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- 1 août 2014 à 20h13
- in reply to: Domaine Marc Kreydenweiss
c’est intéressant l’idée qu’il soit déjà fatigué au départ. donc un problème de bouteille ou est-ce du au transport (que j’ai pourtant mis dans une glacière) ?
j’ai ramassé des morceaux de schiste du kastelberg et du grès de wiebelsberg.
Quand tu mets de l’eau chaude dessus et que tu essuies, il y a une odeur très forte de pierre mouillée qui se retrouve dans le vin, le schiste étant plus marqué que le grès.
J’ai testé, je raconte mon expérience.J’ai remarqué que le nez très pierreux est similaire sur le riesling wiebelsberg et le riesling kitterlé (gréseux ? je pose la question puisque non prouvé)
sur le même millésime, j’ai comparé riesling wiebelsberg, kastelberg de kreydenweiss et kitterlé de Schlumberger en 2007. Mêmes conditions de service, même température.J’ai changé le sujet, histoire d’accorder en général sur les vins de kreydenweiss.
- 1 août 2014 à 15h02
- in reply to: Domaine Marc Kreydenweiss
comment tu veux que je te prouve ? je n’ai pas la panpolie de petit chimiste pour prouver que les vins A, B et C contiennent les mêmes molécules dans chaque vin cité.
Si tu l’as je serai ravi de l’apprendre.j’ai senti de l’eau de pluie et une sensation très pierreuse en bouche dans les kastelberg et weibelsberg, de plus je l’ai aussi ressenti dans le clos du val d’éléon.
DONC: je reformule : c’est PEUT-ETRE dû au fait que les vignes plongent directement dans un sol pierreux sans trace de marnes ni d’argile.
Je peux juste dire que le Kastelberg 2007 était vraiment trop jeune pour l’apprécier tel quel, beaucoup de nuances de citron vert et d’eau de pluie, avec une sensation sèche et sévère en bouche. Un bébé totalement monobloc.
je suis content que tu aies pu tenir trois jours sans oxydation sur un Clos du val d’éléon. le mien après 24 h ses arômes avaient viré à la pomme et il est devenu plat en bouche.
- 1 août 2014 à 2h51
- in reply to: Domaine Ostertag
Gniii la chance ! jte déteste je n’ai jamais pu trouver une seule bouteille de SGN de riesling Muenchberg de chez lui
Mais heureusement mes VT de 2007 vont me régaler d’ici 10-30 ans ^^Chanceux va.
- 1 août 2014 à 2h42
- in reply to: Conseils pour constitution de cave avec des ALSACES
Beaucoup d’idées à moins de 30 euros inclus.
Sylvaner Vieilles Vignes de chez Paul Blanck
Gewurztraminer Sporen Domaine de la Vieille Forge
Riesling Sommerberg Paul BlanckRiesling Kanzlerberg Gustave Lorentz ou Sylvie Spielmann
Engelgarten Marcel Deiss
Pinot Noir Burlenberg
Pinot Gris Gloeckelberg de chez Fernand EngelRiesling Ollwiller Cave du Vieil Armand
Riesling Wiebelsberg de chez Kreydenweiss
Clos du Val d’Eléon pinot gris/rieslingRiesling Geisberg de André Kientzler
Chasselas VV de chez Schoffit
Riesling Rangen Schistes
Pinot Gris Rangen Cos Saint ThéobaldPinot Gris Hatschbourg Dominique Meyer
Sylvaner Zotzenberg Armand Gilg
Riesling Kitterlé chez Schlumberger
Riesling Mandelberg, Schoenenbourg Bott Geyl
Pinot Gris Sonnenglanz, Furstentum
Gewurztraminer SonnenglanzRiesling Pfersingberg Bruno Sorg
Muscat Saering et Spiegel Domaine Dirler-Cadé
Muscat Goldert Clos Saint-Imer La Chapelle + VT Ernest Burn //// Riesling Pfingstberg Valentin Zusslin
Pinot Gris Clos Saint-Landelin Domaine Muré. /// Riesling Vieilles Vignes Laurent Barth
Sylvaner Oscar Clos Saint-LandelinRiesling Engelberg André Pfister
En espérant t’avoir indiqué des idées
- 1 août 2014 à 2h28
- in reply to: Domaine Schoffit
Soyons prudents : l’acidité n’est pas le seul facteur propice au vieillissement. Je le constate dans les Châteauneuf du Pape blancs faibles en acidité mais avec une quantité d’extraits secs considérable. C’est à mon sens, dans le cas du pinot gris du Rangen : beaucoup de gras et d’extrait sec. Et il faut l’attendre au moins 10 ans pour qu’il se « dégraisse ».
Goûter un Pinot Gris du Rangen qui est un terroir propice à la surmaturité, il vaut mieux s’attendre à une quantité de sucres résiduels approchant une Vendange Tardive.
Et les schistes sur sol sombre donnent une finale huileuse qui se retrouve dans les gewurz du domaine.
Le virage qualitatif concerne surtout les millésimes à partir de 2010 avec moins de sucres et moins de volume. Mais ils restent de solides vins de garde dans le Clos Saint-Théobald.En espérant avoir éclairé certains.
- 1 août 2014 à 2h20
- in reply to: Domaine Marc Kreydenweiss
Bonjour,
je tiens à préciser que tous les vins de Kreydenweiss ont peu de sulfites. ils ne se conservent pas plus de 24 h au frigo.En revanche magnifique Clos du Val d’Eléon 2010 qui se boit très bien déjà.
Les rieslings et les vins contenant une part de riesling ont des nuances très fortes de pierre mouillée, c’est dû aux schistes noirs qui jonchent le sol du Kastelberg.
De plus, le faible taux de sulfites rend impératif une température controlée de vieillissement car je pense que les rieslings du Kastelberg et du Wiebelsberg ont un grand potentiel de garde, et leurs nuances s’expriment totalement dix ans après la récolte.Et ces nuances très sèches et pierreuses rendent ces vins pas commodes pour un palais non habitué aux rieslings sévères, jansénistes.
Même si ce n’est pas recommandé, je conseille de cirer les bouteilles de chez Kreydenweiss afin d’éviter les mauvaises surprises dans le temps.
De plus, si vous transportez ces bouteilles d’un point A à un point B en voiture, soyez très souples sur la conduite et mettez impérativement les bouteilles dans une glacière.- 30 juillet 2014 à 19h18
- in reply to: Château Poujeaux
C’est le Poujeaux le mieux vinifié de l’ère Theil. Le 2002 est une réussite totale. Il ferait la nique à de nombreux vins. Seul le 1928 aurait rivalisé avec lui et le 2010 à terme serait intéressant.
Pour avoir goûté du 2002, 2004, 2006,2007, 2008, 2009 et 2010 : je dirais que 2004 et 2007 sont prêts a déguster. 2002 beau potentiel mais attention a son vieillissement capricieux qui évolue de manière cyclique.
2008 s’ouvre mais a de la réserve pour 4-5 ans et plus. 2009 est trop sûrmuri et boisé, j’ai recraché et vidé dans l’évier. 2010 donne un beau poujeaux frais et long en bouche parti pour dix ans. 2006 un peu strict, janséniste à laisser se détendre encore un peu (2-3 ans)- 30 juillet 2014 à 19h11
- in reply to: Château Cantenac-Brown, Margaux
Bonjour à tous, je lis que beaucoup de Cantenac-Brown avant 2006 ont été trop boisés avec du végétal avec de belles réussites toutefois.
Je tiens à préciser que depuis son rachat en 2005 (la récolte était encore sur pied) par Simon Halabi, le premier grand millésime de renouveau est 2006.
Et depuis il est très régulier en qualité et digère bien mieux son boisé.
Et si vous avez du Brio 2006, gardez en ! Sur toute la récolte, seuls 30% étaient destinés au grand vin. Les 70% restants ont donné en partie du Brio. Qui s’est avéré être une réussite totale pour son prix doux. Et à ce jour seul le 2010 semble pouvoir rivaliser avec le 2006. Gardez le encore pour une apogée incluse entre 2014 et 2020 ( à peu près)- 30 juin 2014 à 16h04
- in reply to: Domaine Bott-Geyl
Bonjour, retour après un long temps d’absence.
Pour avoir travaillé un peu chez Bott-Geyl, c’est quelqu’un de très bien.
Sinon en ce qui concerne les RDV, il faut que ce soit impérativement à l’heure ou pile dans les plages horaires d’ouverture.
Tout le monde travaille beaucoup, et si vous n’êtes pas ponctuels : ca dérange tout le monde. Ils ont pas moins de 15ha de vignes à gérer sans oublier les RDV professionnels à préparer en dépit d’un service d’accueil et de dégustation dédié.Pour avoir ressenti les vins de Bott-Geyl, ils sont très proches du caractère de Jean-Christophe. Généreux avec une sincérité authentique. Le terroir ressort toujours au bout de quelques années de garde. C’était très formateur pour moi d’y travailler malgré l’aspect très fatigant du travail à la vigne.
Nette préférence pour les Rieslings du Mandelberg et du Schoenenbourg, Gewurztraminer Sonnnglanz décliné sous ses divers aspects sec, VT et SGN. J’affectionne aussi le Pinot Gris Sonnenglanz.
Ce qui est extraordinaire c’est que en dépit d’un sol archi-sec et d’un micro-climat solaire, le Sonnenglanz donne toujours des vins d’une finesse gustative et acidulés qui me surprennent toujours ! Ils tirent vers le pamplemousse et le thé avec l’âge.
Le Schoenenbourg a l’air plus imposant, il fait ressortir de très nets arômes d’orange sanguine avec des amers terpéniques. Il a toujours besoin de temps pour digérer son volume et ressortir le fond terroir. N’y touchez pas avant 6-7 ans de repos.
Le Riesling Schlossberg est étonnant avec ses arômes muscatés et sa bouche vive et franche. Surtout en 2011.
Le Mandelberg trahit toujours son origine avec des arômes de fleurs d’amandier et son goût d’amande douce. Toujours floral et tendre en bouche. Il n’en demeure pas moins doté d’un fond énorme de matière en extrait sec.
Je n’ai pas eu l’occasion de déguster encore le Pinot gris Furstentum et le Riesling Grafenreben. Ils dorment dans ma cave !
Bien cordialement.
- 29 décembre 2013 à 17h04
- in reply to: Château Phélan Ségur, Saint-Estèphe
Je viens de déguster un Phelan Ségur 2004 ce midi avec de l’agneau et flageolets (le grand classique :D)
Petit CR à chaud :
Carafé 1h avant le service. Température entre 16 et 18 degrés
Robe grenat sombre qui laisse passer un peu de lumière, disque épais hésitant entre le rouge et l’orange. Sans doute un vin bien au début de son apogée.
Nez doux et fruité de mûre juteuse, myrtille, poivron rouge sucré. une petite touche de noisette qui va et qui vient.
Bouche ultra onctueuse, moelleuse presque ronde, petit rappel de terroir sur les papilles du fond mais rien de serré. Pas très long en bouche
Sensation de plénitude incroyable qui correspond parfaitement à un dimanche serein. Source de contentement.
Très satisfait de ce vin qui m’a bien plu 🙂
- 27 décembre 2013 à 0h33
- in reply to: Alfred Gratien
Bonjour à tous !
je vais faire le CR de la Cuvée Paradis d’Alfred Gratien bue au réveillon la veille de Noël.N° de lot : 33893000 : je n’arrive pas a savoir quel est le millésime qui compose cette cuvée, je ne sais pas comment il faut le lire.
Plat d’accompagnement : Lotte avec du brocoli et des Ratte sautées
Bouteille ouverte 1h avant le service. Température de service 10 à 12 degrés
L’examen visuel révèle un champagne d’une couleur jaune tendre à reflets verts. Bulles très nombreuses, cordons de bulles par dizaines dans le verre ! Bulles très fines à train régulier.
Nez très fruité avec une nuance florale et puis une touche briochée qui évolue dynamiquement vers le café doux puis qui revient vers la noisette. jamais vu auparavant un nez aussi changeant.
Bouche crémeuse aérienne et vive. équilibre magistral, très long en bouche. Je retrouve l’abricot frais, l’aubépine, la touche de café qui vire pralin, noisette et qui revient à la brioche de manière cyclique. ca demeure vif et élégant sans se départir de son envergure.
Très beau champagne qui m’a vraiment surpris. je ne m’attendais pas a du si beau ouvrage.
Bravo à ceux qui ont vinifié cette cuvée ! je tenterai d’en retrouver car il m’a sincèrement fait plaisir et tous les invités ont été bluffés.
Bonnes fêtes de fin d’année à tous ! 🙂 Bien cordialement
- 8 décembre 2013 à 1h33
- in reply to: Bouchard Père et Fils
CR:
Bonjour, je rempile pour une description d’un Vigne de L’Enfant Jésus 2007.Comme c’est bientôt Noël, cela fait une bonne occasion non? ^^
Plat accompagnant ce vin : rôti de biche, purée de céleri et girolles.
Par où commencer?
Déjà quand je l’ai versé dans le verre, la couleur tirait vers le rouge-rose tendre, translucide, à disque légèrement orangé. Comme du cristal coloré.le nez est beau : rose, griotte, amande douce et musc. Discret mais pénétrant.
La bouche, elle, est en revanche sublime. C’est l’alliance de la tendresse humaine et de la grâce. en bouche, ce vin est séveux, beaucoup de griotte, du musc qui ressort très bien, une touche de rose fanée. C’est très long en bouche comme un aria interminable qui va diminuendo sans jamais s’évanouir. comme si ce vin refusait de disparaître trop vite.
C’est pour moi un vin remarquable pour un millésime qui a été compliqué a gérer pour les vignerons dans la côte de Beaune.
Très émouvant car humain tout simplement.NB : Servi ouvert 30 minutes avant et autour de 16 degrés.
Bien cordialement
- 13 octobre 2013 à 16h17
- in reply to: les buveurs d’étiquettes
Mea culpa, j’admets avoir fait des raccourcis trop généralistes.
Effectivement mon message était bien trop court pour inclure toutes les subtilités.
Les modes m’ont enseigné des choses : on en revient toujours. Et si une bouteille me plaît je reviendrai l’acheter puis la déguster au bon moment, peu importe l’étiquette ^^Et c’est difficile de ne pas avoir de préjugés, on tombe facilement dans le panneau.
Le vin c’est affaire de goût.
NB : J’évite de cautionner les caricatures boisées du médoc, si il y a bien une chose dont je n’apprécie pas c’est bien l’excès de boisé, je les boycotte tout simplement en refusant de les acheter. Mais peut être qu’un jour, ils en reviendront de cette mode ? l’espoir est permis 🙂 le terroir est là.
- 12 octobre 2013 à 22h58
- in reply to: les buveurs d’étiquettes
Je me doutais que j’allais me faire taper sur les doigts 🙂
Comme c’est très bien dit dans un post précédent, on finit par dépasser l’étiquette qui est riche en renseignements quand même.
Et je n’ai pas voulu encore m’épancher sur les zones du Languedoc car je n’ai pas pris le temps d’y plonger le nez et mes rares bouteilles de ce coin m’ont fortement déplu : trop balourd, trop solaire. ce n’est pas mon style. le mien est dans l’élégance, et ce sont souvent les grands domaines qui ont les moyens qui savent vinifier dans ce style élégant, ca implique de sacrés moyens quand même : étude de vendanges parcelle par parcelle, tri, vinification soignée et bien extraite comme il faut, ca demande du matériel et du savoir faire longuement acquis.
en Languedoc, on revient de loin mais ce n’est pas assez élégant pour moi. c’est récent au regard de l’histoire des châteaux bordelais qui vinifient depuis très longtemps.
Dans le sud ouest, je suis partagé aussi. à part le Clos Triguédina que je trouve merveilleux en qualité, il est difficile de tomber sur une bouteille qui ne soit pas une caricature boisée, comme ces appellations souffrent d’un manque de reconnaissance, la tentation est grande de renchérir pour mieux vendre.
Bref je suis jeune et j’ai le temps d’espérer que ces appellations seront bientôt explorées 🙂- 12 octobre 2013 à 13h51
- in reply to: les buveurs d’étiquettes
Buveurs d’étiquettes : toujours trop nombreux. Particulièrement répandu dans la populace française surtout quand ces personnes ne prennent pas le temps d’ignorer l’étiquette du vin et se concentrer sur le nez et le goût.
Grandes affinités avec le Riesling Kitterlé de Schlumberger, Zind Humbrecht, et quelques poussières de l’Alsace
J’adore et j’adhère à certains bordeaux : Chasse-Spleen, Poujeaux, Fourcas-Hosten, Brio de Cantenac-Brown, Sociando-Mallet, Batailley, Beychevelle, Dourthe La Grande Cuvée en blanc sec etc…
En rive droite je reste vissé sur La Gaffelière, Figeac, La Conseillante rarement décevants.
Pessac Léognan : La Louvière rouge et blanc, Cruzeau en blanc, SHLafitte et Domaine de Chevalier me suffisent
Sauternes Barsac : Climens, Guiraud, Filhot, Haut-Mayne
Bourgogne : Anne et Hervé Sigaut, Domaine Bart, Bruno Clair, Trapet, Domaine de la Pousse d’Or, JP&Benoît Droin, Domaine des Lambrays, Dominique Mugneret….et plein de marsannay rouge et rosé pour boire dans la semaine (surtout chez Nicolas Theuriet, Derey etc)
Rhône : pas encore bien exploré sauf à Tavel que j’affectionne surtout le Château d’Aquéria ! ; idem pour la loire et la provence
Quelques vins italiens
Du champagne fidèlement acquis chez quelques maisons régulières : Bollinger, Drappier, Vouette et Sorbée, Larmandier Bernier, Jacques Selosse pour les grandes occasions…A force de déguster on repère bien vite ses préférences au delà de l’étiquette. Et on constate qu’on revient vite vers ceux qui nous ont plu bien au delà de l’aura du vin.
- 12 octobre 2013 à 1h35
- in reply to: Suivi du millésime 2013 – Bordeaux
j’aurais aimé voir le dernier mot de ton precent post traduit, un peu de truculence ca me changerait les idées. Halte au puritanisme pauillacais 😀 killgore
- 11 octobre 2013 à 22h34
- in reply to: Domaine de Chevalier, Pessac-Léognan
Les pessac-léognan ont atrocement souffert en 2003. C’est une appellation a éviter les années trop chaudes et trop sèches, dans la mesure du possible.
- 11 octobre 2013 à 22h30
- in reply to: CR: Le CRD-LPV Belgique fait son chemin de croix avec les Bordeaux 2000
Je suis sceptique quant au Chasse-Spleen 2000 : je l’ai goûté en avril 2013, je l’ai goûté magnifiquement expressif.
je l’avais carafé tout doucement dans une petite carafe reservée aux vins qui ont dix ans et plus.
1 h a peine avant de servir. servi assez frais entre 14 et 16 degrés (je recopie les notes de mon calepin :D)
Nuances très belles de graphite et de fruit rouges légèrement confitures, serré encore en finale des notes de poivron rouge bien mûr. Elegant, raffiné un poil austère mais très représentatif de Chasse-Spleen.
un vrai régal en l’occurrence.Il aurait fallu servir les vins les plus austères avant les vins plus expressifs. de pauillac, haut médoc, st julien côté pauillac, moulis, st estèphe, listrac, st julien coté margaux et margaux en rive gauche.
NB : Ducru-Beaucaillou est très austère dans sa jeunesse. laissez lui du temps. pas moins de 15 ans.
- 11 octobre 2013 à 20h11
- in reply to: Top 10 des domaines les plus lus et commentés sur LPV : Bordeaux
Le désamour des Bordeaux vient du fait qu’ils exigent de la patience, vertu en perdition totale (voire en chute libre) sur une belle partie de la population francaise. Ou alors c’est aussi le rayonnement culturel qui a fait qu’on a désacralisé les Bordeaux, amené les gens à s’y intéresser, donc à acquérir eux-mêmes leurs informations sans passer par la case LPV (ne me jetez pas de cailloux, il n’y a pas assez de graves comme ca! >:D
- 11 octobre 2013 à 20h01
- in reply to: Château La Louvière, Pessac-Léognan
J’affectionne la Louvière car c’est un pessac-léognan charmant sans se ruiner.
Et il est relativement facile de se le procurer.Il y a eu un revirement de vinification en 2006, moins de boisé surtout, et une extraction plus sage. et les millésimes suivants sont dans cette voie.
Si 2006 est magnifique en pessac c’est parce que les millésimes moyens assez pluvieux donnent de bien meilleurs résultats sur graves drainantes.
Le 2007 est tout en élégance mais il demeure bien beau pour un millésime très humide. 2008 sera dans la veine de 2006 je pense quoique un poil plus construit et plus minéral. Perso j’évite les 2009, un peu trop chauds. 2010 est bien équilibré avec une belle synthèse de la puissance et de l’élégance.
Je parle bien du rouge 🙂Le blanc 2007 était beau : brillant et vif, très sec nerveux. promis à un bel avenir.