres

    cordialement
    Yves
     

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Nicolas Faure, Bourgogne Aligoté La Corvée de Bully, 2020, AOC Bourgogne Aligoté

    Nez séduisant, pur, sur des notes de fleurs et de fruits (fruits blancs, poire). Fines touche d’épices douces, santal, cèdre. L’ensemble est sympa mais reste quand même assez simple.

    La bouche prend une autre dimension, même si elle est d’amplitude moyenne, elle procure de belles sensations, avec une précision cristalline, un fruit galbé, un bel équilibre sur une jolie trame acide qui s’étire dans la finale sur des notes citronnées et une belle tension minérale.  

    Pas de défaut d’acidité sur ce millésime. L’ensemble est frais, vibrant, équilibré, de très belle facture, pur dans les arômes et cristallin dans le toucher de bouche. Très bon.

    Quelques infos intéressantes sur ce terroir et cette cuvée ici : https://winehog.org/aligote-pernand-vergelesses-and-behind-the-hill-39469/

    Yves Zermatten 

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    C’est vrai que le millésime 2004 était favorable mais cette Muntada 04 ne plaira certainement pas à tout le monde, notamment en raison de cet équilibre nordique et de l’acidité marquée. Amusant aussi de noter l’évolution de mon goût, notamment ma relation à l’acidité. Quand j’ai acheté et goûté ce vin, je n’avais pas beaucoup aimé, j’attendais quelque chose qui ressemble au 98 et je n’imaginais pas que j’allais aimer autant ce vin 20 ans plus tard.

    Evidemment que je me souviens de ce Clos des cistes blanc 04, il me semble qu’on en avait même fait un article pour la bouteille de la semaine. Peut-être qu’il m’en reste une bouteille. A l’aveugle, un illustre LPVien avait pris ce vin pour un très grand Bourgogne, Coche je crois, mais je n’ai pas retrouvé le même niveau dans les millésimes qui ont suivi.

    Amitiés

     

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Domaine Gauby – Côtes catalanes – Muntada – 2004

    Intéressant de regoûter ce vin 20 ans après.

    2004, c’est moins de dix ans après la conversion en bio de Gauby mais c’est surtout un des premiers millésimes « nouveau style », qui illustre la recherche de la fraîcheur et de la finesse à partir du début des années 2000, notamment en recourant à des élevages plus doux et en vendangeant beaucoup plus tôt. En dégustant ce vin, je me souviens des commentaires sceptiques et moqueurs de certains de ses plus illustres concurrents…

    Dégustation : robe rubis, de densité moyenne. Elle ne fait pas son âge. Beau nez racé et frais, avec de fines nuances tertiaires, le cuir et le tabac, mais aussi des petits fruits noirs et rouges, de superbes notes florales et une belle touche d’agrumes. En bouche, c’est très frais, dynamique, séveux, avec une acidité prononcée  qui évoque plus le citron que l’orange sanguine. Belle palette aromatique et une belle présence fruitée, toujours sur la fraîcheur, mais sans aucune sensation de sous-maturité du fruit ou des tannins. Finale tendue et longue, qui pourrait être plus précise mais qui séduit par une liqueur de fruit enrobée de fins tannins qui s’étire longuement. Excellent.

    Impossible de deviner à l’aveugle l’origine de ce vin sui generis. Longtemps fermé et austère, il a atteint son plateau de maturité. Il peut évoquer un Ministre Impérial corse ou, par l’acidité, les agrumes et la trame tannique, un nebbiolo. Très différent du Muntada 98, riche, boisé et confit, encensé en son temps. Ce 2004 est bien plus élégant et séduisant.

    J’ai beaucoup aimé la personnalité, l’élégance et l’énergie de ce vin audacieux. Pour moi, Gauby a totalement réussi son pari. Vu l’évolution des goûts depuis 30 ans et les « années Parker », on peut le considérer aujourd’hui comme un précurseur. Notez que ce vin ne fait que 12,5% d’alcool.

    Yves Zermatten

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    Voici quelques impressions de mémoire sur cette première série.

    Burlotto Langhe di Nebbiolo 2022
    Fruit croquant, finesse inouïe, on retrouve le style de la maison, ce n’est pas un monstre de puissance et d’intensité mais quelle élégance. 3 jours après l’ouverture, il était encore meilleur. Un délice absolu. Tout ce que j’aime en ce moment.

    Montestefano et Montefico 2022 de la Ca Növa
    Bien sûr, il est encore trop tôt pour ouvrir ces bouteilles mais je voulais faire déguster à mes amis ces Barbaresco encensés par Galloni. C’est la deuxième fois que je goûte ces vins et je les ai trouvés supérieurs aux excellents 19, 20 et 21 (dans ces millésimes, je ne connais que Montestefano).  Pas grand-chose à ajouter à la description de Claude. 3 jours après l’ouverture, ils se sont un peu détendus et montrent tout leur potentiel. Intensité, concentration et complexité. Très prometteur.

    Ciacci Piccolomini d’Aragona 2018 Brunello di Montalcino 
    A l’ouverture, j’avais apprécié ce vin, avec peut-être un peu moins d’enthousiasme que Claude. Un Brunello élégant et savoureux. 3 jours après, quelle déception, café et amertume, le fruit a disparu.

    Clape Cornas 2005
    Grosse concentration et jeunesse insolente. Ce vin, impressionnant, kaléidoscopique et très long, n’a pas encore atteint sa plénitude. 3 jours après, un peu éventé peut-être, il a perdu ses notes variétales, le ventre de lièvre a disparu, c’est fondu et toujours très long. A attendre encore dix ou vingt  ans pour avoir une grande bouteille.

    Trotanoy 2008 Pomerol 
    Toute la sensualité du merlot de grand terroir bien vinifié. C’est velouté mais pas trop, mûr, concentré mais sans excès, avec un élevage discret. Très très bon. Bouteille vidée. Des Bordeaux comme ça, je prends.

    Giuseppe Rinaldi Brunate Le Coste 2009 
    Dernière bouteille de 2009 et peut-être la plus grande. Combinaison magique d’élégance, de race, de finesse et de complexité. Le nebbiolo dans toute sa splendeur. Bouteille vidée.

    ARTPEPE  Nebbiolo 2015 Grumello Rocca de Piro Valtellina
    Pendant le week-end, ce vin a un peu souffert de la comparaison mais 3 jours plus tard, je l’ai trouvé magnifique. Un nebbiolo plus nordique, moins concentré, plus soyeux, d’une finesse et d’un toucher de bouche remarquables, parfaitement équilibré. Vraiment très bon.

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    Merci pour le signalement, je ne savais pas. 

    Il est aussi juste de se tourner vers les nouveaux.

    Je suis donc pour supprimer la pub trop agressive.

    Yves

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    Un grand merci à Mirela et Anthony pour leur chaleureux acceuil ! Quel plaisir d’être dans ce beau jardin avec des amis, des cigares et quelques bonnes bouteilles.

    mes préférés

    Clos Vougeot 2010 de Jean-Jacques Confuron  
    juste parfait, très bourguigon, sensuel, bouche de taffetas, petits fruits délicats, complexité aromatique, légère évolution. un délice. Le 2009, plus concentré, n’a pas démérité et a révélé à l’aération toute sa complexité. Il avait un peu de tout de plus que le 2010 mais il lui manquait la sensualité.      

    Bandol Tempier La Tourtine 2004  
    quel vin ! je ne l’ai pas bu à l’aveugle mais il m’a fait penser à un grand cabernet sauvignon à maturité. Grosse concentration mais beaucoup de classe dans les tannins et le toucher de bouche, c’est savoureux, long et profond.

    Château de Fonsalette 1998 pourur sa finesse et sa classe, mais aussi Santa- Duc Prestige des Hautes Garrigues 2001, un vin parfaitement abouti, puissant, long, avec une grande qualité de tannins et un fruit encore très présent.

    Les Métairies du Clos  VV 2004 ont un peu souffert à côté des autres vins, mais c’est un vin élégant, frais, avec du fond et une belle harmonie. Il n’a pas emporté la palme mais j’ai bien aimé et la bouteille a été vite terminée?Très bon

    Vigna rionda 2010 de Massolino, qui demande encore un petit peu de temps, et le Brovia Rocche di Castiglione 2010, qui se dégustait parfaitement le lendemain. Une grande bouteille au début de sa vie. 

    Sinon, je n’ai pas vraiment compris le  Emphase 2022 d’Antoine Lienhardt, avec ses notes fermentaires. Je n’ai pas identifié le pinot.

    Déception avec le Mancuso 2005,marqué par les tannins du bois, que j’avais bien dégusté il y a quelques années, le Cappellano 2004 était beaucoup trop évolué à mon goût (pour la deuxième fois).   

    A la prochaine ! mais attention, il y a plus de bouteilles que de temps 🙂

    Yves                     

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Clos Veličane, Jeruzalem – Slovénie – Pinot gris 2019   

    Nez d’intensité, floral, touche herbacée.  Bouche droite, sapide, belle acidité, sensation de douceur fruitée, du gras et de la glycérine. C’est gourmand et salivant (comme dirait Jérôme ?). Grosse amplitude, trame minérale et finale assez longue, citronnée et fraîche.  Beau vin à la fois fruité et sensuel, frais et racé. Très bon, il me ferait presque aimer le pinot gris 

    Goûté sur 5 jours, il s’est détendu et s’est épanoui sur le plan aromatique. 

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Clos Veličane, Jeruzalem – Slovénie – Riesling 2019

    Nez sur des notes florales et miellées, fruits blanc, poire, légères notes terpéniques et végétales. En bouche, c’est vif mais enveloppé dans le fruit qui équilibre l’acidité. On retrouve les notes de miel et de poire, c’est dense, clair et puissant. Longue finale citronnée. J’aime le côté serré en bouche, la sensation d’argile ou de craie, le tout enveloppé dans le gras et le fruit.

    Dégusté sur 5 jours, le vin n’a pas fléchi, il a perdu en verdeur et s’est détendu, tout en gagnant en complexité. Très bon aujourd’hui, semble promis à un bel avenir.

     

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    Voici, de mémoire, mes impresssions.

    Franciacorta Artio Le Marchesine Rosé 2018
    Comme le dit Claude, pas mal, bulle fine, agréable à boire mais j’ai toujours une espèce de réticence sur les mousseux rosés.

    Champagne Pierre Gimonnet  Gastronome 2018 
    Très bon, un champagne à l’excellent rapport q/p. si le Brut Cuis 1er Cru est encore meilleur, c’est une bouteille à rechercher car on en trouve en Suisse à 27 CHF HT. Le Gastronome 2018 est un champagne vineux, assez puissant et long. Le dosage de 5g  donne plus de rondeur mais émousse peut-être le tranchant.

    Simon Maye Chamoson  Trémazières 2015
    Même si ce vin a bien résisté aux années, je l’ai trouvé un peu mou et j’aurais préféré un millésime plus récent et un vin un peu plus vif pour accompagner la raclette. Aurait dû être bu pour soi plutôt qu’avec un repas.

    Château de Beaucastel 1990 
    Beau nez complexe de CNP mûr, évolué mais avec encore de belles notes fruitées, fraise, fruits noirs, tabac. La bouche a encore une belle structure, belle balance, c’est riche, multidimensionnel et long pour un vin de cet âge. Il n’y a que 30% de grenache dans cette bouteille mais on a l’impression qu’il y en a beaucoup plus. Avec le temps, Beaucastel fond ses mourvèdres et gagne en finesse. Belle bouteille. J’ai aussi beaucoup aimé le 98 bu récemment (je ne l’ai pas trouvé plus évolué que le 90) et ce sont à mon avis deux vins de haut niveau.

    Domaine de la Rochette (Tatasciore) vieilles vignes 2018
    J’ai eu la chance de dégotter quelques rares bouteilles de Tatasciore et avec qui les ouvrir si ce n’est avec Claude ? ? Tout est parfait dans ce vin. Aussi bien le nez que la bouche composent une espèce de vin d’esthète qui frôle le sublime. L’élevage est subtil, les tannins sont doux et intégrés dans une matière crémeuse et goûteuse, d’une sensualité extrême, sans aucune lourdeur. L’ensemble est absolument délicieux. Bravo à Tatasciore pour ce chef d’œuvre, je suis curieux de découvrir les autres cuvées. En plus, il est réjouissant de voir que, sur le terroirs de Neuchâtel, on puisse produire des pinots qui peuvent tenir la dragée haute à de très bons Bourgognes. Dommage que les bouteilles soient si rares. Coup de cœur 

    Marchand-Grillot Gevrey Chambertin 1er cru Petite Chapelle 2018 
    J’ai bien aimé cette bouteille, joli nez et matière précise, élégante et goûteuse. Je n’ai pas retrouvé le côté surmûr de certains Bourgognes 2018 et j’ai beaucoup aimé la pureté du fruit, la buvabilité et la sensualité de ce vin. En trame de fond on retrouve l’expression du terroir de Gevrey. Excellent vin qui a eu la malchance de passer à côté du Tatasciore.

    Giuseppe Rinaldi Barolo Tre Tine 2009
    Un peu déçu par cette bouteille de Rinaldi. Nez de nebbiolo, notes balsamiques, nuances de menthe et de tabac. Fond minéral, acidité marquée, c’est un vin encore vif qui peut attendre  quelques années en bouteille. Il n’a pour l’instant pas la magie des grands Rinaldi même si c’est une belle bouteille. Bien en deçà cependant du Vigne 05 de Sandrone. Moins précis et architectonique.

    Sylvie Esmonin Gevrey Chambertin 1er cru Clos St Jacques 2005 
    Magnifique vin, aussi bien au nez qu’en bouche. L’élevage est à peine perceptible et sans excès. C’est un vin à la fois fin et puissant, sensuel et académique, avec une matière dense mais sans austérité. Personnellement, je trouve le nez déjà  bien évolué et je ne vais pas attendre longtemps les bouteilles qui me restent.  

    Bruno Clair Gevrey Chambertin 1er cru Les Cazetiers 2005
    Trop évolué, tertiaire limite oxydatif. Tannins séchards, pas de sensualité. Je n’ai pas aimé et, malgré mes efforts, je n’ai pas trouvé qu’il s’est amélioré et c’est sans états d’âmes que je l’ai balancé dans la sauce à l’échalote ?

    Vincent Dureuil Janthial Nuits St Georges 1er cru Clos des Argilières 2005
    C’est la troisième bouteille de ce vin que je bois en 2022 et j’ai toujours le même plaisir. Ca pinote bien, il y a encore une très belle présence fruitée –  plus que sur les deux Gevrey – et c’est le moins évolué de cette série de 2005. Bien sûr, il est moins concentré et a moins de fond que les deux Gevrey, mais c’est un vin très séduisant et, compte tenu de son prix, il réussit une belle performance face à ses deux prestigieux rivaux de la soirée.  

    Nicolas Faure Nuits St Georges Les Herbues 2019
    Je savais que Claude appréciait ce producteur. J’avais déjà beaucoup aimé le NSG 2018, de même que le Bourgogne rouge aux Argilières 2019, mais ce NSG 2019 leur est encore supérieur. Fantastique nez, floral et fruité, c’est pur et tout simplement beau, même si ça ne pinote pas beaucoup. La bouche est d’une sensualité extrême, avec des tannins de classe et un vrai goût de pinot. Comme pour le  Tatasciore, on a envie d’en reprendre et d’en reprendre (ce que nous avons fait ?). Coup de cœur 

    Luciano Sandrone Barolo Le Vigne 2005
    Magnifique illustration de la perfection stylistique de Sandrone, qui offre ici un vin parfaitement abouti, aussi bien au nez qu’en bouche. C’est dense et sensuel à la fois, à parfaite maturité, avec des tannins serrés, mais sans aucune agressivité. Comme une essence de nebbiolo. Somptueux et classe. Rien ne dépasse, tout est parfaitement ajusté. Bravo et coup de coeur 

    Domaine Tempier Bandol Cuvée La Tourtine 2001
    Jérôme ne s’est pas trompé ? Suite à notre virée à Bandol, j’avais fait une petite collection de Bandol 2001 en prévision d’une horizontale (que nous n’avons toujours pas faite). La Cuvée spéciale de Tempier 2001 m’avait un peu déçu récemment, mais ce n’est pas le cas de cette Tourtine. Certes le nez n’est pas des plus sexy, avec ses notes de goudron un peu austères, mais ce vin nous montre la puissance de vieillissement des Bandol, avec une belle présence fruitée, beaucoup d’énergie et une jolie longueur. Belle surprise.

    Comando G, Sierra de Gredos 1er cru 2018 
    robe étonnante de sirop de grenadine fluo, nez d’essence de grenache, bouche de vin infusé, très fraîche,  au fruité délicat, sur des notes d’agrumes. finit long. Comme le dit Claude un vin sui generis, au style original et unique, fin et goûteux, avec ces notes caillouteuses qui raidissent la finale. Personnellement, j’adore. A garder peut-être encore un peu.

    Beaucoup de plaisir avec ces bouteilles et un grand moment d’amitié familiale en présence des enfants, grands, moyens et petits. Tout simplement un bon moment de vie et de partage.

    bonne année 2023 à tous les LPViens et à leurs familles !

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Rioja Gran Reserva 904 2001, Bodegas Rioja Alta

    Nez sexy de pot pourri, de tabac de pipe, d’encens. Aucune lourdeur. Raffiné et évolutif.
    Bouche d’amplitude moyenne, concentrée, nuancée. Fraîche acidité. Notes de groseille et de prune. Tannins de classe. Du fond. Grosse minéralité. Un équilibre royal. Longue finale. A l’aération, gagne en étoffe et en profondeur, avec plus de fruits noirs.

    Superbe !

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Lodali, Barbaresco Rocche dei 7 fratelli, 2019

    Joli nez sur la rose, les petits fruits rouges, la grenadine, avec des notes de menthe et de jus de viande. 

    A l’attaque, la bouche est fine, fluide et désaltérante sur une sensation d’agrumes et de fruit croquant. Comme souvent avec les Barbaresco, on ressent d’emblée une sensation de finesse voire de faiblesse, mais cette impression ne dure pas car ce vin ne manque pas de profondeur, avec cette agréable déploiement d’énergie. Une trame tannique fine et dynamique apporte du fond et de la tonicité. Les fruits rouges et les agrumes accompagnent toute la bouche, d’amplitude moyenne, jusque dans la finale. de belle tenue.

    Un Barbaresco raffiné, frais et tendu, sans austérité, sensuel sans être moderniste. Déjà très bon maintenant, je me plais à imaginer ce que cette bouteille pourrait donner dans 5 ans. Une jolie découverte.

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Chasse-Spleen, Moulis-en-Médoc, 2000

    Nez pas encore vraiment ouvert, peu d’arômes tertiaires, des fruits noirs, du poivron grillé, du cola. Elevage encore perceptible.

    Jolie matière concentrée à la trame serrée et aux tannins fins des 2000. C’est mûr, fruité mais encore un peu raide et austère. Difficile à dire comment ce vin va évoluer. Il y a du fond, du goût, de la matière et de l’allonge, mais il manque un petit quelque chose pour me faire vraiment décoller. Peut-être est-il encore un peu fermé car il ne fait vraiment pas son âge. Est-il possible qu’il s’épanouisse et gagne en sensualité avec quelques années de plus ? Je n’en sais rien mais ce n’est pas exclu car il s’est amélioré sur deux jours.

    Je suis peut-être un peu sévère car  je l’ai trouvé largement au-dessus du décevant Soutard 2020 encensé par la critique que j’ai dégusté juste avant dans un supermarché.

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Paolo Scavino, Barolo Monvigliero, 2017
     Joli nez de Barolo, composé de notes florales et balsamiques, de fruits rouges et noirs, et de fines nuances mentholées. Bouche sensuelle avec ses tannins enrobés dans une matière suave, dense et savoureuse, des nuances mentholées se mêlant à la groseille, à la cerise et à des notes plus terriennes, pour apporter de la fraîcheur. Finale juteuse, salivante, longue, tannique et minérale.

    Un vin déjà très bon aujourd’hui après une longue aération. Probablement excellent dans 8-10 ans, quand les tannins se seront un peu assagis et que l’ensemble aura gagné en complexité. Des trois crus de Barolo 2017 de Scavino dégustés récemment, il est celui qui m’a paru actuellement le moins abouti et le moins nuancé. Il est probable que le terroir s’affirmera avec le temps. Ces trois bouteilles étaient d’un niveau remarquable dans un millésime discuté.

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Fratelli Alessandria, Barolo del comune di Verduno, 2017

    1er millésime de ce vin issu des seules vignes de la commune de Verduno, qui autrefois composaient le Barolo de base.

    Goûté dès l’ouverture, c’est le choc : tannins durs, forte amertume, acidité saillante. Ce vin a manifestement besoin de beaucoup d’air pour se détendre un peu. 36 heures plus tard, il est beaucoup plus causant, avec son bouquet de balsamique noble, de petits fruits rouges d’un bel éclat, un trait de menthol et des notes de viande grillée. La bouche est puissante,  bien plus harmonieuse qu’à l’ouverture – ce qui n’est pas une performance -, construite sur des tannins fermes un peu secs. Notes de viande grillée, de fruits secs, d’orange amère, de réglisse, de goudron. Je trouve qu’il manque un peu de chair pour envelopper cette trame tannique. Finale tannique et minérale, avec un joli trait fruité.

    J’aime bien la race virevoltante et la vive énergie de ce vin mais je ne me précipiterai pas pour en acheter un carton. Un Barolo qui plaira aux afficionados de Barolos austères. Surtout, ne jamais le servir à Jérôme?

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Paolo Scavino, Barolo Bric dël Fiasc 2017

    Encore un très beau cru de Scavino dans ce millésime. Nez frais associant des fruits rouges, des notes balsamiques, un trait de menthe et de viande grillée, des nuances de rose. La bouche est étoffée énergique et aérienne à la fois. Douceur fruitée, sensation juteuse d’orange sanguine et de réglisse, avec un retour du fruit et du balsamique dans la longue finale, où les tannins et la minéralité s’affirment.

    J’aime beaucoup la délicatesse et l’élégance de ce vin, son fruit subtil, ses multiples facettes non dénuées de puissance. A garder idéalement encore une dizaine d’années mais les initiés les boiront maintenant avec plaisir. Plus fin et raffiné que le Prapò du même millésime (CR ci-dessus) mais peut-être un peu moins concentré et viril. 

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Domaine Simon Maye, Pinot noir Vieilles vignes, 2018

    Nez associant joliment de beaux arômes fruités, des notes de rafle et un élevage qui sait rester en retrait, bien qu’encore perceptible. Bouche à la fois dense et élégante, expressive, cerise, groseille, acidité moyenne, tannins juteux et intégrés. Un très joli pinot valaisan, sans excès de maturité et de la fraîcheur. Beau fond de verre sur des notes de petits fruits et de rafle. La vendange semble pourtant égrappée…

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Domaine Combier, Clos des Grives, Crozes Hermitage, 2006
     Nez de syrah du Rhône nord, sur des notes poivrées et florales, des touches de fourrure et un joli fruit. Bouche ronde, sur une belle présence fruitée de cassis et des notes poivrées. L’ensemble est plutôt souple même si la structure tannique n’a pas abdiqué ; il y a du peps et de la fraîcheur, c’est très agréable à boire, équilibré, goûteux et d’une longueur très respectable. Très bon.

     

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Paolo Scavino Barolo Prapò 2017

    Robe grenat aux reflets bruns. Nez  sur des notes florales et fruitées associées à de l’herbe sèche et des petits fruits à l’alcool. Touche balsamique et de viande grillée. Menthol aussi. Bouche savoureuse, d’une grosse densité, portée par des tannins de Barolo, virils et serrés mais sans astringence.  Beaucoup de saveurs et d’expressivité dans ce vin concentré et d’une belle tenue. De la  balance et de l’énergie, de la minéralité. Très bon.

    Un 2017 qui gagnerait certainement à être attendu un an ou deux, voire plus. Il semble armé pour la garde, mais je le trouve déjà très bon. Ces 2017 n’ont certes pas la densité et la perfection de leurs aînés d’un an, mais je dois dire que je me régale avec ces vins plus immédiatement accessibles, d’avantage sur la rose que le goudron. 

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    CR: Lafran-Veyrolles Cuvée spéciale 1999
    Robe grenat sombre reflets noirs. Nez sur le goudron, la fumée, le cuir et des fruits noir. On sent que c’est évolué mais je n’aurais pas pensé à un vin aussi âgé. La bouche semble plutôt souple à l’attaque pour un Bandol, il y a encore une belle présence fruitée mais on se fait surprendre par un retour tannique mourvèdrien, sur des notes de chocolat associées à une belle acidité. Je suis impressionné par la trame serrée, la qualité des tannins et la fraîcheur mais je reste un peu sur ma faim sur le plan de l’expression aromatique et de la nuance. Ca reste quand même un peu linéaire.

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