Vincent Recrosio

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  • Vincent Recrosio
    Participant

    Bonjour,

    J’en appelle à ceux qui ont pu goûter le millésime 2023 sur Ornaté et Statera. Comment avez-vous trouvé les vins ?

    2023 est l’année de naissance de mon fils, mais j’ai eu bcp d’échos négatifs sur ce millésime (fluide, dilué…)
    Vu les tarifs cavistes (respectivement 35/40 et 80/85), j’aimerais savoir s’il y a du jus, si c’est équilibré, bien fait, avec du potentiel de garde… (je ne suis intéressé que par les rouges)

    Merci d’avance pour vos retours.
    Vincent

    Vincent Recrosio
    Participant

    Peux-tu stp me donner ton avis sur 2023 ? En blanc en rouge ? Et où as tu goûté ?

    Vincent Recrosio
    Participant

    Derrière le terme « on en trouve » je veux surtout dire « on en trouve des bons et parfois bien meilleurs qu’en côte de nuits sur des appellations reconnues et recherchées »

    Vincent Recrosio
    Participant

    A 35 euros, si on retire l’étiquette et les GC, on peut trouver de bons pinot noir à Sancerre, dans la région d’Irancy (Yonne), en côtes d’Auvergne, Jura et aussi en Bourgogne… dans des appellations moins recherchées comme Santenay, Mercurey, Givry, Rully, etc… Faut vivre avec son temps.
     

    Vincent Recrosio
    Participant

     
    [quote= »mconstant post=1217132 userid=18866″]
    Vin 4 : Domaine des Comtes Lafon, Meursault, Clos de la Barre, 2020
    Dès les premières effluves, je suis conquis avec un côté réservé et tout en retenue mais en même temps une évidence et complexité comme si tout était en place. L’aromatique n’est clairement pas sur l’exubérance avec du jus de citron frais, des notes florales (muguet) et une note de cacahuète. C’est juste très joli, en place et je passe quelques minutes le nez dans le verre.
    La bouche elle ne laisse pas de doute : l’attaque est fraîche et déroule une belle matière qui emplit le palais, un léger gras en milieu de bouche compensé par l’acidité et des arômes sur les agrumes et les fleurs. Une très belle longueur (30+ secondes) tout en délicatesse.
    Deuxième rencontre sur les blancs : ici, on est face à un vin tout en délicatesse sûrement moins facile que d’autres chardonnays bien élevés. Clairement un gros coup de cœur.
     [/quote]
     
    Salut Matthias,

    Merci pour ce CR.
    Selon toi, quel est le potentiel de garde de cette bouteille ? et combien de temps pour arriver à son apogée ?

    Merci.
    ​​​​​​​Vincent

    Vincent Recrosio
    Participant

    A ce que j’ai compris, il a fait deux mises en 2020, dont une tardive. La mention L1 est peut-être pour signifier la première mise (?)

    Vincent Recrosio
    Participant

    Sur vivino, ce que je pense être le plus pertinent, c’est d’identifier quelques personnes pointues qui goûtent « bien », et qui goûtent selon nos goûts respectifs. Puis les suivre. Voir même discuter avec eux pour affiner les notes qu’ils mettent.

    Bref, une technique pour distinguer le mec pointu qui note 5/5, du mec qui n’y connait rien qui note pareil.

    Sur Facebook par exemple, je demande le profil aromatique du vin quand un amateur dit que c’est exceptionnel. S’il ne sait pas l’expliquer, c’est un début de.reponse.

    Vincent Recrosio
    Participant

    Salut JD,
    Merci pour ce CR. Selon toi, y a-t-il un intérêt à le garder encore quelques années ou est-ce à son apogée apogée ?

    Vincent Recrosio
    Participant

    Pas de notes. Quelques impressions avant que ma mémoire me fasse défaut.

    Champagne Georges Remy – Mont de Tauxières 2016 – étant arrivé en retard, j’ai goûté ce vin après les blancs. Vin carafé et à température plus chaude.
    L’absence de bulles m’a dérangé. Souvenir de notes pâtissières également et d’un vin brouillon, pas très riche, pas très complexe, et de l’acidité… A lire les commentaires de mes camarades, il devait être plus expressif en début de soirée. Mon voisin, apporteur de la bouteille, me dit l’avoir mieux goûté au domaine. A re-tester.

    Champagne Ulysse Collin Les Roises Blanc de Blancs Extra Brut 2015 – joli jus, en largeur, complexe, un côté pâtissier. C’est très chouette. Bonne surprise à la levée de la chaussette. Très bien ++ à Excellent.

    Champagne Krug Grande Cuvée 170è édition – profil plus apéritif, tendu, droit, traçant, « jus de roche »… avec beaucoup de puissance. Il prend partie avec conviction. Moins mon truc. Surprise aussi à la levée de la chaussette. J’avais déjà croisé la route de ce champagne auparavant (autre n° de cuvée), et je l’avais goûté plus large, dense, riche… mixé à la tension, ça détonnait sévère. Très bien / Excellent pour les aficionados du genre.

    Alsace pour la suite, en rapport avec mes goûts, je crains le pire…

    Josmeyer Riesling Grand Cru Hengst 2015 – ça pétrole au nez. Bouche riche, avec une sensation de sucre résiduel… venant peut être de fruits exotiques ou confits. J’avoue être perdu.

    Valentin Zusslin Riesling Neuber 2016 – ça pétrole aussi au nez. En bouche c’est plus droit, plus monolithique. Ça ne m’enthousiasme pas.

    Jolie paire à suivre…

    Thomas Pico Chablis 1er Cru Butteaux 2014 — nez riche et bien ouvert sur les fruits. En bouche matière dense, c’est large tout en ayant la tension qu’il faut pour mon plaisir. Notes salines sur la fin, jolie longueur. J’ai bien aimé. Pas à l’aveugle, ça fait chablis que j’aime. Bien++ / Très bien —

    Vincent Dauvissat Chablis 1er Cru La Forêt 2014 — au nez je ne sens rien, c’est très fermé. Etant en paire avec mon apport, je me dis que Pierre Olivier a dû mettre un chablis… Hélas sans conviction, je ne sens aucune marqueur. Servi trop frais, cela ne l’aide pas… En bouche, c’est droit, « jus de roche ». Re-goûté après carafe et à température plus adéquat, le vin est plus expressif, sans révolution… J’ai bu plusieurs fois le chablis village 2014 ces derniers mois, et à chaque fois, grosse émotion. Je pense que ce premier cru n’est pas dans une bonne phase. A attendre 5-7 ans (?) selon moi. Bien — / sûrement bcp plus à maturité. A attendre.

    Domaine Servin Chablis Grand Cru Bougros 2012 — bouchonné.

    Domaine Long Depaquit Grand Cru Moutonne 2006 — c’est riche, dense, large, très très grosse amertume en fin de bouche, ce qui gâche la finale pour moi. Bien —

    Paire à oublier. Par contre la suivante, top !

    J.A. Ferret Pouilly Fuissé Clos des Prouges Tête de Cru 2019 — joli nez et bouche avec de l’équilibre, de la matière mais pas trop, de la tension. Ça semble jeune et plein de promesses. Servi un poil frais. Très bien.

    Guffens – Heynen Pouilly Fuissé Premiers Tris 2012 — gros nez très expressif, en bouche c’est large, plein de matière, gras, amande… Très très bon. La tension est là pour qu’il ne tombe pas dans le pataud.. je pars sur un Meursault 1er cru Charmes avec quelques années de cave. Loupé! Le Mâconnais a de sacré joli vin typé beaunois à prix encore accessible… Espérons que ça dure! Très bien ++ / Excellent.

    Blanc bonus.

    Bernaudeau Les Nourrissons 2018 — vin qui m’a bien plu : un équilibre magistrale de richesse (lié au millésime?) et de minéralité (cépage? terroir? vigneron? un mix?), du nature bien fait, millimétré, précis. Jolie longueur. Le vin est servi un poil frais, cela lui donne une allonge supplémentaire. Aucune idée comment ça peut vieillir. Très bien ++ / Excellent.

    Bulles de transition.

    Egly Ouriet Rosé Grand Cru — Plus je croise les bulles d’Egly, plus j’aime ça, plus je me dis « j’aurais dû en encavé avant que les prix montent ». Jolie couleur rosé, bulles bien présentes, mousseuses. Au nez, beaucoup de fruits rouges et en bouche c’est frais et festif. Ça fait du bien en transition, ça « nettoie » les papilles. Très Bien.

    On passe aux rouges.

    Autant je trouve le Saint Joseph Chapoutier x Yannick Alléno Croix de Chabot 2018 – robe violine appuyée, nez syrah expressif, et bouche de bûcheron, trop jeune.

    Hubert Lignier (Hospices de NSG) Nuits Saint Georges 1C Les Didiers 2009 — vin servi un poil trop froid, ça l’a desservi. Pinot ou Reynaud ? A la robe, dur de dire… Au nez je vais plus sur un pinot, et j’entends des compères parlés de Reynaud alors je m’interroge. En tout cas, c’est délicat, fin. Manque un peu de matière pour mon plaisir. Au réchauffement, il se fait plus charmeur. Surpris à la levée de la chaussette, tellement j’ai lu que ce climat (les Didiers) était puissant et à attendre très très longtemps… J’étais parti sur un chambolle… Bien ++

    Henri Gouges Nuits Saint Georges 1C Les Pruliers 2012 — un vin m’ayant procuré peu de plaisir. Surtout en comparaison du suivant (servi en paire).

    Clos des Lambrays GC 2007 — génial ! Mon second, et toujours autant de plaisir. Dommage que les prix soient si élevés… Robe évoluée. Au nez et en bouche, des fruits rouges, c’est délicat, fin, soyeux, un pinot en légèreté, et avec une vraie personnalité qui s’affirme ! Jolie longueur. Parti sur un Volnay ou Chambolle 1er cru, encore tout faux. Excellent.

    Ettore Germano Braolo Prapo 2017 — vin servi trop frais de quelques degrés, des tanins qui accrochent en bouche. Au réchauffement, cela est mieux mais ça reste un vin body-buildé qui demande de la patience. Le potentiel est là. A revoir.

    Porseleinberg 2014 — merci pour cet apport qui nous fait voyager! En plus c’est un vin que je voulais goûter. C’est chose faite. Nez fermé pour moi, robe trouble. En bouche, par contre, joli fruit qui s’exprime bien. Bien ++ / Très bien — (potentiel pour plus)

    Gangloff Côte Rôtie la Barbarine 2014 — jolie robe, nez charmeur et bouche voluptueuse… Ah ah, si c’était une femme je serai en plein adultère   Rien ne dépasse, tout s’harmonise bien, touché de bouche suave, du fruit, des notes poivrées, l’élevage intégré, pas d’accroches. Bref un très bon vin à maturité. Bu en août 2020 cette même bouteille qui m’avait déçu, un peu trop brouillonne… Excellent ici.

    Tokaji Aszu Disznoko 6 Puttonyos 1999 — énorme de sucrosité (l’apporteur parle de 220 – 250 grammes) et en même temps de l’acidité et une grosse matière, du coing, miel… bref top ! J’ai fini sur ce vin. Très bien ++ / Excellent.

    Huet Vouvray Le Mont Moelleux 2009 — il a souffert de la comparaison avec le précédent. Moins de tout, plus jeune aussi. Bien +

    Château de Fargues Sauternes 2007 — et pour finir, un vin sentant bien le safran, bien équilibré, à boire mais peut encore s’attendre. Très bien.

    Merci à notre hôte Pierre pour l’accueil et son rôle de chef cuisinier. Que de bons plats, et menu spécial pour moi (merci!), ne raffolant pas de poissons fumés.
    Les desserts de Valentin et le pain de Ten Belles très bons. On a même fait l’impasse sur les fromages..

    Mon top par catégorie :
    Bulles : Ulysse Collin
    Blanc : Guffens / Bernaudeau
    Rouge : Clos des Lambrays / Gangloff
    Sucre : Tokaji

    Vincent Recrosio
    Participant

    [quote= »Alex post=1190777 userid=1157″]Ah comme quoi les avis divergent.
    J’ai absolument adoré ch des tours 2016 maintenant bu 3 fois. Une des plus belles bouteilles jeunes chez monsieur E.R. Par contre j’ai plus de mal avec 2015 que je trouve lui plus chaleureux…
    je t’échange mes 15 vs tes 16 sans aucun pb.

    Alex

     [/quote]
    Je te rejoins totalement, même constat sur 2015 alors que j’adore 2016 

    Vincent Recrosio
    Participant

    J’emboite le pas de Guillaume et vous donne mes ressentis sur les vins dégustés.

    Jacques Tissot Crémant de Jura brut
    Robe dorée, bulles fines, ça mousse au service et en bouche. Miel au nez. Amertume en bouche, du sucre.
    Longueur moyenne. Ça manque de pep’s. Trop sucré.

    Domaine de la Tournelle Arbois Les Corvées sous Curon (chardonnay ouillé) 2018
    Robe un poil trouble. Petite réduction au nez. Vif. Agrumes/Citron en bouche. Grosse tension. Ça me fait penser à un savagnin et j’en suis surpris! Je connaissais à l’avance le cépage (chardonnay). Un peu fluet en bouche, ça manque de matière. Ouvert par l’apporteur en arrivant, soit 30-45 minutes avant dégustation. Peut-être qu’une ouverture plus longue lui aurait permis de « se décontracter ». Re-goûté à la fin du repas, trop chaud, difficile de donner un avis, mais l’impression d’un peu plus de largesse… (à prendre avec des pincettes).

    JF Ganevat Côtes du Jura cuvée Florine (chardonnay ouillé) 2016
    Robe plus évoluée, trouble. Nez avec une pointe oxydative, fruits jaunes. Servi un peu chaud (dommage). En bouche, c’est large, des fruits type confits apporte une certaine rondeur. De l’acidité bien présente, qui ne déchausse pas les dents, et qui porte le vin pour éviter un côté pataud. Salivant. Bien en bouche. Belle longueur, ça reste bien.
    A l’ouverture (le matin), le vin avait un profil plus droit/filant sur le citron. Plus de tonus.
    Pour la préparation : ouvert le matin, carafé une petite heure vers 17h, puis remis en bouteille pour une dégustation vers 20h30.
    En paire avec le Corvées sous Curon, il a un peu pâtit de la comparaison.

    Domaine de la Borde Arbois Pupillin Foudre à Canon Naturé (savagnin ouillé) 2018 – servi seul
    Robe dorée. Translucide. Nez sur les agrumes assez mutique. Bouche sur les agrumes, une pointe sucré, amertume. Ici le savagnin ne déchausse pas mes dents et c’est déjà un super point ! Pas de grosse matière, profil assez droit. Finale saline sur les amers. Salivant. C’est propre (pour un nature), ça fait le job, sans être inoubliable.

    Domaine Croix & Courbet Côtes du Jura Savagnin Ouillé 2019
    Robe dorée étincelante. Nez caramel (caramel beurre salé dit un voisin, et je m’y retrouve). Bouche vive. Amertume bien prenante mais grosse acidité/agrumes qui équilibre le vin. C’est très bien fait. Content d’avoir goûté.

    Domaine de la Tournelle Arbois Fleur de Savagnin (savagnin ouillé) 2019
    Robe trouble. Nez typique savagnin, sur l’oeuf pourri entends-je à la tablée. Cela m’aide à identifier mes sensations olfactives. Typé nature. Bouche vive, filante. Salivant. Amertume. Citronné. Etrangement, je le perçois moins « savagnin » que le Corvée sous Curon. Certes pas le même millésime. L’apporteur me dit qu’il devait apporté un 2018 et à l’ouverture, il s’est planté. Dans son souvenir, le 2018 a un profil plus exotique.

    Anne et Jean-François Ganevat Côtes du Jura Les Chonchons (poulsard) 2018
    Robe trouble, bordeaux clair. La définition d’un nature pas propre : perlant, bretts, acétique. Ça part en cacahuète complet. ED

    Domaine Philippe Vandelle Côtes du Jura Poulsard 2020
    Robe claire typique du poulsard. Certains à la table expriment une couleur à la Anglore. Au nez, fruits rouges, grenadine, et… un côté nature cul de cheval quand même. Première approche sucrée puis milieu de bouche très vive, limite trop ce qui me fait pensé à un côté citrique. Fluide en bouche. La finale ne me plait guère, trop sur cet arôme fruit rouge/sucré/ »citrique »

    Les dolomies Vin de France Bordel C’est Bon (trousseau) 2018
    Robe foncée. Nez fruits rouges, terreux. Bouche sur l’acidité, terreuse. Le fruité est brouillon. Fluide, un léger poivré (mon plat était poivré donc j’ai un doute!). Profil droit, ça manque de gourmandise/rondeur.  J’ai bu une bouteille y’a 2 ans qui s’était mieux présenté (plus gourmand aux fruits rouges croquants)
    NB: A l’ouverture, le vin avant du gaz, je l’ai passé en carafe 2h.

    Domaine Tissot Singulier (trousseau) 2017
    Robe méga trouble, fruits rouges, bouche acétique, c’est très acide. Fluide, pas de matière. ED?

    Domaine D. Bachelet Côtes de nuits villages (pinot noir) 2017
    Pour ne pas laisser le vin de Pierre seul, j’ai eu l’idée de ce pirate.
    Robe rouge appuyé. Nez élevé, caramel, fumé. Bouche riche. Sensation d’alcool. Quelque peu acide en fin de bouche. Fruits rouges/noirs se présentent derrière l’élevage. Malgré le caractère « pas prêt » j’ai bien aimé ce vin. L’élevage ne m’a pas rebuté.

    Cellier Saint Benoît Courbes Raies (pinot noir) 2019
    Robe claire, trouble. Nez fruit rouge (cerise, grenadine). Bouche légère, profil droit. Une belle acidité en fin de bouche qui lui donne une allonge et porte le vin sur la longueur. Belle découverte.

    Domaine de la Borde Arbois Pupillin Savagnin les Ecrins 2016
    Robe dorée. Nez savagnin un poil oxydatif, très léger. Bouche vive, où l’oxydatif ressort bien. Ça embaume bien la bouche. Vif en fin de bouche. C’est salivant. Bien équilibré. Très bon vin pour quelqu’un qui n’aime pas le profil oxydatif, comme moi. J’ai beaucoup aimé.

    Domaine Macle Côtes du Jura 2011
    Robe dorée évoluée. Nez oxydatif, noix, sensation d’alcool. Bouche oxydative, noix, astringent. Pas mon truc.

    Sur les deux vins suivants, on est en désaccord avec Guillaume.
    Soit on n’a pas du tout le même ressenti, soit les références ont été inversées.

    Daniel Dugois Arbois Vin jaune 2011
    Robe dorée évoluée. Nez très oxydatif. Bouche oxydative, noix, vif massif. Trop pour moi. Pas mon truc

    Domaine Florent Rouve Côtes du Jura vin jaune 2013
    Robe dorée évoluée. Nez pas si oxydatif. Noix. En bouche, c’est plus équilibré. Salivant. Vif. Finale sur l’amertume. Acidité en fin de bouche. Comme les Ecrins de La Borde, je trouve que c’est un joli vin d’approche pour quelqu’un n’aimant pas l’oxydatif et qui souhaite faire un bon accord vin-fromage avec du comté.

    NB: les vins oxydatifs ont été accompagné par un comté de 24 mois apporté par Benjamin, qui était très bon.

    Bruno Bienaimé Macvin 2019
    Selon l’apporteur, c’est un Macvin de compet’ (compte tenu du prix de la quille, ~40€). C’est mon premier Macvin. Merci de l’avoir apporté !!
    Nez fruits mode tatin cuit, (mirabelle écrasée ? me disent mes voisins), léger noix. Bouche sur l’abricot sucré, qui fait pensé à un Passito di Pantellera sicilien, dont j’adore le Ben Ryé de Donnafugata. Jolie longueur. Belle acidité. Très sympa mais l’alcool est un peu appuyé. J’ai bien aimé.

    Merci à tous pour les propositions d’apport et la bonne ambiance partagée lors de cette soirée.
    Confirmation qu’en Jura, je préfère les blancs. Je me surprend à apprécié certains « sous voile ».

    Vincent Recrosio
    Participant

    Ce qui est ridicule, c’est que la place de meilleur jeune vigneron du monde s’est joué avec 4 autres candidats.
    Les vins du premier s’échangent à prix d’or, digne de la Bize ou DRC, et les autres prétendants au titre sont restés normaux. En atteste les vins blancs de la vigneronne allemande qui démarrent à 20 euros et qu’on trouve relativement facilement…
    Bref, tel le ballon d’or, je serai curieux de connaître le classement avec les points… Pour voir si le second était à 100 points ou à 1 point 
     

    Vincent Recrosio
    Participant

    Merci !

    Vincent Recrosio
    Participant

    [quote= »Krabb post=1174818″]Tout dépend de la démangeaison au tire bouchon.
    Ah ah merci je suis assez flexible sur ce point là.
    Il m’en reste une, j’essaye d’optimiser la fenêtre.
    Sur cette même cuvée, j’ai dernièrement ouvert 2019 et pas grand chose à en tirer… 

    Vincent Recrosio
    Participant

    [quote= »Krabb post=1174802″]Domaine Jean-Claude Bachelet & Fils – Bourgogne Chardonnay 2018
    CR:
    Nez sur les fruits blancs sur la poire, note de citron.
    La bouche est vive, tendue  sur les agrumes, la bouche est plus gourmande que sur les soeurs déjà bues, avec un poil plus de gras.
    La finale est agréable, mentholée.
    La meilleure bouteille des 3, dommage c’est la dernière…[/quote]
    Merci pour ton CR.
    Selon toi, cela peut encore s’améliorer ou rien ne sert de la garder plus longtemps ?

    Vincent Recrosio
    Participant

    [quote= »oliv post=1164592″]Les 55 ans d’Enzo

    CR: Pignan, Châteauneuf-du-Pape, 2008

    Robe évoluée, sur un grenat tuilé.
    Nez délicat, superbe d’élégance, sur la rose, le loukoum, l’aiguille de pin séchée, l’écorce d’orange. Un vrai ballet oriental ! Et sans une once de chaleur en vue.
    Bouche délicieuse, d’une suavité géniale, douce de texture avec des tanins de soie et un côté pulpeux d’une élégance géniale.
    Les goûts sont précis, complexes, d’une grande précision et délicatesse. 
    Finale jouissive, d’une longueur impressionnante.
    Splendide vin, absolument somptueux d’équilibre, de classe et de plaisir.
    Grand vin !
     [/quote]

    Salut Oliv,
    As-tu aéré le vin à l’avance ?
    Et si oui, quel était le mode préparatoire (48h à l’avance, 24h, le matin pour le soir, carafé ou juste dé-bouchonné…) ?

    Vincent Recrosio
    Participant

    Henri Audiffred en Bourgogne travaille les vins sur le fruit (pas de bois neuf, mini futs de 2 vins) et propose plusieurs appellations de la côte de nuits et de Beaune. Pas de GC, et 2/3 premiers crus. Prix raisonnable et personne accueillante.
    Plus bas (rully / mercurey), j’aime bien les blancs d’Alain et Isabelle Hasard du champs de l’abbaye. Pas gouté les rouges.
    A Givry, j’aime bien le domaine du Clos Salomon, qui fait de jolis vins en blanc (2 cuvées) et rouge (1 cuvée).
    A Chablis, Charly-Nicolle reste sage côté tarif. A ma connaissance, pas de GC.

    Vincent Recrosio
    Participant

    Merci Julien.

    Vincent Recrosio
    Participant

    Salut,
    Merci pour ce CR.
    Peux tu nous donner le tarif domaine des cuvées ?
    Par avance merci. 

    Vincent Recrosio
    Participant

    Merci Marc d’avoir ouvert la voie. Voici mes impressions sur les vins dégustés.

    Vin 1 : Champagne Egérie de Pannier Extra Brut Millésimé 2006
    Robe dorée, bulles fines, pas de larmes. Nez léger sur la pomme, la frangipane, avec un peu d’évolution. La bulle en bouche est enveloppante, vive. De la fraîcheur en bouche et une finale citronnée, salivante. Manque de la largesse/richesse pour mon plaisir. B-

    Vin 2 : Muscadet « Clisson » 2010 de Bruno Cormerais
    Le nez me fait penser à de la poussière de cailloux, de roche avec une pointe de litchi (?). A la surprise de la tablée  pour moi c’est citron/agrumes à foison + grosse amertume qui domine. Difficile pour moi de prendre du plaisir. M.

    Vin 3 : Roc des Anges « Iglesia Vella » 2012
    Nez évolué sur la pomme avec quelques notes oxydations. Légère amertume en bouche, ça tapisse tout en restant vif en final. B-

    Vin 4 : Chassagne- Montrachet 1er cru Blanc « Morgeot » 2010 de Ballot Millot
    Robe dorée étincelante avec des larmes épaisses. Le nez est riche avec une pointe de beurre/amande. C’est charmeur, j’aime bien. La bouche reste vive, expressive, de l’acidité, sans y retrouver le côté beurré. C’est très bien fait, un bel équilibre. Mon voisin souffle Guffens, d’autres St Aubin, Rully, etc… j’ose un coteau champenois. Loupé. C’est un très bon chassage-Montrachet. TB+ 

    Vin 5 : [b]Fleurie Cuvée tardive 2010 du Clos de la Roilette[/b]
    Le vin dans le verre semble souple. Au nez, fruits rouges et cerise. En bouche, le jus est souple, droit, léger tanins en fin de bouche qui sert. L’apporteur indique vendanges entières sur de très VV. Un peu trop simple/fluet pour moi qui préfère les vins gourmands/larges sur ce cépage. A la découverte de l’étiquette, encore loupé! Un domaine bu plus d’une fois et jamais vraiment trouvé cela fou. B-

    Vin 6 : Saint Julien Château Branaire Ducru 2003
    La robe parait appuyée (parait, puisque la lumière est tamisée dans la pièce où on dine, et cela rend difficile l’observation des nuances de couleurs) et opaque. Nez fruité R/N avec dominance cassis et trait végétal. Bouche souple, pas « bourrin » avec bcp d’astringence en fin de bouche (bois? tanins?). En fin de bouche, me reste une sensation de lourdeur boisé, et peu de fruits. Bu trop jeune selon moi. B-

    Vin 7 : Saint Julien Clos du Marquis 1990
    Robe trouble. Au nez, ça sent le vieux, les fruits mûres, légère sensation de poivron. En bouche, les fruits sont là, mûres et compotés, avec de l’acidité. Pas de bois ressenti. On est sur un jus plus souple que le précédent. Je préfère. B+/TB-

    Vin 8 : Madiran Cuvée Prestige 2000 du Château Montus
    Robe semble très foncée, opaque. Nez boisé, poivron. Ça chauffe en bouche, finale astringente (bois? Tanins?). Trop puissant pour mon plaisir. M.
    NB: Bu il y a quelques semaines la cuvée Le Pinot Noir d’Alain Brumont sur le millésime 2015. Un vin plus sur la finesse, délicatesse, aux fruits rouges expressifs. Comme quoi, avec un autre cépage, le producteur peut faire un vin que j’apprécie.

    Vin 9 : Côtes du Vivarais La Syrare 2000 d’Alain Gallety
    Robe au jus clair, transparent. Le jus est souple dans le verre. Au nez, fruits rouges et poivron, assez complexe, qui donne envie de goûter. Ouf! Vu la référence j’avais peur d’un vin riche et puissant voir alcool eux. Rien de cela ici, surement dû à la température de service un peu fraiche. Cela le valorise. En bouche, l’équilibre est bon. Légère astringence en fin de bouche. Acidité présente, rien ne presse donc. TB+

    NB: Re-gouté à température ambiante, on retrouve de la richesse et de la puissance, c’est bien moins équilibré. Moins plaisant pour moi. B+

    Vin 10 : Vacqueyras 1999 du Château des Tours
    Difficile pour moi de reconnaitre le domaine à la robe ou au nez. Les marqueurs sont absents. Trop puissant, trop riche. A-t-il été aéré 48h à l’avance ? Est-il trop jeune ? J’ai bu un 2005 il y a quelques semaines, qui était aussi trop jeune. Une cuvée à oublier dans un coin inaccessible de sa cave. B-

    Vin 11 : Sainte-Croix-du-Mont 1967 du Château Loubens
    Plus de notes… je me rappelle d’un bon vin âgé où la sensation de sucre en bouche n’est plus. B+/TB-

    A noter qu’en début de soirée, la cuvée Montagny 1er Cru Blanc Les Bassets 2019 de Maxime Cottenceau (le padawan de Vincent Dureuil-Janthial) a été ouvert :
    Robe dorée. Nez vif avec une pointe beurré/amande. En bouche, le jus est vif, des agrumes, légère amertume non dérangeante, salivant en fin de bouche. Légère déception de ne pas retrouver en bouche l’amande du nez. Cela reste très bon. B+/TB-

    Merci à tous pour cette belle soirée et ce moment de partage 

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