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- 13 juillet 2017 à 0h38
- in reply to: Présentation des nouveaux et des anciens
Bonjour à tous,
De retour après quelques années de pause, je vous écris depuis la Suisse.
Mes régions viticoles favorites sont l’Alsace, la Loire, la Bourgogne et le Beaujolais, ainsi que le Jura, l’Allemagne et ma Suisse natale.
Je me réjouis d’échanger avec les membres du forum.
Cordialement,
Florian- 24 juin 2013 à 21h15
- in reply to: Château d’Yquem
Bonjour,
je souhaite découvrir l’univers d’Yquem. Quel(s) millésime(s) me conseilleriez-vous pour « débuter »?
Merci!
Florian- 27 mai 2013 à 5h54
- in reply to: Belle carte en Bourgogne
Bonjour Manu,
merci pour l’info, je vais contacter André.
- 26 mai 2013 à 1h26
- in reply to: Belle carte en Bourgogne
Merci pour les infos Michel!
- 20 février 2013 à 19h07
- in reply to: Château Margaux
Découverte hier du CR: Château Margaux 1997, décanté puis servi rapidement.
Belle robe rubis clair peu concentrée. Nez fin et complexe aux notes de terre, de cassis et de tabac.
Grande élégance en bouche, où l’on découvre un vin harmonieux et séduisant qui profite de ses dernières années de vie.
Des tannins soyeux précèdent une longue finale doucereuse qui donne pleine satisfaction.
Je pense qu’il faut profiter de ce vin dans les 3 à 5 ans…
- 20 février 2013 à 19h04
- in reply to: Château Poujeaux
Enfin, découverte du millésime 2009 de Château Poujeaux, un vin qui a toujours su me plaire même lors de millésimes difficiles.
La robe est pourpre, profonde et très pure. Le nez, que j’aurais souhaité un peu plus expressif, est porté sur les mûres et accompagné de notes fumées.
La bouche est ample et riche, mais rafraîchie par une fine trame acide. Le fruit est proéminent après 30 minutes d’aération et les tannins, fondus, sont fidèles au millésime.
Ce 2009 est une nouvelle réussite du Château Poujeaux, déjà accessible mais qui devrait pouvoir évoluer 15 ans en cave.
Il s’agit d’un assemblage de 50% cabernet sauvignon, 40% merlot et le reste de cabernet franc et petit verdot.- 28 janvier 2013 à 21h08
- in reply to: Château Sociando-Mallet
Merci pour le CR, TIMO. Ce vin m’a laissé une impression semblable en fin d’année, mais je n’avais malheureusement pas pris de notes.
- 28 janvier 2013 à 21h06
- in reply to: Tenuta San Guido
Bonjour Gualtallary,
à quel message faites-vous référence? Et pourriez-vous développer un peu votre propos?
Merci,
Florian- 23 janvier 2013 à 21h42
- in reply to: Prévente Sassicaia 2010
On annonce de grandes choses parmi les vins produits loin des côtes (dont un excellent Tignanello), mais je n’ai rien entendu par rapport à Bolgheri.
Jérôme, on compte sur toi pour nous trouver des infos (tu)
- 23 janvier 2013 à 21h32
- in reply to: Tenuta San Guido
Ce nom vous est connu car c’est là-bas que naît le Sassicaia, pionnier des vins que l’on a nommés les Supertoscans. L’histoire de ce domaine est fascinante.
Tout commence avec le mariage en 1930 de Mario Incisa avec Clarice della Gheradesca, héritière du domaine à Bolgheri où ils s’installèrent, commençant par poursuivre la tradition familiale de l’élevage d’étalons encore existant de nos jours. Mais Mario souhaite faire du vin, activité à laquelle il s’était déjà consacré plus jeune, alors en compagnie de son oncle. Sa vision était de créer un vin de renommée internationale et pour lui, comme pour l’aristocratie de l’époque, le modèle était Bordeaux. En 1944, Mario crée une vigne à base de cabernet sauvignon près de leur château de Castiglioncello.
Il innova ainsi sur deux tableaux : il rompait avec la tradition toscane de ne cultiver que du sangiovese et plantait des vignes dans une région, le Bolgheri, qui n’était alors pas viticole. De 1948 à 1967, le vin se vit contraint d’être réservé à une consommation au sein de la famille; ces premiers millésimes furent en effet accueillis durement par la critique régionale, trop habituée aux légers vins locaux et refusant de comprendre que le cabernet sauvignon nécessite de la patience afin de développer toute sa complexité.
L’activité viticole de la Tenuta San Guido prend une dimension commerciale en 1965 avec l’expansion des vignes. Le premier millésime de Sassicaia, 1968, est accueilli avec enthousiasme. Les années suivantes, des cuves à fermentation en acier remplacent celles en bois et des barriques françaises commencent à être employées.
Les vignes, âgées de 30 ans en moyenne, sont établies en divers lieux de l’appellation Bolgheri à une altitude de 200 à 300 mètres, dont la vigne Sassicaia située à 80 mètres d’altitude. La répartition des cépages est de 85% cabernet sauvignon et 15% de cabernet franc. Une fois récoltés, les raisins sont acheminés à la cave, située depuis les années 1960 près de l’église San Guido.
Au-delà du plaisir gustatif procuré à des milliers d’amateurs, le grand succès de ce domaine réside selon moi dans son esprit de pionnier et dans les grands succès qu’il a permis d’obtenir : une revitalisation des lois viticoles italiennes et une amélioration de la qualité dans les diverses appellations toscanes, tous souhaitant rivaliser avec ce nouveau standard régional.
Les vins de la Tenuta San Guido:
Sassicaia
Cet assemblage de 85% cabernet sauvignon et 15% cabernet franc voit le jour au sein de sa propre appellation, Bolgheri Sassicaia DOC. Il est vieilli 24 mois en barriques françaises (dont un tiers de barriques neuves) puis six mois en bouteille avant d’être commercialisé. Environ 200’000 bouteilles sont produites chaque année.
Guidalberto
Cet assemblage de 60% cabernet sauvignon et 40% merlot est classé comme une appellation IGT. D’après Nicolò Incisa, fils de Mario, ce vin a vu le jour par intérêt d’expérimenter avec le merlot et également de proposer un vin qui soit à maturité avant le Sassicaia. Il est vieilli 12 mois en barriques de chêne français et américain et passe 3 mois en bouteille avant d’être commercialisé. Environ 200’000 bouteilles sont produites chaque année.
Le Difese
Il faut se diriger vers l’entrée de gamme de la Tenuta San Guido pour trouver la première trace de sangiovese (présent à 30% dans ce vin, les 70% restants étant du cabernet sauvignon). Le processus de vieillissement est identique au Guidalberto, tout comme le nombre de bouteilles commercialisées.
- 23 janvier 2013 à 14h55
- in reply to: Domaine Roger Sabon, Châteauneuf-du-Pape
Bonjour à tous,
j’ai eu la possibilité de déguster trois millésimes récents de la Cuvée Prestige CDP de Roger Sabon, voici mes commentaires:
CR:
Roger Sabon Cuvée Prestige 2007
Robe pourpre intense et profonde. Nez complexe où des notes d’épice et de terre s’entremêlent aux fruits noirs. L’attaque est musclée et en bouche ce vin répond aux attentes ; les arômes de fruits et de cuir sont relevés par un alcool maîtrisé dans un ensemble opulent et complexe, où les tannins sont amples et de bonne facture mais manquent encore un peu de souplesse. Le tout est rafraîchi par une belle acidité. La finale, plaisante, sur les fruits rouges conclut une dégustation convaincante de cette cuvée fidèle au millésime, qu’il faudrait attendre encore un peu. Ce 2007 est, à mon avis, le plus complet des trois millésimes dégustés aujourd’hui.Roger Sabon Cuvée Prestige 2008
Beau nez où le fruit est sur le devant de la scène. L’attaque est souple et l’on découvre un vin plaisant et ample (mais moins gourmand que le 2009). Des arômes de fruits noirs caressent le palais, les tannins sont discrets et mènent vers une finale un peu creuse, quoique longue (40 secondes). A apprécier dès maintenant!Roger Sabon Cuvée Prestige 2009
Robe pourpre profonde. Nez riche de fruits noirs, de réglisse et de fumée où l’alcool est encore un peu trop en avant. Attaque ample, un peu chaude, le volume en bouche est important. Les tannins, bien que présents, ne sont pas agressifs et incitent à se montrer patient avec ce vin gourmand. Une trame acide précise apporte de l’équilibre à cette cuvée, qui est un bon reflet du millésime. Longue finale sur aux parfums de cuir et de paille. A redécouvrir dans 3-4 ans.Bonjour à tous,
Voici un bref historique de la maison Antinori:
L’actuel directeur de la maison, le Marquis Piero Antinori (né en 1938), représente la 26ème génération à la tête des affaires de cette famille arrivée en Toscane au 13ème siècle. La 27ème génération suivra puisque le Marquis est entouré de ses trois filles. La première trace de leur activité commerciale remonte à 1385 et à l’apparition de Giovanni di Pieri Antinori dans le registre de la Guilde des Vignerons.
Après cinq siècles de commerce, l’entreprise prend une nouvelle dimension en 1898 avec la construction de caves à San Casciano, aux portes de Florence. L’exportation prend une part plus importante des affaires, avec des clients à New York, Londres et Buenos Aires notamment.
Durant la deuxième guerre mondiale, la résidence Villa Antinori est bombardée et la famille trouve refuge au domaine de Tignanello. Les caves de San Casciano sont endommagées par les allemands durant leur retraite, puis occupées par les américains. De nombreuses anecdotes circulent quant à des tonneaux cachés par de courageux employés…
En 1966, Piero Antinori, alors âgé de 28 ans, prend les rênes de l’entreprise suite à la retraite de son père Niccolò. Quatre ans plus tard naît le premier millésime de Tignanello, baptisé alors « Vigneto Tignanello », dont 20’000 bouteilles sont produites. Il faut attendre 1975 pour voir apparaître le second millésime, qui contient cette fois un peu de cabernet sauvignon.
Le Solaia voit le jour en 1978 (dans un assemblage de 80% cabernet sauvignon et 20% cabernet franc) que l’on imagine volontiers profiter de la vague de succès rencontrée par le premier supertoscan, le Sassicaia de la Tenuta San Guido.
Depuis les années 1980, l’entreprise a un rayonnement international avec notamment le succès de ses supertoscans et la grande régularité qualitative de ses vins d’entrée de gamme. Cette réussite a conduit à une expansion importante en termes de domaines exploités et de surfaces cultivées dont voici une présentation :
Tenuta Tignanello :
À trente kilomètres de Florence, ce domaine historique situé légèrement au nord de l’appelation Chianti Classico comprend deux vignes célèbres situées entre 350 et 450 mètres d’altitude : Tignanello (57 hectares) et Solaia (20 hectares), l’une des plus belles parcelles d’Italie. Cinquante hectares supplémentaires contribuent à la création du Marchese Antinori Chianti Classico Riserva et du Villa Antinori. On trouve quelques rangs de merlot et de syrah, plantés à des fins d’expérimentation dans les années 1970.
Badia a Passignano :
Autour de l’Abbaye de Passignano, les Antinori exploitent cinquante hectares de vignes situées entre 250 et 300 mètres d’altitude sur un sol calcaire, situés au sud de l’appellation Chianti Classico, dans un paysage de carte postale. Y est produit le vin éponyme, également un Chianti Classico Riserva. Il s’agit d’une des plus anciennes zone viticole de Toscane (un plant de vigne millénaire y fut découvert en 1983 !). Le cépage dominant ici est évidemment le sangiovese (les meilleurs clones de Tignanello sont utilisés), mais l’on trouve également de la syrah et du cabernet sauvignon.
Guado al Tasso :
À 100 kilomètres de Florence, ce domaine de près de 1000 hectares (dont un tiers de vignes) est lui situé au cœur de l’appellation de Bolgheri, sur la côte Toscane, entre 45 et 60 mètres d’altitude. On cultive ici du sangiovese, du cabernet sauvignon, du merlot, de la syrah, du cabernet franc et du petit verdot qui donnent vie au Guado al Tasso, au Bruciato et à quelques autres vins moins connus hors de la région. La mère de Piero Antinori, Carlotta della Gherardesca Antinori, hérita du domaine en 1930 (sa sœur épousa Mario Incisa della Rochetta, qui reçu à cette occasion la Tenuta San Guido, où est aujourd’hui produit le Sassicaia).
Plan del Vigne :
A six kilomètres de Montalcino, à l’est de l’appellation, est produit le Brunello di Montalcino de la maison Antinori. Propriétaire depuis 1995, la famille y planta des vignes durant les deux ans suivant le rachat. 65 des 184 hectares sont consacrés aux vignes de sangiovese, dont l’altitude varie entre 130 à 250 mètres. Le sol est argilo-calcaire et riche en cailloux. Les raisins sont ici à maturité environ deux semaines avant ceux des domaines situés dans le Chianti Classico. Le domaine Plan del Vigne tient son nom d’une petite gare construite au 19ème siècle et qui est toujours en activité.
Pèppoli
C’est ici, au nord-est de l’appellation et à cinq kilomètres de la Tenuta Tignanello, qu’est produit le Chianti Classico de la maison. La moitié des cent hectares du domaine sont consacrés aux vignes qui, bien qu’orientées nord-est, bénéficient ici d’un micro climat car elles sont situées dans une petite vallée qui préserve la température. Les Antinori en ont fait l’acquisition en 1985, célébrant ainsi de belle manière les six siècles d’activités viticoles de la famille. Ils se mirent rapidement au travail et trois ans plus tard, le millésime 1985 était commercialisé. Des moines s’occupaient de ces vignes dès le Moyen-âge sous la supervision des occupants de Badia a Passignano.
D’autres domaines comme La Braccesca, Monteloro et la Fattoria Aldobrandesca sont aussi sous la gestion des Antinori.
- 23 janvier 2013 à 0h19
- in reply to: Tenuta dell’Ornellaia
Bonjour,
j’ai écrit une petite présentation du domaine et j’ai pensé que cela pourrait intéresser certains lecteurs de LPV:
La Tenuta dell’Ornellaia a été fondée par Lodovico Antinori, qui décida de suivre la tendance des Supertoscans initiée par la Tenuta San Guido et également suivie par la maison Antinori de son frère Piero. Pour ce faire, le sangiovese local fut écarté en faveur de cépages bordelais. Des investissements importants permirent de couvrir 70 hectares avec du cabernet sauvignon, du cabernet franc, du merlot et du sauvignon blanc (ce dernier n’est plus produit depuis 2002).
En novembre 1999, le californien Robert Mondavi fit une entrée dans le capital puis devint majoritaire en 2002 avant de revendre la moitié de ses parts à la famille italienne Frescobaldi, qui acheta les parts restantes en 2005. Lodovico quitta ce domaine qu’il avait fondé et s’associa avec son frère Piero dans le but de monter un nouveau domaine dans le Bolgheri (Campo di Sasso, dans le nord de l’appellation, qui fait désormais partie de la Tenuta di Biserno).
La Tenuta Dell’Ornellaia est séparée en deux parties : la propriété initiale construite en 1987 et un plus petit domaine à Bellaria, au nord-ouest de Bolgheri.
Au domaine de l’Ornellaia, 30 hectares de vignes sont dédiés à la production de l’Ornellaia et du second vin Le Serre Nuove. Les vignes se trouvent entre 50 et 120 mètres d’altitude sur un sol argilo-sableux. On trouve également une parcelle argileuse et riche en cailloux de 7 hectares où prend vie le Masseto. Quant à Bellaria, les vignes sont plus jeunes et plantées avec davantage de densité mais les autres caractéristiques (terroir, altitude) sont proches.
Les vins:
Le Masseto (premier millésime en 1986) est sans conteste le plus grand merlot produit en Italie. Le site officiel offre une présentation tellement complète de la vigne en question que je vous invite à le visiter.
L’Ornellaia Bolgheri Superiore (premier millésime en 1985) est actuellement un assemblage de cabernet sauvignon, de merlot, de cabernet franc et de petit verdot. Il est vieilli 18 mois en barriques de chêne français puis 12 mois en bouteille.
Le Serre Nuove dell’Ornellaia (premier millésime en 1997) est le deuxième vin du domaine. Il a vu le jour suite à la décision d’effectuer un tri plus sévère lors de la sélection des raisins qui vont composer l’Ornellaia. Il est complété par le fruit des plus jeunes vignes.
L’entrée de gamme est assurée par Le Volte, un assemblage de sangiovese (50%) complété par du cabernet sauvignon et du merlot, dont le premier millésime commercialisé a été 1991. Ce vin passe 10 mois en barriques âgées de deux à quatre ans. Le sangiovese apporte de l’opulence alors que le merlot et le cabernet apportent de la structure et de la complexité.
- 22 janvier 2013 à 22h07
- in reply to: Re: Viva il gallo nero, soirée Chianti Classico !
Merci pour les CR!
- 22 janvier 2013 à 22h04
- in reply to: Tenute Marchesi Antinori
Bonjour,
comme je l’ai fait pour la Tenuta dell’Ornellaia, j’ai écrit une courte présentation de la maison Antinori, et j’ai pensé que ça pourrait en intéresser certains sur LPV:
L’actuel directeur de la maison, le Marquis Piero Antinori (né en 1938), représente la 26ème génération à la tête des affaires de cette famille arrivée en Toscane au 13ème siècle. La 27ème génération suivra puisque le Marquis est entouré de ses trois filles. La première trace de leur activité commerciale remonte à 1385 et à l’apparition de Giovanni di Pieri Antori dans le registre de la Guilde des Vignerons.
Après cinq siècles de commerce, l’entreprise prend une nouvelle dimension en 1898 avec la construction de caves à San Casciano, aux portes de Florence. L’exportation prend une part plus importante des affaires, avec des clients à New York, Londres et Buenos Aires notamment.
Durant la deuxième guerre mondiale, la résidence Villa Antinori est bombardée et la famille trouve refuge au domaine de Tignanello. Les caves de San Casciano sont endommagées par les allemands durant leur retraite, puis occupées par les américains. De nombreuses anecdotes circulent quant à des tonneaux cachés par de courageux employés…
En 1966, Piero Antinori, alors âgé de 28 ans, prend les rênes de l’entreprise suite à la retraite de son père Niccolò. Quatre ans plus tard naît le premier millésime de Tignanello, baptisé alors « Vigneto Tignanello », dont 20’000 bouteilles sont produites. Il faut attendre 1975 pour voir apparaître le second millésime, qui contient cette fois un peu de cabernet sauvignon.
Le Solaia voit le jour en 1978 (dans un assemblage de 80% cabernet sauvignon et 20% cabernet franc) que l’on imagine volontiers profiter de la vague de succès rencontrée par son voisin, le Sassicaia de la Tenuta San Guido.
Depuis les années 1980, l’entreprise a un rayonnement international avec notamment le succès de ses supertoscans et la grande régularité qualitative de ses vins d’entrée de gamme. Cette réussite a conduit à une expansion importante en termes de domaines exploités et de surfaces cultivées dont voici une présentation :
Tenuta Tignanello :
À trente kilomètres de Florence, ce domaine historique situé légèrement au nord de l’appelation Chianti Classico comprend deux vignes célèbres situées entre 350 et 450 mètres d’altitude : Tignanello (57 hectares) et Solaia (20 hectares), l’une des plus belles parcelles d’Italie. Cinquante hectares supplémentaires contribuent à la création du Marchese Antinori Chianti Classico Riserva et du Villa Antinori. On trouve quelques rangs de merlot et de syrah, plantés à des fins d’expérimentation dans les années 1970.
Badia a Passignano :
Autour de l’Abbaye de Passignano, les Antinori exploitent cinquante hectares de vignes situées entre 250 et 300 mètres d’altitude sur un sol calcaire, situés au sud de l’appellation Chianti Classico, dans un paysage de carte postale. Y est produit le vin éponyme, également un Chianti Classico Riserva. Il s’agit d’une des plus anciennes zone viticole de Toscane (un plant de vigne millénaire y fut découvert en 1983 !). Le cépage dominant ici est évidemment le sangiovese (les meilleurs clones de Tignanello sont utilisés), mais l’on trouve également de la syrah et du cabernet sauvignon.
Guado al Tasso :
À 100 kilomètres de Florence, ce domaine de près de 1000 hectares (dont un tiers de vignes) est lui situé au cœur de l’appellation de Bolgheri, sur la côte Toscane, entre 45 et 60 mètres d’altitude. On cultive ici du sangiovese, du cabernet sauvignon, du merlot, de la syrah, du cabernet franc et du petit verdot qui donnent vie au Guado al Tasso, au Bruciato et à quelques autres vins moins connus hors de la région. La mère de Piero Antinori, Carlotta della Gherardesca Antinori, hérita du domaine en 1930 (sa sœur épousa Mario Incisa della Rochetta, qui reçu à cette occasion la Tenuta San Guido, où est aujourd’hui produit le Sassicaia).
Plan del Vigne :
A six kilomètres de Montalcino, à l’est de l’appellation, est produit le Brunello di Montalcino de la maison Antinori. Propriétaire depuis 1995, la famille y planta des vignes durant les deux ans suivant le rachat. 65 des 184 hectares sont consacrés aux vignes de sangiovese, dont l’altitude varie entre 130 à 250 mètres. Le sol est argilo-calcaire et riche en cailloux. Les raisins sont ici à maturité environ deux semaines avant ceux des domaines situés dans le Chianti Classico. Le domaine Plan del Vigne tient son nom d’une petite gare construite au 19ème siècle et qui est toujours en activité.
Pèppoli
C’est ici, au nord-est de l’appellation et à cinq kilomètres de la Tenuta Tignanello, qu’est produit le Chianti Classico de la maison. La moitié des cent hectares du domaine sont consacrés aux vignes qui, bien qu’orientées nord-est, bénéficient ici d’un micro climat car elles sont situées dans une petite vallée qui préserve la température. Les Antinori en ont fait l’acquisition en 1985, célébrant ainsi de belle manière les six siècles d’activités viticoles de la famille. Ils se mirent rapidement au travail et trois ans plus tard, le millésime 1985 était commercialisé. Des moines s’occupaient de ces vignes dès le Moyen-âge sous la supervision des occupants de Badia a Passignano.
D’autres domaines comme La Braccesca, Monteloro et la Fattoria Aldobrandesca sont aussi sous la gestion des Antinori.
- 22 janvier 2013 à 22h01
- in reply to: Tenuta dell’Ornellaia
Bonjour,
j’ai écrit une petite présentation du domaine et j’ai pensé que cela pourrait intéresser certains lecteurs de LPV, alors je la partage:
La Tenuta dell’Ornellaia a été fondée par Lodovico Antinori, qui décida de suivre la tendance des Supertoscans initiée par la Tenuta San Guido et également suivie par la maison Antinori de son frère Piero. Pour ce faire, le sangiovese local fut écarté en faveur de cépages bordelais. Des investissements importants permirent de couvrir 70 hectares avec du cabernet sauvignon, du cabernet franc, du merlot et du sauvignon blanc (ce dernier n’est plus produit depuis 2002).
En novembre 1999, le californien Robert Mondavi fit une entrée dans le capital puis devint majoritaire en 2002 avant de revendre la moitié de ses parts à la famille italienne Frescobaldi, qui acheta les parts restantes en 2005. Lodovico quitta ce domaine qu’il avait fondé et s’associa avec son frère Piero dans le but de monter un nouveau domaine dans le Bolgheri (Campo di Sasso, dans le nord de l’appellation, qui fait désormais partie de la Tenuta di Biserno).
La Tenuta Dell’Ornellaia est séparée en deux parties : la propriété initiale construite en 1987 et un plus petit domaine à Bellaria, au nord-ouest de Bolgheri.
Au domaine de l’Ornellaia, 30 hectares de vignes sont dédiés à la production de l’Ornellaia et du second vin Le Serre Nuove. Les vignes se trouvent entre 50 et 120 mètres d’altitude sur un sol argilo-sableux. On trouve également une parcelle argileuse et riche en cailloux de 7 hectares où prend vie le Masseto. Quant à Bellaria, les vignes sont plus jeunes et plantées avec davantage de densité mais les autres caractéristiques (terroir, altitude) sont proches.
Les vins:
Le Masseto (premier millésime en 1986) est sans conteste le plus grand merlot produit en Italie. Le site officiel offre une présentation tellement complète de la vigne en question que je vous invite à le visiter.
L’Ornellaia Bolgheri Superiore (premier millésime en 1985) est actuellement un assemblage de cabernet sauvignon, de merlot, de cabernet franc et de petit verdot. Il est vieilli 18 mois en barriques de chêne français puis 12 mois en bouteille.
Le Serre Nuove dell’Ornellaia (premier millésime en 1997) est le deuxième vin du domaine. Il a vu le jour suite à la décision d’effectuer un tri plus sévère lors de la sélection des raisins qui vont composer l’Ornellaia. Il est complété par le fruit des plus jeunes vignes.
L’entrée de gamme est assurée par Le Volte, un assemblage de sangiovese (50%) complété par du cabernet sauvignon et du merlot, dont le premier millésime commercialisé a été 1991. Ce vin passe 10 mois en barriques âgées de deux à quatre ans. Le sangiovese apporte de l’opulence alors que le merlot et le cabernet apportent de la structure et de la complexité.
- 21 janvier 2013 à 14h33
- in reply to: Gaja, Barbaresco
CR: Gaja Barbaresco 1997
Bouteille dégustée sur la terrasse du Tre Galli à Turin, dont la carte des vins vaut à elle seule le détour (plusieurs milliers de références).
Bouteille décantée environ trois heures.Robe intense et plutôt sombre pour le cépage nebbiolo, sans doute une des conséquences de ce millésime chaud.
Nez expressif et complexe aux notes florales accompagnées de petits fruits rouges. Attaque franche sur les fruits rouges, petit côté terreux, beau volume en bouche où l’ensemble est souple et d’un équilibre incroyable. Finale magistrale de plus d’une minute. Tout en élégance, ce vin d’émotion est à maturité.A en croire le sommelier, ce vin surpasse les crus de Gaja (Sorì San Lorenzo, Sorì Tildin, Costa Russi) du même millésime, qu’il avait eu l’occasion de déguster quelques jours avant notre visite.
- 17 janvier 2013 à 21h43
- in reply to: Gaja, Barbaresco
CR: Gaja Barbaresco 2004
Vin encore fermé à double tour, une preuve supplémentaire que le nebbiolo est un cépage capricieux et que les vins de Barolo et ceux de Barbaresco peuvent être dégustés lors de leur mise sur leur marché mais qu’ils doivent ensuite être attendus durant au moins 10 ans, du moins lorsque l’on parle des grands producteurs et/ou des grands terroirs.
Ayant fait l’expérience plusieurs fois, je me sens un peu coupable de m’être à nouveau fait avoir mais qu’il est difficile de laisser ces belles bouteilles tranquilles en cave!
Dans le cas du Barbaresco « normal » de Gaja, je privilégierais pour le moment le millésime 2000 et les précédents.
CR: Perlato del Bosco 2009, Azienda Agricola Tua Rita – Bouteille ouverte une petite heure avant la dégustation. Robe lumineuse et moyennement dense.
Nez explosif de fruits rouges confits. En bouche, attaque fruitée, belle matière (le degré alcoolique relativement important (14,5) est maîtrisé).
Les tannins sont soyeux et la finale est d’une longueur rare dans cette gamme de prix. Ce Perlato del Bosco est un beau vin, que j’ai envie de qualifier d’achat nécessaire !
A boire dans les cinq ans.Il s’agit d’un assemblage de 60% sangiovese et 40% cabernet sauvignon vieilli un an en barriques. La récolte a lieu début septembre (Suvereto est en effet un des climats les plus chauds de Toscane) et environ 25’000 bouteilles sont produites par an. J’avais adoré le Perlato del Bosco 2006, plus structuré là où ce 2009 est conçu pour un plaisir immédiat.
- 10 janvier 2013 à 19h36
- in reply to: Clos Mogador
Clos Mogador 2003 – Aéré deux heures. Robe sombre. Nez épicé, notes de cuir et de fruits rouges.
Attaque souple en bouche (fruits mûrs dominants), vin bien équilibré, belle finale. Un bon vin, à boire dans les 5 ans.Comme chacun le sait, ce millésime a été marqué par la chaleur mais la région du Priorat a en plus connu des pluies intenses juste avant les vendanges.
Dans ces conditions, on ne peut que saluer le travail de René Barbier (français qui a donné ses lettres de noblesse au Priorat viticole après 30 ans de travaux acharnés).Le prix de ce Clos Mogador est selon moi excessif (environ 80 francs suisse soit 65 euros), tout comme pour le reste de la gamme de ces vins qui ont cependant trouvé leur public.