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- 3 décembre 2021 à 1h16
- in reply to: L’éclectique du Jura Winter Tour 2021
Le clos Jebsal manquait d’acidité pour MON palais, ce n’est pas une vérité absolue, En liquoreux j’ai une nette préférence pour les Jurançon, chenin ou riesling.Pour un pinot gris ca n’était pas spécialement mou, mais en fin de repas j’ai besoin de quelque chose de plus traçant
Et pour le Puffeney, mon avis est qu’il est urgent d’attendre, il a tout ce qu’il faut pour faire un excellent jaune en vieillissant. J’ai été vraiment surpris de sa jeunesse, mais ça ne fait « que » 10 ans qu’il est en clavelin. Je suis confiant mais j’avoue que la magie n’y était pas.
- 30 décembre 2019 à 18h45
- in reply to: Encore un Noel pour LPV Lyon !
Effectivement j’ai amené le jaune 89 de Tissot, le Rayas 06 je l’avais apporté l’année précédente et il s’était moins bien goûté que cette année.
Pas mal de divergences par rapport à Christophe, mais je n’ai pris aucune note pour changer, alors dans mon souvenir: (plus ou moins précis selon les vins)Egly Ouriet Brut tradition Grand Cru, dégorgement de 2014 :
décidément le Champagne ne trouve pas souvent grâce à mes yeux, ça m’évoque presque systématiquement les raisins pas mûrs et donc peu de plaisir. Cette fois encore…Meursault 2009 Arnault Ente
un joli nez, mais l’élevage, le côté lacté m’a fatigué en bouche.Chassagne Montrachet les ruchottes 2008 de Ramonet :
vin à la limite de l’écoeurant (oui je sais je suis très sensible à ces notes de caramel), trop d’élevage pour moi, c’est le blanc que j’ai le moins apprécié. ceci dit un bel équilibre.Chassage Montrachet La romanée 2010 Vincent Dancer
c’est de loin le blanc que j’ai préféré, le plus élancé, une petite réduction/fermeture au départ mais s’est un peu ouvert dans le verre. Bel équilibre, un vin non démonstratif mais très bien fait, belle longueur.Beaucastel VV 2007
une belle aromatique, (truffe, miel) vin intéressant en gastronomie, puissant, long, de jolis amers, mais manque d’acidité et trop d’alcool. j’ai un palais à savagnin, pas à roussane…Echezeaux 2011 de la Romanée Conti
beau nez pinotant avec un côté végétal, du bois noble, très jolie bouche, du fruit, soyeux, mais un peu d’alcool,, ça ne m’a pas mis une grosse claque mais c’était très bon.Rayas 2006
je n’ai pas trouvé tous les marqueurs Reynaud au nez, par contre en bouche aucune hésitation: fleur fanée, agrumes, fraise, c’est plein mais sans lourdeur, après réflexion et par élimination je suis parti aussi sur Rayas plutôt qu’une autre cuvée, mais le millésime je n’aurais pas trouvé vu que la même s’est gouté moins en finesse, en demi teinte 1 an auparavant. Le rouge de la soirée pour moi.Clos de Beze 1999 Pierre Damoy
Là je suis parti à fond sur une belle côte rotie en finesse style Gaillard, et moins vieille. Tout faux… Plus digeste que Rayas mais moins complexe. Très joli vinMordorée 2007 Chapoutier
Au départ je sens un Bordeaux, avec un léger poivron et du bois noble (pas de l’élevage vanillé). Pas retrouvé la finesse d’une côte rotie mais bon vin quand même.Cornas Les reynards 2007 Thierry Allemand
vin limite, un peu de volatile ou quelque chose de pas net au nez, assez violent, c’est austère voire un peu rustique, une acidité assez haute, manque de finesse pour mon goût et une aromatique qui ne me séduit aucunement.
Je n’aime pas du tout, le moins bon de la soirée pour moi.Beaucastel VV 2017 :
j’ai nettement préféré le 2007, tjrs un déficit d acidité, mais plus lourd et l’aromatique plus écoeurante.Vin jaune Tissot 89
un joli vin jaune à peu près à maturité bien qu’on y sente encore de la noix. Typé jaune de grenier, assez puissant, bon mais pourrait devenir écoeurant (pas avec les doses de dégustations toutefois). Mes goûts s’orientent de plus en plus vers Chateau Chalon, ceci dit avec le comté l’accord se fait toujours bien.Guiraud 2001 :
Joli Sauternes, un peu de safran, je le voyais plus vieux que ça, équilibré pour un Sauternes même si ça n’a pas la vivacité d’un Jurançon ou d’un chenin.Encore merci à tous!
- 29 mars 2019 à 12h51
- in reply to: CR: LPV Franche Comté – Vieux millésimes du Jura chez Tophe
Beau C.R. Rémy, pour une fois j’avais pris un papier et un stylo, mais quand je relis mes notes, je me rends compte que je me suis laissé aller à profiter des vins et des mets, je n’ai que des bribes de c.r. qui ne reflètent nullement la qualité des vins et le plaisir pris à les déguster.
Quand tu dis chardo « oxydatif » pour le Camille LOYE et le Bacchus, ça m’a fait tiquer, mais c’est quelque part vrai puisque ça ne devait pas être franchement ouillé, « à la bonne vieille méthode ». Cependant ce n’est pas des chardo de voile comme peut l’être la cuvée du hazard chez Labet par exemple, et il arrive de goûter ces 2 cuvées sans notes oxydatives (chez Bacchus je pense que le vin est maintenant ouillé).
Je suis globalement en phase avec ce que tu as écrit, avec une mention spéciale pour le poulsard d’Overnoy, qui pinotait bien, tout à fait charmeur, (aucun des 3 poulsarsd ne renardait!) ainsi que les 4 jaunes, avec une préférence pour le Perron qui a tout ce qu’on peut attendre d’un vieux jaune à maturité, puis Arlay que j’ai pris pour un Puffeney, Macle avec la finesse habituelle mais auquel je trouve qu’il manquait un peu quelque chose pour en faire un grand et Peltier, plus sur l’acidité, pas déplaisant mais en dessous des 3 autres à mon goût.
Une dégustation dont on se souviendra, sans fausse note, et d’un niveau moyen assez élevé. Et que dire de la cuisine! Si on se régalait toujorus comme ça au resto….Un grand merci une fois de plus à Tophe (et à son commis du jour/gâte-sauce de prestige, Chrisdu)
- 13 février 2018 à 15h21
- in reply to: CR: LPV Franche-Comté : Tour de France pour notre jeune sexagénaire !
Ayant passé plus d’une heure à rédiger mon c.r. en essayant d’y intégrer mes photos, et ayant tout perdu suite à la prévisualisation et sûrement une mauvaise manip, je n’ai pas le courage de tout refaire, surtout que Remy a posté le sien entre temps. Globalement tout était d’un très bon niveau, je retiendrai principalement le Volnay de Coche Dury, d’une incroyable douceur, déjà bien tertiaire mais à parfaite maturité, le Beaucastel 96 très syrah, très dense, et très fin, puis en blanc le joli Condrieu de Vernay très élégant, et évidemment le superbe Riesling de Trimbach qui avait tout pour plaire, complexité, équilibre, gourmandise, longueur…
pour les « moins bien » ou moins à mon goût le Latour 96, trop monolithique sur le poivron pour moi malgré une belle finesse, et le Brézé 2013 de Guiberteau, complètement masqué par l’élevage à ce stade.
Une dégustation placée sous le signe du plaisir (enfin sauf pour le crachoir qui est resté définitivement sec…)Encore un grand merci à Christophe, notre hôte toujours sympathique et généreux.
- 19 décembre 2017 à 0h16
- in reply to: LPV Lyon – Riesling 2012, Côte de Nuits et Rayas 2005
a priori Hallgartener Jungfer Riesling Auslese 2015 Winzer Hallgarten
- 16 décembre 2017 à 15h15
- in reply to: LPV Lyon – Riesling 2012, Côte de Nuits et Rayas 2005
Bon alors c’est parti pour les grosses cartouches de fin d’année, on écluse le stock de munition:
CR:
Domaine Bouchard Père & Fils, Corton-Charlemagne, 2008
robe or pâle, nez d’intensité moyenne, avec de l’ananas, un peu de boisé, un peu de végétal. L’attaque est franche, une belle acidité équilibrée par un joli gras autour, là encore légèrement boisée mais pas entêtant. C’est long…la rétro est lacté j’aime moins. le réchauffement fera ressortir un peu l’élevage et rendra le vin moins élancé. A attendre encore…
[color=orange][b]
Domaine Ramonet, Bienvenues Bâtard Montrachet, 2009[/b][/color]
Marc a écrit beurre rance, on est quand même loin du thé tibétain! mais effectivement c’est beurré et lacté au nez, avec une odeur de sueur que je n’apprécie pas. En bouche une légère oxydation, avec toujours cette touche lactée puis une finale sur le café. Ca manque d’énergie comparé au précédent, c’est un peu lourd, effet millésime? L’acidité n’est peut être pas suffisante pour la garde.Domaine Bouchard Père & Fils, Chevalier Montrachet, 2005
nex exhubérant, fruits exotiques plus une touche végétale/légume. Attaque assez ronde puis vient l’acidité qui tient le vin. Finale sur la pomme granny. Grande longueur, bel équilibre, c’est très bien fait, ceci dit ça ne m’émeut pas. (c’est très rarement le cas avec les chardos pour moi)
[color=orange]
Domaine Nicolas Joly, Savennières Clos de la Coulée de Serrant, 1995[/color]
robe plus foncée, 1er nez sur l’écorce d’orange, 2ème nez un peu réduit, puis reine claude, mûr. la bouche attaque sur l’ananas avec une acidité tranchante puis la pomme blette avec une légère sensation tannique, et enfin une finale miellée. en y revenant je trouve le nez plus brouillon, mais la bouche est magistrale, par contre le vin s’alourdit considérablement au réchauffement. je m’aperçois que mes notes sont bien incomplètes comparées au souvenir de ce vin. J’étais bien parti sur le chenin de haut niveau. Mon blanc préféré de la soirée.Domaine Jacques Prieur, Puligny Montrachet 1er Cru les Combettes, 2002
robe ambrée, nez sur la cire et les fruits secs, annonçant une certaine douceur. La bouche est bien équilibrée, dans un registre jurassien entre deux eaux, semi ouillé, sur les fruits secs (mais je n’y ai pas trouvé de noix). je me doute que ce n’est pas du tout ce qui est prévu dans la bouteille, mais le vin reste agréable à boire pour un amateur d’oxydatif.Domaine Bart, Bonnes Mares, 2009
le 1er nez est fumé/lardé, je partais sur de la syrah! puis tertiaire sur le sous bois, avec encore un peu de fruit. La bouche attaque sur les agrumes ce qui faire dire à mon voisin que c’est un Reynaud. Je n’ai pas les marqueurs au nez, mais en bouche c’est vrai qu’on y est presque, d’autant qu’il y a un peu d’alcool en milieu/fin de bouche. Bel équilibre puissance/fraîcheur, ça glisse tout seul, aromatique évoluée mais pas trop, j’aime beaucoup!
[color=red][b]
Domaine Louis Jadot, Corton Grèves, 2002[/b][/color]
nez sur le sous bois, la fourrure, une pointe de melon. L’attaque est piquante, le vin est vif, il y a une certaine dureté qui me fait dire que ça a été bien boisé en jeunesse. Ca n’est pas le pinot velouté qui me plaît. Pus puissant que le précédent et moins à mon goût.Domaine Robert Michel, Cornas la Geynale, 2004
1er nez sur le fenouil, puis la fumée, l’olive, l’encre. C’est un joli nez. La bouche est malheureusement encore dure, avec des tanins secs, c’est un peu plat et pas très long. à attendre encore mais la texture ne sera peut être jamais agréable…(ouvert 2j avant, puis carafé 1h avant le repas). loin derrière mon souvenir de la geynale 98.Domaine Paul Jaboulet Aïné, Hermitage La Chapelle, 1995
le nez part sur le caoutchouc, la cire c’est assez repoussant. en bouche il n’y a pas de fruit, ça semble trop vieux, se décharnant sur l’acidité en fin de bouche. C’est dur et austère. Je n’ai encore jamais été vraiment séduit par un Hermitage et c’est pas ce soir que cela se produira! Je vois qu’on est quand même 3 autour de la table à ne pas avoir apprécié…D’autres l’ont bien goûté, comme quoi…Château Rayas, Châteauneuf du Pape Rayas, 2001
robe trouble tirant sur le marron, nez d’abord assez mutique puis sur le pot pourri. Je n’ai pourtant pas reconnu le style Reynaud au nez, mais la bouche ne laisse pas de doute. On a un pinot évolué sur les fleurs séchées et le sous bois,avec plus d’énergie et de puissance. Cette bouche est encore jeune et fougueuse en structure, mais c’est déjà très bon. Je pense que ça peut encore attendre, ça devrait s’adoucir. Bien meilleur que le 2005 bu récemment, mais en dessous du 2003 qui semblait plus bourguignon encore.Hallgarter, Riesling Rheingau Auslese, 2015
nez fumé, caramel au beurre salé, citronné. La bouche est plus sur le fruit de la passion, l’acidité est tranchante, j’aime beaucoup! La concentration n’est pas énorme, mais il doit quand même y avoir du sucre pour équilibrer cette acidité à aucun moment dérangeante. On boirait des verres!Château Climens, Barsac, 1989
robe vieil or, nez avec des arômes d’écorce d’orange, de cire et une note pétrolée du plus bel effet, un côté racinaire qui me rappelle furieusement le chenin. C’est noble! La bouche attaque avec de jolis amers, puis l’acidité et la richesse arrivent. . Le vin possède de tout en bonne quantité, l’équilibre est magistral, excellent vin, bien accordé au dessert qui plus est. Pour moi aussi vin de la soirée, avec derrière Rayas, le Bonnes Mares et la coulée de Serrant.
[hide][spoiler]CR!![/spoiler][/hide]
Merci à mes généreux compagnons de dégustation pour ce craquage en règle et rdv l’année prochaine!- 16 décembre 2017 à 13h40
- in reply to: Quand le Juratour revient aux fondamentaux…
A mon tour de poster quelques brèves impressions, moins techniques et détaillées que mes comparses, et parfois divergentes.
CR:
Côtes du Jura Chalasses Marnes Bleues 2008 JF Ganevat:
au nez un léger grillé, des fruits jaunes mûrs et une petite odeur de « sueur » qui me gâche un peu le paysage…, le bouche est très tendue, avec pas mal de grillé et de la pomme granny, c’est bien mais un peu trop tranchant pour moi, en tout cas comme ça à vif… BCôtes du Jura Les Varrons 2008 sans soufre J.Labet
encore du grillé au nez, mais moins présent. En bouche un peu de gaz, encore de l’acidité, sur les agrumes pomelo/citron, j’y trouve encore de la pomme granny, et du grillé. Un poil austère…BCôtes du Jura Les Varrons 2008 Domaine Labet
plus équilibré par le fruit, de la papaye, une touche beurrée, de jolis amers, c’est moins démonstratif mais plus agréable à boire maintenant. B+Arbois cuvée Saint Paul 1985 C.Loye
robe évolant sur pelure d’oignon, nez tertiaire, feuilles mortes, bouche pinotant légèrement, un poil rustique. C’est bien mais un peu trop évolué. BArbois trousseau L.Aviet 2009
nex peu expressif pinotant aussi, puis légèrement lacté. La bouche évoque le trousseau avec un côté floral plus prononcé, c’est un peu dur en finale, mais ça devient plus velouté avec l’aération. B+Arbois trousseau Les Grands Vergers 2009 Michel Gahier:
tout comme Tophe, j’ai trouvé le producteur au 1er coup de nez: grosse volatile pour moi rédhibitoire, je n’y sens rien d’autre que la colle/scotch/vernis. La bouche est dure, serre pas mal, je trouve ça trop grossier en l’état. Tout le monde n’a pas l’air sensible de la même manière à la volatile, je trouve ça assez imbuvable. Paraît il qu’il faut attendre très longtemps pour que ce volatil se dissipe (aromatiquement puisque cela ne peut disparaître du vin). Est ce mon verre qui fait ressortir autant ce défaut? Je ne me rappelle plus avoir senti le vin dans un autre verre pour comparer. je préfère ne pas noter le vin…
[color=red][b]
Côtes du Jura trousseau « Plein Sud » 2009 JF Ganevat[/b][/color]
le nez pinote pas mal, c’est très floral avec une petite touche animale. L’ensemble reste assez discret. En bouche c’est doux, délicat, presque fluet, j’aime beaucoup mais ça manque de peps, surtout au vu du millésime! Jamais je ne serais parti sur un 09. TB-Côtes du Jura cuvée spéciale 1999 Ph. Butin
à l’ouverture, le vin était vraiment léger comparé à son adversaire, avec un côté pomme blette qui m’évoquait surtout le chardo oxydatif. mais après une bonne aération, sur table, le savagnin est revenu dans le verre (20% je crois): la robe est claire (on parle d’un vin qui a bientôt 20 ans!), le nez évoque le pamplemousse du savagnin, la bouche est légèrement réduite, avec beaucoup de finesse, le vin évoque les Chateau Chalon évolués qui se dépouillent de leur aspect oxydatif. Très joli vin, pas hyper complexe ni puissant mais classe avec une acidité très fine. A noter qu’il s’était effondré 2 jours plus tard, ce qui peut surprendre pour un jura oxydatif… TBCôtes du Jura savagnin 1999 F.Mossu
robe or assez foncé, le nez est très riche, un fruit jaune très mûr du café. La bouche est puissante, sphérique, puissante, avec un côté doux que m’évoque certains vieux Arlay mais en plus arboisien, ça appelle le comté. beau vin mais qui écoeurera plus vite que le précédent. TBun duel impossible à départager, les styles sont aux antipodes.
Côtes du Jura vin jaune 1999 ch. d’Arlay
nez d’abord poussiéreux, puis sur l’amande. La bouche est un peu dissociée, pas encore en place, sur la noix fraîche. C’est bien fait, mais encore dur, pas délié. Bref à attendre. (surtout quand on voit ce que ça peut donner ensuite!) B+Côtes du Jura vin jaune 1982 ch. d’Arlay
le nez est très avenant, très mûr, sur le tabac blond et le miel, et la liqueur d’amande. la bouche est très complexe, florale, avec des agrumes, du café, du fenugrec, c’est en même temps un vin fin, j’adore les vins jaunes à ce stade, mais comment se fait il que je n’aie pas tilté sur le château d’Arlay, quand on découvre l’étiquette c’est une évidence! EXCELLENTChâteau Chalon Catherine de Rye 1982 Henri Maire
le nez est beaucoup plus discrêt, presque mutique dans un premier temps. la bouche est bien équilibrée, c’est plus banal que le précédent. Dans le verre le vin se réveille petit à petit, prend de l’ampleur, c’est très classique. Je pense qu’il a souffert de passer derrière Arlay 82… C’est un jaune bien fait mais pas renversant. BChâteau Chalon 1966 H.Bouvret
Là le nez fait très évolué, sur la cire, pas très puissant. On sent tout de suite qu’on a remonté le temps. La bouche présente une colonne acide très fine, sur les agrumes, l’ensemble est très doux, avec des fruits secs mais plus de noix. Ca manque un peu de puissance pour être grand, mais c’est un joli jaune qui a peut être passé le cap optimum. TBCôtes du Jura vin de Paille 2008 MP Chevassu
nez très classique de paille avec des dattes, du coing, de la figue et du graphite. La volatile est bien présente, mais contrairement au trousseau, cela va très bien à ce type de vin, car on a une belle complexité aromatique autour. L’équilibre est top, ça reste digeste, le concentration n’est pas folle mais je préfère ce type de paille maintenant. TBPMG 2005 de S. Tissot
alors là c’est vraiment trop pour moi, sirupeux, caramélisé, très vite écoeurant, surtout après un gros repas comme ça. Je reconnais qu’au vu de la teneur en s.r ça aurait pu être pire, mais j’ai quand même l’impression de boire un sirop pour la toux…(oui c’est un peu radical comme comparaison mais j’assume). B-vieil Armagnac 1966 de Sempé:
il m’a bien remis le palais en place après le Tissot! Je ne suis pas connaisseur, mais cet Armagnac s’est bien laissé siroter, sans brutalité, avec une puissance maîtrisée. merci Teva! et à tous pour ces belles bouteilles et la cuisine excellente comme souvent (mention spéciale à la tartelette poireaux/morteau/oeuf poché d’Eric G)
[hide][spoiler]CR!![/spoiler][/hide]- 4 décembre 2017 à 11h05
- in reply to: Soirée Juratour autour du Beaujolais
Ca m’a donné envie de changer de verre du coup! Je vais mettre ça sur la liste de Noël! 🙂
- 3 décembre 2017 à 17h08
- in reply to: Soirée Juratour autour du Beaujolais
A mon tour de confier mes impressions de dégustations de cette soirée beaujolo-maconno-bourguignone du Jura Winter Tour 2017. Il m’a semblé qu’il y avait pas mal de divergences sur ce week end, c’est marrant de constater les écarts de perceptions selon les personnes. J’ai aussi noté de réelles différences selon les verres utilisés.
On attaque sans préambulle par un truel de blancs:
Saint-Véran « Les Champs ronds » 2010, Romuald Petit : je trouve le nez un peu fatigué, avec des odeurs de fumet de poisson peu agréables. En bouche l’attaque est puissante, on a du gras et de l’acidité. Au réchauffement on part sur des arômes beurrés et briochés, l’élevage est trop marqué pour moi, je trouve le vin un peu écoeurant.
Mâcon Verzé « Le chemin blanc » 2010, Nicolas Maillet : très joli nez de citron confit puis très exotique, dans l’esprit d’un grand teppes de Ganevat à maturité. En bouche il semble y avoir quelques s.r, c’est tendre, gourmand, avec une acidité sur le rasoir, très fine. J’aime beaucoup l’équilibre. Bien du plaisir sur cette bouteille.
Mâcon « Clos de la Crochette » 2006, héritiers du Comte Lafon : le nez me semble pas très différent du 1er, en plus plat. encore des arômes perturbants, serait ce dû à mes verres non avinés? La bouche est moins grasse que le 1er vin, mais c’est un peu lourd et alcooleux, ça manque de finesse. des arômes briochés se développent ensuite. bof bof
Victoire haut la main pour Nicolas Maillet!
Moulin à vent « Les trois roches » 2009, PM Chermette: le nez est peu expressif dans mon verre, mais la bouche est bien fruitée, une belle corbeille de fruits rouges avec la fraise en tête. Ce n’est pas très long, mais sans aucune lourdeur, très agréable. ce qu’on attend d’un bon petit beaujolais, simple et rafraichissant. A vrai dire j’attendais plus un beaujolais village qu’un Moulin à vent sur une grosse année, mais le plaisir est là.
Morgon « Côte du Py » 2009, Jean Foillard : plus ouvert, de l’alcool perceptible, une très légère pointe d’oxydation? Le nez m’évoque un peu le grenache: on sent la maturité, une petite volatile ajoute une pointe chocolatée en plus d’arômes de fruits très mûrs et de fleurs. En bouche c’est du costaud, une pointe de gaz, des tanins qui serrent encore un peu, un équilibre assez sudiste. Difficile à croire que c’est le même millésime que le Chermette, et que c’est du beaujo!…vin atypique, pas du tout ce qu’on recherche dans un beaujolais traditionnellement, mais agréable. B+ mais je n’en raffole pas.
Morgon « Côte du Py » 2009, JM Burgaud: pas de nez, en bouche j’y trouve un arôme que j’associe au melon, qui m’évoque aussi vaguement l’oxydation. C’est dur, avec de l’acidité et des tanins, trop austère…On se dit que ça ne sera jamais aimable…Regoûté le fond de bouteille à la va-vite le surlendemain, le vin semblait plus fruité tout en serrant encore.
Moulin à vent Clos du Tremblay 2009, Paul Janin : robe très sombre, c’est mûr, sur des arômes de fruits noirs plus que de fruits rouges. Le vin semble très jeune, des tanins bien présent mais de la chair autour. Au contraire du précédent, le vin semble très prometteur.
Moulin à vent 2011, domaine des Moriers : nez classique de gamay, de la fraise et des fruits rouges avec une pointe mentholée, on retrouve tout cela en bouche, c’est relativement structuré et encore jeune. On sait ou on est… Me rappelle un peu le Chermette.
Moulin à vent « Gréneriers » 2011, Paul Janin : robe assez foncée, nez plutôt sur les fruits noirs, sérieux, une pointe de volatile. En bouche on sent bien les tanins mais ils n’assèchent pas. Il faudra attendre encore quelques années car ce n’est pas prêt, mais encore une fois un beau potentiel.
Fleurie « Chapelle des bois » 2011, Jules Desjourneys : je suis dérangé d’emblée par un nez marqué par l’élevage, ce qui se confirme en bouche. Des arômes lactés, vanille et bois en finale, c’est vraiment trop pour moi qui suis allergique! Ecoeurant.
Julienas 1995, Clos de Haute-Combe : bouchon pour moi!
Moulin à Vent 1983, Château des Jacques : nez qui commence à pinoter, floral, mais avec une touche de plastique qui me dérange (cela partira). La bouche présente encore du fruit, c’est légèrement glycériné, fin, mais quelque chose me dérange un peu: de l’acidité et une légère accroche. Je ne partirais quand même pas sur un Bourgogne, je trouve que ça pinote que légèrement (déjà bu des vieux trousseaux qui pinotaient plus)
Charmes Chambertin Grand Cru 1990, domaine Rousseau: très beau nez de pinot évolué, tertiaire. En bouche rien ne dépasse, c’est très velouté mais il y a de l’énergie. C’est très maîtrisé. On est forcément sur du pinot avec une telle classe, un vin racé et délicieux. Le petit Jésus qui te fait pipi dans la bouche! O Marie! si tu savais… Merci Joseph une fois de plus!!!
Cuvée Viviane, vin de France, domaine du coteau des Coccinelles: (gamay rosé liquoreux): nez de rosé, arômes de grenadine/ groseille, mais sucrailleux. Pas de longueur. C’était pour l’exercice de trouver un beaujolais de dessert…Ceci dit il y a un public pour ça.
Cerdon du Bugey de Pierre Villeneuve: belle bulle rafraichissante, ce qu’on attend du Cerdon. De la légèreté, des arômes de fruits rouges. Glouglou, surtout après le précédent.
Merci à tous pour cette belle soirée! Sans vouloir lancer de débat, les grands pinots à maturité sont inégalables! 😉
- 13 novembre 2017 à 18h03
- in reply to: LPV Lyon – Riesling 2012, Côte de Nuits et Rayas 2005
Alors concernant les Rieslings, j’avais d’autres bouteilles, plus intéressantes qu’une partie de celles présentées ici, mais pas en 2012, j’ai préféré jouer l’horizontale. Je n’ai pas cherché non plus fait la progression parfaite, d’ou le Kientzler avant Dirler.
CR:
(sans note):
Globalement je partage les avis de Marc, avec moins de dureté pour le Dirstelberg de Bursin, qui est un petit Riesling d’apéro très sympa à mon goût, sans grosse trame acide ni longueur certes mais bien gourmand. Les PIerrets de Josmeyer en face est nettement plus gastronomique, avec une structure inverse, plus long que large, sec, tendu et salivant. 2 vins au style complètement différent. Mais le rapport q/p n’est pas le point fort de ce vin, ni de ce domaine j’ai envie de dire, même si tout ce que j’ai goûté est bon. (on est un peu plus cher que les Dirler Cadé mais en dessous à mon sens)La 2ème paire était assez fantasque, vu l’état du Grand Cru Vorburg de Pierre Frick, complètement oxydé, sur des arômes de pomme blette et de lies. Aucun intérêt… (bouteille avec capsule de bière, conservée correctement). Le G.C. Geisberg de Kientzler était quant à lui très intéressant malgré un nez inexistant, mais en bouche le potentiel se fait sentir. C’est encore bien jeune mais vraiment très bien fait, avec de la puissance, de la longueur et un bel équilibre. J’attendrai encore 4 ou 5 ans pour ouvrir la jumelle, tout est là pour faire une très jolie bouteille. Même après augmentation du prix au domaine, je trouve que le rapport q/p est très correct.
Contrairement à Marc les 2 Dirler Cadé m’ont beaucoup plus, c’est très classique mais très maîtrisé. On a 2 terroirs vendangés le même jour, avec un résultat différent: le Kitterlé est plus ouvert au nez, floral, pas très large mais doté d’une juste acidité qui a bien fonctionné avec le plat de flétan. Le Saering est plus riche, avec quelques sucres que le plat a mis en avant, l’accord fonctionne donc moins je trouve. Nez inexistant à ce stade mais la bouche est d’un très bel équilibre à mon goût, avec de jolis amers en finale. Ces 2 vins sont d’un niveau un peu inférieur au KIentzler mais 30% moins cher aussi! Le rapport prix/plaisir est très bon. Ce n’est pas des monstres mais de très jolis vins de table.
Pour les rouges:
Le Nuits-Saint-Georges Bas de la Combe 2005 des Hospices de Nuits m’a bien plu, un beau pinot qui n’avait toutefois pas le velouté que j’apprécie tant sur ce cépage. L’acidité m’a semblé un peu trop en avant. J’aurais voulu le regouter plus tard.
Michel Noëllat, Nuits-Saint-Georges 1er Cru Les Boudots 2008: les arômes beurrés m’ont vraiment dérangé, je n’aime déjà pas ça sur les blancs…difficile de surpasser cet aspect là…
Domaine Desaunay-Bissey, Vosne-Romanée 1er Cru les Beaumonts, 1998: encore un joli pinot mais qui serre un peu, à ce stade sera-t-il un jour vraiment suave? Beau vin mais un peu dur, je n’aurai pas été envouté ce soir par le pinot…
Domaine Robert Sirugue, Vosne-Romanée, 2002: bouchon
Château Rayas, Châteauneuf du Pape, 2005: un nez assez typique du producteur mais sans être dans les plus beaux que j’ai senti. Manque encore de complexité et manque de finesse. En bouche le gros problème est le déséquilibre sur l’alcool, un peu comme les Vacqueyras du Chateau des Tours (sauf années fraîches).
On a du fruit et pas mal d’épices mais un manque de distinction. A l’aveugle je ne serais jamais parti sur Rayas 05! A noter qu’on avait bu un 2003 bien plus équilibré et bourguignon. Pour info la bouteille était ouverte la veille mais cela fait peu d’aération, je ne dis pas ça pour lui trouver une excuse, je trouve le vin pas au niveau de toute façon. Alors le rapport prix/plaisir, ce soir, était assez désastreux. Pas que ce soit désagréable à boire, mais on est clairement en droit d’attendre plus!Pour terminer, le Banyuls Grand Cru 2005 de Vial-Magnière m’a envouté par ces arômes. on trouve toute la palette de fruits secs ou presque, date, figue, noix etc…et café. C’est très long, comme on peut s’y attendre, une belle concentration sans excès de sucre, par contre un peu trop d’alcool aussi, il titre à 19° et on le ressent. Le dessert n’était pas du tout en accord ça n’a pas aidé de ce côté là. Néanmoins très joli vin d’un domaine qui travaille très bien dans l’ensemble.
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Dégustation un peu en dents de scie mais toujours un bon moment. Vivement décembre pour le craquage!- 31 décembre 2014 à 13h31
- in reply to: Château des Tours
CR: Domaine des Tours rouge 2007
J’ai ouvert la meme bouteille dimanche soir, en pensant que c’était le CDR… à l’ouverture c’était très végétal et alcooleux. regouté hier soir, le nez n’a rien à voir: pruneau, cerise, sous bois, épices, fleurs… c’est très gourmand, enrobé et assez long. Il manque juste un peu de finesse. à voir comment il se comportera avec un plat.- 24 décembre 2014 à 2h33
- in reply to: Domaine des Cavarodes
oui klevEner d’Heiligenstein, ce n’est pas la première fois que je confonds les deux noms….
- 23 décembre 2014 à 13h00
- in reply to: Domaine des Cavarodes
le savagnin rose c’est le traminer, ou le klevner d’Heiligenstein, mais pas le gewurtz, même si apparenté. Ca ne serait pas étonnant qu’il y en ait dans le vdp des cavarodes…
- 16 décembre 2014 à 15h36
- in reply to: De la tenue à l’air des vins oxydatifs : Petite expérience
très intéressant Chris, j’aurais plutôt misé sur une meilleure garde des jaunes….
- 15 décembre 2014 à 18h10
- in reply to: Domaine Jacques Puffeney
CR: Domaine J. Puffeney
De cette belle soirée, le trousseau 85 est le vin qui m’a le plus marqué. Je croyais à un pirate bourguignon. Quelle finesse, quelle classe, un vin féminin, qui manquait juste un peu de puissance pour en faire un très grand vin. Je n’avais jamais gouté un trousseau aussi bien!
Avant cela, les deux est toujours aussi atypique pour un jaune, avec un nez de whisky, très malté et boisé sur la vanille, ainsi que des fruits confits derrière. La bouche ressemble déjà plus à un jaune, la puissance est grande. Un vin qui ne gagnerait pas beaucoup à vieillir plus selon son auteur, mais je vais quand même en garder deux….pour la science. Le [color=#FF9933″>2003 normal est un bon vin en temps que tel, pas mou pour le millésime mais éclipsé par son voisin. A noter que 10 jours après la fin de clavelin était étonnament anéantie, avec un nez de serpillère/noix moisie, et une bouche fatiguée. Bizarre….Les autres jaunes (2X 95 et le 83) ne m’ont pas emballé plus que ça, c’est assez rare que les jaunes de Puff me déçoivent mais il faut être honnête ce soir là ce n’était pas bluffant. Un jaune qui n’a pas fait sa malo…j’aime l’acidité mais là….c’est du brutal….
Mea culpa pour ne pas avoir proposé mon macvin, en pensant qu’il y aurait des vieux pailles ou savagnin surmûris.
- 14 décembre 2014 à 23h33
- in reply to: Domaine Jean Macle
On va attendre les Chateau Chalon 2009, mais en ce qui concerne les CdJ, je les bois plus tôt que 8 et 10, c’est déjà prêt à mon avis. 10 à attendre encore un peu.
- 14 décembre 2014 à 23h25
- in reply to: L’heure du craquage a sonné pour LPV Lyon !!!
Belle soirée de craquage, on on se surprend à devenir difficile vu le niveau global!
Pour ma part Rayas sort toujours du lot, question de goût….Ce 2000 n’avait peut être pas la fnesse habituelle de Rayas (mais j’en ai bu très peu finalement) mais il goutait bien mieux qu’il y a deux ans, ou je l’avais trouvé plus grosier, et beaucoup moins bouqueté. Ce soir chaque coup de nez apportait un nouvel arôme ou presque.
Petite précision le Chateau Chalon était de Maxime Bury, et je pense qu’il a dépassé sa période optimale, il m’est apparu manquant un peu de gras, d’équilibre et de complexité, même si j’ai bien aimé le milieu de bouche sur les agrumes et la finale morille/noix.
Merci à tous pour cette soirée clôturant de fort belle manière 2014. J’ai quand même bien regretté avoir loupé le pré-craquage… (Rayas 2008!)
- 11 décembre 2014 à 18h05
- in reply to: CR: Le « Jura Tour » fan des années 80 !
j’avais ouvert deux jours avant, et carafé quelques heures. à l’ouverture il était très réduit puis les agrumes sont arrivées. J’ai bien aimé cet aspect mais il est vrai qu’il manquait de complexité, surtout que les 2 Arlays l’ont éclipsé totalement pour ma part.
- 11 décembre 2014 à 2h00
- in reply to: CR: Le « Jura Tour » fan des années 80 !
Merci Phil pour ce magnifique c.r à la hauteur de la soirée!
Je ne rajouterai pas mes notes pour chaque vin, mais pour moi les 2 jaunes d’Arlay se détachaient nettement, le 83 avec son côté atypique (sûrmuri, voire vieux paille au nez), d’une grande douceur en bouche, et le 89 qui avait tout ce qu’il faut, là où il faut…le sans faute, avec une belle queue de paon, et une belle puissance. Je n’attendais pas Arlay à ce niveau….
- 2 septembre 2014 à 4h46
- in reply to: CR: LPV Jura Tour 2014 : Le grand Menu Lacavajo
« Goutte d’Or du même millésime par le Maestro Philippe Foreau »
Il s’agit bien du même vin! Un excellent liquoreux qui atteint ma limite en sucrosité mais s’en sort grâce à un bel équilibre, très concentré et complexe. Très bon souvenir des Riesling et Bourgogne rouges également.
Merci à nos hôtes pour la générosité de ce repas dégustation mémorable.