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- 15 août 2014 à 4h41
- in reply to: Citez-moi un vin qui fait plaisir, le premier auquel vous pensez…
Une syrah, argentine bien sûr, de chez Don Domenico !
- 6 juillet 2014 à 0h06
- in reply to: VIN ET COUPE DE MONDE
Le cheval des andes, vin franco-argentin (comme Pipita Higuain), était prémonitoire ! Hélas pour cette belle (et jeune) équipe belge, qui aura très certainement bien d’autres occasions de briller.
- 3 juillet 2014 à 19h06
- in reply to: VIN ET COUPE DE MONDE
« C’est vrai que quand tu penses que 0,1% de son salaire servirait mieux pour la même cause. Non? »
J’ignore combien de bouteilles se sont vendues :D. Cela dit, cette fondation a l’indéniable mérite d’exister.
La ligne « Leo » compte en fait 4 vins : deux malbecs (un simple, un reserva qu’on peut voir sur la seconde photo), un blanc torrontés (toujours sur la photo) et le fameux mousseux, assemblage de pinot noir et de chardonnay. J’ai goûté les rouges, et ça ne m’a pas plu au point de prendre des notes. Mais j’ai gardé le souvenir de petits malbecs sans défaut et tout à fait honnêtes, à rebours des craintes légitimes qu’on peut ressentir à la vue des étiquettes ! Valentin Bianchi est une – grande – bodega qui fait du bon travail, avec des crus pour le coup très convaincants : Enzo Bianchi qui est l’un des meilleurs cab sauv argentins à mon avis, la ligne Bianchi Particular (j’aime beaucoup leur merlot, par exemple sur 2005), le merlot Stradivarius 99 qui est superbe, et même le petit pinot noir de la ligne Genesis. En blanc, ils font un pseudo-sauternes, « L’Elisir d’Amore » (rien que ça) que j’ai bien aimé aussi (goûté jeune, 2007 de mémoire).
Bref, pour fêter la victoire de l’Argentine – provoc complètement gratuite – il y aura mieux à boire que LEO je n’en doute pas (mais ici pour trouver une bonne bière belge c’est pas facile).
- 3 juillet 2014 à 3h49
- in reply to: VIN ET COUPE DE MONDE
Pas un mauvais vin au demeurant (le malbec), sorti en 2012 par la bodega Valentin Bianchi (San Rafael, Mendoza). L’initiative vient de la bodega, qui a proposé à la fondation Lionel Messi de reverser 50% des bénéfices en échange de l’exploitation de la marque « Messi ». Il y a aussi un mousseux, à déboucher bien sûr en cas de victoire 😉 .
- 21 mai 2014 à 21h34
- in reply to: Vin de glace
En Argentine, la bodega Las Perdices produit également une curiosité : un vin de glace rouge, 100 % malbec de Mendoza (Agrelo). Mais pour le coup il y a réfrigération (- 8 indique leur site). Le raisin est vendangé en juin, au début de l’hiver (au lieu de février). La fiche technique est ici.
Jamais goûté mais ça ne saurait tarder…
- 2 février 2014 à 19h32
- in reply to: CR: Dîner composé exclusivement de desserts signés Claire Heitzler (Lasserre)
Bravo ! Un tel repas sans arriver à saturation sur le sucre, c’est exceptionnel ! Je serais vraiment curieux de tenter l’expérience tant cela me semble inimaginable !
- 1 février 2014 à 1h56
- in reply to: Parker s’énerve
Il y va fort avec les « godforsaken grapes ». Le Savagnin, tout de même ! Rôôôôh ! « Rarely of interest » ? Pour un amateur, c’est gonflé… C’est vraiment de lui ce texte ? C’est décevant de le lire au niveau de sa propre caricature, même si bien sûr tout n’est pas à jeter dans son argumentation…
- 11 janvier 2014 à 20h14
- in reply to: Pierre Gagnaire
Je suis allé chez Guy Savoy pour la première fois il y a environ un mois. C’était un superbe repas. Le menu intégrait pas mal de classiques de la maison (l’huître en nage glacée, le bar en écailles grillées, la soupe d’artichauts…) et des plats très bien fichus comme un foie gras de canard poêlé accompagné d’un bouillon-infusion délicieux (un bouillon de canard infusé à la betterave et au thé). Saison oblige, j’ai pu changer le « colvert entre ciel et terre » du menu pour un magnifique lièvre à la royale. Il y avait aussi des petits plats inattendus, notamment un exercice très réussi autour du celeri.
En plus du niveau technique (élevé) des plats, c’est une cuisine qu’on ne peut reproduire chez soi parce qu’il y a quand même du monde en cuisine et en salle (beaucoup de service « à la française », avec le dernier geste réalisé par l’équipe de salle devant le convive). Ce n’était pas aussi exploratoire, on va dire, que ce que semble être la cuisine de Pierre Gagnaire, mais il y a un haut niveau de perfection dans tous les domaines. Et puis c’est simplement très bon, ma foi, et malgré les produits de luxe utilisés c’est une cuisine sans chichi axée sur le plaisir, parfaitement accompagnée par un service talentueux qui sait mettre à l’aise. Le seul petit bémol : le sommelier, un peu académique dans son expression mais je cherche la petite bête.
Sur Pierre Gagnaire et sa manière de travailler, un dvd lui a été consacré dans la belle série « l’invention de la cuisine ». On y voit comment il perfectionne sans cesse chacun de ses plats, apparemment sans jamais rien reproduire à l’identique d’un jour sur l’autre (une sorte de réflexion permanente sur chaque assiette). Beau CR en tout cas Nico. Merci !
- 10 janvier 2014 à 17h08
- in reply to: Dégustations de fin d’année, ou, le plaisir ne pouvait pas être dans l’étiquette
En parlant de Roellinger, sa fameuse sauce « retour des Indes » est superbe aussi dans le genre sucré-salé. Je pense simplement que c’est une affaire de goût. Mais effectivement certains peuvent croire que le sucre, et la mention d’un fruit exotique dans le libellé d’un plat salé, suffit à convaincre le convive que c’est original et créatif. Ce n’est pas une manière très fine de travailler en cuisine, je suis d’accord. Et heureusement l’utilisation du sucre avec le salé ne se limite pas à ce genre de bricolages.
- 10 janvier 2014 à 5h31
- in reply to: Dégustations de fin d’année, ou, le plaisir ne pouvait pas être dans l’étiquette
Et pourtant, si l’on met de côté l’invasion des réductions de vinaigre balsamique et les confitures d’oignon, on peut parfois tomber sur des préparations sucré/salées saisissantes de justesse. Un exemple : la pascade caramélisée avec ciboulette et huile de truffe d’Alexandre Bourdas au Sa.Qua.Na à Honfleur est à tomber.
- 10 janvier 2014 à 2h52
- in reply to: Dégustations de fin d’année, ou, le plaisir ne pouvait pas être dans l’étiquette
Pour ne rien te cacher j’ai été très déçu par mes expériences récentes sur cette cuvée (mais avec le merlot ou le malbec de mémoire, pas le cab.sauv) : sur le millésime 2010 le merlot était par exemple plutôt moche, j’ai le souvenir d’une bouche déplaisante, dure (les tanins) et pas assez fraîche à mon goût. Donc si tu regoûtes la même bouteille, pas sûr que ça s’améliore, mais on ne sait jamais ! En revanche si tu as l’occasion de mettre la main (pas facile depuis la france ou la finlande) sur des millésimes plus anciens – je ne saurais dater le changement de style mais début 2000 c’était encore bien, je suis certain que tu auras une autre idée de cette maison.
- 10 janvier 2014 à 2h02
- in reply to: Dégustations de fin d’année, ou, le plaisir ne pouvait pas être dans l’étiquette
C’est triste pour Finca Flichman et le Caballero de la Cepa qui était encore un superbe vin pas cher il y a 10-15 ans, dans un style beaucoup fluide et « ancien monde ». Ce vin a été lancé dans les années 40, et était considéré comme l’un des premiers « grands » vins produit en Argentine. Qu’ils en soient arrivé à faire un truc inintéressant (et pas bon), c’est bien dommage, car la bodega a une vraie trajectoire et savait faire bien autre chose que des machins « hyper-technologiques », pour reprendre ton expression. Il faudra que je goûte les millésimes récents de la cuvée « Dedicado », mais j’ai un peu peur. Sur le millésime 99, c’est à mon avis un grand vin argentin. Il me reste un 93 en cave dont j’attends beaucoup…
- 9 janvier 2014 à 20h42
- in reply to: Les vins les plus chers d’Argentine
Oui ! Du coup je ne crois pas que le taux du dollar ait grand chose à voir. Et cet article s’amuse à expliquer par le baroque ce qui n’est finalement pas si surprenant…
Intéressant le tarif de Yacochuya : ici je le trouve (les derniers millésimes) à 249 pesos soit… 28 euros (mais il faut chercher pour un tel tarif). Le 2005, je le vois à 390 pesos soit 43 euros !!!
Un truc intéressant sur les vins chers en Argentine, c’est le marché des vins un peu âgés. Il n’y a pas de cote genre idealwine et du coup on trouve tout et n’importe quoi : des prix astronomiques pour des bouteilles en piteux état, des quilles « offertes » sur des millésimes pourtant superbes (beaucoup d’Argentins pensent qu’à plus de 10 ans le vin est mort)… certains cavistes délirent, d’autres moins… Faire des recherches est un bonheur, c’est la chasse au trésor : on ne sait jamais sur quoi on va tomber !
- 9 janvier 2014 à 17h37
- in reply to: Les vins les plus chers d’Argentine
Il y a ce paragraphe, aussi, qui me semble très bancal : « So, why are Argentine wines sold more cheaply 5,000 miles away than they are in the place of production? The anomaly arises because of the parlous state of the Argentine peso. At the time of publication, the official rate was 6.5 pesos to the U.S. dollar, while the black market rate was 10.3. It’s the official rate that’s used in exports. »
Que faut-il comprendre ? Que les producteurs argentins vendent leurs vins en dollars en Argentine, qui plus est en changeant le tout en pesos au taux du marché noir ??? Qu’ils compensent sur le marché local le fait de ne pas pouvoir vendre à l’export au taux « black » (à ce compte là, pourquoi exportent-ils ?) ?
En réalité, beaucoup de vins haut de gamme argentins sont moins chers à l’export, et ça ne date pas d’hier (en tout cas c’est un phénomène qui précède largement les questions plus récentes liées au double taux du dollar). La principale explication, à mon avis, c’est que ces vins sont pensés pour l’export et la production passe presque intégralement là-dedans. Les distributeurs internationaux négocient des prix beaucoup plus faibles que les réseaux de distribution argentins. D’ailleurs, les vins qui eux sont plutôt tournés vers le marché intérieur (comme par exemple le Montchenot de Lopez) sont, en plus d’être presque introuvables dans beaucoup de pays, plutôt moins chers en Argentine.
L’intéressant avec cette inflation galopante et ce dollar officiel trop bas, c’est que les producteurs songent sérieusement à se recentrer sur le marché local. J’en parlais il y a quelques mois avec les gens de chez Mendel qui m’expliquaient qu’ils avaient du mal à répercuter l’inflation des coûts de production sur le prix de leurs vins à l’export. Augmenter de 2 ou 3 dollars une bouteille qui cherche à s’imposer dans le segment de plus de 50 USD, c’est prendre un gros risque tant la concurrence est rude. Du coup, vendre sur place, avec une inflation annuelle mortelle de plus de 35 % sur le prix de vente, ce n’est finalement pas si mal pour beaucoup.
Sur le classement, ce sont effectivement les bouteilles les plus chères à l’export, et même sur le marché local. Après la grande question c’est : le prix est-il toujours lié à la qualité du vin ? Question de goût : les vins for export sont parfois un peu forcés et les cuvées moins ambitieuses de certaines maisons se révèlent plus agréables à mon goût (par exemple je préfère de loin, sur les millésimes goûtés, la cuvée Barda à Chacra 32 ; je préfère Numina voire Reserva à la cuvée Primus chez Salentein ; en revanche Enzo Bianchi c’est bien pour moi le meilleur cabernet chez Valentin Bianchi).
Enfin oui le classement ne tient pas compte des millésimes plus anciens qui peuvent atteindre des tarifs bien supérieurs : il suffit d’aller faire un tour dans les vinotecas qui vendent ici des vins âgés pour voir qu’on peut tranquillou taquiner les 200, 300, 400 dollars sur certains crus (tiens, d’ailleurs, Claude, si le coeur t’en dit :P: https://articulo.mercadolibre.com.ar/MLA-486898318-felipe-rutini-cosecha-1985-bot-750-ml-en-perfecto-estado-_JM).
- 24 décembre 2013 à 0h20
- in reply to: Où trouver une alternative en pinot noir hors Bourgogne ?
Claudius,
On trouve un peu de tout mais c’est souvent jeune… Evidemment le pinot noir ne s’est pas planté massivement au XIXe avec les migrations européennes (origine des migrants oblige, on trouvait davantage de sangiovese, de barberba, de bonarda, de tempranillo etc.). ll y a tout de même des vignes assez anciennes. Chacra, en Patagonie, utilise notamment des vignes de pinot plantées en 1932. Humberto Canale, qui est la bodega la plus ancienne en Patagonie (fondée en 1909), a des vignes de plus de 35 ans pour le pinot Marcus Gran Reserva (mais au fond ça ne nous emmène que dans les années 80). Saleintein a des vignes beaucoup plus jeunes (c’est que la vallée de l’uco est un terroir exploité depuis peu), fin des années 90 il me semble pour les plus « anciennes ». Zorzal a planté tout récemment, toujours Valle del Uco.
D’une manière générale, c’est dans les districts classiques de mendoza (Maipu, Lujan, San Martin, Perdriel, etc) qu’on trouvera, peut-être, les vignes les plus anciennes (j’ai vu il y a pas longtemps un pinot de Navarro Correas de la décennie 70, j’ai failli acheter « pour voir » mais je n’étais vraiment pas certain de la conservation). Et en Patagonie où le climat plus frais semble avoir incité davantage à planter du pinot dès le départ.
Felices fiestas !!!
- 23 décembre 2013 à 6h36
- in reply to: Où trouver une alternative en pinot noir hors Bourgogne ?
En Argentine, les cuvées les plus ambitieuses sont rarement des pinots (beaucoup de bodegas ciblent l’exportation pour leur haut de gamme et restent sur les cépages qui se vendent bien : malbec pour le rouge et torrontes pour le blanc). C’est dommage parce que le pinot noir peut donner de beaux résultats, essentiellement à mon avis dans la région de Mendoza et avec le climat plus froid de la Patagonie.
Autour de 10-20 euros, on a de sérieux concurrents pour nombre de crus bourguignons :
en Patagonie, je citerais :
– la cuvée Barda de la bodega Chacra (spécialisée elle dans les pinots, mais le haut de gamme ma plait mois, trop costaud) ;
– le pinot de Patritti ;
– la cuvée Marcus de Humberto Canale
– le pinot noir de Manos Negras, très bonLa bodega del Desierto, proche de la Patagonie mais située dans la province de la Pampa fait un pinot noir agréable
A Mendoza, la zone sud San Rafael a de beaux pinots : Alfredo Roca était très bien sur le millésime 2007,et pour un prix imbattable j’aime beaucoup le pinot Genesis de Valentin Bianchi (autour de 6 euros!!!).
Sinon, toujours à Mendoza, il y a Catena Zapata qui fait du beau travail sur la cuvée de base Alamos et aussi DV Catena Pinot Pinot qui tient bien la route.
Le Salentein Reserva cité par Claudius reste une bonne option (on le trouve à Paris chez un caviste 100% argentine rue Paul Bert, El Galpon).
Zorzal fait de beaux pinots aussi, mais avec moins de finesse. Il y en a d’autres !- 25 mai 2013 à 7h36
- in reply to: Finca Decero (Mendoza)
Encore un argentin à moins de 20 euros qui assure… Tiens donc 😉
Blague à part, il faudra que je goûte ça !
- 5 mai 2013 à 9h38
- in reply to: Domaine du Chêne – Saint Joseph
Des siècles (au moins) que je n’avais pas bu un condrieu.
Nez sobre, plutôt floral, avec des notes discrètes d’abricot. J’ai trouvé la bouche beaucoup plus bavarde, sur les mêmes notes, et j’ai bien aimé le volume. Mais manque de fraîcheur (à mon goût). Longueur très correcte. Et rapport qualité/prix à saluer.
L’accord sur des noix de st-jacques, cubes de potiron et de daikon sautés et purée de coings était bien.
- 18 avril 2013 à 19h07
- in reply to: Viva Argentina: vinos mendocinos
D’accord avec toi sur pas mal de points :
– Rosell Boher, effectivement, c’est le top du mousseux argentin je trouve. Et leurs rouges sont à essayer aussi, dans un style qui rappelle les bodegas les plus classiques (la gamme s’appelle Rosell Boher tout simplement).
– Je partage ton avis sur le grand assemblage de Carmelo Patti 2003 que j’ai goûté il y a quelques mois à la bodega. Je n’ai pas saisi l’intérêt de cette cuvée (mais je ne l’ai goûtée qu’une fois sur ce millésime en même temps) au regard de la qualité du « simple » cabernet sauvignon.
– Enzo Bianchi peut être grand. Parmis les très grosses bodegas, je suis d’ailleurs assez fan de Bianchi qui produit souvent des vins superbes, et quasiment à tous les niveaux de leur portfolio : le pinot noir de la gamme Genesis, par exemple, est très bien fait et pour un prix (encore) dérisoire. Et le Stradivarius merlot 1999 est très beau.
– J’ai bu quelques bouteilles de Montchenot 2002 la semaine dernière et c’était ma foi très bien : complexe, équilibré, soyeux, long (je n’ai pas pris de notes malheureusement). Cette maison a été injustement ringardisée en Argentine depuis quelques années, et je trouve cela injuste : c’est l’une des seules bodegas qui met sur le marché des bouteilles avec de la garde (10 ou 20 ans tout de même) avec une qualité et une constance qui forcent l’admiration.
Sinon je ne connais pas Decero Amano… et tu n’as pas l’air convaincu…
- 12 avril 2013 à 20h46
- in reply to: Bodega Familia Schroeder, Argentine
Amateur c’est un bien grand mot !!! Je préfère rester modeste ! Mais j’aime bien oui !
Pour les Quara single vineyards, tu peux les trouver tout simplement dans les vinotecas des supermarchés Jumbo (à Palermo ou à Chacarita). Certains cavistes en ligne les ont aussi… Il me semble également qu’on les trouve chez Aldo’s à San Telmo mais je n’y mettrais pas ma main à couper.