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- 26 juillet 2021 à 22h40
- in reply to: Comme un air de Provence chez Alain pour LPV Vaucluse
Bonjour tout le monde. En ce jour d’été d’une chaleur écrasante, voici mon compte-rendu de cette belle soirée en compagnie des collègues vauclusien.
Eric Bordelet : superbe nez, très fruité, pâtissier, un arôme de poire puissant, plaisant. bouche fine, élégante, bulles douces. très belle surprise.
vin blanc :
vin 1:
oeil : jaune clair
nez : amertume, discret
bouche : amertume en finale bien marquée, droit, peu de mâche. étonnant pour un vin du sud. très légèrement crémeuxintéressant, a besoin d’être un peu attendu.
résultat : Myrko Tepus, 2018, Le lointainvin 2:
Oeil : jaune doré
nez : un peu confit, enveloppant, fenouil, pétrole, réglisse blanc, fin et complexe
bouche : « bâton de réglisse », pas de relance, un peu chaleureux, manque de structure (pas d’acidité qui tient le vin). un peu en fin de vie. reste un bel arôme, type pot-pourri ou fleur fanée, en bouche. reste sympa
résultat : domaine de l’Olivette, 2010, Spéciale
Vin 3:
oeil : jaune un peu soutenu, paille
Nez : un peu lardé, m’évoque le poiré, légèrement poivré. intéressant, frais, un peu sucrosé, c’est plaisant.
bouche : manque un peu de structure, finale un peu abrupte. amers intéressants, petit côté fermentaire/élevé. manque d’aromatique. Reste tout de même abouti.
Résultat : Le Grand Blanc – 2015 – Henri Milan
vin 4:
Oeil : jaune doré, évolué
nez : infusé, complexe. superbe complexité au second nez, infusion, thé, limite vendanges tardives. superbe. pointe pétrolée
bouche : bombe épicée, curry, safran, curcuma. Belle acidité, bien porté, belle rondeur. très beau.
résultat : Minna Vineyard – 2008Vin 5:
oeil : jaune un peu soutenu
nez : fin, élégant, moins exubérant que le Minna. légèrement fumé, pierre à fusil, minéral. groseille ? + il s’aère, + il est riche au nez
bouche : médicinal, légèrement réglissé, badiane, très belle longueur, superbe équilibre entre finesse et richesse, belle rondeur. Beau. Je reste personnellement moins sensible aux charmes de ce vin, du fait qu’il passe après le splendide Minna.
résultat : Château de Bellet – Cuvée Baron G – 2012Vins rouge :
Vin 1:
oeil : très violacé
nez : pas flatteur du tout…
bouche : très repoussant. pas du tout.
Résultat : domaine de Belleviste 2016Vin 2:oeil : grenat, évolué
nez : pas très expressif, un peu terne. prune ? terreux…
Bouche : attaque un peu brute, fumé, alcooleux, manque d’équilibre. Vin riche, un peu goudron, fumé, pruneau, réglisse. Pas de précision, pas emballé. + équilibré à la seconde gorgée, empyreumatique. Tanins souples.
RÉsultat : La Bastide Blanche 2011Vin 3:
oeil : grenat, pas trop d’évolution
nez : élégant, un vrai bonbon. Cerise noire, mûre, superbes fruits noirs. Pruneaux.
Bouche : onctueux, souple, tanins bien intégrés, vin très élégant. L’aromatique est tout de même un peu en retrait, même si le fruit noir mûr se sent en fond. reste quand même un peu rêche, asséchant.
résultat : Les Hautes Collines – Cuvée Longo Maï – 2013Un très bon moment où, pour moi, Minna et Les Hautes Collines m’ont beaucoup plu. Myrko Tepus aurait pu être meilleur si servi dans de meilleures conditions (c’est ma faute).
- 19 février 2021 à 0h17
- in reply to: Domaine de l’Agramante, Carlo da Rocca, Sabran
Découverte du domaine aujourd’hui, suite à une visite au Mas du Libian il y a un mois.
J’ai pas de CR complet à écrire, toutefois j’ai pris pas mal de plaisir. D’une part, Carlo est d’une grande sympathie, attachant et singulier. D’autre part, ses vins sont tout à fait corrects. M’arricriu est encore disponible en petites quantités, je n’ai pas pu le goûter. Par contre, le millésime actuellement en élevage est très prometteur (goûté à la cuve). Malgré la relative fraîcheur dans la cave (11-12°C), ça pétait le fruit. Très beau.
Ciaülà s’est montré moins à son avantage du fait de la température. Par contre, le potentiel du vin m’a convaincu, notamment du fait de sa structure. J’ai pris une caisse, pour regouter à meilleure température.
Cette visite m’a beaucoup plu ! Je conseille fortement !
- 6 février 2021 à 22h58
- in reply to: Clos des Capitelles, Terroir de Saint-Chinian
Ce qui est démontrable, c’est la passion de ce domaine pour la biodynamie. C’est déjà ça ! :cheer:
- 6 février 2021 à 22h52
- in reply to: LPV Vaucluse se déconfine pour fêter le retour de Stéphane
Alors que nous vivons tous, en France, un moment difficile, ces moments d’amitié et de partage revêtent une importante encore plus particulière qu’à l’accoutumée. Des débats enflammés, des rires, des émotions… et c’est une journée qui s’envole bien trop vite. Tout le monde a vécu une année spéciale, la mienne a été difficile. J’ai eu peu de satisfactions, mais l’une d’entre elles a été de rencontrer une belle bande de passionnés, aussi gentils que connaisseurs. Donc, déjà, merci à vous ! 2021 commence sous de très bonnes auspices, malgré la situation particulière.
Après avoir eu le tampon de la pharmacie comme quoi mon corps n’a pas été envahi par des restes de pangolin, je me rends chez David le sourire aux lèvres. Pour des retrouvailles, quel programme ! Surtout, je suis ravi d’enfin faire la connaissance de Stéphane, amateur de saké comme moi. La pancarte l’annonce : aujourd’hui, on se détend !
Premier vin, le champagne que nous a amené Alain. Jolie mise en bouche, un vin gourmand au nez très fruité et d’une belle intensité. La bulle est plutôt fine, le corps est rond et onctueux sans tomber dans la lourdeur. La finale reste assez courte, mais le vin est plein de qualités. Bonne entrée en matière !
Concernant les blancs :
n°1 : je suis passé totalement à côté. Presque tout le monde a trouvé le viognier alors que je suis allé sur un sémillon bordelais. Pour moi, ce vin avait un nez grillé, toasté, sur les amandes grillées, voire même un petit côté goudron. Impossible d’y voir autre chose. En bouche, c’est gras, un peu vanillé, sur les plantes médicinales et la réglisse, une amertume marquée. A la dégustation, je ne suis pas emballé par les arômes, mais je reconnais que le vin est très bien fait notamment en bouche (la trame ronde, l’acidité en finale qui porte le vin). Je n’étais pas du tout sur un Condrieu.n°2 : le nez est évolué, présente une belle maturité, une belle distinction. En bouche, c’est superbe. Une amplitude parfaite, un gras magnifique, aux arômes infusés. Miam ! Quel bonheur ! Je me suis, encore une fois, planté sur la destination du vin.
n°3 : quel dommage que le vin soit bouchonné. J’avais vraiment envie de connaître le clos du Gravillas…
n°3b : un nez très floral, sur l’anis, la badiane, le thym, on sent un peu de tension au nez. La bouche est très épicée sur le poivre blanc. On retrouve ces notes de badiane et d’anis. Le vin est quand même un peu chaleureux. La finale s’étire, s’étire, s’étire… Là encore, je suis passé à côté de la destination où je partais sur un Sud Est dont les vignes étaient exposées Nord. Lorsque la chaussette s’est levée, je me suis posé des questions sur le réchauffement climatique…
n°4 : ah, tiens, là je ne vais pas dire de conneries si je pense « vin de macération ! ». La structure est là, la bouche est bien remplie sans être lourd. Le vin est agréable, avec une belle longueur. Mais, je ne ressens pas grand chose.
n°5 : celui-ci n’a pas été dégusté à l’aveugle. Là encore, un vin de macération. Toutefois, ce côté macéré se fait beaucoup moins sentir. On y sent davantage le côté variétal du cépage. C’est très glouglou, bien fait, ça va faire un carton en été tout ça.
Maintenant, place aux rouges !
n°1 : un nez très élégant, fin, sur la cerise et la tapenade. Un peu sanguin. La bouche est bien équilibrée entre le tanin et la fraîcheur. C’est tout de même trop chaleureux pour moi. Les arômes sont séduisants, mais je ne parviens pas à être emballé. Aucune idée de l’emplacement, je ne me rappelle même plus vers où je suis allé.
n°2 : très déçu. C’est le vin que j’ai amené, qui m’a tant plu en 2019 la première fois que je l’ai dégusté. J’en suis tombé follement amoureux. Là, je n’ai pas retrouvé cette délicatesse et cette finesse aromatique qui m’avait tant émerveillé la première fois. Quel dommage de présenter cette bouteille aux amis, alors que je suis persuadé qu’ils auraient fondu sur celle dégustée il y a 2 ans. Le vin nature est vivant, pour le meilleur et pour le pire. Certains l’ont aimé tel quel, mais je sais qu’il y a 2 ans il était très grand ce vin…
n°3 : le nez est fin, élégant, sur les champignons et l’humus. Je suis emballé par le nez. Moins par la bouche. Elle manque d’équilibre, trop marquée sur les tanins. Les arômes en bouche s’orientent davantage sur le côté viandé et boîte à cigare. Le vin est dur en finale. Dommage, car il en a sous la pédale.
n°4 : un nez très puissant, sur le fumé, le cigare. J’adore ! La bouche est maîtrisée malgré un côté un tantinet chaleureux. Le vin montre tout de même une belle complexité drapée dans un équilibre harmonieux. Très belle surprise !
n°5 : le nez est très frais, malgré les notes d’évolution. Les arômes de tabac, de lard fumé, de poivre noir et un peu de piment viennent chatouiller mes narines avec élégance. La bouche est juste merveilleuse, d’un équilibre exquis. On retrouve encore ces notes de tabac, de fumé, avec un côté orange sanguine. Les tanins sont bien fondus, la finale est fraîche et s’étire. Un vin à son apogée, de grand plaisir.
Je n’ai pas pris de notes sur le reste. Mais j’ai adoré la comparaison entre le Alain Voge 99 et le Bonnefond 99, ma préférence allant vers le premier, d’un meilleur équilibre et d’une matière qui me plait davantage. Ces deux vins restent tout de même magnifiques. Le sherry aussi m’a séduit, ces vins sont juste géniaux. Très très belle bouteille. Enfin, je n’ai pas été marqué + que cela par le Sylvaner de Frick. Peut-être que mes papilles ne l’ont pas apprécié à sa juste valeur.
Concernant les sakés, il s’agit de deux sakés de la brasserie Les Larmes du Levant. J’adore ses sakés, produit à côté de Chavanay, à côté des fameuses vignes de Côte Rôtie.
Le premier, le Vent, est un « junmai daiginjo ». Junmai veut dire qu’il est fait avec uniquement du riz, de l’eau et de la moisissure (kôji). Daiginjo veut dire que le riz est poli (il est gratté) de telle sorte qu’il ne reste que 50% au minimum de sa masse avant d’entrer dans le procédé de fermentation. La tablée a apprécié la finesse du saké si je me souviens bien, ce côté bien équilibré entre sucres et acidité. Sur ce saké, il y a une certaine élégance, une certaine finesse et des arômes qui se dégagent.
Le second, le saké à l’abricot, est un saké dans lequel des abricots sont mis à macérer pendant 1 an. Le résultat est simple mais saisissant. Ce n’est pas d’une complexité dingue, mais c’est très expressif, parfait pour un apéritif ou en accompagnement d’un fromage ou de desserts. Je l’ai personnellement trouvé très à point avec le foie gras, à la place de la confiture par exemple. Le mariage était très réussi.Voilà pour moi ! Encore merci à tout le monde pour la qualité de vos vins et de votre gentillesse. Ces moments entre passionnés et amis sont toujours très plaisant !
- 15 décembre 2020 à 1h14
- in reply to: Domaine Agarrus – Serge Scherrer
Je me demande pourquoi ce sujet n’a pas 20 pages au moins. Ce domaine est de très grande qualité. Découvert grâce à LPV (je cherchais quelques domaines sur Uzès en allant voir ma grand mère qui habite par là-bas), j’ai décidé de m’y rendre il y a une quinzaine de jours. Ravi de l’accueil chaleureux de Serge qui est d’une gentillesse remarquable et d’une culture inépuisable. Son histoire est atypique, que sa cuvée du facteur raconte à elle seule.
Je ne vais pas être très précis dans mes commentaires de dégustation, mais je suis juste tombé sous le charme de ses vins et à prix dont le RQP est presque inégalé (mention spéciale au Clos des Grillons pour moi).
Le blanc Autres Horizons, mélange de Grenache blanc et de Colombard, est très intéressant de part son équilibre entre rondeur du grenache et acidité du colombard. Le vin est homogène, l’ensemble est maîtrisé, c’est très plaisant.
Le second blanc, la cigogne et le… m’a mis sur le cul. Il a un nez plus distingué, plus parfumé limite infusé. En bouche, c’est un peu plus rond et un peu moins tranchant, mais c’est divin d’équilibre. J’ai pris une claque. Je l’ai redégusté le 13 décembre et là il me semblait plus tranchant que lors de ma première dégustation. Je pense qu’il gagne à être bu à 12°C pour apprécier sa rondeur.Le rosé offre un vin de plaisir, pas si « simple » que ça. Il a cette petite amertume qui lui apporte raffinement et longueur. Ce n’est pas un IMMENSE rosé, mais il est très correct et se démarque de la mêlée aisément. Pour ce prix, foncez !
Les rouges… que dire…
L’insoumis, ce 100% Carignan, est plein de vivacité. Je n’y ai pas trouvé de volatile personnellement, le vin est un cocktail de fruits avec des tanins imperceptibles. Il est à noter que le vin n’a pas été élaboré à l’aide d’une macération carbonique, ce qui a le don de me surprendre au vu du résultat. C’est très très bon.
L’Affranchi, le 100% Grenache, m’a par contre semblé un peu déséquilibré. Moins éclatant que l’Insoumis, il pâtit de la comparaison avec le précédent. J’aimerais le goûter une autre fois pour voir s’il s’avère plus à son avantage
La Vigne du Facteur, sa cuvée emblématique, est plus consensuelle. Après avoir dégusté les deux premiers rouges, c’est étonnant de retrouver quelque chose de + classique mais tout aussi qualitatif. C’est un peu plus structuré, c’est élégant, toujours à prix doux. A consommer dès maintenant ou à attendre 3-4 ans sans soucis.
Le Clos d’Ozon fait de la place au Tempranillo en petite quantité. Inattendu, mais intéressant. Les tanins sont plus francs, plus fougueux, le fruit est davantage noir. La structure lui offre une belle longévité. En l’état, il se boit plutôt bien mais je pense qu’il se dégustera mieux avec quelques années de garde ou un carafage.
Les Toiles est un vin élégant, raffiné. Malgré une pointe de réduction, j’ai été immédiatement séduit par sa finesse en bouche. On a là un très joli vin.Merci Serge pour ces belles cuvées ! Un conseil : allez-y ! J’ai grand joie à rentrer ses cuvées pour l’ouverture de mon petit bouiboui.
- 17 novembre 2020 à 0h45
- in reply to: Au sujet du saké
Le côté fermentaire est parfois (souvent ?) présent dans les sakés. Cela peut dérouter les palais non habitués.
Merci pour le retour de dégustation, curieux de goûter ça !
De mon côté, j’initie les amis de LPV Vaucluse au saké. C’est intéressant de voir la réaction d’amateurs de vin à propos du saké.
Le dernier saké dégusté, lors de la dernière soirée LPV Vaucluse :
CR: Les Larmes du Levant – La Vague
Super accord d’après moi, moins réussi pour les autres. Pour moi l’accord le + évident a été le saké. Pourquoi ? Car, comme je l’ai pas mal répété, la rouille étant (bien) relevée, la douceur et l’Umami du saké venaient se fondre à merveille. Néanmoins, l’inconvénient pour des amateurs de vin est son manque d’aromatique. C’est normal pour un saké, puisqu’il s’agit d’un alcool de bouche et pas de nez.
Pour l’accord saké parmesan, il faut savoir que le parmesan est un fromage où l’Umami est très présent. Du coup, avec un saké, c’est parfait. De plus, chauffer le saké permet de faire ressortir l’umami. De ce fait, l’harmonie entre les deux est juste à tomber. Encore une fois, un amateur de vin est perdu et a du mal à s’y retrouver. Néanmoins, avec l’habitude, il parvient à « décrocher » de ses standards habituels pour apprécier le saké pour ce qu’il est, pas pour un substitut du vin.

- 30 octobre 2020 à 3h34
- in reply to: Vos meilleurs sites de vente de vin en ligne
Italvinus n’existe plus et a fusionné avec Vinissimus. Du coup, je trouve qu’il y a un sacré catalogue de vins espagnols et italiens sur Vinissimus.
Je cherche des sites spécialisés sur les vins étrangers. Je préfère faire marcher les cavistes autour de chez moi pour les vins français, ils pratiquent des prix parfois un peu chers, mais leurs conseils sont toujours à point notamment pour des domaines peu connus du fin fond du barroux.
En vous lisant, j’ai répertorié :
Xtrawine
Pinard-de-pinard
Garrafeiranacional
Gute-weineAvez-vous d’autres sites, notamment pour les vins hors Europe ?
Merci !
- 20 octobre 2020 à 21h13
- in reply to: LPV Vaucluse teste les meilleurs accords sur la Bouillabaisse
Alors, nouvelle, pas tellement. C’est juste qu’on a réussi à la détecter sur le tard.
Pour s’imager l’umami, le mieux est d’utiliser un champignon et de le couper en deux. La première partie est mangée froide, l’autre chaude. L’écart entre les deux correspond à l’umami. En effet, c’est une saveur qui est très sensible à la chaleur et qui s’exprime mieux à des températures élevées.
C’est au Japon que l’umami a été découvert, d’où son nom japonais. Il se traduit par « savoureux », mais ça ne veut pas dire grand chose pour nous. L’élément Umami par excellence est le glutamate monosodique (et pas de potassium comme je l’ai dit lors du repas).
Le saké peu poli et de type Junmai est assez riche en umami. D’où le fait qu’il apprécie la chaleur.
Pour répondre à ta question sur ses caractéristiques, ce n’est pas évident. Pour moi, l’umami c’est une sensation assez enveloppante qui prend place partout dans la bouche. C’est moelleux, c’est confortable, c’est « doux ». Par exemple, quand je bois un saké chaud Umami, j’ai la sensation d’entrer dans mon lit en hiver et de me fondre dedans.
C’est à peu près ça pour moi.
- 20 octobre 2020 à 17h33
- in reply to: LPV Vaucluse teste les meilleurs accords sur la Bouillabaisse
Alors pour moi l’accord le + évident a été le saké. Pourquoi ? Car, comme je l’ai pas mal répété, la rouille étant (bien) relevée, la douceur et l’Umami du saké venaient se fondre à merveille. Néanmoins, l’inconvénient pour des amateurs de vin est son manque d’aromatique. C’est normal pour un saké, puisqu’il s’agit d’un alcool de bouche et pas de nez.
Concernant les vins, je n’ai pas trouvé mon bonheur en accord. Les Simone étaient bien sans pour autant m’emballer. Je dirais que le Rias Baixas s’est le mieux prêté à l’accord. Après avoir goûté le plat, je pense qu’un chenin demi sec aurait été parfait, voire même un gewurztraminer demi sec mais son aromatique aurait sûrement posé problème.
J’ai tenté un accord fino/bouillabaisse car, 1) j’aime chercher des accord décalés. 2) le côté iodé des vins de la région me paraissait matcher avec la bouillabaisse. Malheureusement, je ne voulais pas un fino mais une manzanilla, moins sur l’oxydatif et plus sur la finesse, l’élégance, l’acidulé et le salin. Là, le fino était trop sur des notes oxydatives, que l’on a préféré ne pas essayer sur la bouillabaisse.
Pour l’accord saké parmesan, il faut savoir que le parmesan est un fromage où l’Umami est très présent. Du coup, avec un saké, c’est parfait. De plus, chauffer le saké permet de faire ressortir l’umami. De ce fait, l’harmonie entre les deux est juste à tomber. Encore une fois, un amateur de vin est perdu et a du mal à s’y retrouver. Néanmoins, avec l’habitude, il parvient à « décrocher » de ses standards habituels pour apprécier le saké pour ce qu’il est, pas pour un substitut du vin.
Voilà pour moi ! Les copains ont tout dit sur les autres vins, le Chevalier aura été une véritable révélation pour moi. J’ai trouvé cela incroyable de finesse, de complexité. Les notes que peuvent prendre un vin avec l’âge ne cesseront de me surprendre. Le rosé en Gamay m’a aussi beaucoup plu, dans un tout autre registre. Mais tous les vins étaient excellents, avec peut-être un bémol sur le blanc corse d’Arena que j’ai trouvé un peu trop fin.
- 6 septembre 2020 à 15h06
- in reply to: Au sujet du saké
Bonjour à tous !
En parallèle de la la dernière soirée LPV Vaucluse où je parle de consommation de sakés, notamment au travers d’un junmai, je voulais vous parler ici de mon projet sur le saké. En effet, je suis très intéressé par le saké et j’ai décidé de monter un site d’information ainsi qu’une boutique en ligne de sakés. Vous trouverez l’adresse ci-dessous :
Mes objectifs sont :
– Présenter ce qu’est le saké et tordre enfin le cou à sa mauvaise réputation,
– Proposer des sakés de qualité, dans un premier temps via des importateurs existants puis, par la suite, via l’importation des sakés que j’aurais choisi (dépendra surtout de l’évolution du marché et de sa réceptivité),
– Informer des derniers événements saké (Kura Master, Salon du Saké,…) et des brasseries françaises (Les Larmes du Levant, Kura de Bourgogne,…) ainsi que procéder à des dégustations commentées avec des acteurs de l’univers saké,
– Partager au travers de séances dégustation, cours, séminaires, salons ou autre sur le saké, sa consommation ainsi que sur le Japon et sa culture.J’en parle ici car je pense que la passerelle entre vin et saké n’est pas expliquée de la meilleure des manières. Aujourd’hui, beaucoup parlent de saké comme ils parlent de vin. Récemment, j’ai participé au concours Kura Master où les sommeliers débattaient et jugeaient les sakés comme s’ils étaient en présence de vins. Or, c’est omettre une grande partie de ce qui fait le charme du saké. Il me semble important de rappeler que le saké n’est pas du vin, mais du saké et qu’il se consomme comme tel. Il partage beaucoup avec le vin, notamment d’un point de vue production et consommation puisqu’il s’associe avec des plats. Néanmoins, n’oublions pas que d’un point de vue gustatif et structurel ces alcools n’ont pas grand chose à voir, le vin étant peut-être plus sur le nez alors que le saké davantage sur la bouche (je dis peut-être une saucisse mais je le ressens comme tel).
Propager la consommation de saké en France est pour moi une passion, car j’ai envie de faire connaître cet alcool à de nombreuses personnes. De plus, il s’agit d’une formidable passerelle entre les deux cultures, les deux piliers qui constituent mon couple. C’est merveilleux de voir que deux civilisations si différentes se rencontrent et s’apprécient autour de même bases et parviennent à se compléter. Du coup, j’espère que vous m’excuserez de ce petit encart publicitaire et j’espère que vous apprécierez votre visite sur le site.
Je suis sur tous les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, Instagram, YouTube, LinkedIn) via le nom Sakément Bon. Je vais essayer de travailler d’arrache pied pour proposer du contenu intéressant avec les moyens du bord. J’espère sincèrement que vous apprécierez ma contribution à ce joli monde.
La boutique ouvrira courant octobre, le temps d’essayer de tout faire dans le bon ordre.
Merci à vous !!!
Damien, Sakément Bon
- 6 septembre 2020 à 14h54
- in reply to: LPV Vaucluse se réunit chez Arnaud autour de Chablis et de Bourgogne rouges
J’ai été ravi de partager avec vous une si belle soirée. Les vins étaient, dans leur globalité, de très bonne facture.
Le Grenouilles un peu plus en retrait, tout le monde était d’accord pour dire qu’il ne méritait pas son statut de grand cru. Néanmoins, on l’a peut-être ouvert un peu tôt, malgré les recommandations du domaine.
Le Droin a été majestueux, s’est pleinement livré, un superbe équilibre. J’ai été ravi par sa structure divine. Un grand vin, cela va sans dire. Je suis bien moins connaisseur de Chablis que mes comparses, mais de ce que j’ai cru comprendre il caractérisait plutôt bien ce qu’est un très joli vin de la région. Après 7 ans de bouteille, il n’a que très peu commencé son évolution.
Le De Moor m’a beaucoup plu par sa justesse, même s’il lui a été difficile de succéder à la claque reçue par Droin. Pour un Chablis village, j’ai été séduit. Le côté fermentaire ne m’a pas dérangé. Néanmoins, il a manqué d’expression sur des arômes plus conventionnels. Déroutant, mais très plaisant.
J’ai été un fervent défenseur du Dauvissat lors de la dégustation. Je n’ai, pour ainsi dire, pas compris le vin à ma première gorgée. La seconde, en revanche, m’a conquis. Et plus je plongeais mes lèvres plus j’ai compris que j’avais affaire à un vin de très bonne facture. Il dénotait des vins précédents par son côté plus apaisé, moins tendu. J’ai osé la comparaison avec un long fleuve tranquille et majestueux. J’ai été transporté, peut-être plus qu’avec le Droin, grâce à son étonnante complexité. En aromatique, j’ai eu beaucoup le jasmin au nez, des notes infusées. Un beau vin de gastronomie.
Les rouges, eux aussi, ont été à la hauteur. Le Gevrey de l’Arlaud, tout en finesse, a été une excellente entrée en matière pour cette série. Les notes d’humus, de champignon et de sous-bois étaient bien présentes. J’ai eu un peu plus de difficulté à y trouver des notes primaires, le vin me semblant déjà à maturité. Un joli vin qui a su plaire à tout le monde sans nous renverser de la chaise.
Le Pommard m’a déstabilisé, un corps bien plus massif qui aurait orienté Vincent et moi-même sur une Syrah des côtes du rhône nord. J’ai apprécié son corps plus franc et solide que ce à quoi je m’attendais, avec des tanins déjà en place. L’aromatique me semblait quand même assez mûre, sur de la cerise noire. Un joli vin, qui mérite encore 4-5 ans pour entrevoir un début d’évolution, mais déjà très plaisant à boire aujourd’hui.
ATTENTION, GRAND VIN ! Le Chambertin Clos de Bèze de Drouhin a été merveilleux. Une claque, rien à dire de plus que les commentaires précédents. Nous avons vécu un grand moment ensemble. C’est dans ces moments-là que je suis ravi d’avoir intégré une si belle équipe de passionnés, car il n’y a pas besoin de mots pour communiquer à l’approche d’un tel vin. C’était beau, merci !
Le Volnay Caillerets a été inattendu. Nous l’avons millésimé sur 2009-2010, un vin pas encore en place mais avec potentiel. Quelle aura été notre surprise de lire 1990 ! Evolution surprenante. Est-ce que ce vin aura quelque chose de plus à nous donner ? Nous restons septiques. Il était apparu fermé, cloisonné, peu enclin à se livrer. Intéressant, mais pas à la hauteur.
L’Hospice de Beaune 1989 concluait ce voyage en Bourgogne d’une jolie manière. David l’a trouvé défectueux, pourtant il ne nous est pas apparu si problématique. Loin d’être un grand vin, il m’a tout de même donné plus de plaisir que le précédent. Meilleur équilibre, plus juste notamment d’un point de vue aromatique où la passerelle entre primaires et tertiaires s’est bien réalisée. Bon vin, beau plaisir.
Le Sauternes m’a beaucoup plu. Ce n’est pas un grand, mais il m’est apparu très bon. Néanmoins, là encore, j’ai très peu de points de comparaison, peut-être qu’en goûtant davantage je reviendrai sur ma décision. J’ai ressenti peu ou prou les mêmes choses qu’Hubert, notamment sur le safran et l’orange confite. L’accord a été très juste avec la tarte de David.
Enfin, c’est toujours un grand plaisir pour moi de faire découvrir le saké. Ma femme étant japonaise, c’est une grande joie pour nous de lier nos deux cultures, et le saké est un parfait exemple. Il n’est pas le concurrent du vin, mais un complément. Il ne va là où le vin ne va pas et peut aussi aller là où le vin marche bien (fromages par exemple). J’ai décidé, sur ce coup, d’amener un saké produit en France, par la brasserie Les Larmes du Levant. Pour mon business, (adresse du site modérée), je suis allé visiter cette brasserie qui m’a accueilli à bras ouverts et fait découvrir ses excellents produits. J’ai donc eu l’honneur de faire déguster à mes amis LPViens un saké junmai (eau, riz, « pourriture noble » (kôji) seulement). L’avantage du saké est d’être consommable à plusieurs températures. Frais (8 – 12°C) pour la consommation moderne, tiède (20-25°C) et chaud (40-50°C) pour une consommation plus traditionnelle. Du coup, on a servi ce saké tiède et chaud, pour expérimenter. Le jeu a l’air d’avoir plu, tout comme le curry japonais.
Merci encore pour ces moments de partage. Je suis ravi de passer du temps avec vous et de discuter vin pendant des heures. J’ai hâte d’être à la prochaine séance !
- 31 juillet 2020 à 3h10
- in reply to: CR: LPV Vaucluse déguste quelques rosés au chant des grillons
Après avoir pris quelques claques au Clos des Grillons (la surprenante cuvée une île, le magnifique bourboulenc 1901, la gentillesse de Nicolas Renaud), nous enchaînons sur une jolie horizontale de rosé. Mon classement rejoint celui du groupe.
J’ai été déçu par Parisy. J’ai pas réussi à l’apprécier. Il m’a paru lourd, empâté par une matière mal maîtrisée. S’est assoupli au cours du repas, mais pas emballé du tout.
L’Anglore Tavel Classique m’a fait, tout d’abord, penser au Vintage que j’avais bu quinze jours plus tôt. Mais les notes de fruits rouges plus marquées (et l’avis de Vincent) sont venus me remettre sur la bonne voie. C’est bon, précis, mais pas de coup de coeur.
L’Anglore Tavel Vintage m’a, par contre, clairement convaincu. Cette touche oxydative m’envoûte, me charme. Le jus est toujours précis, le fruit rouge un peu plus en retrait pour laisser place à des notes oxydatives type pruneau. Quelques odeurs de carthagène me viennent aussi. Par contre, on sent la patte l’Anglore, indéniablement, la ressemblance avec le Tavel Classique est frappante
Le rosé de Château Simone a mis tout le monde d’accord. Une superbe complexité, explosion de saveurs épicées et de fruits type framboise et cerise, une pointe d’acidulé en finale. C’est frais malgré le climat solaire, très digeste. L’assemblée a été dithyrambique, j’ai rejoint le mouvement avec plaisir.
Un autre blanc a été dégusté, la Clau de Romain le Bars. C’est dense, le fruit est en retrait. La matière est vraiment prenante. Une bonne période de vieillissement lui permettra probablement de perdre cette masse qui peut en gêner certains. Moi, j’ai beaucoup aimé cette structure et cette densité, même si le fruit manque d’exubérance. A voir dans quelques années.
Le saké a été, il me semble, apprécié par l’assemblée. Il s’agissait d’un Junmai Koshu. Le terme Junmai signifie qu’il a été produit en n’utilisant que du riz, du kôji (moisissure du type Penicillium du Fromage) et de l’eau. Le terme Koshu signifie littéralement alcool vieux. Le saké a été produit en 2013, il a subi 7 ans de vieillissement, ce qui est beaucoup pour un saké. Le nez est caractéristique du Junmai, à savoir sur l’umami (bouillon de légumes, soja) avec quelques notes d’évolution (épices). En bouche, c’est rond mais tout en fraîcheur. La sucrosité de ce saké est faible, ce qui lui va à ravir. Belle tension tout du long, un alcool bien maîtrisé. Jolie bouteille ! Je pense qu’un petit fromage lui ira bien, un plat un tantinet épicé aussi (curry japonais par exemple).
Merci à vous pour cette belle première avec le LPV Vaucluse, ça a été un véritable régal ! Et heureux de vous avoir amené un saké qui vous a plu.
- 20 juillet 2020 à 19h15
- in reply to: Clos des Grillons
Pour une première au sein du groupe LPV Vaucluse, sacrée première ! Encore une fois, merci de l’accueil et de votre gentillesse, ça a été un grand plaisir pour moi de déguster au Clos des Grillons avec des personnes aussi agréables.
Concernant la dégustation, j’ai été marqué au fer blanc par 1906 m’ayant rappelé en presque tout point un grand chenin évolué, avec un peu plus de richesse et un peu moins de fraîcheur; C’était merveilleux. Aux côtés d’une telle cuvée, je range Une Île qui, par son caractère déroutant et son très bel équilibre m’ont conquis. Un mourvèdre incroyable, tant par sa qualité que par son originalité. Les Grillons en rouge, que beaucoup ont trouvé plus traditionnel, m’a beaucoup plu aussi. J’y ai trouvé un bel équilibre et une aromatique complexe. Ce n’est pas le plus glouglou des rouges, ce qui n’enlève en rien à sa qualité.
La constance n’est pas toujours au rendez-vous, mais quand les cuvées sont bonnes elles tutoient les sommets. De plus, la gentillesse de Nicolas Renaud et son sens de l’hospitalité sont merveilleux, on sent le passionné et l’ouvert d’esprit. L’entendre parler de ses vins est presque onirique.
Merci encore à tout le monde !
- 13 juillet 2020 à 19h52
- in reply to: costières de nimes
Je n’ai pas été emballé par Mourgue du Grès. Je n’ai pas été emballé ne veut pas dire que j’ai trouvé ça mauvais, juste que je n’ai pas ressenti beaucoup d’émotions. Au contraire, J’ai trouvé les vins du Domaine des Bressades d’une autre dimension, d’une autre vibration, pour un prix inférieur. 7,50€ la cuvée AOC Costières de Nîmes, 11,5€ la cuvée Cabernet-Syrah que j’ai évoqué. La cuvée Harmonie du Château Beaubois m’a aussi énormément plu, pour 18€.
En matière de vin, chacun ses goûts et Mourgue du Grès possède tout de même une gamme bien faite, bien en place. Je te rejoins par contre sur le Mas des Tourelles que je trouve d’un bien meilleur RQP que Mourgue
- 13 juillet 2020 à 17h19
- in reply to: costières de nimes
J’en connais la plupart. Merci pour le reste ! Et j’ai la chance d’habiter dans le coin depuis près de 26 ans maintenant (excepté 1 an à Paris et 2 à Tokyo), je ne suis pas trop dépaysé par le décor 🙂
- 13 juillet 2020 à 16h58
- in reply to: Livres, Thèses, Documents etc…
Bonjour,
Je cherche un livre sur le commerce du vin en général ainsi que son marketing. En ce sens, on m’a recommandé le livre « Le commerce du vin » écrit par Pierre Mora. Certains d’entre vous l’ont-ils lu ? Quel est votre avis sur cet ouvrage ?
Merci,
- 13 juillet 2020 à 11h35
- in reply to: costières de nimes
Le château des Boutes m’a été conseillé par le château Guiot. Ils m’ont vanté la méthodologie différente, sortie des carcans de l’AOC. Si mes souvenirs sont bons, il s’agit d’un ancien sommelier reconverti vigneron qui a envie de produire surtout du monocépage. Je n’ai jamais goûté, mais là description qu’on m’en a faite m’a aguiché. Le Château Guiot m’a conseillé le Mas Mellet et le Mas Du chêne aussi. Mourgues du Grès m’a parlé de Château Saint Cyrgues et aussi de Mas Du chêne. Ce sont donc mes prochaines destinations dans cette AOC avec Scamandre aussi. Au passage, les producteurs n’ont pas hésité à me recommander divers domaines spontanément, j’ai trouvé ça très sympathique.
Pour les cuvées haut de gamme, il y a probablement de cela oui, même si personne ne me l’a confessé. Elles restent intéressantes mais ne valent peut-être pas le prix qu’on y met. Cela ne m’étonnerait donc pas que ce soit un petit piège à touriste.
Olivier, tu sembles bien connaître l’AOC en tant que gardois. La prochaine fois on pourra y aller ensemble haha.
- 11 juillet 2020 à 23h56
- in reply to: costières de nimes
Bonjour !
Je connais le château Saint-Cyrgues de nom, c’est à côté du domaine d’Or et de Gueules. La personne m’ayant accueilli au Mourgues du Grès me l’a conseillé en tout cas.
J’écris ce post car j’ai fait un petit tour hier en costières de Nîmes histoire d’aller déguster certaines suggestions lues ici notamment. Je vais reprendre mes notes et écrire quelque chose de plus détaillé, mais je voulais déjà faire part de mes premières impressions.
Je m’attendais à de belles choses pour Mourgues du Grès, j’en suis sorti mi-figue mi-raisin. J’ai trouvé ça bon, mais sans grande profondeur. Leur cuvée terre de feu est ressortie, le reste est à un niveau homogène qui est honnête sans sauter au plafond.
Agréablement surpris par le rapport qualité prix du Mas des Tourelles, leurs cuvées sont simples, mais très intéressantes. Il est possible d’acheter un clos des glycines AOC Costières de Nîmes 2014 pour moins de 8€, un vin prêt à boire, sur l’évolution. Le saperavi en IGP pays d’oc est une excellente surprise pour 9€, m’ayant évoqué un petit Vacqueyras pour ses épices en finale très revigorants.
La cuvée Cabernet – Syrah du Mas des Bressades est magnifique. C’était jeune, mais qu’est ce que c’était bon !!! 11,5€, un énorme RQP là aussi. Moins enchanté par leur 100% Syrah, tout à fait correct mais qui a souffert de la comparaison avec le vin précédent. Les blancs sont très corrects, je n’ai pas trouvé le blanc Excellence trop marqué par le bois (un CR de LPV Gard ayant noté que le vin était infusé au chêne tellement que l’arôme boisé ressortait sur les cuvées d’il y a 12-13 ans). Je pense qu’il y a donc une meilleure maîtrise pour des vins tout à fait correct. Je penche quand même pour le blanc d’entrée de gamme, davantage sur le fruit.
La première halte de l’après midi m’a amené à D’Or et de Gueules, j’ai pas sauté au plafond là non plus même si les cuvées prestige en rouge valent le détour. Le RQP n’est pas des plus intéressants mais la qualité est là. Le 100% syrah (quasiment car ils restent en AOC Costières, donc il n’est pas cépage unique mais presque) le plus cher est élevé 30 mois en demi-muids (à confirmer pour le contenant), ce qui le rend déjà intéressant et souple même s’il gagnerait à la garde. Par contre, le prix (plus de 40€) m’a laissé songeur pour une appellation telle que les Costières de Nîmes. Je préfère de loin me jeter sur un C9P de Mont Olivet ou de La Barroche. J’ai quand même trouvé le rosé de la gamme « Philtre d’Amour » très intéressant, avec un boisé bien intégré pour 11€. D’ailleurs, pas mal de producteurs proposent désormais des rosés « classiques » et une gamme « gastronomique », passée en fût neuf pendant 4-5 mois. Une quasi constante sur les domaines visités.
Grande surprise au Château Beaubois, dont les vins, d’une grande finesse, m’ont « espanté » (mot du sud de la France signifiant étonné, dans le bon sens du terme). Les blancs font preuve d’une grande droiture sur toute la gamme, le haut de gamme se parant de plus de gras tout en restant très subtil. J’ai vraiment été marqué par les rouges et notamment la cuvée Harmonie qui, pour 18€, offre un superbe voyage. Sans connaître le nom de la cuvée, j’ai qualifié le vin d’harmonieux, ce qui a fait sourire la vigneronne. La cuvée prestige (dont je ne me rappelle plus le nom) est vraiment très belle, tutoyant certaines appellations des Côtes du Rhône Nord type Saint-Joseph. La vigneronne m’a appris que l’AOC allait gagner deux DGC pour séparer le nord des Costières du Sud qui est plus frais du fait du « Marin », le vent venant de la méditerrannée. Très instructif puisqu’on retrouve cette fraîcheur dans le verre.
Le Chateau Guiot, enfin, m’a vu arrivé fatigué d’un tel tour. J’aurais dû programmer moins de visite. J’ai tout de même relevé que le blanc Extrafragance est de très bonne facture (je n’ai plus le prix en tête il faut que je retrouve mes notes), un AOC Costières « tradition » d’un excellent RQP montrant une belle tenue et énergie. Leur cuvée sans sulfites en 100% carignan est mordante mais mérite un peu d’assouplissement. 1 ou 2 ans ne lui feront pas de mal. Leur cuvée premium m’a plu mais le RQP n’est pas très favorable, la cuvée s’envolant à + de 35€.
Au final, l’AOC Costières de Nîmes m’aura procuré pas mal de plaisir. Il y a bien deux identités entre le nord plus puissant et le sud plus en souplesse, même si tout dépend de la volonté du vigneron (d’Or et de Gueules était vraiment très puissant même si positionné dans le sud des costières). Il n’empêche que certains RQP sont vraiment excellents. C’est une région souvent oubliée qui mérite que l’on s’y attarde davantage au vu de la qualité entrevue. J’essaie de mettre un peu plus de détails plus tard, le barbecue m’appelle
A bientôt !
- 28 juin 2020 à 23h32
- in reply to: Concours de dégustation : à l’aveugle et confiné !
Bonjour !
Très intéressé par ce concept de dégustation à l’aveugle, je te fais parvenir mon intérêt par mail dans la foulée afin de participer à une troisième édition.
Merci !
- 27 juin 2020 à 0h33
- in reply to: Vacances à Uzès
L’accueil y est sublime d’ailleurs !!! Faudrait que je pense à y retourner en effet. Merci !