Luc-CH

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  • Luc-CH
    Participant

    Tipof écrivait:
    ——————————————————-
    > Luc,
    >
    > Je plaisantais…
    > Même si on a parfois l’occasion de déguster dans
    > des châteaux du 17ème siècle en parquant son
    > véhicule à côté de grosses berlines aux plaques
    > genevoises…

    Cher Tipof,
    à te lire ainsi tu connais les lieux… sauf que le Château date de 1220 😉
    Autant pour moi, si ce n’est qu’il est de plus en vexant de lire que les vins suisses sont chers. Au contraire, je suis persuadé qu’ils ne le sont pas, eu égard au coût de production nécessaire pour proposer des vins de qualité. Si l’occasion nous est donnée un jour, je me réjouis de pouvoir te le démontrer compta à la main.

    Inutile de préciser, puisque tu sembles connaître le Domaine, que le Château et les berlines n’appartiennent pas aux exploitants….

    Luc-CH
    Participant

    Tipof écrivait:
    ——————————————————-
    > …………..En plus il faut amortir le caveau de dégustation 4
    > étoiles et le parking pour les 4×4 des clients,
    > payer son propre 4×4 allemand à grosse cylindrée,
    > ne pas oublier les frais bancaires pour la gestion
    > du capital vieillesse, la fiducière pour
    > l’optimisation fiscale, les vacances aux caraïbes
    > et quand même 2 ou 3 week-end de ski à Zermatt.
    > Pffff….t’imagines pas les charges du pauvre
    > vigneron Suisse.
    >
    > Je plaisante… un peu 🙂

    Je ne réponds même pas…!

    Luc, fatigué de lire ce genre de choses. Très fatigué! Et triste.

    Luc-CH
    Participant

    Hervé Bizeul écrivait:
    ——————————————————-
    > Le premier pas, c’est une épouse qui vous aime
    > vraiment, partage votre passion et a un très bon
    > métier…

    J’adore 😉

    Luc-CH
    Participant

    Nico,

    Quelques réponses à tes interrogations, j’ai été un des pionniers à défricher le Net avec un premier site ‘commercial’ datant du milieu des années 90.
    La somme avancée par les agences est dans la moyenne (haute) pour un site qui sera milles fois trop compliqué et inutile pour toi. Et surtout, dont tu seras incapable d’effectuer la moindre mise à jour ou correction sans retourner quémander auprès de l’agence. Moyennant espèces sonnantes bien sûr…
    Dans l’ordre:
    – Communication: cela dépend de ce que tu veux en faire. Un blog, une rubrique actualités, permettent de fidéliser le visiteur.
    – Réputation: Bof. Ton vin et sa qualité font la réputation, pas ton site.
    – Vente: Honnêtement? 😉 C’est très proche de rien en vente. Au mieux, quelques clients fidèles te passeront commande. Mais pars du principe que cela est au mieux négligeable.
    – J’ajoute un point à mon sens vital. La rubrique la plus parcourue est  »Contacts ». Elle doit être soignée et aisée.

    – Une petite entité a de l’intérêt d’être présente sur le Net. Ne serais-ce que de donner à voir quelques photos et de donner envie. Ton référencement va être ton plus grand problème, personne ne cherchant en page 18 de Google…
    – Les offres: Il y a plusieurs CMS permettant sans grande connaissance de produire un site propre, bien fait, et permettant surtout d’assurer soi-même le ‘service après-vente’. J’aime celui-ci: ICI Il est aussi possible de partir avec une plate-forme de blogs et d’y adjoindre des articles et des pages, comme ICI. En mettant les mains dans le cambouis, tu peux y arriver. Sinon, le copain de la soeur du caviste du voisin peut faire l’affaire…
    Ces solutions ne te coûteront qu’un hébergement, soit une somme de 100 € par année en moyenne. Et beaucoup de temps pour les mises à jours régulières, gage d’un site vivant et donnant envie. Je reste toujours ébahi par ces sites dont le prix courant date de 2002….

    Bon courage!!

    EDIT: j’ai oublié. Un moyen simple et dans l’air du temps est de créer une page Facebook (page fan facebook). Coût nul pour un retour bon à très bon.

    Luc-CH
    Participant

    On ne m’avait pas encore reproché mon manque de partage et de solidarité. C’est fait.

    Si il est trop libéral de ne pas associer hôpitaux ou associations caritatives avec une entreprise privée, je suis sans doute trop libéral.

    Luc-CH
    Participant

    Marrant ça!

    Coincé depuis quatre jours auprès de mon fils hospitalisé, j’ai tout loisir de parcourir le net du vin. Impossible d’éviter l’histoire de Olivier B., les forums, blogs et autre Facebook bruissent sans arrêt de ses faits et gestes. Pour le coup, le buzz est réussi!

    C’est marrant car je me dis depuis plusieurs jours que je suis gêné aux entournures par son expérience. Et que je ne comprends pas bien à quel endroit le dérapage a commencé.

    C’est marrant car avant de lire le point de vue d’Hervé du dessus, je découvrais un xième commentaire sur ‘l’affaire’ de la part de BourgogneLive sur FB. Et j’avais de plus en plus envie de donner mon avis moins politiquement correct.

    A son habitude, Hervé l’a fort bien décrit et ses mots sont justes. Je me permets d’apporter une touche supplémentaire.
    J’ai de la peine à accepter, comprendre, cet engouement soudain pour sauver ce domaine, sur le simple fait d’un billet personnel voire intime. Ce collègue ne demande rien, il raconte seulement son dépit. Cette nouvelle « bloglouglou’ (terme particulièrement affreux que j’abhore) se met alors en ordre de marche pour sauver quelqu’un à l’insu de son plein gré. Et découvre alors avec surprise qu’il faut (!) rapidement et nécessairement commander des bouteilles au vigneron. Bien. Et après? Une fois les quelques flacons achetés, combien rappelleront le domaine? Combien se poseront la question des milles et uns autres domaines en difficulté, combien se satisferont de cette ‘bonne oeuvre’, le cœur léger d’avoir ‘aidé’?
    Depuis quand une entreprise (car un vigneron, grand, petit, bio, etc, est un entrepreneur d’abord) devrait elle être sauvée? Elle peut l’être uniquement par son, ses dirigeants. Par leur état d’esprit, leur courage, leur vision, leur travail, leurs idées. Et quelques solides capitaux (rarement) et/ou prêt financier (souvent), car la production de vin a un coût follement élevé. Cet argent ne sort jamais de nulle part, il nécessite des business plan, des projets qui tiennent la route, des réflexions. C’est peu poétique, je l’accorde, c’est loin des combats de prix de bouteilles, d’étiquettes prestigieuses ou pas, de compte-rendus de dégustations affriolantes, de bio ou pas bio, de longues envolées technico-machins. Peu poétique mais seulement le quotidien de tout entrepreneur, qu’il soit fabricant de yoghourt, maçon ou …. vigneron.

    Luc-CH
    Participant

    Merci Icna pour ce retour sur ce vin.
    Je confirme l’assemblage, historiquement à dominante Pinot Noir et Gamaret.
    Le 2009 est un peu moins ‘historique’, la faute à des rendements en Pinot léger léger. Le 2009 est donc Gamaret (60%) et Pinot (40%). Le tout élevé en foudres.

    Bravo et merci de déguster, d’apprécier et de parler des vins genevois. J’aurais plaisir à te recevoir à l’occasion d’une visite au caveau.
    Joyeux Noël!

    Luc Dubouloz
    Château du Crest

    Luc-CH
    Participant

    Cher Kalmah,

    Me voilà bien obligé de saisir mon clavier et de répondre à quelques certitudes apparemment bien ancrées dans votre tête. J’ai tendance à m’agacer un brin quand j’entends que les vins suisses sont hors de prix…

    Je commence par le prétendu prix trop élevé des vins suisses. Il suffit de lire le premier catalogue venu pour constater que le 80% des bouteilles suisses sont vendues départ cave dans une fourchette entre 8.- et 15.- Fr. Que le 20% restant ne dépasse que très [s]trop[/s] rarement les deux billets de 10.-.
    Je suis intéressé de trouver des vins étrangers de qualité à ces tarifs. Mais le prix ne fait pas tout; le revenu d’un employé suisse est 3x supérieur à celui de son collègue français, les intrants sont 25% plus cher, etc.
    Les rendements actuels, nos rendements, sont bas. Historiquement bas pour notre pays. Evidemment propices pour la qualité de nos vins. Evidemment propices aussi à faire exploser nos frais de production. Nous le faisons, certains que les consommateurs nous font confiance et apprécient les efforts qualitatifs, sociaux, environnementaux de ma profession.
    Non, les vins suisses ne sont pas chers. Oui, ils sont de qualité, parfois de grande qualité. Et toujours produits par des professionnels éclairés et responsable. Une grande campagne de pub est agendée pour le printemps prochain sur le thème du savoir-faire suisse en parallèle avec les vins, j’espère qu’elle saura amener les indécis et autres mécontents à venir nous trouver dans nos caves afin de discuter un peu ensemble.

    Luc Dubouloz
    Château du Crest, Jussy, Genève

    (modifié pour ajouter ma signature)

    Luc-CH
    Participant

    Lire le contraire serait en effet étonnant…

    Il reste que les premiers jus déjà rentrés (Pinot blanc, Aligoté, Pinot noir, Chardonnay pour les [s]Champagne[/s] Mousseux) sont surprenants.
    Surprenants en qualité, en maturité (plus de 13° potentiel partout), en état sanitaire et en quantité… Minuscules rendements suite à une coulure importante. On le savait mais une fois les vendangeurs dans les vignes, on a droit au deuxième effet!

    Cela continue la semaine prochaine, avec le Sauvignon et le Gamay.
    Des vendanges longues dans le temps, débutées pour nous le 15 septembre et prolongées sans doute jusqu’au 10 octobre.

    Donc, un millésime prometteur…

    Luc-CH
    Participant

    @Laurent_B, je ne voulais surtout pas vexer quiconque.
    Dans mon cas, nos horaires sont diffusés et clairs. Ils sont également très larges, sur 5 jours et demi par semaine.

    Bien sûr, nous devons absolument nous montrer ouvert et accueillant, le commerce étant qu’on le veuille ou pas…., la base de notre activité! La règle est clair, pas d’ouverture le dimanche, sans exception. Le meilleur argument est à chercher du côté de nos vies familiales et du repos, les moins bons se trouvent vers la qualité potentielle de la clientèle dominicale…. Un client pas pressé en vadrouille avec sa petite famille est un client ch****!
    Ce n’est pas très politiquement correct mais prouvé à maintes occasions.

    Luc-CH
    Participant

    Chaque domaine réagit à sa façon.
    Pour moi, c’est très clair. Nous n’acceptons aucune visite et/ou dégustation le dimanche. Il y a un moment où il faut savoir prendre du temps pour soi, pour sa famille et pour d’autres activités.
    J’irais plus loin, je ne comprends pas les visiteurs qui se posent cette question! Hormis dans le cas de grandes structures, pouvant engager du personnel spécifique pour la vente.

    Luc-CH
    Participant

    Les joies de la notation!!….
    Je fais vite. Simplement vous mettre le lien sur la fiche de dégustation de l’Union suisse des oenologues. C’est ICI.

    Lors des concours, je déguste toujours selon cette fiche. Elle s’utilise de la manière suivante:
    -Sauf immense problème, les deux notes ‘vue’ sont notées excellent ou très bon. => 15 points aisément gagnés.
    -Les trois notes ‘odorat’ sont en principe utilisées de bon à excellent, sauf problème. => 25 points. A noter la différence de points entre la franchise et la qualité, permettant de ne pas punir un vin immédiatement au nez.
    -Les trois premières notes ‘goût’ sur la même base que ci-dessus. => 18-20 points
    A ce moment, un vin ‘moyen’ possède déjà 60 points.
    -La note ‘qualité’ doit refléter la moyenne des trois premières notes ‘goût’. => 16 points facile à obtenir
    -Enfin la note ‘Harmonie’ est là pour donner un petit coup de pouce à un vin très apprécié, ou le contraire. => 10 points
    Et voilà mon vin moyen à 86 points…

    Tout simple, non?? ;-))

    C’est sans doute une des moins mauvaises solutions pour se tenir entre dégustateurs.
    Après……., chacun en fait ce qu’il veut. Les ‘mauvais’ exemples pullulent dans les dégustations de concours….
    -Dégustateurs donnant des notes moyennes dans une fourchette de 4-5 points durant des heures pour ne pas sortir du lot….
    -Premiers vins des séries forcément mal notés.
    -Sur des séries ‘faibles’, il y a toujours une très belle note vers la fin…
    -etc, etc

    Des tests réalisés par ici, en dégustation de concours (tables de 6 à 8 dégustateurs), donnent de biens curieux résultats suivant la place de l’échantillon dans la série!

    Dernière chose: ce système permet de noter toutes les régions sur 100. On pourra ainsi obtenir un grand vin bordelais à 95 dans une série bordelaise, et, au hasard ;-), obtenir un même 95 pour un excellent vin genevois dans sa série. On ne peut pas non plus confondre des grives et des merles. (Je vous laisse voir ou je situe les grives…;-))

    Luc-CH
    Participant

    Hello,
    Alors le semis est effectué avant la plantation (plantation machine), avec du matériel agricole.
    Un passage de décompacteur pour ne pas tourner le terrain et garder la structure en place, puis un petit coup léger de herse rotative et semoir agri. Suivant la pluviométrie à suivre, un passage de rouleau pour laisser la graine au frais.

    Il faut semer dense (je ne me souviens plus de la quantité de tête), dans l’idée il ne faut pas hésiter à doubler la norme. Ca germe malheureusement doucement, laissant le terrain aux adventices, ce qui nécessite vraiment cette densité de semis.

    L’immense avantage est que le couvert obtenu sèche l’été, laissant un paillis assez épais et concurrençant très peu les vignes.

    J’avoue humblement que c’est un semis ne réussissant pas à tous les coups…. Mais il faut savoir être patient car j’en ai vu germer et démarrer 3 ou 4 ans après le semis!
    Et après contrôle, la variété est en effet ‘mount barker’.

    Luc-CH
    Participant

    Je sème mes nouvelles plantations en trèfle souterrain.
    C’est exact qu’il faut de la patience pour une bonne implantation. Sinon, le résultat n’est pas mal.
    On ne trouve en Suisse qu’une variété (Mount Barker, sauf erreur). Il est nécessaire de semer de façon dense pour obtenir une bonne couverture.
    Et le prix de la graine est assez élevé….

    Je suis dispo en MP pour d’autres infos.

    Luc-CH
    Participant

    Bonjour Eric,
    Je ne veux rien reprocher à qui que ce soit.
    Il reste qu’en tant qu’employeur et exploitant, je ne suis pas certain que j’apprécierais de lire ici mes problèmes, même passagers.

    Bonne chance pour la suite.

    Luc-CH
    Participant

    Ben…., voilà un joli post. Ah, quand les pros s’en mêlent, ça a une autre gueule nan? B)

    Cher Herbert, si le coeur t’en dit, tu es le bienvenu au Domaine. Et si les avis du dessus ne t’ont pas encore coupé toutes envies, ma proposition de stage reste d’actualité….

    Et non, je ne suis pas Luc Charlier (Domaine de Coume Majou) (Merci Google ;-))) Je suis un Luc beaucoup plus nordiste, et le Grenache et le Carignan ne font pas partie de mon encépagement… Malheureusement!
    Mais ma région est belle aussi, même si elle est plus connue pour ses banquiers! C’est

    Bonne continuation.
    Luc

    Luc-CH
    Participant

    Et oui cher Herbert, mes très estimés collègues du dessus ont insistés sur les points qui font mal!

    Si j’ai répondu à ton intervention, moi qui intervient fort peu ici, c’est aussi pour rendre à César ce qui lui appartient. Ou plus exactement de rendre aux producteurs la maîtrise de leur profession! Je vais me mettre un poil hors-sujet, mes excuses, mais il m’arrive (souvent…) d’être fatigué à lire la multitude de messages postés ici par des amateurs (du verbe aimer) souvent très éclairés, lesquelles digressent de longues pages sur ce que devraient faire les professionnels.
    Du bio, de la bio-dynamie, du intégré, ou du intégré extrême ;), du tri manuel, du tri mécanique, de l’enherbement, de l’égrappage manuel, du sans-soufre, du presque sans soufre, du sans soufre mais si peu, du bouchon synthétique, du bouchon liège of course, de la barrique neuve, de la barrique d’Allier, de la barrique en copeaux B), des levures indigènes, sélectionnées, pas sélectionnées, des enzymes, des bactéries, des jenpasse et d’autres encore.
    Dans mon esprit de vigneron, l’itinéraire idéal de la production (vignes et vinifs) existe. Mais je dois faire avec mes moyens et mes possibilités, qui ne sont malheureusement pas extensibles. Je dois aussi prendre en compte une composante évidente, mes vins (mauvais ou bon ou excellent) doivent être vendus. Il est des gestes vini-viticoles que j’aimerais mettre en pratique qui ne le seront jamais car les clients ne me suivront pas. Comme vous tous, amis lecteurs et cher Herbert, j’apprécie de terminer l’année avec des comptes positifs…
    Ceci nécessite dans mon cas d’assurer une récolte (=>utilisation intégrée de produits phytos), de terminer les fermentations alcooliques rapidement et sans déviation (=>levurage, azote, oxygénation), d’assurer à ma clientèle un produit stable (=>sulfitage). Je n’ai évidemment ni le temps ni la plume de certains pour expliquer plus longuement, ce ne sont que quelques exemples.
    L’amateur (même très éclairé) a milles fois raison de donner son avis et ses impressions après une dégustation. Il doit savoir rester à sa place de ‘client’ et faire son choix d’après ses goûts, ses envies, ses moyens. Moi, professionnel, je produis des vins dont j’espère qu’ils feront plaisir à mes clients et que ces derniers en achèteront beaucoup….B) Chacun son job.

    Ce paragraphe hors-sujet commis (mes excuses…), je reviens à Herbert. Mes stagiaires, parfois issus de grandes écoles de DNO, parfois pas, me font toujours beaucoup rire les premiers jours. Comme amateurs de vin, ils ne veulent pas entendre parler d’interventions sur les vins, pas de collage, pas de soufre,…. Mais ils ont une image de la viticulture (ou/et de l’oenologie) assez…. curieuse. Ces charmants jeunes gens s’imaginent passer de longues heures dans un joli labo fraîchement peint de blanc, en compagnie de fioles et d’éprouvettes pour me sortir des analyses à longueur de journée et me préparer des assemblages ‘commeonvoitàlatéléàchateaumargaux…’
    Au premier jour de vendanges, armés de leurs tuyau d’eau et d’une brosse, ils commencent à me bouder…. Après un mois de courses et de journées de 20 h, un certain nombre se demandent ce qu’ils font là. Et deux mois plus tard, durant la taille, les plus décidés se reposent beaucoup de questions sur leur avenir professionnel…..

    Voilà cher Herbert, je veux aussi te dire que c’est un métier incroyablement beau et riche, le seul à ma connaissance permettant de produire, de transformer, et de commercialiser. Un vigneron est un professionnel complet, sachant (presque ;-)) tout faire. Capable dans la même journée de mourir de chaud dans ses vignes et d’enfiler un costume le soir pour proposer ses vins à une dégustation. C’est la beauté de ce dur métier.

    Luc-CH
    Participant

    Bonjour Herbert,

    En tant que vigneron, il me prend à rêver d’une autre vie, dans un bureau…;)

    Nan, ça m’arrive d’y penser mais pas si souvent….

    Des conseils? Le premier serait de faire une année complète de « stage » sur un Domaine. J’ai actuellement depuis un mois, un jeune stagiaire issu de l’université, ne connaissant rien à la vigne et aux vins. Comment dire…? Il est surpris…B) Tout est dur, long, froid, chaud, humide, et j’en passe. Il apprend beaucoup, il [s]ap[/s]prend dans la gu**** beaucoup, mais il s’accroche et peut-être que dans 11 mois il sera prêt à commencer une formation.
    Ca, ce serait le second conseil. Une formation minimum me paraît indispensable. Personnellement je ne crois pas qu’il soit nécessaire de te lancer dans de grandes études, mais une mise à niveau auprès de professionnels t’éviterait de futures erreurs.
    Pour les budgets précis, tout dépendra de tes envies et de tes ….moyens! La viticulture demande des capitaux importants et surtout une solide trésorerie. Dans le meilleur des cas, les travaux réalisés en janvier 2010 te seront payés en été 2011… Mais sur ce point mes collègues français seront de meilleur conseil que moi.

    Donc, en gros, je n’ai qu’un conseil pertinent: Aller sur le terrain, avec tes grosses chaussures et ton ciré pour les jours de pluie.

    Bonne chance.

    J’engage chaque année un stagiaire, j’aime faire partager ma passion et mon travail. Et je n’ai pas encore de demande pour l’an prochain…….

    Luc-CH
    Participant

    Hello,
    les ‘cépages’ panachés ne sont qu’atteints de viroses. Et donc impossible à reproduire.
    A moins de ‘viroser’ ton sol 😉

    Luc-CH
    Participant

    LPV est lu par certains. De source sûre 😉
    J’ai envoyé un mail à ledoug. Je lui laisse le temps d’en prendre connaissance.

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