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- 5 janvier 2019 à 22h19
- in reply to: Domaine E. Guigal
Bonjour Jean-Luc,
pour les 150€ affichés, cela tenait plus de l’anecdote pour illustrer d’abord ma surprise, puis surtout à combien peut se vendre cette bouteille (à l’étranger, certes, donc forcément plus cher qu’en France). De toute façon, je n’aurai jamais mis 150€ dans cette bouteille…
Pour la dégustation, je voulais surtout souligner, indépendamment de ce prix londonien anormalement élevé, que pour une bouteille à 55€ prix producteur (donc 80-90€ prix caviste en France), on est en droit d’attendre un vin plus que « de bonne facture » et plus qu’ « agréable à boire »… Je suis donc complètement d’accord avec toi que le fait que ce vin soit affiché 3 fois plus cher que mon prix d’achat ne le rend pas 3 fois moins moins bon. Il m’a juste un peu déçu, même pour un vin à 55€, c’est tout… qui plus est sur un millésime qui n’est pas supposé être « faible » dans le Rhône (sur un 2002 ou 2008, il aurait eu l’excuse du millésime).Amicalement,
Gwenaël- 5 janvier 2019 à 18h06
- in reply to: Domaine E. Guigal
CR: E. Guigal, Château d’Ampuis 2006
Encore une bue pour Noël (c’est la dernière… enfin, qui mérite un CR).
Je faisais une petite ballade dans le centre de Londres la veille de déguster cette bouteille, que j’avais apporté dans mes valises. Au rayon vin du célèbre grand magasin Selfridges, je tombe sur la même bouteille, même millésime, tout pareil… qui est vendue 135 pounds !!! Ouch… ça fait quand même 150€ la quille…Belle robe grenat, sans dépôt. Nez expressif principalement sur la viande séchée voire légèrement faisandée.
La bouche est en demi-corps, ronde, équilibrée par une tension bien fondue. Pas de trace d’élevage. Longueur correcte.Pas mauvais en l’état, pas de défaut particulier. Vin de bonne facture, agréable à boire. Le problème étant son prix. On est franchement très loin du prix de vente de cette bouteille. J’aurais crié au scandale si je l’avais payée 135 pounds chez Selfridges… Cela dit, même pour les 55€ que j’avais payé au domaine, ça me semble un peu léger…
J’ai très peu d’expérience des cuvées haut-de-gamme de la maison Guigal, peut-être suis-je mal tombé… En tout cas, leur Côtes-du-Rhône de base en négoce m’avait toujours donné l’impression d’un bon rapport qualité-prix, et cela malgré les volumes de production. Sur ce Château d’Ampuis, c’est exactement l’inverse : RQP moyen voire discutable…Amicalement,
Gwenaël- 5 janvier 2019 à 4h50
- in reply to: Maison Louis Jadot
CR: [color=orange][b]Maison Louis Jadot (Domaine des Héritiers Jadot), Corton-Charlemagne, 2008
[/b][/color]
Encore un dégusté pour Noël.
Je remarque le soin particulier apporté au « packaging » par rapport aux cuvées de négoces de la maison : bouteille en verre épais et bouchon long pour le vieillissement en cave.Belle robe or vieilli, pas de dépôt notable. Le nez est très intense dès l’ouverture de la bouteille. Le beurre domine largement, puis la crème fraîche, la laiterie. Vraiment magnifique. Quelques notes de noisette et de pain grillé qui disparaîtront assez vite à l’aération.
La bouche, elle aussi, est très axée sur le beurre. Du beurre en bouteille, avec beaucoup de profondeur et un volume considérable. Ça pourrait être excessivement gras, mais c’est équilibré par une légère acidité, très discrète mais qui contrebalance le gras à la perfection. Longueur interminable, il reste en bouche plusieurs minutes. Pas de bois ou de trace d’élevage décelable.
Pas forcément hyper-complexe, mais d’une richesse et d’une noblesse impressionnantes. Peut-être que quelques années supplémentaires en cave lui donneront plus de complexité mais en l’état, ce vin est délectable. Je n’avais qu’une seule bouteille à disposition mais je pense que 2 voire 3 n’auraient pas été de trop (j’avoue qu’il est difficile de ne pas tomber dans l’excès avec ce genre de vin !!). De loin le meilleur blanc que j’ai bu cette année.
Excellent.Amicalement,
Gwenaël.[hide][spoiler]CR!![/spoiler][/hide]
- 4 janvier 2019 à 0h10
- in reply to: Domaine Trapet, Gevrey-Chambertin
CR: Domaine Trapet, Gevrey-Chambertin 1er Cru, Petite Chapelle, 2009
Dégusté pour Noël.
Belle robe rubis, relativement soutenue pour un Bourgogne et, forcément, c’est un vin non filtré, donc pas mal de dépôt sur les épaules de la bouteilles (je n’avais pas de carafe à disposition). Environ 2 heures d’aération avant dégustation.La seule chose qui m’ait un peu déçu est la discrétion du nez. Du fruit, genre groseille, mais d’intensité faible qui s’est peu ouvert à l’aération.
La bouche est par contre d’une grande finesse (certains diront « maigre » mais finalement entre élégance et maigreur, c’est une question de goût personnel), très souple et surtout soyeuse. Elle évoque le velours. Très grande élégance. Ça tombe bien, c’est le genre de vins que j’aime ! Saveurs fruitées, pas de trace d’élevage. La finale est très légèrement acidulée et la longueur est remarquable (plusieurs minutes).
Je pense que ce vin est à maturité. La bouteille n’a pas duré longtemps, les convives ont apprécié (ça, c’est le test ultime !).
Typique de la légèreté et de l’élégance bourguignonne. J’ai adoré.
Très bien++- 5 juin 2016 à 5h50
- in reply to: Domaine Coche-Dury, Meursault
Bonsoir à tous,
Étant de passage à Noyers-sur-Serein, j’ai fait le petit crochet par l’Isle…
Cette charmante bouteille fut dégustée sur une volaille à la crème et une mousseline de homard. C’est marrant car ce n’est pas mon premier Coche (je n’en ai pas bu des dizaines non plus) et celui-ci est, je pense, celui qui m’a le plus enthousiasmé. Peut-être était-il le plus mature ? ou est-ce l’effet millésime ?
CR:
Dès l’ouverture, le nez est ouvert sur une minéralité délectable (gravier mouillé, caillou, …). Des notes de fleurs blanches le complète, pas de notes d’élevage (pas de bois ni vanille). La bouche est droite, longue et effilée (on n’est pas du tout sur un vin gras), l’acidité présente mais bien patinée et parfaitement intégrée. Un modèle d’équilibre. L’aromatique est elle aussi sur quelque chose qui évoque la pierre, la minéralité même si c’est assez difficile à imaginer. Vraiment magnifique, et quand on pense qu’il ne s’agit que d’un simple village…
Si vous avez la chance d’avoir cette perle en cave, je pense que vous pouvez envisager de vous plaisir, ce vin est entré dans un certain pallier de maturité. En l’état, il est vraiment magnifique. C’est personnellement le meilleur Meursault que je n’ai jamais bu et je vous garantit avoir goûté des dizaines de grands crus du coin qui ne lui arrivaient pas à la cheville.
Amicalement,
Gwenaël- 10 décembre 2015 à 18h44
- in reply to: Château Rayas, Châteauneuf-du-Pape
Bonjour à tous,
Par pure coïncidence, j’ai moi-aussi gouté ce Rayas rouge 2004 hier soir. Je me retrouve globalement dans la description qui en est faite. D’ailleurs, certains autres dégustateurs l’ont aussi placé en Bougogne à l’aveugle. J’insiterai sur le fait que la bouche est effectivement porté par l’alcool. Un peu trop même à mon goût (sensation légèrement alcooleuse qui ne m’a pas vraiment plu). J’ai par contre noté une très belle fraicheur basée sur une acidité assez présente et sur cette structure alcoolique qui équilibre la bouche tout de même marquée par une belle matière (mais pas « monstrueuse » il est vrai). D’accord sur l’attaque légèrement sucreuse. Par contre, le « toucher », je ne l’ai pas du tout. La finale s’étend sur de « beaux » amers, je mets « beaux » entre guillements car je ne les ai justement pas trouvés très beaux mais plutôt lourdeaux. Mais, là, c’est purement une remarque subjective, ce sont mes préférences personnelles qui me font dire cela.
Globalement, bon vin mais je n’ai pas non plus « pris une claque » (ça tombe bien, ça me fera faire des économies).- 10 décembre 2015 à 18h44
- in reply to: Château Rayas, Châteauneuf-du-Pape
Bonjour à tous,
Par pure coïncidence, j’ai moi-aussi gouté ce Rayas rouge 2004 hier soir. Je me retrouve globalement dans la description qui en est faite. D’ailleurs, certains autres dégustateurs l’ont aussi placé en Bougogne à l’aveugle. J’insiterai sur le fait que la bouche est effectivement porté par l’alcool. Un peu trop même à mon goût (sensation légèrement alcooleuse qui ne m’a pas vraiment plu). J’ai par contre noté une très belle fraicheur basée sur une acidité assez présente et sur cette structure alcoolique qui équilibre la bouche tout de même marquée par une belle matière (mais pas « monstrueuse » il est vrai). D’accord sur l’attaque légèrement sucreuse. Par contre, le « toucher », je ne l’ai pas du tout. La finale s’étend sur de « beaux » amers, je mets « beaux » entre guillements car je ne les ai justement pas trouvés très beaux mais plutôt lourdeaux. Mais, là, c’est purement une remarque subjective, ce sont mes préférences personnelles qui me font dire cela.
Globalement, bon vin mais je n’ai pas non plus « pris une claque » (ça tombe bien, ça me fera faire des économies).- 10 décembre 2015 à 18h44
- in reply to: Château Rayas, Châteauneuf-du-Pape
Bonjour à tous,
Par pure coïncidence, j’ai moi-aussi gouté ce Rayas rouge 2004 hier soir. Je me retrouve globalement dans la description qui en est faite. D’ailleurs, certains autres dégustateurs l’ont aussi placé en Bougogne à l’aveugle. J’insiterai sur le fait que la bouche est effectivement porté par l’alcool. Un peu trop même à mon goût (sensation légèrement alcooleuse qui ne m’a pas vraiment plu). J’ai par contre noté une très belle fraicheur basée sur une acidité assez présente et sur cette structure alcoolique qui équilibre la bouche tout de même marquée par une belle matière (mais pas « monstrueuse » il est vrai). D’accord sur l’attaque légèrement sucreuse. Par contre, le « toucher », je ne l’ai pas du tout. La finale s’étend sur de « beaux » amers, je mets « beaux » entre guillements car je ne les ai justement pas trouvés très beaux mais plutôt lourdeaux. Mais, là, c’est purement une remarque subjective, ce sont mes préférences personnelles qui me font dire cela.
Globalement, bon vin mais je n’ai pas non plus « pris une claque » (ça tombe bien, ça me fera faire des économies).- 31 octobre 2014 à 21h10
- in reply to: Restaurants et bars à vins à Paris
Bonjour à tous,
à propos du Quinze Vins, rue Dante à Paris, j’ai fait un tour dans la partie caviste il y à peu de temps. Donc, pour la partie bar à vin, je ne peux pas dire grand chose…
J’en reviens à la boutique caviste, qui a un nom spécifique (que j’ai malheureusement oublié) située juste à côté du bar à vin lui-même. L’accueil est plutôt sympathique, dès mon entrée dans la boutique le vendeur me « saute dessus » mais me laisse en paix lorsque je lui dit que je ne fait que flâner. D’abord, la quasi-totalité des bouteilles n’ont aucun prix affiché de près ou de loin… chose qui m’enerve particulièrement chez un caviste (il cherche à vendre ou à exposer sa collection ??). Pour être honnête, je n’ai vu que 2 prix et autant dire tout de suite qu’ils m’ont coupé l’envie de connaître le prix des autres… Chablis 1er cru Vaillons 2012 de chez Dauvissat à… 50€, Les Clos du même vigneron à… 100€ ! :X:X
Je ne sais pas ce que vous en pensez mais pour moi, cela constitue un record. Pourtant, en tant que banlieusard, j’ai l’habitude de voir régulièrement du vin vendu au « prix parisien » justement. Seul Lavinia doit pouvoir faire plus cher à mon avis.Le reste de la selection est alléchante mais je n’ai même pas voulu savoir combien ce caviste vend ses Hermitage Chave blancs, ses Landonne Gérin, etc… En clair, ce caviste ne fera pas partie de mes bonnes adresses d’approvisionnement.
- 27 octobre 2014 à 23h51
- in reply to: Domaine Jean-Louis Chave
CR: Gérard et Jean-Louis Chave, Hermitage rouge 2002
Bon, évidemment, vu le niveau du millésime, je ne m’attendais pas à prendre la claque de ma vie pour ma première rencontre avec ce vigneron quasi-mythique.
En quelques mots, dès l’ouverture :
Oeil : rubis foncé, très opaque.
Nez : rien.
Bouche : rien.Après 24h d’aération lente sous bouchon à pompe.
Nez : mon imagination me fait percevoir quelques notes de cacao (mais c’est bien mon imagination !)
Bouche : de l’alcool, peu de matière, peu de tension, pas de tanin. Encéphalogramme totalement plat.J’espérais quand même un vin correct sans être exceptionnel… Mais, là, c’est quand même très decevant. Tant pis pour moi ! J’espère que la prochaine rencontre sera plus grande. Inutile de dire que ce vin, dégusté à côté d’un autre Ermitage, mais du Pic Saint Loup celui-ci (cuvée Sainte Agnès 2010 rouge), a été inexistant (même si je compare l’incomparable). Grosse déception, donc.
- 26 octobre 2014 à 4h39
- in reply to: Domaine François Villard
CR: François Villard, Saint-Joseph, Poivre et Sol, 2011
Le poivre, of course ! Ils n’ont pas choisi le nom de cette cuvée par hasard… Nez très ouvert, en effet très axé sur le poivre blanc. On y trouve d’autres notes épicées (clou de girofle) et un agréable fumet.
La bouche est croquante à souhait, juteuse et surtout bâtie sur une acidité marquée qui donne comme souvent beaucoup de fraîcheur et de buvabilité. La matière est en demi-corps, présente, fruitée, juste comme il faut par rapport à la tension. C’est frais, c’est friand, c’est bon, ça sent le « reviens-y », difficile de ne pas se resservir et au final, encore une bouteille trop petite !… Un des meilleurs crus du Rhône que j’ai bu ces derniers mois. Très bien, voire excellent, j’ai pris vraiment beaucoup de plaisir avec cette bouteille.- 16 octobre 2014 à 17h31
- in reply to: Clos Marie, Pic Saint-Loup
Bouteille remontée de la cave et carafée 20/30 minutes.
CR: Clos Marie, Simon 2010
Nez fermé, très peu expressif, c’est la raison qui me décide à le mettre en carafe. Quelques très discrètes notes de fruits cuits, voire de pruneaux.
L’attaque est tonique sur une aromatique fruitée comparable au nez, on est sur du fruit cuit. Par contre, le milieu de bouche révèle une acidité mordante qui dépasse le seuil de l’excès et qui la rend même désagréable. Cette acidité écrase une matière que l’on préssent très fine et qui est à la limite du végétal. Ceci donne une sensation de verdeur au vin, que je n’aurais jamais penser trouver dans un vin sudiste. Le vin tapisse la bouche de tanins secs qui mériteraient quelques années de cave pour se civiliser.
Je l’ai regoûté le lendemain après une quinzaine d’heures d’aération lente (bouteille rebouchée au bouchon pompe), le vin n’a pas beaucoup changé. L’acidité est un peu moins proéminente, mais elle reste dominante sur le reste de la matière et le nez n’est pas plus expressif.
En conclusion : le haut niveau d’acidité devrait être un gage de tenue dans le temps et surtout de fraîcheur, la structure tannique est solide, l’aromatique est agréable. Tout ceci combiné avec le temps devrait donner un très beau vin d’ici quelques années. Malheureusement, en l’état, ce vin ne donne aucun plaisir, on peut même dire qu’il est désagréable à boire aujourd’hui. A revoir d’ici 3 ou 4 ans mais je ne me fais pas beaucoup de souci sur son avenir. J’avoues que je ne m’attendais pas à devoir attendre cette bouteille si longtemps et que je ne suis pas prêt de toucher les Métairies du même millésime qui dorment dans la cave !
En tout cas, jamais je n’aurais placé ce vin dans le Languedoc à l’aveugle ! Une telle acidité sur un vin sudiste, c’est vraiment rare !
- 13 octobre 2014 à 21h04
- in reply to: Vos restaurants japonais préférés de Paris
Bonjour,
Sans hésitation : Le Guilo-Guilo, à Montmatre. Le chef japonais Eiichi Edakuni qui a plaqué sa vie de star cullinaire tokyoïte pour s’installer au coeur de Montmatre.
Attention : la salle est minuscule, une vingtaine de places autour du bar et deux tables de quatre personnes dans la microscopique salle du fond. Il faut réserver longtemps à l’avance (il n’est pas rare qu’il y ait 1 mois d’attente pour avoir sa place) car ce restaurant est littéralement pris d’assaut, particulièrement les weekends.
Il n’existe pas de carte ici : menu à 45€ (pas donné donc, mais cela les vaut largement !) unique et imposé pour tous. Deux services seulement par soir (19:30 et 21:30), pas d’autre possibilité de réservation donc (évitez si possible le service de 19:30 : on vous pousse poliment mais fermement vers la sortie à la fin du service pour laisser place aux suivants).
Si vous êtes installé au coude à coude autour du bar central, en plus de faire connaissance avec votre voisin(e), vous pourrez admirer les cuisiniers préparer devant vous ce que vous dégusterez. Cuisine japonaise évidemment, mais rien à voir avec les sempiternels sushis au saumon ou thon rouge ici. La cuisine japonaise la plus inventive de Paris, et de loin. Le repas prend la forme d’un menu dégustation composé de 8 plats servis à la suite. Du grand art : fraîcheur exceptionnelle des produits, délicatesse des mets, merveilles de sophistication gustative et visuelle dignes d’étoiles : sushi au boeuf de kobé et tofu grillé, sashimi de bœuf wagyu, croquette à l’aubergine d’oursin, … Si vous aimez la surprise, vous vous laisserez tenter en digestif par un saké chaud aux ailes de poisson Fugu (il faut vraiment aimer le poisson, je préviens !).
Pour les mauvais points : salle minuscule, bruyante, où l’on peut se sentir à l’étroit et surtout enfumés par les aliments en cuisson (mes vêtements étaient imprégnés d’odeurs de friture). Le problème du menu unique : vous êtes obligés de tout manger ! Les quantités servies sont minuscules, donc ne pas arriver avec une faim garguantuesque (ou passer chez MacDo après).
Guilo Guilo
8 rue Garreau, 75018 Paris
Métro Abesses
01.42.54.23.92Je recommande quand même de tenter l’expérience au moins une fois, vous serez forcément surpris.
- 9 octobre 2014 à 2h55
- in reply to: Domaine Coche-Dury, Meursault
CR: Domaine Coche-Dury, Puligny-Montrachet, Les Enseignères, 2006
Robe dorée assez prononcée, limpide comme du cristal, très brillante et qui renvoie bien la lumière.
Le nez est présent dès l’ouverture de la bouteille, pourtant servie un peu fraîche. A ma grande surprise, ce sont des notes d’élevage qui dominent, en particulier la vanille (je ne suis évidemment pas un habitué du domaine, mais ce dernier ne me semble pas vraiment réputé pour appuyer ses élevages). Ce qui me laisse penser que cette bouteille est encore un poil trop jeune et qu’un peu plus de cave lui serai encore bénéfique. Des notes grillées, de fleurs blanches et de fruits blancs (poire, coing) complètent ce nez ma foi très délectable.
Mais alors en bouche… c’est une tuerie ! Inutile de dire que l’équilibre est parfait. La bouche est ciselée. L’ossature acide très présente donne une bouche droite, longue et effilée parfaitement accompagnée d’une matière d’une finesse rare. La fin de bouche est d’une pureté cristalline (vous me direz avec raison que qualifier un vin de « cristallin » ne veut absolument rien dire, mais je vous jure que si. Goûtez-le et vous comprendrez). Du cristal en bouteille. L’archétype de la finesse.
Excellent+++, genre 19.5/20 (le 0.5 qui manque est pour la vanille du nez)Franchement, j’envie ceux qui ont ce genre de bouteille en cave… 🙁 quoique… ça doit être dur de boire autre chose quand on est habitué à cela.
[IMG]https://imagizer.imageshack.us/v2/280x200q90/673/pc9gMp.jpg[/IMG]
- 13 juillet 2014 à 23h34
- in reply to: Domaine Méo-Camuzet, Vosne-Romanée
CR: Domaine Méo-Camuzet, Vosne-Romanée 2005
Nez très ouvert, de grande profondeur, sur les fruits rouges et noirs griottes, cassis, framboises. Très joli.
Bouche en demi-corps, belle trame moins serrée que je ne l’aurais pensé. Tanins très fins. Belle concentration. Finale ronde. Belle longueur, satisfaisante pour un village.
On dit que 2005 est un millésime non prêt à boire mais cette bouteille m’a semblé à point (ou sur le point de le devenir). En tout cas, ce vin donne beaucoup de plaisir actuellement. Très bien.- 13 juillet 2014 à 23h25
- in reply to: Domaine Leflaive, Puligny-Montrachet
Une dégustation particulièrement énervante dont je vous fait part. :X
CR:
Domaine Leflaive, Puligny-Montrachet 1er cru, Les Clavoillons 1998Nez quasi-inexistant, quelques discrètes notes d’oxydation (noix) qui ont disparu après quelques minutes d’aération dans les verres pour laisser place à… Rien. Néant total.
En bouche, un vin à l’encéphalogramme totalement plat. Mort de chez mort. Même pas bon pour une sauce, tout juste pour l’évier. Une bouteille d’Evian m’aurait procuré plus de plaisir. Vu le prix et le pedigree de cette bouteille, ça m’a franchement mis en rogne. :X- 17 mars 2014 à 0h15
- in reply to: Domaine Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin
Oui, je confirme qu’il vaut mieux attendre encore un peu. L’ouverture olfactive est à point (quel nez !! quel fruit !!) mais la bouche doit encore s’assouplir. Je l’ai regoûté un peu plus tard à table et avec le repas, l’austérité passait mieux. Elle était presque acceptable, mais avec un vin de ce niveau, la patience est tout de même de mise. C’est en tout cas ce que je ferai si j’avais la chance d’avoir un tel vin en cave…
- 17 mars 2014 à 0h15
- in reply to: Domaine Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin
Oui, je confirme qu’il vaut mieux attendre encore un peu. L’ouverture olfactive est à point (quel nez !! quel fruit !!) mais la bouche doit encore s’assouplir. Je l’ai regoûté un peu plus tard à table et avec le repas, l’austérité passait mieux. Elle était presque acceptable, mais avec un vin de ce niveau, la patience est tout de même de mise. C’est en tout cas ce que je ferai si j’avais la chance d’avoir un tel vin en cave…
- 16 mars 2014 à 23h56
- in reply to: Domaine Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin
Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin 2005
La deuxième dégustation du weekend. Carafé environ 45 minutes avant d’attaquer. Apparence rubis, limpide. Nez explosif de fruits rouges, très pinot (sur la cerise griotte) mais avec un très léger supplément de fumet et de poivre blanc qui, à l’aveugle, me l’aurais peut être fait placer du côté du Rhône Nord. Pas hyper-complexe, mais vraiment délectable et très intense. En bouche, le vin a toute sa fraîcheur, très bien intégrée, c’est du cousu main, c’est magnifique de précision et de toucher. Goûté sans manger, la finale est encore un peu dure, austère, ce qui me laisse dire qu’encore 2 ou 3 ans de cave n’aurait pas été du luxe pour enrober un peu les tanins et l’acidité encore légèrement prédominante. Longueur très satisfaisante pour un simple village. Du très très haut niveau, et la qualité des simples villages laisse rêveur sur ce que doivent être les grands crus du domaine.
- 16 mars 2014 à 23h56
- in reply to: Domaine Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin
Armand Rousseau, Gevrey-Chambertin 2005
La deuxième dégustation du weekend. Carafé environ 45 minutes avant d’attaquer. Apparence rubis, limpide. Nez explosif de fruits rouges, très pinot (sur la cerise griotte) mais avec un très léger supplément de fumet et de poivre blanc qui, à l’aveugle, me l’aurais peut être fait placer du côté du Rhône Nord. Pas hyper-complexe, mais vraiment délectable et très intense. En bouche, le vin a toute sa fraîcheur, très bien intégrée, c’est du cousu main, c’est magnifique de précision et de toucher. Goûté sans manger, la finale est encore un peu dure, austère, ce qui me laisse dire qu’encore 2 ou 3 ans de cave n’aurait pas été du luxe pour enrober un peu les tanins et l’acidité encore légèrement prédominante. Longueur très satisfaisante pour un simple village. Du très très haut niveau, et la qualité des simples villages laisse rêveur sur ce que doivent être les grands crus du domaine.