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- 12 octobre 2018 à 20h10
- in reply to: Carte blanche à Nicolas Joly
Salut Daniel,
A la lecture de ce fil de discussion, je me sens moins seul quand je t’explique (et à C&LG aussi) que je n’achète plus ses vins car trop de bouteilles flinguées.
C’est dingue qu’il laisse ne cherche pas à maîtriser la communication autour de la variabilité/stabilité de ses vins. Tout du moins, c’est une façon implicite de la reconnaître …- 15 février 2015 à 17h13
- in reply to: Domaine François Mikulski, Meursault
Tout à fait d’accord sur le coté « loterie »
C’est la raison pour laquelle je n’achète plus de Coulée de Serrant ni de Valinières de Barral.
Trop de déceptions au regard du prix pour seulement quelques bouteilles excellentes.
A partir d’un certain niveau de prix, tout devrait être irréprochable.Olivier
http://www.uneviedevins.fr- 17 décembre 2013 à 15h56
- in reply to: Domaine des Roches Neuves, Saumur
Quelqu’un connait-il la cuvée Clos de l’Echelier de Thierry Germain. Saumur Blanc 2012 100% chenin. Vu sur un site de vente en ligne à 43 euros la quille !
- 1 avril 2013 à 21h16
- in reply to: Quinta Krohn (Porto et Douro)
Déguster un vieux Porto reste et doit rester un moment rare. Ces bouteilles au potentiel de garde sans limite sont autant d’occasion de nous remémorer nos racines, notre histoire.
En 1900, l’exposition universelle de Paris organisée entre la place de la Concorde et le Champs-de-Mars, accueille des pavillons somptueux. Elle rend hommage au siècle qui s’achève et célèbre le nouveau qui s’annonce riche en découvertes et en progrès techniques. C’est également l’année de naissance du guide Michelin, précieux compagnon des automobilistes gourmands. Au Portugal, l’année est marquée par la naissance de José Maria Eça de Queiros, célèbre conteur et diplomate.
Le Porto Wiese and Krohn 1900 revêt une magnifique robe ambrée, parée de reflets bistre. Au nez, l’amande amère et la noix verte lui confèrent une incroyable fraîcheur. En bouche, l’attaque est vive, la sensation tactile précise et ronde à la fois. La noisette grillée, la noix et le café se disputent la première place en notre palais. Quelle longueur mes amis ! Ce vin est étonnant de vivacité !

Quelques dizaines d’années plus tôt, le mois d’avril 1834 est marqué par un épisode sanglant à Lyon : la seconde révolte des canuts dans les quartiers de la Guillotière et de la Croix-Rousse. Au Portugal à la même période, la convention d’Evamorente met fin à la guerre civile portugaise.
Le Porto Wiese and Krohn 1834 présente une robe tuilée foncée. Au nez, on distingue successivement la noix, l’amande amère et les notes fumées. En bouche, le vin est plus massif et puissant que son descendant, peut-être moins fin. Mais quelle jeunesse pour un breuvage de 179 ans d’âge… Il tient debout et défie sans rougir la superbe tarte au chocolat amer maison. Un grand moment de vin, et d’histoire.


Olivier
- 20 décembre 2012 à 20h15
- in reply to: Catherine et les garçons font rugir le Jura ! X(
Ce qui confirme qu’à 1 heure du mat .. on en était toujours au poulet aux morilles … ::o(:P)
Tu m’étonnes que certains se soient sentis fatigués sur le Macvin …Olivier
- 19 décembre 2012 à 2h43
- in reply to: Catherine et les garçons font rugir le Jura ! X(
Avec un peu de retard … 🙂
Vin d’Arbois. Clos Pasteur, récolte de la vigne de Pasteur 1974. Henri Maire.
Une curiosité, une rareté même, pour débuter cette dégustation. Disons-le tout de suite : l’intérêt suscité par ladite bouteille n’a eu d’égal que la déception qui s’est manifestée sur les visages de Catherine et ses boys. Au nez, c’est madérisé. En bouche, on est sur la noix, c’est asséchant, presque aigre. Le vin est « amaigri ». Je pense qu’il fallait « saisir » ce vin dans son immédiateté. 10 minutes plus tard, cela devient mauvais, imbuvable même.
Les blancs :
1) Stéphane Tissot Bruyères 2005.
Croque-monsieur au chorizo selon Senderens.Vin tout en finesse, en tension, sur une belle ligne acide. Le premier nez grillé laisse ensuite s’exprimer d’intéressantes notes de poire. C’est légèrement oxydatif. L’accord avec le charnu et le moelleux du croque-monsieur au chorizo de Senderens est parfait.
2) Ganevat Chardonnay Les Chamois du Paradis 2004.
Saint-Jacques juste saisies & lard de colonnata, compotée d’endives selon Eric BUn nez sur l’ananas, les fruits exotiques. En bouche, du fruit sur une belle fraîcheur. C’est à la fois long, droit et volumineux. L’accord avec la compotée d’endive que je pensais avoir trop « confite » ( !) est juste. J’ai beaucoup aimé ce vin.
3) Camille Loye. Arbois cuvée Saint-Paul 1989.
Pommes de terre au Mont d’Or fondu et au safran.Le nez a tout d’abord orienté la majorité des dégustateurs vers le chardonnay… et la majorité avait raison ! Notes de noix verte, vin oxydatif. Ce qui étonne, c’est sa finesse, sa fraîcheur, son acidité, au regard de l’âge. Et c’est long de surcroit.
4) Stéphane Tissot Savagnin 1998.
Dorade à la vinaigrette de curry et petits légumes, selon Senderens.Ce quatrième vin est la parfaite démonstration d’un tout sublimant chacune des parties, à savoir un accord met/vin transfigurant littéralement le savagnin d’une part, et la dorade et ses petits légumes d’autres part. Le coté doux/acide des pickles dialogue parfaitement avec le vin. Grand moment d’harmonie…
Les rouges :
5) Puffeney, Arbois Trousseau les Bérangères 2007.
Terrine de lièvre et terrine de faisan aux girolles de Gilles Verot, viande séchée des Grisons.Vin gourmand sur des notes de fraises des bois. C’est simple et bon.
6) Overnoy / Houillon, Poulsard 2008.
Terrine de lièvre et terrine de faisan aux girolles de Gilles Verot, viande séchée des Grisons.On est sur du fruit, des épices discrètes, de la cerise. Le vin est légèrement trouble. C’est très frais, toujours gourmand mais bien plus fin et complexe que son prédécesseur.
7) Stéphane Tissot, Pinot noir En Barberon 1998.
Terrine de lièvre et terrine de faisan aux girolles de Gilles Verot, viande séchée des Grisons.Soyeux, rectiligne, long. Superbe.
8) Château d’ Arlay 1996.
Poulet de Bresse au Vin Jaune et aux morilles.Je n’ai pas pris de notes sur ce vin, absorbé que j’étais par le poulet de Bresse au Vin Jaune et aux morilles…
9) Château Chalon Berthet Bondet 1988.
Poulet de Bresse au Vin Jaune et aux morilles.Superbe vin, sur un registre d’acidité et de tension qui le marie à la perfection avec le gras et le moelleux du poulet de Bresse. Je découvre les vieux vins Jaunes et suis surpris par leur jeunesse.
10) Château Chalon Macle 2000.
Morbier jeune, Gouda 48 mois et Comté 24 mois de Marie Quatrehomme.Le coup de cœur de la soirée pour moi. Un vin d’une finesse et d’un équilibre superlatifs, cristallin, d’une grande délicatesse et d’une infinie complexité. De surcroit, c’est encore un bambino à l’aube de vie que l’on imagine quasi infinie…
L’alliance avec le comté 24 mois de Marie Quatrehomme est une joute au sommet !11) Vin Jaune 2005. Fruitière vinicole de Voiteur.
Morbier jeune, Gouda 48 mois et Comté 24 mois de Marie Quatrehomme.Pas de notes prises sur ce vin. Je m’étais sûrement envolé sous d’autres cieux avec le breuvage suscité…
12) Macvin Macle.
Glace aux noix de Berthillon, glace à la vanille de Madagascar de François Théron, figues sèches, pruneaux et pâte de coing de Marie Quatrehomme.Extravagant … c’est le terme qui qualifie le mieux le souvenir gustatif que me laisse ce Macvin… et sa fabuleuse association aux glaces Berthillon et Théron. Certes il désarçonne et dérange par sa singularité. Mais je crois qu’il ne faut pas chercher de référentiel auquel le comparer, et plutôt se laisser conduire par l’explosion des arômes en bouche: orange amère, chocolat, liqueur de prune…
Une conclusion en apothéose pour cette magnifique soirée … une de plus !Olivier
- 14 novembre 2012 à 4h26
- in reply to: Où acheter un Vin de Porto
Je vais passer le we du 1er décembre à Porto. Ce sera l’occasion de découvrir la ville … mais aussi de gôuter et d’acheter.
Avez-vous des adresses de cavistes spécialisés dans les vieux porto vintage ? J’ose rajouter … sérieux .. 😉Merci d’avance..
Olivier
- 14 novembre 2012 à 4h16
- in reply to: Attention faux RAYAS 1978:X
Discuté avec Laurie Matheson avant la vente : les rayas 1978 originellement au catalogue font partie d’une cave complète à la vente. Bouteilles encavées depuis l’origine, qui n’ont pas bougé a priori. L’explication est peut-être (je dis bien peut-être) à aller chercher du côté de l’histoire familiale…
1978 est l’année du décès de Louis Reynaud, auquel succèdera Jacques. Années perturbée donc. D’ici à imaginer plusieurs mises, et une variabilité dans les étiquettes, il n’y a qu’un pas..
Ceci étant dit, le retrait des bouteilles à la vente me semble sage, puisque aucune preuve de l’authenticité ne peut être matériellement fournie.
Olivier
- 30 octobre 2012 à 4h34
- in reply to: Quand Catherine et les garçons font des mouillettes au pain d’ épice avec un Yquem 96 !!!
Dans tous les cas, cela promet de futures joutes passionantes sur le thème Bordeaux !
- 29 octobre 2012 à 23h30
- in reply to: Quand Catherine et les garçons font des mouillettes au pain d’ épice avec un Yquem 96 !!!
Après les superbes compte-rendus de mes acolytes (!), je vais tenter de transformer mes quelques notes de dégutation en prose agréable à lire …. 🙂
Effectivement la tension était palpable sur la ligne de départ… boire du Bordeaux serait-il devenu ringard ? un passe-temps pour investisseurs argentés ? Etait-il encore possible de prendre autant de plaisir à déguster un second cru classé qu’une quille biodynamiste de Loire ou du Languedoc ? On évoquait ça et là Parker, le chêne neuf exubérant, les prix stratosphériques, l’engouement chinois, etc … Il fallait en avoir le coeur net.
Donc pour cette première session girondine (il y en aura d’autres .. mais chuuut), Daniel avait adroitement melé cru re-connus et challengers, à l’aveugle.
L’entre-deux mers Sainte-Marie 2009, cuvée réserve ouvrait la sessions sur des notes florales, désalthérantes. Vin agréable, simple, parfait pour ouvrir le bal.
L’occasion de découvrir un superbe crachoir hand-made & customized for Daniel (Valérie PERRIER à Champigny sur marne)1. Caillou Blanc de Talbot 2007
Rillettes de saumon, roquette et tomate séchée
Beau nez citronné, buis. Belle acidité. C’est droit. On évoque la question du sucre résiduel, interrogation qui prend tout son sens sur l’accord, qui confère au vin un coté « demi-sec ». Le vin est charmeur, mais il me semble que les rillettes auraient mérité une tension et une acidité plus vives.2. Les Plantiers du Haut Brion 2007
Huitre chaude à la julienne de légumes
On monte d’un cran en complexité. C’est à la fois rond et gras, superbement équilibré avec un bois parfaitement absorbé. L’amertume en finale lui confère un touche distinguée qui nous ravit. L’accord aves l’huitre chaude est parfait.3. Y d’Yquem 2004
Pot au feu de foie gras
Les premières gorgées précèdent le silence … on se regarde … ce silence est aussi d’Yquem … comme l’aurait dit le regreté Frédéric Dard. Avant que ne soit révélée l’étiquette, l’avis est unanime : on est en présence d’un grand blanc (ce ne sont pas les quelques squales présents ce soir là qui me contrediront ..). Tactilement, c’est superbe : quel toucher de bouche. On est sur de la soie, de la craie fine, qui caresse à chaque gorgée nos palais. L’accord avec le pot au feu de foie gras est magnifique.4. Château le Puy 2003
5. Branaire Ducru 2003
Assiette de terrines, magret fumé, lonzo, …
Ca cause rustique tout d’un coup avec Le Puy 2003. Mais à l’évidence c’est bon et on se fait plaisir. Franc, sans ambages, simple et discutant d’homme à homme avec les terrines et les cèpes grillés. Une belle surprise et un très bon rapport qualité prix. De là à lui décerner la goutte de Dieu ultime …
Du coup, je prends beaucoup moins de plaisir avec le Branaire Ducru 2003. Son classicisme ne m’émeut guère. Je lui préfère la simplicité et le fruit de l’idole des nippons.6. Chateau Meylet – Saint Emilion 2001
7. Angélus 1998
8. Léoville Barton 1985
Navarin d’agneau aux petits légumes
En challenger qu’il est, Meylet 2001 est une jolie surprise. Angélus est décevant. Fermé, recroquevillé, avec un boisé persistant. Une déception pour ce vin que j’avais beaucoup mieux gouté – paradoxalement – il y à 6 ans. Problème de bouteille ? Phase ingrate pour ce vin ? Ouvert trop tardivement ? Léoville Barton est tout en classe, fin, équilibré, avec d’élégantes notes mentholées qui lui confèrent un coté frais, désalthérant, probablement renforcé par le fait qu’il succède à Angelus.9. La Mission Haut Brion 1988
Fromages
Magnifique d’élégance, de finesse. Il ne cesse d’évoluer dans le verre. C’est complexe, entre tabac blond, notes fumées, cèdre, et cuir. Un vin qui mériterait presque d’être bu pour lui même10. Sauternes Rousset Peyraguet Crème de tête 1995
11. Yquem 1996
Tatin de la patisserie des rêves (Conticcini)
Le Rousset Peyraguet est une bombe, explosive de fruit, de sucre, avec une acidité remarquable qui le tient debout. C’est un vin de méditation, à boire pour ce qu’il est. L’accord avec le Rousset Peyraguet est trop riche à mon goût. Avec Yquem, le dialogue s’établit naturellement. La tension et la longueur du vin tiennent tête au sucre du dessert. C’est un accord d’une grande finesse, sans qu’aucune des parties ne prenne durablement le dessus. Superbe.Olivier
- 15 mai 2012 à 21h16
- in reply to: LPV Paris-Est « Catherine et les garçons » : da dou Rhône Rhône Rhône…
Blancs
1) Coudée d’or 2009 – Domaine Viret :
Nez expressif, des notes de mirabelle. Vif, équilibré, il s’arrondit, se polisse en quelques minutes dans le verre. L’accord avec le Saintt Pierre est effectivement très adéquat (le laurier se marie à merveille)2) Côtes du Rhône Vie on y est… 2009 – Domaine Gramenon
Nez prononcé de pêches, fleurs blanches. En bouche, notes anisées, une très belle amertume. Un vin fin et précis, qui dialogue parfaitement avec la chair du Saint PierreRosés
3) Tavel 2009 – Château d’Aqueria
1er nez sur la fraise. Le vin est bien fait, mais ne suscite pas une grande émotion. Malgré tout, il reste droit, tendu et prend toute sa dimension sur le gaspacho4) Tavel 2009 – L’Anglore
Nez de fraises (écrasées), de petits fruits rouges. Le vin est très gourmand, mais l’amertume très prononcée en fin de bouche me gêne.5) Côtes du Rhône 1991 La Pialade
Nez de framboise, de fruits rouges mûrs. Que c’est agréable ! Après 21 ans de détention, il reste encore du fruit .. c’est assez incroyable. Une jolie texture, un vin (encore !) frais, délicat, qui évoluera dans le verre toute la soirée sans perdre de sa superbe. Une belle surprise pour un rosé de cet âge.Rouges
6) Vacqueyras Le Clos 2006 – Montirius
Notes de fruits rouges très murs, le vin est puissant, mais reste équilibré7) Costières de Nîmes Capitelle des Mourges 2006 – Château Mourgues du Grès
Trop boisé pour moi également.8) Les Eglantiers 1998 – Domaine La Réméjeanne
Nez de cuir et de fruits rouges très murs, belle structure, agréable9) La Mémé 2004 – Domaine Gramenon
(aie … plus de notes …)10) Réserve 2005 – Château de Fonsalette
Un magnifique vin, équilibré, tendu, puissant tout en restant vif, un joli toucher de bouche. J’ai vraiment aimé.11) Muscat Beaumes de Venise 2008 du Domaine des Bernardins
Un parfait équilibre entre douceur, vivacité et rondeur. Superbe et parfaitement en harmonie avec la salade de clémentines au Muscat Beaumes de Venise agrémenté de badiane, zeste de citron vert et de vanille.Une framboise Brana pour terminer cette très bonne soirée
Encore merci à D&D pour leur accueil et rdv en juin pour poursuivre notre formation continue … en Roussillon … depuis Fontainebleau !
- 3 mars 2012 à 4h57
- in reply to: Des formations dans le monde du vin (oenologie, caviste etc…)
Bonsoir,
Je suis actuellement en train de me documenter sur la formation a distance BTS viti/vini
Pourriez-vous me dire où vous l’effectuez ?
Certains sont-ils plus reconnus que d’autres ? (Montpellier, Bdx, Dijon, …)Merci de vos infos
Cdlt
Olivier- 24 décembre 2011 à 1h13
- in reply to: Catherine et les garçons : au septentrion du Rhône !
C’est du lourd en effet !!
:)-D- 23 décembre 2011 à 19h38
- in reply to: Catherine et les garçons : au septentrion du Rhône !
Je vous livre les notes que j’ai pris lors de cette mémorable soirée :
CR:
Les blancs
Condrieu De Ponçins 2009, François Villard
« Gambas à la vanille Bourbon, sauté de poire au gingembre »
Nez de viognier expressif, mais qui reste élégant, discret. Notes de fenouil, d’anis.
En bouche, c’est très précis, et aussi élégant qu’au nez. C’est frai et fin. Légère surmaturité perceptible.
Le coté « doucereux » de la poire engage une intéressante discussion avec la minéralité du vin. L’accord est sublime.
On commence très fort…Crozes-Hermitage 1998, Marc Sorrel
« Chair de tourteau sur son lit de céleri rémoulade et sa salade romaine »
Le nez est déviant. Le vin est tout sauf franc. On se pose la question… Bretts ? Réduction ? Mauvaise bouteille ?
Malgré une aération prolongée qui tend à estomper quelque peu le défaut, ce dernier reste présent.Hermitage 2008, Jean-Louis Chave
Hermitage 2001, Jean-Louis Chave
« Pétoncles sautées, sauce crème fraîche à l’estragon »
2008 : le premier nez reste discret (température un peu fraiche), puis s’ouvre petit à petit : fleurs blanches, noisette, vanille, ..
C’est complexe. En bouche, le vin est parfaitement défini, très long. Encore une fois, avec son rechauffement dans le verre, il s’installe plus largement en bouche. Quelle longueur mes amis ! C’est pour moi un parfait exemple du plaisir que l’on peut avoir à boire un hermitage blanc dans sa petite enfance..
2001 : le nez est plus puissant, les arômes plus évolués (vanille, miel), le tout donnant une impression de moindre complexité que son cadet. En bouche, c’est gras mais le vin reste assez monolithique, et ne parvient pas à occuper la totalité de l’espace qui lui est réservé. Est-il dans une phase de repli temporaire ?Hermitage De l’Orée 1995, M. Chapoutier
« Pot-au-feu de foie gras de canard »
Robe jaune dorée, nez puissant, très fumé, acidulé. En bouche, je suis surpris par la fraîcheur, l’acidité et la finesse que ne me laissait pas augurer le nez. L’accord est peut être un peu déséquilibré, le vin étant un peu « musclé » pour le sublime et très fin pot-au-feu de foie gras.Les rouges (moins de notes prises … peut-être me suis-je laissé aller à un certain hédonisme…)
St Joseph Les Serines 2001, Yves Cuilleron
« Terrines de gibier (sanglier, lièvre, chevreuil), oignons et noisettes grillées, framboises, figues sèches »
Nez légèrement mentholé. C’est frais, avec de jolis tanninsCornas Chaillot 1999, Thierry Allemand
« Même plat »
C’est fruité, et gourmand. Quelle jeunesse et quelle buvabilité (j’ai le souvenir de Cornas plus trapus, écrasant parfois le plat associé). Belle découverte pour ma part, que ce vin de T. Allemand. Je vais en approvisionner quelques quilles !Côte-Rôtie La Landonne 1987, E. Guigal
« Noisettes de filet de cheuvreuil sauce Grand Veneur, bâtons de céleri rave »
Nez évolué, fin, évoquant le tabac blond. La bouche est toute en suavité. C’est équilibré, disgeste, magnifique !Côte-Rôtie La Belle Hélène 1999, Michel & Stéphane Ogier
« Même plat »
Robe très foncée, nez puissant. La bouche est ample, opulente. Malgré cette impression de force, le vin garde une belle acidité qui le rend incroyablement équilibré. C’est long. Quel potentiel !« Plateau de fromages (Saint-Nectaire, mimolette, tomme, St Marcellin) servi sur l’ensemble des vins restant »
Bubulles
Clairette de Die Tradition, Domaine Achard-Vincent
Bûche glacée litchi/framboise, maison Berthillon
Pas de note prises. La Clairette fut un choix parfait pour accompagner la glace de chez Berthillon et équilibrer son acidité.Merci à nouveaux à Dominique et Daniel pour l’accueil et la coordination magistrale de cette soirée.
Bon Nöel, et rendez-vous très bientôt pour une soirée Alsace qui s’annonce tout aussi intense !Olivier
- 23 décembre 2011 à 18h54
- in reply to: Catherine et les garçons : au septentrion du Rhône !
Y a des artistes en allemagne ?
(Bon je sors … je sais !)
😉- 26 septembre 2011 à 2h43
- in reply to: LPV Paris-Est » Catherine et les garçons »: direction le nord du Sud-Ouest. :P
Bonsoir,
Je vous livre à mon tour mes impressions :
1. Gaillac mousseux – Mauzac nature – domaines Plageolles
Au nez, arômes de pomme verte. En bouche, le vin est très désalthérant, acidulé. C’est plaisant, parfait pour ouvrir le bal !2. Vin de pays du Comté Tolosan. Le sec du Clos 2007. Vin de lune du Clos Triguedina.
thon cru, sésame grillé, menthe, champignons de Paris.
Des notes de citron vert, de pamplemousse. C’est fruité, long et précis en bouche. Plaisant.3. Bergerac l’Extase 2010. Domaine de l’ancienne cure
Salade d’espadon au pamplemousse rose, crumble amande, ail, gingembre, noisettes grillées
Un nez de litchie et de rose qui évoque de vieux riesling dégustés l’hiver dernier à Strasbourg… En bouche, c’est très minéral, et unidimensionnel. Cette dissociation nez/bouche me perturbe.4. Vin de Pays du Périgord 2002. Chateau Tirecul la Gravière.
Noix de St Jacques crues parfumées à l’ huile de truffe blanche, entourées de jambon cru.
Le nez est très iodé / coquilles d’huitres. En bouche belle acidité. Je suis enthousiasmé par la belle amertume en finale (gingembre, poivre). L’accord est divin !5. Vin de Voile 1983. Domaine Plageoles.
Vieux comté affiné 24 mois / noix
Un moment fort de cette soirée. Quelle frâicheur pour un 1983. L’accord (jurassien) avec le vieux comté (fondant) est sublime.6. Fronton. cuvée Don Quichotte 2007. Domaine Le Roc.
Fricassée de coeurs de canards aux oignons caramélisés.
Nez très expressif, violette, réglisse, épices. C’est frais, fruité, croquant, et gourmand.7. Côtes du Marmandais. Clos Bacquey 1998. Elian Da Ros.
Tranche de boudin noir façon Christian Parra à la plancha, poivronade.
Vin magnifique (réchauffé en main quelques minutes). Précis, fin, de très beaux tannins, une caresse en bouche ! Encore un bel avenir. Ma découverte de la soirée.8. Cahors – Un jour sur terre 2006 – Le Clos d’un jour
Magrets de canard à la plancha, fricassée de cèpes frais, dés de céleri
Nez empyreumatique (cacao, grillé). En bouche, je le trouve qu’il manque d’épaisseur, de dimensions. Petit astringence qui me gêne.9. Cahors. Les Laquets 2004. Domaine Cosse-Maisonneuve.
Magrets de canard à la plancha, fricassée de cèpes frais, dés de céleri
Nez mentholé, frais. La finesse des tanins est surprenante. C’est un vrai plaisir.Je n’ai pas pris de notes pour les deux vins de dessert, subjugué que j’étais par le vin d’Autan de Plageolles. Un vrai vin de méditation.
Merci à nouveau à Dominique et Daniel pour leurs idées culinaires « catalysantes » (:P)
Cette dégustation fut une parfaite démonstration de la qualité atteinte aujourd’hui par certains vignerons du sud-ouest septentrional. Il nous reste à clore la boucle avec le sud sud ouest !Olivier
- 27 juin 2011 à 16h02
- in reply to: LPV Paris-Est » Catherine et les garçons » session 3 : le Languedoc, c’ est pas du toc !!
J’ajoute quelques commentaires issus de mes notes … (vous noterez qu’après le Mas Jullien la densité de prise de note a ostensiblement diminué…;) )
Blancs:
1) Vin de Table – Le temps des cerises. Peur du rouge 2009. blanc Axel Prufer. (100%Viognier)
purée de tomates confites/ tapenade/purée d’ aubergines sur pain grillé aillé.
Robe jaune orangée, trouble.
Nez muscaté, mandarine, anis, melon
En bouche, acidité mesurée, toute petite structure.. le vin s’effondre rapidement. Manque de tension
Le vin divise l’équipe .. pour ma part, il ne m’a pas convaincu en tant que tel, ni dans l’accord proposé. Daniel suggère une alliance avec un glace à la violette ou des abricots secs2) Vin de Table – Cal Demoura. Parole de pierre 2008 – (35 % chenin – Roussane – Petit Manseng – Grenache blanc)
petite salade d’ avocats, maïs,pamplemousse,crabe, gingembre.
nez sur les agrumes, fenouil et un côté anisé
En bouche, le vin est équilibré avec une belle amertume en finale
L’ accord sur la salade est superbe3) Pas de l’ Escalette Les Clapas. 2009
petite tarte au saumon frais et au fenouil.
On retrouve le coté anisé de son prédécesseur, avec des notes de fenouil. En bouche c’est un peu plus long et précis
Je confirme une forte attente sur la recette ….4) Clos Marie Manon. 2008
saucisson sec des Cévennes. tomates cerise épluchées et marinées.
Le nez reste dans la lignée des deux précédents, mais plus expressif
Equilibre magistral en bouche, de la tension, de beaux amers, une superbe finale
Très bel accord avec les tomates « aillées »
Daniel suggère également l’accord avec une brandade de morue5) Daumas-Gassac Blanc 2009.
poissons à l’ escabèche, tendance espagnole : calamars, couteaux, poulpes, moules.
Nez très viognier du sud, très mur mais pas très complexe
En bouche, pamplemousse rose, presque trop acidulé. Le milieu de bouche est assez mou, la complexité absente.
Tout cela manque de tension. La bienveillance de quelque-uns suggère de le revoir dans quelques années. Sans conviction pour ma part.Rouges:
6) Faugères 2007. Léon Barral
pruneaux au lard.
C’est du fruit à croquer, très gourmand avec une jolie acidité qui me ravit (trop vive cependant au goût de certains). L’accord avec les pruneaux au lard équilibre justement cette acidité. La preuve qu’un vin peut (doit) désaltérer !7) Minervois – Sénat le bois des Merveilles 2004
8) Mas Jullien 1998.
petite terrine d’ agneau de pré salé. conserverie St Christophe.
Le Bois des merveilles : en bouche, pruneau, réglisse. C’est puissant, structuré mais un peu « lourd » au regard du coté aérien du Mas Jullien 1998. Pour ce dernier, j’ai eu l’impression de m’élever… c’est un vin de méditation, sobre, fin, droit, désaltérant (j’y reviens !), complexe. Un toucher de bouche magnifique – soyeux – et une finale sur le zan
La première grande émotion de la soirée9) Peyre Rose Clos des Cistes 2002
10) Montcalmes 2002 (Syrha 60% – Grenache 20% – Mourvèdre 20%)
lapin mariné cuit au feu de bois + chutney de figues et de pruneaux..
A ma grande surprise, le vin de Marlène Soria ne colle pas avec les attentes. Il reste assez animal, sans grande finesse. Où sont donc cette finale mentholée et ce nez d’herbes de guarrigue que j’avais tant apprécié sur les deux cuvées du domaine en 1998 ? Le vin est il dans une phase de repli ? Est-ce une bouteille défectueuse ? Une inversion de carafe (Je n’ose y croire..). Je reste très perplexe et me promets d’en regoûter une très bientôt pour ne pas rester sur cette impression.
C’est magnifique, moins subtil certes que le Mas Jullien 1998 mais quelle longueur et quelle expressivité !
Bel accord avec le lapin11) Grange des Pères 2007.
saint Marcellin, purée d’ olives selon l’ accord génial de Faure-Brac.
Nez d’une persistance folle, immédiatement explosif, avec des notes épicées, de fumé, de fruits très murs. Quelle complexité. Quelques minutes plus tard, c’est toujours aussi fin et intense.
En bouche, c’est très dense, mais fin et équilibré. Quel toucher de bouche encore une fois !Dessert:
12) Mas de Martin cuvée luxure 2007
13) Muscat de St Jean du Minervois vv. cuvée Nicolas 2004. Domaine de Barroubio.
mousse au chocolat
A vrai dire j’ai beaucoup plus le souvenir de la délicieuse mousse au chocolat de dominique que des accords avec les deux quilles sus-citées !
Le muscat était plus équilibré avec un nez persistant d’amande amère presque trop prononcé à mon goût.Pour terminer, un grand merci à Dominique et Daniel pour l’organisation, l’inventivité des accords, …. et la logistique !
Vivement la prochaine… dans le sud-ouest !
Olivier
- 12 février 2011 à 20h29
- in reply to: LPV Paris..; Acte fondateur ?
Bonjour Catherine,
C’est avec grand plaisir que je rejoindrai le groupe pour la session qui suivra celle du 21 mars.
D’ici là, je souhaite à chacun de belles émotions bacchiques.. et une belle soirée du 21 !Olivier
- 11 février 2011 à 23h24
- in reply to: LPV Paris..; Acte fondateur ?
Bonsoir à tous,
J’ai pu échanger avec Daniel hier au Chemin des Vignes sur la création de LPV Paris .. quelle bonne nouvelle !
Je suis très .. voire plus que très … partant pour contribuer, et m’impliquer.Seulement je ne serai pas dispo du 21 au 29 mars … ah les vacances au soleil !
Donc s’il est possible d’intégrer l’équipe malgré mon absence le 21 mars (qui semble être la date retenue ..), ou à une autre date, je suis disponible.
Si non, tant pis .. avec beaucoup de regrets ..Dans l’attente de vos retours
Bon we
Olivier- 6 novembre 2010 à 14h28
- in reply to: Grand Tasting 2010 Paris
Bonjour à tous,
Réservé sur le site :
– le génie de la Loire (Clos-Rougeard, Foreau, Dagueneau, Mellot ..)
– le genie de Chambertin
– VDN (millésimes 1900, 1925, …)Semble intéressant :
– Taittinger
– Pichon-Comtesse (avec le sublime 1995, et le 1989)
– Krug
– Les étoiles de Pomerol (le contenu n’était pas encore en ligne hier… Un Lafleur et/ou Eglise-Clinet serait bienvenu.. 😉 )Je confirme que la dégustation le génie du vin, à 200€, est un (voire deux ou trois) ton (s) en dessous de ce qui se faisait les années précédentes (ah les souvenirs de Dom Périgon Oenothèque 1962, d’Yquem 1947, de Beaucastel 1981, …)
Olivier