Serge Olivier

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  • Serge Olivier
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    CR: Domaine Eric et Bérengère Thill – Côtes du Jura chardonnay De Marne et d’Argile 2022

    Je sais bien que nous ne sommes qu’à la fin janvier mais néanmoins cette bouteille est d’ores et déjà nommée pour l’oscar moriendesque du meilleur vin 2025. Il faut dire que ça commence bien dès le nez : du fruit, du caillou, une touche fumée, je suis impatient de goûter le jus.

    Et la bouche confirme cette bonne impression en trouvant un équilibre assez remarquable entre le côté ébouriffant des chardonnay jurassiens et une élégance toute bourguignonne. Il y a un peu de gras, un peu de fruits jaunes, de la puissance, c’est excellent. J’ai pris beaucoup de plaisir avec cette bouteille.

    Serge Olivier
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    CR: Domaine Bonnet-Huteau – Muscadet Sèvre et Maine Clos Moulin Chartrie 2023

    Du domaine, je connaissais la cuvée « Les Bonnets Blancs » que j’ai bue une paire de fois et qui ne m’avait guère enthousiasmé. Il en va différemment de ce parcellaire. 

    Robe claire, nez peu disert, c’est en bouche que ça se passe. Le vin est très vif, à la limite d’agacer les dents, et définitivement « minéral » avec de la pierre mouillée et des agrumes. Il s’assagit quelque peu à l’aération et propose plus d’agrumes et un côté floral. Il a très bien accompagné des toasts à la truite fumée en coupant dans le gras du poisson comme un katana. Chouette Muscadet !

    Serge Olivier
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    CR: Domaine Marcel Lapierre – Morgon 2022

    OK, une fois n’est pas coutume, je ne vais pas faire de phrases pour parler de ce vin. Glouglouté au restau, ce Morgon s’est avéré parfait dans un registre facile, immédiat, avec du fruit, du plaisir et encore du fruit. C’est bon et ça met de bonne humeur ce qui est déjà pas mal.

    Serge Olivier
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    CR: Domaine Camin Larredya – Jurançon sec La Part Davant 2022

    Je ne connais que les Jurançons du domaine, c’est donc ma première rencontre avec un sec. La robe est canari et le nez propose quelques arômes de fruits exotiques.

    La bouche est déroutante pour quelqu’un qui comme moi reste sur l’idée que les Jurançons secs dépotent sévère côté acidité : c’est rond, assagi, comme un vieux clébard qui réchauffe ses os au coin du feu. Je relis l’étiquette histoire de m’assurer que je ne me suis pas trompé de bouteille, mais non, on est bien au pied des Pyrénées. Il y a tout de même ce qu’il faut de vivacité même si le vin manque clairement de complexité, ce que je mets sur le compte de son jeune âge.

    En tout cas, il n’y a aucun doute que nous vivons dans un nouveau monde où les Jurançons secs sont limite opulents. J’en profite pour vous mettre un lien vers un morceau que j’écoutais en écrivant de CR et dont l’ambiance correspond bien au vin.

    Serge Olivier
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    CR: Domaine Barraud – Pouilly-Fuissé Sur la Roche 2018

    Belle robe mimosa, nez assez discret sur des notes florales et du grillé. L’attaque en bouche est boisée, avec un vanillé un peu lourdingue qui provoque chez moi une petite grimace. Je repose le verre et je le laisse s’aérer.

    Une petite heure plus tard, ça va mieux : le vin est ample, puissant, avec une colonne vertébrale acide qui donne du peps et des notes grillées qui disparaîtront définitivement le deuxième jour. La bouteille est plutôt démonstrative, bling-bling, du type à porter une Rolex car en Bourgogne on n’est pas du genre à rater sa vie ; néanmoins c’est indéniablement réussi et plaisant. Accord assez bof avec des makis qui eussent préféré un vin plus austère et meilleur le lendemain avec un poulet à la crème et ses champignons et poireaux.

    Serge Olivier
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    CR: Domaine François Carillon – Bourgogne Aligoté 2022

    Le dernier Aligoté du domaine que j’ai bu était le 2017. C’était un excellent vin dont le souvenir a d’ailleurs déterminé l’acquisition de cette bouteille. Ce 2022 n’est pas parvenu à se hisser à la hauteur de son prédécesseur, sans démériter pour autant.

    La robe est très claire et le nez frais mais peu expressif. La bouche est tendue, citronnée, avec une pointe de gras, mais reste dans l’ensemble un peu monolithique. Bu sur une quiche de poireaux et saumon fumé, la vivacité du vin a bien tranché dans le gras du plat sans lui apporter grand chose aromatiquement parlant. Un bon vin mais qui à 20€ prix caviste a un peu de mal à justifier son coût. Mais n’est-ce pas le cas de la quasi totalité de la production bourguignonne ?

    Serge Olivier
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    CR: Domaine Elian Da Ros – Côtes du Marmandais Le Vignoble d’Elian 2020

    Donc : Cabernet franc 50%, merlot 30%, syrah 20%. La robe est carmin et les larmes épaisses (13,5°). Le nez est mutique. La bouche est plus expressive bien que stricte, voire corsetée par une austérité et des tannins aussi empathiques que des gardiens de goulag. Servi en accompagnement de tournedos de canard au foie gras, le vin boude et du coup moi aussi. Peut-être était-ce parce que ces tournedos étaient mal nommés car en réalité plus proches de médaillons de foie gras avec un peu de canard autour ? En tout cas, l’accord est raté.

    Le lendemain, les portes du goulag se sont ouvertes, forcées par des saucisses fumées et lentilles qui obligent le vin à donner tout ce qu’il a. Apaisé, il se fait plus séduisant, exhalant des arômes de fruits noirs, devenant peut-être pas enjôleur mais du moins plus aimable. Cette bouteille est probablement en phase de fermeture même si une certaine austérité me semble caractéristique, d’après ma petite expérience, des vin d’Elian Da Ros.

    Serge Olivier
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    CR: Château La Pointe Chantecaille – Saint-Émilion 2018

    Il s’agit d’une cuvée 100% merlot. Belle robe carmin et joli nez sur les fruits rouges. La bouche est séduisante, toute en douceur, avec des tannins soyeux et une ampleur certaine sans doute due au millésime chaud. Bonne longueur qui révèle quelques notes boisées qui ne sont pas gênantes, on a affaire à un vin aussi équilibré que séduisant.

    Au final, une très belle découverte. Après le fort bon Grand Corbin-Despagne 2009 dégusté récemment, je me demande si, au moins à mon goût, l’avenir de Bordeaux ne s’incarne pas plutôt rive droite que rive gauche.

    Serge Olivier
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    CR: Domaine Robert Roth – Alsace Riesling Hornstein 2022

    Bouteille bue avec un ensemble de sashimis, sushis et makis et le lendemain avec des moules marinières. Belle robe légèrement dorée, nez expressif sur les agrumes.

    La bouche est vive, tendue, plus sur les fruits blancs que sur les agrumes. La longueur est moyenne mais le vin est très agréable et appelle à se resservir. Le lendemain, des fruits exotiques font une apparition intempestive alors que sur des moules ils n’étaient clairement pas conviés. Mon maître d’hôtel a dû se tromper dans la liste des invités. Un bon vin qui donne envie de découvrir, comme Fred1200, les autres cuvées du domaine.

    Serge Olivier
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    CR: Château Grand Corbin-Despagne – Saint-Émilion grand cru classé 2009

    Bue il y a environ deux ans, une bouteille de ce même vin m’avait laissé dubitatif. J’aime bien utiliser l’adjectif « dubitatif » qui me fait passer pour un dégustateur aguerri qui prend les déceptions et les surprises inhérentes au vin avec la nonchalance que seule confère une grande expérience et le recul d’un amateur aguerri qui en a goûté d’autres ; alors qu’en réalité j’étais furax en buvant un truc tannique et sans charme.

    C’est donc dubitativement que j’ouvre ce deuxième flacon qui me rend d’autant plus dubitatif que le bouchon se casse dans le goulot. Je ne me démonte pas et je dégaine le bilame : le bouchon plonge brusquement et je suis aspergé de vin. Là, je suis ultra ultra dubitatif. Heureusement les gouttes de liquide qui dégoulinent le long de mon nez péninsulesque ne sentent pas le bouchon, il y a peut-être quelque chose à sauver.

    Un demi bouchon en forme de bras d’honneur flotte sur le jus tandis que j’en élimine patiemment les résidus de mon verre. Une dubitativité ardente m’étreint. Après quelques exercices de respiration anti-stress, je goûte enfin le vin. Beaucoup de fruits, cassis et mûre et une pointe de tabac pour un vin plein d’allant, frais et gourmand, aux tannins fondus. Rien d’austère dans ce vin encore jeune qui ne ressemble guère à celui bu il y a deux ans. Belle longueur sur la cerise qui donne envie de se resservir.

    Une excellente surprise avec ce Saint-Emilion qui procure beaucoup de plaisir. Indubitablement.

    Serge Olivier
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    [quote= »oliv post=1241766 userid=988″]Découverte majeure
    Des scientifiques établissent un lien entre la longueur de vos doigts et votre consommation d’alcool.

    https://www.slate.fr/boire-manger/scientifiques-etablissent-lien-longueur-doigts-consommation-alcool-main-taille-mesurer-rapport-indice-manning-2d-4d-troubles-abus-testosterone-dependance-alcoolisme-sante%5B/quote%5D

    Je viens de vérifier deux fois et on n’est pas le 1er avril. Mais la science surprend tous les jours (ou pas).

    Serge Olivier
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    [quote= »Moriendi post=1222491 userid=6994″]CR: Bénédicte et Stéphane Tissot – Arbois chardonnay Patchwork 2018

    Deuxième millésime que je goûte de cette cuvée après 2016 et c’est toujours aussi bien. La robe est couleur paille et le nez délicatement fumé (j’adore) propose des arômes de fruits blancs et jaune (mirabelle).

    La bouche est pêchue, on a affaire à un vin puissant, moins vif que le 2016, mais plus facile, aguicheur, avec une pointe saline qui relance la finale. Bien qu’en dessous du 2016, c’est très bon. Décidément, ce Patchwork est une belle cuvée.[/quote]

    CR: Bénédicte & Stéphane Tissot – Arbois chardonnay Patchwork 2022

    Je suis tenté d’écrire que cette bouteille a été une petite déception mais ce serait injuste : le vin est fort bon mais marqué par le millésime qui lui donne une richesse inhabituelle et supérieure au 2018, pourtant aussi une année chaude.

    Ceci dit, malgré ses 14°, ce Patchwork se laisse déguster très facilement et il a su accompagner divers plats dont des Saint-Jacques et leur fondue de poireaux, même si j’eusse aimé plus de tension et d’énergie. Pour le moment cette bouteille est une belle endormie, qui sait si quelques années de garde réveilleront son feu intérieur ?

    Serge Olivier
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    Arte / Blow-Up : le vin au cinéma
    Joli tour d’horizon, avec quelques belles découvertes pour moi.

    Serge Olivier
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    CR: Domaine Doudet – Corton Maréchaudes vieille vigne grand cru 2003

    Qu’est-ce qu’un Corton d’un domaine peu réputé peut bien avoir à offrir vingt ans après, dans le millésime de la canicule ? J’ai consulté mes amis.
    [list]
    [*]Monsieur pessimiste : Mais il est mort ton pinard et de toute façon il n’a jamais été bon, le millésime craint. C’est fou ce que tu es naïf tout de même.
    [*]Monsieur réaliste : En toute logique spockienne, ça ne devrait pas être terrible. Les statistiques sont de 58,3% pour un vin passé, 31,8% pour un vin pas mort mais décevant et de 14,3% pour une expérience satisfaisante. Les 0,1% restants sont la marge d’erreur.
    [*]Monsieur bon vivant : Wouah, un Corton de plus de vingt ans, trop cool, fais péter, ça va être génial !
    [*]Monsieur un sou est un sou : Non mais sérieux, je ne comprends pas comment tu fais pour mettre autant de pognon dans des vins. En plus tu sais bien que ce que je préfère c’est Mouton-Cadet.
    [/list]
    Et donc la dégustation ? Robe plutôt foncée, tuilée sur les bords. Le nez est ouvert mais discret sur les fruits noirs. Pas de fruits confits, pas de déviances, le vin n’est clairement pas mort. La bouche confirme avec un jus séduisant, étonnamment vif pour son âge et le millésime, du fruit, une pointe d’acidité surprenante qui relance la finale. Ce n’est pas tout à fait du velours mais le vin est confortable, facile à boire sans être très complexe pour autant. Un niveau bon premier cru pour un vin qui tenu le choc des ans.

    Serge Olivier
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    CR: Domaine Mongeard-Mugneret – Marsannay Clos du Roy 2014

    La royauté et le vin, c’est un long compagnonnage dont hélas la partie la plus charnelle, gourmande – nous voulons parler de la dégustation – est souvent passée sous silence. LPV Histoire est d’autant plus heureux de vous livrer ce récit, d’une rigueur historique indiscutable, retraçant un échange entre Louis le xième et son valet Moriendi, qui éclaire les rapports de nos monarques avec la production de la vigne.

    [i]Sire, je reviens de la cave avec un flacon à votre nom
    Ce Clos du Roy a un grand renom ![/i]

    Mais c’est comme il se doit
    Et je m’en pourlèche les doigts ;

    [i]On le dit vif, séduisant et racé,
    De votre majesté le portrait tout craché[/i]

    Allons drôle, cesse de me flatter
    Voyons plutôt quel est ce nez
    Qui annoncé par une robe dorée
    Se drape d’une note citronnée

    Oui ce que l’on hume
    Ce sont certes des agrumes
    Mais c’est sans amertume
    Que s’exprime leur volume

    Allons, je me penche sur la bouche
    Qui par sa vivacité fait mouche
    Le vin loin d’être farouche
    Ne nécessite nulle retouche

    [i]Sire, de vous ce vin peint un portrait fidèle
    Vivace et sublime comme un asphodèle
    De tous les nectars il s’érige en modèle
    Et sa perfection interpelle[/i]

    Moriendi mon valet tu dis vrai
    Mais il est difficile de trier le bon grain de l’ivraie
    Et ce n’est que dans l’ivresse
    Que l’homme découvre la sagesse

    Ce Marsannay m’ouvre les yeux
    Et de ta flatterie je vois l’enjeu
    Et si je te condamne aux galères
    Tu me feras le plaisir de t’y plaire.

    Serge Olivier
    Participant

    CR: Viña Zorzal – Navarra Malayeto 2021

    Il s’agit d’une sélection parcellaire de grenache. La robe est étonnamment claire, d’un rubis lumineux. Le nez est tout d’abord renfrogné avant de s’ouvrir timidement sur des arômes de fruits rouges.

    La bouche propose un plaisir immédiat basé sur une belle vivacité et un côté suave et gourmand. Le vin semble néanmoins un peu sur la réserve, à attendre donc car le potentiel semble là pour plus de longueur et de complexité.

    Serge Olivier
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    CR: Domaine Vincent Denis – Montlouis Terres Blanches sec 2020

    Robe bien dorée et nez assez indéfinissable où surnagent quelques fruits blancs dont de la poire et une pointe de miel. La bouche assaille d’emblée mon PdF avec une amertume inattendue avant que la pomme ne s’en mêle.

    Le vin développe une touche crémeuse tout en se montrant indubitablement sèche. Le vin est bien fait mais ne me touche pas. Je ne parviens pas à le trouver réel, un peu comme un automate qui entame une danse lorsqu’il est remonté. Oui je me rends bien compte que cette métaphore est plutôt du genre tirée par les engrenages mais je ne sais pas comment dire autrement que je suis resté extérieur à l’expérience de dégustation.

    A noter qu’il y a quinze jours j’ai goûté la cuvée « Terres Nobles » à base de 80% de chardonnay et 20% de chenin qui ne m’avait guère emballée et m’avait laissé la même impression de passer à côté du vin.

    Serge Olivier
    Participant

    CR: Thierry Landry – Chinon Clos Guillot vieilles vignes 2011

    Thierry Landry est certainement un agent dormant de l’étranger. Je ne vois pas d’autre explication au fait que ses vins soient passés sous le radar de LPV depuis les débuts du forum. Et pas que LPV ! L’internet est quasiment muet à son sujet et j’ai trouvé les maigres renseignements ci-dessus sur un site en japonais !

    Et cela me chagrine d’autant plus que si j’en juge par l’unique bouteille bue du domaine, on a affaire à un vigneron de talent. Je ne sais plus comment je suis entré en possession de ce flacon. Toujours est-il que je me suis décidé à le déboucher ce week-end et bien m’en a pris. Pourtant, du cabernet franc d’un domaine inconnu, je craignais le pire. On m’aurait dit que j’allais m’extasier, j’aurais réagi à peu près comme cela :

    Et pourtant ! La robe est sombre et le nez très séducteur sur les fruits noirs. J’esquisse un pas de danse : ça promet. Je goûte et là j’en reste comme deux ronds de flan. 

    Magnifique toucher de bouche tout en douceur, pas de tannins agressifs, aucune note variétale, le vin déroule une superbe partition gourmande avec une belle profondeur. Je suis épaté, c’est très bon. Je me précipite pour en commander au Japon !

    Serge Olivier
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    [quote= »Kiravi post=1218967 userid=22379″]CR: Domaine des Marnes Blanches – Côtes du Jura – Savagnin – En Quatre Vis 2020

    Contrairement au chardonnay, ce vin semble prêt à être englouti, ce que nous fîmes sans nous faire prier. Je ne sais rien du process. Est-il identique pour les deux cuvées? Toujours est-il que là où le chardonnay est encore marqué par l’élevage, le savagnin affirme sa personnalité, son fruit délicat d’agrume, de noisette, de fleurs, sa finesse. C’est un vin plein de délicatesse, pas radical, qui peut permettre aux hésitants de découvrir le cépage. Il y a du tonus, de la gourmandise et un furieux air de reviens-y. Finale élancée, acidulée, dominée sans outrage par le citron.
    Très très bon.[/quote]

    CR: Domaine des Marnes Blanches – Côtes du Jura Savagnin En quatre Vis 2020

    Il y a quelque mois, Kiravi a pipotronné cet excellent CR dans lequel je me reconnais tout à fait et que je me permets de citer sans vergogne.

    Donc, malgré une robe étonnamment dorée qui m’a un instant fait craindre le pire, ce flacon s’est révélé absolument excellent. Superbe nez floral avec une noisette discrète, bouche traçante avec de beaux arômes d’agrume, c’est épatant et il est difficile de ne pas se resservir. Partisan assumé de la facilité, je me verse un autre verre et je jouis de la finesse du vin et aussi de sa belle longueur. Tout comme Kiravi, je trouve ce savagnin au-dessus de son collègue chardonnay goûté l’année dernière et qui m’avait paru gauche comparé à sa version 2019 et à ce savagnin. Très bien ! 

    Serge Olivier
    Participant

    [quote= »JulienG. post=1234317 userid=22434″]

    CR: Domaine Jean-Paul & Benoît Droin – Chablis 2020

    Le nez est exubérant et boxe clairement dans la catégorie d’un premier cru. Triptyque chablisien entre embruns maritimes, citron jaune et silex, et une note d’élevage lors du premier verre lui donnant des aire de Montmains. C’est clairement bien plus expressif et racé que mes prétendantes dégustations.[/quote]

    C’est là qu’on comprend que ce Chablis vole vraiment haut. 

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