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- 27 octobre 2024 à 18h32
- in reply to: Dégustation de vins avec les jeunes
Nouvel épisode non pas il y a deux semaines, mais samedi dernier, sans prise de note. Donc restitution de mémoire -niveau fiabilité on a connu mieux.
Mais c’est surtout que cette dégust’ et les vins ouverts ce weekend m’ouvrent une réflexion sur « la fiabilité du dégustateur ».
Mais commençons par les vins eux-mêmes:
En apéro pour accompagner des gougères à l’emmental, rillettes de thon et autres bâtonnets de crudité/sauce fromage blanc, j’avais prévu une bulle. Les jeunes préfèrent du blanc, qu’il en soit ainsi:
Pouilly Fuissé Clos sur la Roche 2017 – Domaine Saumaize Michelin
De mémoire donc (attention, ça va être succinct). Un Chardo du macônnais qui m’a bien plu. Quelques petits amers qui devraient se fondre avec une garde un peu plus longue, mais l’équilibre et la gourmandise sont là. J’ai bien aimé, les jeunes aussi.
Ensuite on passe donc sur le Rougail saucisse avec du riz Basmati, j’ouvre 2 rouges pour qu’on puisse les comparer (enfin surtout moi, les jeunes s’en cognent un peu d’intellectualiser l’exercice
):Côte-Rôtie Fortis 2013 – Stéphane Montez
&
Cornas 2013 – Stéphane Montez
Le Côte-Rôtie et le Cornas sont prês à boire AMHA, les nez sont épanouis mais différents (même si je trouve que le lendemain, ils tendent vers le même profil), les matières fondues (même si quelques petits tanins perceptibles sur le Cornas à l’ouverture). Le Côte-Rôtie part sur un côté floral sur la violette, quand le Cornas est sur un registre sanguin/giboyeux même si on sent une trame commune au deux vins.
2 bons vins mais… Il manque quand même un truc pour que ça soit l’éclat’. Limite du millésime? Pourtant j’ai bu un paquet de cuvées du Papy 13 avec lesquelles je me suis éclaté! Du coup, effet millésime selon les terroirs? Ou le dégustateur à remettre en cause?Pour les fromages j’avais prévu un blanc avec un Coteaux du Lyonnais de Clusel Roch. Payé 16€ au Leclerc St Orens, ben… Mouais, un Chardo tout simple qui pète le fruit, le genre de truc qui m’ennuie plus qu’autre chose. Pour 5/8€ je dis pas, mais à 16€ je vais voir ailleurs.
Et pour le dessert (fondant au chocolat), j’ouvre:
Rivesalte Tuilé 2012 – Domaine Dom Brial:
Bouteille achetée en vacances d’été il y a un an. Alors en vacances en Espagne à L’Estartit, je passe à Parafrugell dans un immense « magasin » de vins (Grau: le truc fait la taille d’un hypermarché limite). Ce jour-là il y avait une jeune commerciale du domaine qui présentait la gamme. J’avais acheté cette bouteille une dizaine d’euros.
Sur les fondants au chocolat, le vns sera un peu trop fable en terme de longueur pour épouser la puissance du chocolat je trouve. Mais l’aromatique est précise, nette. Peut-être faut-il taper dans les cuvées plus huppées pour trouver un vin qui tiendrait le choc.
Bon, ça c’était il y a une semaine. Globalement, rien de renversant dans les vins… Et puis hier, ma belle-soeur passe nous voir. J’ouvre tout d’abord un:
Sancerre Culs de Beaujeu 2019 – Domaine Matthieu Delaporte:
Ouvert initialement au moment de l’apéro, je me dis que ça serait dommage de lui réserver ce sort, et le repousse donc au repas. Et à raison, le nez est très agréable entre un côté animal/sauvage/sanguin et ces arômes de cerise qui rappellent avec plaisir qu’on est bien sur un pinot. LA robe est encore un peu sombre et la bouche peut-être légèrement marquée par sa jeunesse, mais ça se boit avec grand plaisir!
J’avais choisi cette bouteille suite aux commentaires récents sur ce millésime de cette cuvée, je plussoie, on se régale!Et du coup, pour l’apéro j’avais ouvert:
Sancerre Montée de St Romble 2018 – Domaine du Pré Semelé:
J’ai dû boire plu d’une douzaine de fois ce vin et c’est ma dernière bouteille sur ce millésime. Et quel plaisir. Je ne vais pas détailler, il suffira de remonter le fil du domaine pour voir que ce vin est toujours aussi bon: du citron, un côté gros grain de sel en train de fondre en bouche. Avec les années, une petite largeur en bouche se fait sentir sur des arômes subtilement beurrés. Quelle régalade là aussi!
Et pour finir, avec d’excellentes pâtisseries de Jean Baptiste Granger de Pau (connaissais pas, mais j’en suis désormais ravi!), la suite du Rivesalte Ambré!
Et bien, l’aération lui aura peut-être fait du bien, je ne sais pas. Mais cette fois, l’expressivité aromatique me semble un peu trop puissante face aux pâtisseries (dont une sublime à la noisette qui sur le papier me semblait parfaite pour ce genre de vin et le sera finalement lors de la dégustation avec un joli mariage).Bon voilà. Un peu du mal à une semaine d’intervalle, à expliquer ces différences de « prise » de plaisir. Qu’on passe au travers d’un vin, fusse la faute du dit vin ou du dégustateur, passe encore, mais là, tous les vins de ce weekend furent super bons et ceux du weekend précédent -sans être mauvais- m’ont laissé sur ma faim (Dont le Rivesalte Ambré qui aura été de la partie les deux fois!).
Mais comme bien souvent en matière de dégustation de vins, difficile d’en tirer quelconque conclusion solide face à tous les biais potentiels. M’enfin on a quand même des fois l’impression que le dégustateur, dans un moment de faiblesse, devient lui-même à son insu une variable de la constitution du RQP d’un vin.- 29 septembre 2024 à 21h42
- in reply to: Dégustation de vins avec les jeunes
Bonjour,
du coup, prochain épisode samedi soir prochain.
mais j’aimerais avoir quelques avis.J’organise ce repas pour remercier les jeunes de ma promo qui sont venus m’aider lors de mon emménagement définitif sur Toulouse cet été.
Nous serons 8 et j’hésite encore pour le plat principal.
Tout d’abord nous n’avons pas de four, mais seulement des plaques à induction et un air fryer à double compartiment (pas immenses, on n’y mettrait pas un plat à gratin dedans).J’ai déjà prévu les vins devant accompagner le plat:
-Soit un match Côte-Rôtie Fortis 2013 vs Cornas 2013 de Montez (les 2)
-Soit un Bouscassé VV 2016 et un Paradis St Pierre (rouge) 2016 de Coursodon. (Pour ces derniers je ne sais pas s’ils se présentent bien actuellement)En supplément s’il fait encore soif, un vin de Reynaud (CdR 17 ou Vacqueyras 2006).
je me demandais si un Rougail saucisse ne pourrait pas matché avec une triplette Madiran-St Jo-Reynaud.
Pour les Montez j’aurais quand même préféré les envoyer sur une daube de bœuf, mais ce n’est pas le plat qui sera servi samedi (trop contraignant en terme d’organisation).
Du coup, si certains ont de meilleures idées, ou même pensent que ce plat sera idéal vu les vins envisagés, je suis preneur de retours/conseils.
Merci d’avance!
- 8 septembre 2024 à 18h25
- in reply to: Dégustation de vins avec les jeunes
Concernant les Condrieu:
En fait c’est Parpette, vigneron en Côte-Rôtie qui a sorti son premier millésime de Condrieu sur 2016 de mémoire, qui m’avait dit boire ses Condrieu chambrés. Chose que j’avais faite sur son 2017. Et bien ça s’était très bien passé. Certes expérience perso qui vaut ce qu’elle vaut. Mais quand même, de ma propre expérience (qui vaut ce qu’elle vaut là aussi), le viognier étant un cépage très aromatique, un Condrieu servi trop frais va voir son aromatique cassée par le froid et on risque de se retrouver avec des amers peu élégants (alcool?).
Une autre expérience perso sur du Condrieu à température ambiante, c’était un Chanson 2014 de Montez ouvert en mai 2022 pendant un apéro en extérieur. J’avais pu y retourner dans la soirée (quelques heures après ouverture), il était monté en température mais était toujours aussi magnifique. Mais pour le coup, on était pas sur le Condrieu archétypal (putassier,…). On était sur un profil très minéral et presque un chouïa fermé je dirais (élevage encore présent et un fruité/floral pas primaire mais qui semblait dire qu’il pouvait donné encore plus).
Après, tout ça n’est peut-être qu’une histoire de goûts.
-Oui, je parlais des oxydatifs du Jura. Bien pris note de tes précisions, merci!
-J’ai créé le topic sur le Château de Miery, mais impossible d’y poster, je n’arrive pas à y remonter mon CR.
- 8 septembre 2024 à 13h17
- in reply to: Domaine Delaporte, Chavignol
Bu ici
CR: Sancerre Culs de Beaujeu 2015 – Domaine Delaporte:
Après une désillusion sur mes 2016, me voilà réconcilié avec cette cuvée! En versant le verre dans le vin, la robe est très belle, d’un rouge vif translucide en son centre pour terminer, par un dégradé progressif sur des bords presque transparents. Le nez est celui d’un joli pinot à maturité mêlant le fruit et ce côté végétal très agréable. La bouche est celle que j’aime dans le PN: avec de la tension, mais pas maigre. Pas de finale très longue, mais ça s’apprécie très bien. Après coup je regrette de n’en avoir pris qu’une bouteille à l’époque!
La petite moitié de bouteille restante et finie le lendemain soir se révèlera sous un moins bon jour. La bouche gagne en confort, en rondeur au détriment de la tension, je trouve que ça lui va moins bien, mais c’est sans doute subjectif.- 8 septembre 2024 à 13h16
- in reply to: Domaine Kientzler
Bu [url=https://lapassionduvin.kinsta.cloud/degustations-eclectiques/54394-degustation-de-vins-avec-les-jeunes#1236145]ici
CR: [/url]Alsace Riesling Lieux-Dit Muhlforst 2018 – Domaine Kientzler:
Un vin bien sympa mais sans doute encore un peu jeune pour livrer tout son potentiel. Une aromatique primaire typée riesling sans être exubérante avec là aussi, comme le Triple Zéro, une belle matière à l’attaque en bouche. Pas vraiment de côté laser, mais il est clair qu’on est pas sur un vin mou du genou. Une bouche harmonieuse mais qui gagnera sans doute en expression plus tard. Je ne savais pas si ce vin était plus destiné à la table ou pour l’apéro, mais il n’a pas fait tâche et a été apprécié sur des wraps saumon/fromage frais ail et fines herbes. Un joli vin que j’aurais aimé recroiser plus tard.
- 8 septembre 2024 à 13h13
- in reply to: Domaine de la Taille aux Loups
Bu ici
CR: Triple Zéro (2017) – Domaine de la Taille aux Loups:
Dernière bouteille de ce millésime qu’il me restait. la robe est joliment colorée, la bulle ne sera perceptible visuellement que lorsque je verse le vin dans les verres. On la ressentira fine en bouche. Le nez lui dévoile un début de complexité fort aimable. La bouche, outre cette fine effervescence offre une belle matière impactante: y’a quand même un peu de vin là-dedans! Je dirais qu’on peut commencer à les boire tranquillement et je comprends que le domaine commercialise des TZ avec 10 ans au compteur, cette bouteille était clairement la meilleure des 3 que j’ai pu ouvrir.
- 8 septembre 2024 à 13h11
- in reply to: Dégustation de vins avec les jeunes
On reprend les mêmes et on repart pour une dégust’ moins formelle pour un petit repas « crémaillère » dans notre nouveau chez nous. Chacun est chargé de préparer un plat sans que les autres ne sachent ce que c’est. J’ai donc choisi des vins qui devraient à peu près passer quoi qu’il arrive, et, les jeunes se seront limités aux blancs et à la bière. Et du fait que la soirée (jeudi) ne se prêtait pas trop à l’analyse des vins, il se peut que les commentaires soient parfois succins.
On commence l’apéro avec une bulle:
Triple Zéro (2017) – Domaine de la Taille aux Loups:
Dernière bouteille de ce millésime qu’il me restait. la robe est joliment colorée, la bulle ne sera perceptible visuellement que lorsque je verse le vin dans les verres. On la ressentira fine en bouche. Le nez lui dévoile un début de complexité fort aimable. La bouche, outre cette fine effervescence offre une belle matière impactante: y’a quand même un peu de vin là-dedans! Je dirais qu’on peut commencer à les boire tranquillement et je comprends que le domaine commercialise des TZ avec 10 ans au compteur, cette bouteille était clairement la meilleure des 3 que j’ai pu ouvrir.
Alsace Riesling Lieux-Dit Muhlforst 2018 – Domaine Kientzler:
Un vin bien sympa mais sans doute encore un peu jeune pour livrer tout son potentiel. Une aromatique primaire typée riesling sans être exubérante avec là aussi, comme le Triple Zéro, une belle matière à l’attaque en bouche. Pas vraiment de côté laser, mais il est clair qu’on est pas sur un vin mou du genou. Une bouche harmonieuse mais qui gagnera sans doute en expression plus tard. Je ne savais pas si ce vin était plus destiné à la table ou pour l’apéro, mais il n’a pas fait tâche et a été apprécié sur des wraps saumon/fromage frais ail et fines herbes. Un joli vin que j’aurais aimé recroiser plus tard.
Sancerre Culs de Beaujeu 2015 – Domaine Delaporte:
Après une désillusion sur mes 2016, me voilà réconcilié avec cette cuvée! En versant le verre dans le vin, la robe est très belle, d’un rouge vif translucide en son centre pour terminer, par un dégradé progressif sur des bords presque transparents. Le nez est celui d’un joli pinot à maturité mêlant le fruit et ce côté végétal très agréable. La bouche est celle que j’aime dans le PN: avec de la tension, mais pas maigre. Pas de finale très longue, mais ça s’apprécie très bien. Après coup je regrette de n’en avoir pris qu’une bouteille à l’époque!
La petite moitié de bouteille restante et finie le lendemain soir se révèlera sous un moins bon jour. La bouche gagne en confort, en rondeur au détriment de la tension, je trouve que ça lui va moins bien, mais c’est sans doute subjectif.Côtes du Jura Savagnin 2011 – Château de Miery:
Petit domaine inconnu de LPV il me semble (j’irai ouvrir la rubrique si c’est le cas) et présent chaque année à la foire aux vins de St Amand Montrond. J’avais dû payer ça une misère (il me semblait 7-8€ mais sur mon truc de gestion de cave j’avais marqué 12€).
Un 2008, il y a quelques années, m’avait déçu par sa bouche maigre, manquant singulièrement de consistance. Et bien là, que nenni! Servi à température de cave, le nez est envoutant sur ces arômes de vins oxydatifs avec un côté noix bien identifiable. La bouche, elle, est donc de belle facture, rempli bien la bouche et vient nettoyer le palais pour accompagner un aligot.
Alors certainement pas un des plus grands vins que le Jura peut produire, mais compte tenu du prix, encore fallait-il tomber sur un vin bien conçu: ce qui était le cas ici!
Bouteille remise au frigo et repris un verre le lendemain, le froid ne lui va pas, et on retombe dans ce défaut de bouche creuse à mon goût, mais en laissant le vin se réchauffer, il retrouve sa rondeur et son équilibre. Les vins du Jura seraient-ils à consommer comme les Condrieu par exemple, c’est-à-dire à température de cave voire température ambiante? J’avoue ne pas trop connaitre les vins de cette région dont je n’ai pas trop l’occasion d’ouvrir de bouteilles, mais je pense procéder de la sorte pour les ouvrir dorénavant.Bon sinon, concernant les jeunes, qui n’ont déjà pas touché au rouge, autant vous dire qu’ils m’ont encore moins suivi sur l’oxydatif

M’enfin j’ai initié le contact avec ces vins si particuliers
Prochaine épisode certainement vers Novembre!
- 28 août 2024 à 23h26
- in reply to: Château des Tours
CR: Château des Tours – Parisy 2019:
Petit CR en vitesse du téléphone. Vin très appréciable à l’ouverture avant hier soir et peut-être un poil plus expressif ce soir sur les 2/3 restants.
Pas mal de fruits rouges, un équilibre irréprochable sur cette bouteille, et pour cause: en remontant à température ambiante la bouche devient sirupeuse s’exprimant toujours sur un fruité impeccable. Pas une once d’alcool qui dépasse! Après y’a pas un gros volume aromatique ni une longueur notable, mais on s’en fout, on prend du plaisir avec ce qu’il a nous offrir et c’est tout ce qu’on demande!
- 17 août 2024 à 20h42
- in reply to: Maison Trimbach
J’hésite avec un Jurançon de Laougué, c’est finalement pour un riesling de Trimbach que j’opte.
Bon choix à mon avis car Laougué ne faisant, à ma connaissance, que des Pacherenc en blanc, il aurait été difficile de trouver cette bouteille de Jurançon

- 16 juin 2024 à 13h20
- in reply to: Château des Tours
Oui Jean-Loup, je me suis planté en écrivant le nom de la cuvée. C’était bien une Grande Réserve que j’avais ouverte, mais j’ai tapé un peu vite ce CR que je n’ai pas relu avant de poster…

Et merci aussi à l’équipe LPV d’avoir fait remonter les CR dans les rubriques idoines!
- 6 avril 2024 à 19h32
- in reply to: Domaine Delaporte, Chavignol
J’en avais 3 aussi, toutes dégustées entre l’été 2022 et jusqu’à récemment. Pas d’oxydation a noter, mais à chaque fois une bouteille complètement différentes des la précédente. Une bien « large » et gourmande, une sèche comme un coup de trique et la dernière un peu entre les deux premières, peut-être étaient elles dans une phase d’évolution? En tout cas je crois me souvenir les avoir toutes appréciées
- 25 mars 2024 à 19h13
- in reply to: Domaine des Marrans, Fleurie
CR: Chiroubles 2015 – Domaine des Marrans
Voulant gouter un vin du domaine avec quelques années au compteur, j’ouvre ce Chiroubles. Après avoir bien apprécié des 2021 réussis par ce domaine, ici un millésime bien plus solaire. Et le vin est actuellement un peu monolithique sur la réglisse/l’eucalyptus, avec une bouche bien fondue et une finale qui fait durer cette sensation de réglisse. Ca manque de folie, de complexité: vin pas en forme? Dégustateur pas en forme? Période de fermeture? Je ne saurai jamais rien de tout ça, c’était mon unique exemplaire.
Bon vin malgré tout, mais qui manquait de diversité aromatique pour m’enchanter.
- 25 mars 2024 à 19h06
- in reply to: Domaine Louis Chèze
CR: St Joseph Les Anges 2013 – Domaine Louis Chèze
Bouteille ouverte hier soir pour accompagner un sauté de veau à la tomate avec pommes de terre et carottes à l’eau.
Le nez est plaisant, un peu complexe, la bouche est fluide comme le Côte Rôtie de Garon du même millésime bu sur vendredi/samedi (voir ICI) . Mais la finale est ici moins agréable sur un boisé qui ne partira plus je pense. Ce n’est pas mauvais, même plutôt bon sur ce registre de Syrah à point, mais je préfère la finale du CR de Garon plus épurée quelque part.
- 25 mars 2024 à 19h02
- in reply to: Domaine Garon, Ampuis
CR: Côte-Rôtie Les Triottes 2013 – Domaine Garon,
Bouteille ouverte vendredi midi et finie samedi soir. Souvenir d’un vin agréable, qui a perdu un peu de son nez le deuxième jour mais conservait une belle finale florale (violette tirant sur la rose, un peu un mix des deux). Les tanins sont fondus, le jus fluide, pas de boisé perceptible: vraisemblablement cueillie à point!
- 19 mars 2024 à 12h03
- in reply to: Prophétie d’un non-voyant ou lettre ouverte aux amoureux de la Bourgogne
[quote= »Michou post=1225341 userid=17375″]Jean Lecellier ?[/quote]
Euh… dis comme ça, ça ne me parle pas.- 18 mars 2024 à 16h21
- in reply to: Maison Baptistine
Tu fais bien de me reprendre Eric, je n’avais pas fait attention! Oui en IGP Collines Rhodaniennes (quoi que comme un doute pour le Chardonnay, je n’ai pas fait attention à la bouteille et ce vin n’est pas référencé sur leur site).
- 18 mars 2024 à 16h18
- in reply to: Prophétie d’un non-voyant ou lettre ouverte aux amoureux de la Bourgogne
[quote= »breizhmanu post=1225288 userid=6820″]Gare au faisan bourguignon qui se développe bien sur certains salons.
Prix cachés, obligation d’achat par cartons, domaines non référencés, absence de crachoir et discours trop laudatifs doivent mettre la puce à l’oreille.
Un des côtés obscurs de la réussite bourguignonne.Cordialement
Manu[/quote]
Maintenant que tu le dis, j’ai souvenir d’il y a quelques années (ça doit remonter à 2014, par là) d’un domaine Bourguignon qui nous -des collègues de boulot de madame, madame elle-même et moi- fait gouter du Nuits St George. Le truc était vraiment pas bon, mais par « charité » le groupe décide de prendre un carton, histoire de. On demande le tarif et on nous annonce 50€.
« 50€? Le carton? »
« ah non! la bouteille »
Bon on n’avait rien pris pour le coup.Quelques années plus tard j’étais retombé sur ce même domaine, sauf qu’entre temps j’avais découvert LPV. Je tape le nom du domaine (dont j’ai oublié le nom depuis) sur LPV et il y avait pas mal d’histoires de magouilles associées à celui-ci.
J’y étais retourné par curiosité, et c’est vrai, un peu le même discours: « Grand Vin par-ci, Grand Vin par-là,… », impossible de gouter toute la gamme (surtout quand il fallait monter en pédigrée),…- 18 mars 2024 à 16h00
- in reply to: Maison Baptistine
Bonjour,
découverte de ce domaine ce weekend lors d’un salon.
Domaine tout récent qui produit des blancs et rouges en IGP Collines Rhodaniennes (à confirmer pour le Chardonnay cependant) ainsi qu’un Condrieu.
Concernant les blancs, je suis passé un peu à travers, mais ça a été quasiment le cas sur tous les autres stands du salon. Mais ils font un Viognier(10€) et un Chardo (8€), servis peut-être un peu trop froid (sur le Viognier ça ne pardonne pas), du mal à me faire un avis dessus. Leur Condrieu (37€), servi peut-être un poil trop frais aussi ou peut-être un peu fermé ne causait pas trop au nez, par contre, très belle longueur avec un vin qui imprime une finale très longue et sans exubérance sur le miel et quelques fruits jaunes.
Concernant les rouges, belle surprise. Une IGP sans sulfite à 10€: c’est rond, gourmand, bourré de fruits. Pour le BBQ entre copains, c’est le profil idéal! Et un autre rouge toujours en IGP à 15€. Là la Syrah s’offre sur un nez poivré et est plus serrée, un poil réduite, plus tendue en bouche. J’aime beaucoup, ça me rappelle les dégustation de jeunes Syrah sur les marchés aux vins de Chavanay/Ampuis que je ne fais malheureusement plus depuis quelques années maintenant.
Ma foi, pour un début c’est plutôt pas mal et je me dis que j’aimerais bien passer au domaine un jour pour voir comment tout ça évolue!
- 18 mars 2024 à 15h38
- in reply to: Prophétie d’un non-voyant ou lettre ouverte aux amoureux de la Bourgogne
Bonjour,
expérience assez étrange ce weekend.
Non loin de chez moi, en plein milieu de la diagonale du vide, se déroulait la foire aux vins annuelle d’une petite commune. Et donc, comme chaque année, des exposants ne reviennent pas, d’autres font leur apparition.
Cette année, un nouveau domaine bourguignon au programme. Pour tout vous avouer, je n’en ai pas retenu le nom, mais j’avais cherché sa rubrique sur LPV: inconnu au bataillon. Lorsqu’un domaine n’est pas recensé sur LPV, j’ai ce mauvais réflexe qui consiste à penser que notre communauté de geeks du vin n’aurait pas pu passer à côté d’une pépite, à fortiori bourguignonne et qu’il y a peut-être dans le verre une raison à cette absence. M’enfin bon, LPV n’est pas forcément exhaustif, les trous dans la raquette sont possibles: les enfants qui viendraient de reprendre le domaine en changeant dans le bon sens les méthodes par exemple. Ca m’avait fait le coup avec Confuron-Gindre, plutôt mal commenté à l’époque (des vins trop boisés de mémoire), puis j’avais découvert ce domaine sur le millésime 2015 que j’avais trouvé magnifique et je ne comprenais alors pas les commentaires peu flatteurs que ce domaine suscitait ici. Et pour cause, le fils venait de reprendre le domaine en changeant visiblement certaines choses.
Bref, revenons-en à ce weekend. Je commence les blancs en faisant quelques stands quand j’arrive sur celui de ce fameux domaine bourguignon. Pour bien resituer le contexte, on est dans une commune de 10k habitants environ et je pense que ce salon draine principalement des locaux et non pas forcément une immense foule de passionnés qui traverserait la France pour faire ce salon. Des gens dégustent devant moi, j’attends donc mon tour. Je vois la dame du stand donner une bouteille de Meursualt (village) à un personne qui déguste. Et là je le vois sortir un billet de 50, puis deux… Ouch, ça démarre mal, je me dis que je ne vais pas acheter grand chose, mais qu’on va quand même gouter pour la science, sait-on jamais.
Les gens devant moi s’en vont, et je me retrouve donc seul face à la dame du stand, avec entre nous la grille tarifaire. Et là… vertiges, bouffées de chaleur, palpitations. Le fameux Meursault village affiché à 150€ et un Puligny Village encore plus cher il me semble. Pas eu le temps de regarder les tarifs des rouges, mais avec du Nuits ou du Vosnes à vendre, j’imagine que ça devait être sympa.Bon, ok, les délires tarifaires de la Bourgogne, on connait. Mais pourquoi venir ici? Dans un petit salon de « gros village » perdu dans la pampa? Est-ce vraiment le public visé par les vins tarifés à ce niveau? Bon ceci-dit, elle avait réussi à vendre une bouteille de Meursault au mec juste devant moi: peut-être que oui finalement. Peut-être même devrais-je faire preuve d’un peu plus d’humilité.
La dame me demande ce que je veux. Je demande donc si c’est possible de faire les blancs car je n’ai pas encore attaqué les rouges. Elle prend un temps pour me regarder de la tête au pied et me demande si le Pouilly Fuissé me convient. Bon visiblement contrairement aux autres stands on ne fera ici pas toute la gamme, mais j’acquiesce. Je demande également si un crachoir est disponible. Et là, la dame me dit: « Ah non, ce sont de grands vins, je ne peux pas accepter qu’on les recrache, c’est pas possible ». Euh…ok, mais en fait, non, pas ok. Effectivement, dans ces conditions on ne va pas faire toute la gamme, sinon je vais avoir du mal à rentrer chez moi.
« Mais c’est vrai que sur les autres stands ils ont des crachoirs » Ben oui ma petite dame, mais que voulez-vous? Vous êtes le seul domaine bourguignon sur ce salon, les autres non. Ils font donc forcément des vins de merde en comparaison de vos grands vins. P’tain mais on croit rêver (je précise que je n’ai pas relevé sa remarque, mais ça m’a quelque peu démangé).
Bref, bien handicapé par mes propres biais suite à tout ça, en plus de plutôt mal gouter les blancs sur les stands précédents, je mets le nez dans le fond de Pouilly tarifé à 50€ les 75cl. Rien d’exceptionnel, je passe malheureusement à côté du Grand Vin. Pas de grande concentration, pas de belle tension, pas d’énergie qui vous titille et vous envoie fantasmer sur la future évolution de ce Chardonnay. Non, un vin tout à fait correct au fruit bien mûr mais maitrisé, assez fin et… C’est à peu près tout. Mais il est vrai que tout le monde ne peut pas avoir le talent d’un Fabien Duperray (même gamme tarifaire, mais pas la même ambiance dans le verre!). Bon encore une fois, échaudé par la séquence juste avant, ma tentative d’être le plus objectif possible dans l’exercice de la dégustation a peut-être foiré.
A ce moment-là je me suis rendu à l’évidence que ce domaine, sans même prendre en compte les tarifs, ne me correspondait pas dans l’esprit. J’ai écourté la dégustation (de toute façon il était à peu près clair que ça allait se limiter à un blanc et un rouge ou un truc du genre, donc pas sûr que ça soit moi qui ai écourté la dégustation pour le coup
).J’avoue ne pas comprendre comment on arrive à trouver ce genre de domaine dans ce genre d’évènement. Des tarifs ultra élitistes dans un évènements ultra populaire (c’était la fête du village quoi!). Alors tant mieux pour le domaine s’il s’y retrouve financièrement dans ce genre d’opération (j’en doute un peu quand même, un autre domaine avec des tarifs prohibitifs mais pas à ce point là quand même et avec une vraie qualité dans le verre pour le coup n’avait pas réitéré l’expérience après 1 ou 2 ans de présence). Mais je trouve ça tellement en décalage avec le reste des autres stands, surtout encore une fois, dans ce contexte.
Et puis le comportement. Là où tous les vignerons des autres stands sont motivés à l’idée de vous faire découvrir leur gamme en large en long et en travers, de partager avec vous, de discuter,… Là? Non, on vous balance limite avec mépris que c’est du Grand Vin avant même d’avoir pu gouter… Olala, ça me fatigue rien que d’y repenser.Il y a quelques années de ça, jusqu’au COVID, on avait le domaine Prunier Damy qui venait. Souvenirs de leur Meursault Les Clous ou encore l’Auxey 1er Cru Clos du Val, le tout à moins de 30€ qui étaient toujours très bons et avec un accueil irréprochable au stand (on pouvait même parfois gouter des vieux millésimes à la vente). Moi c’est cette Bourgogne là que j’ai envie de croiser en salon, mais certainement pas celle de ce weekend, qui pour le coup a quand même l’avantage de ne pas vous faire tomber amoureux de ses vins souvent inaccessibles (j’essaye de trouver des motifs de satisfaction tout de même, mais c’est vrai que c’est pas évident
).Bon, ceci-dit, ça ne m’a pas gâché mon dimanche pour autant. J’ai pu entre autre découvrir un nouveau petit domaine en Rhône Nord (Maison Baptistine) qui a l’air de faire quelques trucs sympas et dont je vais aller ouvrir la rubrique de ce pas.
- 14 février 2024 à 19h57
- in reply to: Conseils de domaines sur Fronton/Gaillac/…
Bonjour,
merci pour les conseils!
Effectivement, pour Montels il était dans un coin de ma tête depuis un moment, mais je n’y avais pas repensé en faisant ce sujet! Assurément le premier domaine que je tenterai pendant ma prochaine vie toulousaine je pense.
Pour le domaine Plageoles, la seule approche que j’ai du domaine c’est son vin de voile qui défrise les cheveux (je crois que ça titre à pas loin de 20° ou un truc du genre, j’avais vraiment eu du mal avec ce vin trop puissant pour moi et surement pour pas mal de monde d’ailleurs). Mais ça ressemble à un exercice de style qui n’est sans doute pas représentatif du reste de la gamme du domaine, donc à voir!
Et pour tous les autres domaines, à voir selon les opportunités,…En tout cas, merci encore!
[quote= »the_ej post=1222116 userid=18201″]Bienvenue à Toulouse !
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Merci!