Gérard ?

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  • Gérard ?
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    Bonjour belle brochette ! 
    Mais le Silex de Dagueneau n’est pas en Sancerre, mais en Pouilly-Fumé ??

    Gérard 
     

    Gérard ?
    Participant

    [quote= »chrisdu74 post= »]
    [quote= »Gerard58 post= »]Aussi présent au nez qu’en bouche !
    Direction vinaigrier !
    Gérard[/quote]

    Le goût de bouchon ne persiste pas dans le vinaigre ?
    Je n’hésite jamais à cuisiner avec du vin bouchonné mais dans le vinaigrier je n’ose pas

     [/quote]
    Je n’ai jamais eu de problème avec mon vinaigre alimenté par des fonds de verre ( rare si le vin est bon ) et des bouteilles à défaut dont le bouchon. Cela m’avait été déconseillé ici même mais je n’ai jamais rien constaté. 
    Bien sûr le vin bouchonné est parfait pour une réduction ou une sauce.

    Gérard 

    Gérard ?
    Participant

    CR: Domaine Vincent Dauvissat – Chablis 2015

    Bouteille ouverte à l’épaule pendant trois heures et servie sur une salade saumon, poulpe, gambas.

    Robe or clair sans évolution notable.

    Si le nez est discret à l’ouverture, il s’ouvre lentement sur des notes florales de tilleul et de citron mûr qui évolueront vers le mousseron frais et une pointe de miel.

    En bouche le vin montre une texture tapissante avec le tilleul sur fond miellé. L’acidité citronnée lui donne une belle allonge. La finale est plus minérale et iodée avec de fins amers de noyau d’amande. 
    A noter une grande persistance aromatique dans le verre longtemps après la dernière gorgée.

    C’est un très beau Chablis qu’on peut facilement situer en premier cru à l’aveugle. Parfait sur le plat.

    A boire sans hésitation même si le vin donne vraiment l’impression d’un avenir radieux sur dix ans !

    Gérard

    Gérard ?
    Participant

    Première pour 2025 sur un Côtes du Rhône Les Quartz du Clos du Caillou 2017.
    Aussi présent au nez qu’en bouche !
    Direction vinaigrier !

    Gérard

    Gérard ?
    Participant

    On est ici dans l’opéra plus que dans la chanson, et le vin est souvent présent dans les scènes festives, joyeuses ou dramatiques.
    Ici un extrait de Macbeth, opéra de Verdi, avec la fameuse scène du banquet où Lady Macbeth chanté par Anna Netrebko entonne son aria une bouteille de champagne
    Moët et Chandon à la main.

    Gérard ?
    Participant

    CR: Domaine Sylvain Boton – Bourgueil – Racines 2022

    Découverte récente de ce jeune domaine puisque 2022 est le premier millésime commercialisé.
    Le domaine est constitué de plusieurs petites parcelles sur trois communes en AOP Bourgeuil pour un total de 4 hectares de cabernet franc.
    Conversion bio en cours.

    Cette bouteille est ouverte à l’épaule pendant deux heures et le vin est servi sur un rôti de bœuf pommes sautées et champignons.

    La robe est rouge grenat sombre, éclatante.

    Le nez, déjà disert à l’ouverture, a pris de l’ampleur et de la complexité. Beaucoup de fruits rouges et noirs croquants, quelques épices et touches végétales qui évoquent le cépage.

    L’attaque est franche avec un fruit mûr encore un peu sur la retenue de la jeunesse et une acidité marquée. La texture est tapissante sur un soyeux qui allie puissance maitrisée et délicatesse. Très belle longueur sur des tanins fins et finale bien sapide aux légers amers réglissés.

    C’est une très belle bouteille et un coup de maitre de ce vigneron qui a fait ses classes à Bourgeuil et, avant, à Sancerre chez François Crochet.

    Sans doute quelques années apporteront plus de complexité mais ça n’est pas un crime de goûter cette gourmandise dans sa jeunesse.
    Beaucoup de promesses dans cette bouteille d’un excellent rapport qualité-prix.

    Gérard

    Gérard ?
    Participant

    CR: Domaine Philippe Alliet – Chinon – Coteau de Noiré – 2016

    Le vin doit accompagner un poulet rôti pommes sautées champignons. La bouteille est ouverte pendant trois heures puis passage en carafe trente minutes avant le service.

    Robe rouge sombre intense sans signe notable d’évolution.

    Nez très disert, qui parle de fruits rouges et noirs, de pruneau, de poivron, d’épices, de tabac et de notes fumées. C’est riche et élégant.

    La première perception gustative est un fruité expressif et épicé, avec un trait végétal poivronné sans être caricatural. La bouche est à la fois ample et fluide, portée par une acidité bienvenue sur des tannins soyeux. Le côté minéral terreux ressort à la fin et rend la finale savoureuse, avec des notes reglissées et de violette en retro.

    Très beau vin, parfaitement en phase avec le plat, très bon actuellement mais qui en a encore beaucoup sous le pied pour quelques années.

    Gérard

     

    Gérard ?
    Participant

    « J’ai vu le Dieu Bacchus » – Tout est dit dans le titre de cet hommage à Bacchus, dans cet extrait de l’opérette d’Offenbach « Orphée aux Enfers » interprété par Nathalie Dessay

    Gérard ?
    Participant

    CR: Famille Lieubeau – Muscadet Sèvre et Maine  – Bel Abord 2022

    Robe jaune paille étincelante.

    Nez très complexe avec une fraicheur citronnée, une gourmandise de fruits jaunes et exotiques, traversé de fragrances mentholées.

    La bouche est parfaitement équilibrée entre une acidité tonique et un gras fruité gourmand intense et tapissant jusqu’à une finale saline d’une grande sapidité sur des amers nobles d’amandes. 

    Commencé à l’apéritif le vin a pris toute sa dimension et fait merveille sur des moules de bouchot marinières.

    Gérard

    Gérard ?
    Participant

    CR: Domaine des Bérioles – Saint-Pourçain – Gamay « Les Grandes Brières » 2022

    Après une heure d’ouverture le vin accompagne un faux-filet béarnaise. La pertinence de l’accord n’arrivera qu’à la fin de la bouteille, timidement.

    La robe est rouge rubis intense et étincelante.

    Le nez nécessite quelques minutes de réchauffement pour exprimer une jolie palette de fruits rouges accompagnée d’un trait végétal et d’épices douces.

    Passé une attaque vive et fraiche, le vin reste sur une dynamique élancée, avec une acidité marquée et un fruité qui peine à s’épanouir. La sensation d’amertume végétale prend le pas sur la gourmandise fruitée que j’attendais, compte tenu du nez prometteur et de témoignages de dégustateurs précédents. Sans doute le vin a été servi trop frais, mais le réchauffement ne changera rien à l’impression d’un vin trop jeune et gustativement fermé. La fin de bouche est plus minérale, terreuse, à l’amertume végétale toujours marquée.
    Un vin à attendre quelques années, peut-être dans une phase de fermeture, à moins que le dégustateur ne soit passé à côté de cette bouteille d’un domaine habituellement très apprécié.

    Gérard

     

    Gérard ?
    Participant

    CR: Domaine de la Grand’Cour – Brouilly Vieilles Vignes  2022

    Bouteille ouverte au débotté pour tenir compagnie à un petit salé aux lentilles.

    Robe rouge rubis avec un léger trouble.

    Nez qui oscille entre réduction et poulailler. Aie ! on carafe et on laisse reposer… une trentaine de minutes. Deuxième tentative mais rien n’a changé, même si on discerne du fruit.

    On goûte quand même et là, surprise, le liège emporte tout. Un goût de bouchon rédhibitoire pour moi. Le bouchon deviendra perceptible au nez au réchauffement.
    Problème de bouteille certes mais le bouchon peut-il être responsable de cette sensation olfactive de poulailler ? Ou bien cette bouteille a t’elle réussi l’exploit de concentrer tous les défauts? 

    Quoi qu’il en soit, direction évier ! Bien dommage d’autant qu’on a pu discerner de façon éphémère qu’ « il y avait du vin » dans cette bouteille, malheureusement flinguée dès sa prime jeunesse.

    Et pas de chance pour moi, troisième expérience Dutraive et deuxième déconvenue.

    Gérard

    Gérard ?
    Participant

    CR: Domaine des Brumes –  IGP Val de Loire – Epipapu 2023

    Vin découvert chez le caviste local et goûté sur une entrée au fromage de chèvres chaud.
    Assemblage sauvignon blanc 80% et chenin 20%;

    Bouteille ouverte au dernier moment.

    La robe est jaune or assez intense.

    Le nez est immédiat, gourmand et aguichant. Fruits jaunes et agrumes avec un léger trait végétal rafraichissant.

    La bouche est d’un beau volume avec juste ce qu’il faut de gras, très fruitée sans aucune lourdeur. Le vin est gourmand et traçant à la fois, porté par une acidité à la présence aimable. Les amers d’amande finaux sont peut-être un peu marqués à mon goût, mais je suis le seul à relever ce point. 
    On est étonné par la longueur et la persistance aromatique au delà de la finale minérale et sapide.

    Belle découverte qui donne envie d’en savoir plus avec les autres cuvées de ce domaine très prometteur.
    Et rapport qualité prix excellent.

    Gérard

     

    Gérard ?
    Participant

    [quote= »Gerard58 post=1129266 userid=18896″]CR: Domaine Michel Bouzereau et fils – Meursault – Le Limozin 2012

    Bouteille ouverte à l’épaule deux heures avant d’accompagner un carpaccio de St Jacques huile d’olive, citron, noisette et salade d’herbes. Accord gagnant et le vin a donc eu le droit de poursuivre son chemin aux côtés d’un ris de veau grillé, jus de volaille, petits légumes de saison. Deux beaux mariages !

    La robe est d’un or intense mais scintillante et limpide.

    Le nez est complexe et changeant. Les fruits jaunes et blancs (poire), les fleurs blanches alternent avec un côté brioché, l’amande grillée et le praliné. Quelques effluves anisées et mentholées.
    La bouche est volumineuse et tendue, avec du gras et de l’acidité, du fruits, des agrumes, un petit côté jurassien, du grillé
    et de jolis amers finaux.
    Je note un léger déséquilibre final sur une acidité plus mordante à J+1, le vin ayant perdu en gourmandise et rondeur.
    Belle longueur.
    Très bon vin maintenant. Mais on peut être patient sans risque.

    Gérard

    P.S.: je note que cette cuvée est très rarement commentée ici, bien moins souvent que Les Tessons ou Les Grands Charrons et que les premiers crus il me semble.[/quote]
    CR: Domaine Michel Bouzereau – Meursault – Le Limozin 2012

    Le CR ci-dessus date d’un peu plus de quatre ans. Je pourrais le reprendre quasiment mot à mot pour cette nouvelle bouteille ouverte hier soir sur un ris de veau aux morilles.
    Certes le vin a évolué, mais à la marge et plutôt en bien. Il demeure aujourd’hui d’une étonnante fraicheur.

    Débuts assez timides hier, mais la bouteille a été ouverte peu de temps avant dégustation. C’est bon, voire très bon, mais l’accord ne relève pas de l’apothéose.

    Ce midi tout change avec des escalopes de foie gras de canard. L »entente est exceptionnelle. 
    Les sensations olfactives sont exacerbées, avec une pointe oxydative en plus.
    En bouche, le vin a perdu en acidité et gagné en gourmandise fruitée.
    La longueur est importante et la finale aux amers nobles toujours aussi sapide et réjouissante.
    Ce Meursault village est à la hauteur de bien des premiers crus et semble bâti pour quelques années de plus. Il est selon moi à son meilleur aujourd’hui et je ne regrette pas d’en avoir profité à J+1, donc d’avoir été raisonnable hier.

    Gérard

    Gérard ?
    Participant

     

    Gérard ?
    Participant

    CR: Domaine Marc Colin et Fils – Saint-Aubin 1er cru La Chatenière 2012

    Ouverte au dernier moment, cette bouteille est servie sur des toasts au foie gras;

    Robe or assez pâle.

    Nez immédiatement expressif de fleurs blanches, fruits jaunes et agrumes mûrs, très appétant.

    La texture en bouche est d’une grande gourmandise et tapisse le palais d’un gras fruité très séduisant. Le vin reste néanmoins traçant et développe des saveurs de fruits secs et de pain brioché. La finale est salivante sur des amers d’amande.

    Très beau vin à son meilleur, parfaitement accordé avec le foie gras de canard.
    A boire s’il vous en reste, sans urgence mais sans tarder trop.

    Gérard

    Gérard ?
    Participant

    CR: Champagne Néret-Vély – Ode à la Vie – Blanc de Noirs

    92% pinot meunier – 8% pinot noir
    Vendange 2019 + 40% vin de réserve 2018

    Vin découvert lors d’une réunion apéritive amicale.

    Robe or reflets argentés.

    Grande finesse et persistance des bulles.

    Nez très frais de fleurs blanches et de fruits blancs, de pomme fraichement coupée, avec de petites sensations oxydatives.

    Bouche vive et fruitée, douce et goûteuse. Equilibre maitrisé entre acidité et sucres ( dosage 7g/l ).

    Champagne parfait pour l’apéritif et belle découverte pour moi.

    Gérard

    Gérard ?
    Participant

    CR: Domaine Vincent Pinard – Sancerre – Charlouise 2018

    Bouteille ouverte deux heures avant passage en carafe et dégustation dans la foulée sur un rôti de porc pommes de terre au four.

    Robe rouge cerise où je crois discerner un début d’évolution.

    Mutique au départ, le vin délivre lentement une belle palette florale et fruitée, dominée par la cerise, avec des touches d’épices et une note boisé.

    La bouche est ample, d’une matière imposante et riche, gourmande. Les tanins sont bien présents mais n’accrochent pas. La finale est longue sur des amers notables et un boisé heureusement timide. Au fur et à mesure du réchauffement l’alcool ressort et l’ensemble devient un peu lourd, effet millésime sans doute. On peut espérer que le temps harmonisera l’ensemble et lui apportera plus de finesse.

    Accord correct avec le plat, même si le vin est un peu trop démonstratif à mon goût.

    Gérard

    Gérard ?
    Participant

    CR: IGP Côtes de La Charité – Domaine de la Coquillerie – Les Abesses Chardonnay 2022

    Vin servi sur des gambas et du saumon fumé, ouvert à l’épaule pendant une heure.

    Belle robe jaune or limpide.

    Nez élégant, citronné, pamplemousse, ananas et fruits exotiques, avec une pointe d’amande. Est-on vers Beaune ?

    Bouche ample et vive. Equilibre entre le fruité exotique et de poire mûre et la vivacité citronnée et anisée qui tend vers une finale minérale et sapide (coquille d’huitres et caillou mouillé)
    Est-on vers Chablis ?

    Nous sommes plus modestement dans les Côtes de La Charité, sur le petit domaine (4 hectares) du jeune et talentueux vigneron Nicolas Delgutte. Depuis sa première vendange en 2018 il progresse chaque année dans ses vinifications, malgré les obstacles climatiques, en menant de front une conversion bio pour l’année prochaine et de nouvelles installations.

    A n’en pas douter on en reparlera !

    Cette bouteille servie à l’aveugle a conquis tous les convives qui se sont bien promenés de Meursault à Chablis et passant par la Côte Chalonnaise;

    Gérard

     

    Gérard ?
    Participant

    CR: Clos Rougeard -Saumur Champigny Le Bourg 2007 

    C’est un beau chapon rôti avec haricots verts et champignons qui est prévu pour côtoyer le nectar qui dort sagement, épaulé en bouteille ouverte pendant trois heures.

    La robe est rouge rubis intense, avec quelques légères marques d’évolution sur le disque.

    La première perception olfactive est curieusement sur le champignon frais, puis le poivron discret. Ensuite arrivent des notes florales de pivoine et de violette évanescente et des fruits rouges et noirs (cerises au kirsch) et du pruneau. Le nez est très élégant et discrètement démonstratif.

    Mêmes impressions gustatives d’élégance et de finesse grâce à une texture soyeuse et caressante sur des tanins fondus. Pas d’opulence mais une belle longueur.
    La finale révèle quelques sensations tertiaires de champignon, sous-bois, tabac et des notes de café.

    Ce n’est pas le Bourg le plus démonstratif qu’il m’ait été donné de goûter, mais 2007 n’est pas le millésime du siècle. Il est la démonstration du savoir-faire des géniteurs.
    Dans cette bouteille « tout n’est qu’ordre et beauté, luxe calme et volupté ».

    Accord évident avec le chapon.

    Gérard
     

    Gérard ?
    Participant

    CR: Domaine François Cotat – Sancerre – Les Culs de Beaujeu 2017

    Bouteille ouverte pendant trois heures avant d’accompagner saumon fumé et huitres chaudes, avec complicité et bonheur.

    La robe est d’or marquée et limpide.

    Le nez, discret à l’ouverture, s’ouvre généreusement sur un mélange complexe de fleurs blanches, aubépine, tilleul, de pomme fraichement coupée, de citron avec des nuances de fruits exotiques. Joli nez très addictif.

    La bouche dévoile immédiatement un volume imposant avec ce qu’il faut de gras pour tapisser et d’acidité pour tracer. Beaucoup de gourmandise avec un fruit généreux et de sérieux avec une grande longueur vers une finale à la minéralité assumée. Fin de bouche à l’amertume discrète et sapide.

    Un modèle de grand Sancerre dans un millésime pourtant moyen. 
    Coup de cœur unanime autour de la table. 

    Gérard

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