Marc Lolli

Nous avons 1 invités et 0 utilisateurs enregistrés en ligne.

Forum Replies Created

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 3,280)
  • Replies
  • Marc Lolli
    Participant

    CR: Jean-Louis Denois – Haute Vallée de l’Aude – Les Hauts de Magrie Pinot noir 2019

    Robe entre rubis et grenat, translucide, vaguement brique au pourtour.
    Nez immédiat sur les fruits rouges, cerise noire/fraise, les épices douces, dégageant un je-ne-sais-quoi de frais et d’acidulé. Note de cuir.
    L’attaque est directe, fruitée, avec un équilibre haut perché pour le secteur, épicée sans excès. Déroulé très cadencé, l’acidité donne peps et fraîcheur à un joli volume sapide, aux tanins fins. Finale fruitée et acidulée, un peu resserrée par les tanins ou un résidu d’élevage – je ne sais rien du process – qui apportent une accroche séduisante ainsi que de la profondeur. Persistance gourmande qui fait saliver.
    C’est très très à mon goût et pas plus sudiste que bien des Bourgogne des millésimes récents.
    Pour la garde, la fenêtre de tir paraît idéale aujourd’hui en raison de tout ce qu’offre le vin et de la robe qui commence peut-être à évoluer. Pourtant, il n’y a aucune raison de se précipiter même si on peut se demander ce qu’ une attente supplémentaire apporterait vraiment.

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Domaine Jacques & Nathalie Saumaize – Saint-Véran – Poncetys 2020

    Belle robe or assez intense, lumineuse.
    Nez délicat, d’abord très floral puis le fruit se fait sentir, agrumes mûrs avant tout, pointe de fruit blanc, fond pierreux. Par intermittence, une évocation anisée apparaît.
    La bouche est très fine, élégante, la matière moyenne et le toucher de soie. Le vin est plein de rectitude et de fraîcheur, plutôt gourmand, caillouteux sans astringence excessive.
    La finale claque, acidulée, rafraîchissante, fruitée, saline. Longue persistance. On salive…
    C’est très très bon avec un potentiel de garde certain.

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Clos de la Roilette – Fleurie 2020

    J+1.

    Nez puissant, comme le laisse supposer la robe, sombre, quasiment opaque, profonde. Quelque chose qui rappelle la maturité sudiste, une pointe de sucrosité, du fruit entre rouge et noir, quelques épices douces.
    Bouche pleine de matière et de puissance, exprimant un fruit qui évoque le sud de la vallée du Rhône, sans compote toutefois, fluide, mais avec plus qu’une pointe sucrailleuse. Quelque chose d’acidulé maintient un équilibre et une certaine fraîcheur mais pour l’heure on imagine ce vin comme un accord idéal avec un agneau de 7 heures.
    Pour mon goût, c’est à attendre au moins 4/5 ans si on espère, en croisant les doigts, davantage de finesse.

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Domaine Vincent Dureuil-Janthial – Rully – En Guesnes 2018

    Il faut du temps à ce vin pour s’ouvrir et passer par des stades différents.
    Malgré une aération assez longue, il reste longtemps strict et sur la retenue. Pas déplaisant, délicat, mais peu bavard.
    Le midi, on finit par percevoir de timides fruits rouges acidulés, des fleurs, des tanins un poil durs encore.
    Le soir, le fruit est bien plus éclatant, sur la cerise noire à peine caféinée, moins fleuri, plus profond. La bouche ronde, pleine, gourmande, s’est assouplie, tout comme les tanins, magnifiques de souplesse et de fondu. La finale persiste, fruitée, gentiment acidulée, salivante.
    C’est finalement délicieux mais il faut s’armer de patience. On peut donc attendre quelques années en toute confiance.

    Marc Lolli
    Participant

    Je sais bien que j’ai commis un cr il y a un mois à peine (lever les yeux)
    Mais quand même, je voudrais apporter une retouche. Le fruit (popopo ce fruit !) est plus pulpeux que croquant. Pour le poivre, on n’a pas pris le temps de vérifier.
    Nom de Zeus, la régalade…
    Une limite majeure: si on est plus de deux, une bouteille ne suffit pas.

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Clos Lapeyre – Jurançon Sec – Mantoulan 2018

    Nez sans éclat, plutôt agrumes,  éventuel fruit jaune.  L’ensemble est terne. 
    La bouche est malheureusement au diapason, large bien que le volume soit moyen, manquant de tension et de gourmandise, très minérale (c’est le point positif selon moi), un peu trop amère. Finale peu séduisante, astringente, assez courte.
    On rigole peu. 
    La garde? Pourquoi faire ?
     

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Domaine Jean Vullien et Fils – Roussette de Savoie – Altesse 2024

    2024, déjà. C’est la raison pour laquelle j’ai acheté cette bouteille. Pour voir.

    Nez ouvert, herbe sèche, fruit plutôt jaune sur la mirabelle, pointe poire. Engageant.
    Matière moyenne, assez large, sans tension, sans mollesse non plus. Un petit trait acidulé parcourt la gorgée et empêche tout débordement. De la sapidité, du caillou, on est bien. Pointe à peine amère en finale ressentie le deuxième jour, pas gênante du tout. Jolie persistance acidulée, presque épicée, minérale, fruitée jaune plus qu’autre chose.
    C’est réussi. Un réel plaisir qui devrait résister à une garde moyenne même si a priori, là, comme ça, on n’y voit pas grand intérêt.

    Marc Lolli
    Participant

    Disons qu’à 12° l’été on prend moins de risque d’oxydation qu’à 20°.

    C’est certain. On risque même de s’oxyder plus vite que les bouteilles. Sauf peut-être si on ne sort pas de sa cave mais aucune étude sérieuse ne le démontre pour l’instant.

    Marc Lolli
    Participant

    Mon unique exemplaire de Mosny 15, dans ma cave depuis l’origine (11/12 l’hiver, 20 grand max l’été avec une humidité qui va très bien) ouvert il y a quelques mois était totalement oxydé. 
    Ça vaut ce que ça vaut, c’est à dire presque rien, mais voilà. On n’a pas forcément tous la même sensibilité à l’oxydation par ailleurs. 
    Mon intervention est vraiment nulle…

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Clos du Mont-Olivet – Côtes du Rhône – Vieilles Vignes 2016

    Vin à la puissance cadrée qui ne vire jamais à l’excès de maturité ou à la surchauffe. Du fruit profond plus noir que rouge, tapenade, quelque chose du moka, des épices, du cuir, le tout dans une matière généreuse. Des tanins encore, mûrs, pas asséchants du tout. Il faut croire qu’un fond d’acidité est à l’oeuvre, participant à l’équilibre impeccable de ce vin. Finale persistante.
    Très bon avec les épaules suffisamment solides pour être conservé plusieurs années.

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Domaine Masse Père & Fils – Givry 1er Cru – La Brûlée 2018.

    Ça sent les fruits rouges très mûrs: cerise/mûre, un peu les fleurs, timidement. Un pointe végétale encadre le tout.
    La bouche est de belle ampleur mais on n’est tout de même pas en apnée. Le fruit est très mûr, pas loin d’une sucrosité évocatrice de latitude plus méridionale mais conservant une sorte de riche fluidité. Des tanins légers agrémentent le tout. Le végétal continue son travail bienfaisant de climatiseur. L’équilibre est préservé même si une légère surchauffe apparaît en finale.

    Pour mon palais, on est à la limite de l’excès de richesse et pas tout à fait dans ce que j’attends d’un pinot noir.
    Ça fera quand même bien le travail en remplacement d’un Côtes du Rhône défaillant lors d’un barbecue d’été.

    En 4 ans ou presque ça s’est affiné, acidulé.

    Du fruit rouge profond, quelques fleurs, un côté zan, ça donne envie. 
    Bouche pleine, juteuse, de la matière fruitée , de l’acidité qu’il aura donc fallu attendre,  un fond végétal qui amène de la fraîcheur, des tanins au grain très fin totalement intégrés. 
    On dirait qu’on est enfin revenu en Bourgogne. C’est une excellente nouvelle si on aime ça. 
    Pour la garde, on peut si on veut. Ça va tenir. 
    C’est bien bon, il faut tout de même ĺ’écrire. 

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Domaine Frantz Chagnoleau – Saint-Véran – La Fournaise 2021

    La synthèse la plus simple et directe serait d’écrire que c’est bon, voire un peu plus.

    Le vin est fruité entre citron et ananas, forcément acidulé, net et pur, sans la moindre scorie d’élevage, avec un caillou qui n’a aucun mal à se faire sentir et une finale plutôt soutenue sur un plaisir de fruit et d’acidité. La matière n’est pas aussi volumineuse que d’habitude et on a un doute sur le potentiel d’amélioration au vieillissement mais pour le millésime, c’est vraiment pas mal du tout. 
    Patienter ne paraît pas indispensable.

    Marc Lolli
    Participant

    [quote= »Kiravi post=1189963 userid=22379″]CR: Domaine Muriel Giudicelli – Patrimonio rouge 2018

    J’ai exactement le même ressenti que Laurent (lui pour le 17, moi pour le 18) pour ce vin que je retrouve un an après la dernière bouteille.
    C’est toujours très bon mais plus sombre, plus mat, moins acidulé, comme si le vin était entré dans une phase hivernale, appelant des plats de chasseur plutôt que des grillades d’été.
    L’empreinte du niellucciu paraît plus appuyée.
    Cela dit et au risque de me répéter, cela reste très bon.[/quote]
    Environ 2 ans et demi plus tard, voyons où en est ce vin qui était entré dans une sorte de phase giboyeuse.

    Il semble retrouver des couleurs acidulées plus joyeuses, sinon printanières.
    Le nez est profond, expressif d’un fruit plutôt mat mais pas endormi entre rouge et noir, saupoudré d’épices, sans impression boisée.
    La bouche n’est pas éclatante de fruit acidulé, on est quand même à Patrimonio et le Niellucciu a les pattes poilues. Toutefois il y a un fond acide et/ou peu extrait qui lui donne fraîcheur et digestibilité, comme on dit. Les tanins sont enrobés, fruités, pas très astringents, presque gourmands. Le vin est puissant mais pas capiteux, aucune impression de compote ou de surmaturité. La finale est bien prolongée sur le fruit avec des tanins peut-être plus marqués (ceux du bois?), sans excès cependant. Un fil acidulé ténu tient le tout.
    Cette bouteille aurait évidemment pu accompagner des plats de chasseur mais chez nous elle a parfaitement rempli son office avec un mezze libanais de haut vol.

    Muriel Giudicelli était très contente de ce 18 à sa sortie. Elle fait partie des vignerons qui parlent sans fard de leurs vins et n’hésite pas à se montrer critique vis à vis de ce qu’elle fait. Elle avait par exemple manifesté un enthousiasme plus que modéré vis à vis de son blanc 21 (voir juste au-dessus) et cette bouteille laisse penser qu’elle disait vrai.

    Pour la garde, aucun souci, ça peut s’attendre jusqu’à ce qu’on soit vieux – ce qui fait peu pour certains – mais avec une bonne aération on peut dégoupiller aujourd’hui, ce qui fait plaisir aux mêmes.
     

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Domaine Muriel Giudicelli – Patrimonio Blanc 2021

    L’élevage se sent encore, plus vanillé que grillé et domine un nez pas exubérant en fruit, ni en quoi que ce soit d’autre. La bouche dévoile une matière assez ample, boisée, pas totalement molle mais manquant un peu de nerf. On ne perçoit pas la tension habituelle, plus minérale qu’acide, de cette cuvée. La finale laisse toutefois de l’espoir grâce à une relance saline qui resserre légèrement et étire la fin de bouche.
    Pas le meilleur millésime du domaine, comme de beaucoup d’autres.
    Patientons en croisant les doigts.

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Domaine Bernard Munier – Bourgogne – Les Clos Prieur 2022

    Jolie robe de pinot, rubis, brillante, évidemment translucide.
    Nez pas éclatant où on perçoit tout de même des notes de fruits des bois, des fleurs, une pointe de noyau, bref, de la délicatesse.
    On la retrouve en bouche où se révèle une matière relativement charnue mais acidulée, froufroutante, pas extrêmement fruitée mais pleine de fraîcheur, Une sorte de trame végétale sert de toile de fond à un ensemble sérieux à l’équilibre septentrional. Les tanins parfaitement intégrés épaississent le déroulé et apportent de la profondeur à ce vin qui accompagne à merveille la rusticité d’un reste de pot au feu. 
    Il est très difficile de ne pas se resservir, d’ailleurs on ne fait même pas semblant d’hésiter.
    C’est très bon tel quel mais on peut envisager une garde raisonnable d’au moins 2/3 ans pour, peut-être, davantage d’expression fruitée.
     

    Marc Lolli
    Participant

    Quand Luc a posté la photo il y a 3 ans, j’étais persuadé que c’́était une blague !
    Les bras m’en tombent..

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Domaine Paul Janin – Moulin-à-Vent – Vignes du Tremblay 2018

    Ouverture 24 heures avant.

    Le nez est ouvert quoique sans éclat sur la cerise noire, la mûre, la prune, avec quelques épices.
    La bouche dévoile un vin profond mais un peu strict et dur. Le fruit est mat dans une matière qui paraît encore corsetée. Quelques tanins mûrs égayent le déroulé. L’ensemble est néanmoins frais et loin de l’excès de maturité pas si rare dans ce millésime.
    Bref, patientons, même si à table, en accompagnement d’un pot au feu, tout se passe beaucoup mieux.

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Domaine Olivier Morin – Bourgogne Chitry – Olympe 2019

    Un an plus tard, je retrouve ce vin qui n’a guère changé.

    Belle robe dorée, limpide et brillante.
    Le nez annonce de la richesse, entre agrume bien mûr et fruit jaune sur un fond vanillé pas envahissant, avec quelques petites fleurs pour agrémenter un ensemble très joli.
    La bouche n’est pas loin de l’opulence avec sa matière pleine, plutôt gourmande car le fruit est épanoui dans ce qui m’apparaît comme un reste d’ élevage au service du vin, non à son détriment.
    L’acidité fait son office en arrière-plan, évitant toute mollesse à un vin certes pas tendu mais tout de même très digeste. On se ressert facilement.
    La finale est dans le droit fil, fruitée, un peu vanillée avec une pointe épicée, encore tenue par une acidité subtile.
    C’est très bon pour quelques années sans doute.

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Domaine Bruno Cormerais – Muscadet Sèvre et Maine Clisson 2016

    Nez floral, fumé, pointe de fruit jaune. Ça respire la richesse. La bouche confirme, ronde, ample, joufflue, puissante. Pourtant rien ne déborde ou ne s’affaisse. Le vin est tenu par un fond d’acidité et de salinité et reste droit, relativement tonique bien que sans réelle tension, frais. Le fruit jaune se perçoit encore, donnant une certaine gourmandise à cet ensemble taillé pour affronter le temps, parfait compagnon d’un sandre au beurre blanc. La finale élancée est bien soutenue par un fond acidulé.
    Excellent pour longtemps.

    Marc Lolli
    Participant

    CR: Domaine Luneau-Papin –  Muscadet Sèvre et Maine – L d’Or 2014

    Vin assez peu aromatique qui séduit pourtant par sa matière à la fois dynamique et ronde au très beau toucher satiné, son volume presque puissant (davantage que le vin commenté juste au-dessus) et sa finesse. On pourrait penser à un très beau chardonnay beaunois débarrassé des scories de l’élevage. Pour la couleur locale, on perçoit une note iodée qui, combinée à une salinité nette, donne droiture, fraîcheur et longue persistance à cette bouteille remarquable qui a encore beaucoup d’avenir.

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 3,280)