Mathieu Valdenaire

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  • Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Domaine La folie vigneronne – Faugères L’éloge 2023

    Jolie robe rubis, étonnamment claire pour la région, brillante.

    Le nez est très ouvert, immédiat, il offre un beau fruité franc, sur les fruits rouges (fraise, cerise), des notes plus légères d’herbes aromatiques, de laurier. Cela reste assez simple mais c’est diablement efficace, à la fois expressif et précis.

    La bouche est gourmande, il y a une belle douceur tactile en attaque, c’est plein sans être lourd, on ressent de tous petits tanins en milieu de bouche, un côté réglissé et quelques amers bienvenus qui participent d’un équilibre global très convaincant.

    Un vin franc, digeste, fruité, très propre. La bouteille n’aura pas fait long feu. J’aime beaucoup le style de ce vin, dont la recherche de fruit et de légèreté (qui rappelle un peu certains Danjou-Banessy) me semble à saluer. Je ne sais pas si les autres cuvées sont dans le même style, mais cela donne envie de goûter le reste de la gamme.

    Merci Céline pour la découverte !

    Très bien –

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Weingut Weiser-Künstler – Wolfer Sonnenlay Riesling Kabinett 2017

    Nez sur les agrumes, citron vert en tête, les herbes fraîches (verveine), l’anis, pas super complexe mais frais et séduisant.

    En bouche, c’est tranchant, tendu par une grosse acidité (mûre), c’est droit, salivant. Il y a une sucrosité qui enrobe le tout évidemment, mais on est sur un profil de Kabinett « rectiligne », en cohérence avec une aromatique plutôt froide.

    Un kabinett qui donne plus dans l’efficacité que dans la séduction. Cela me va, et la bouteille n’a pas fait long feu, mais les amateurs de vins langoureux devront aller chercher ailleurs.

    Bien ++

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Clarisse de Suremain – Chorey-lès-Beaune 2019

     

    Belle robe rubis, brillante.

    Le nez est d’emblée très joli, expressif, il évoque avant tout les fruits rouges (cerise, fraise), avec en arrière plan quelques notes épicées (laurier, girofle) et grillées ainsi que des notes florales. Miam.

    La bouche est elle aussi très convaincante, l’attaque est douce, il y a une très belle matière veloutée, c’est ample, mûr, équilibré, avec toujours cette belle aromatique fruitée et délicatement élevée.

    Très beau vin, surtout dans cette appellation qu’on ne croise pas à ce niveau tous les jours. J’aime beaucoup ce style, et notamment cette qualité de matière superlative. On en redemande.

    Très bien

     

    Mathieu
     

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    Hop, à mon tour (et merci beaucoup à Julien pour le CR !).

    La première bulle se présente sous une robe légèrement teintée « pelure d’oignon ».
    Le nez est très joli, agréable, sur la noisette fraîche, la pomme cuite, une léger oxydatif, l’ensemble est très net, distingué.
    La bouche est délicate, la bulle très fine, c’est onctueux, gourmand et très élégant en même temps.
    J’aime beaucoup ce style, à la fois expressif et délicat. C’était Champagne Marguet, La Grande Ruelle 2015
    Très bien

    La deuxième bulle a une robe qui tend plus vers le jaune citron, plus brillante.
    Le nez est plus classique, un peu pâtissier, pomme verte, agrumes, il fait plus jeune.
    La bouche est assez vive, la bulle abondante à l’ouverture (cela s’apaise heureusement assez vite). L’équilibre est bon, c’est assez puissant, il y a une acidité sensible mais suffisamment enrobée par la matière. L’aromatique est assez classique, encore plutôt jeune.
    C’est bon, très bien fait, dans un style tout ce qu’il y a de plus orthodoxe, mais la comparaison avec le charme du Marguet le dessert. C’était Sekthaus Raumland – Triumvirat 2014 Grande cuvée (assemblage des trois cépages)
    Bien ++

    Le vin suivant a une robe claire, or gris, un nez peu expressif, peut-être un peu d’amande.
    La bouche est à l’avenant, elle est un peu « entre deux » à tout point de vue (ni très gras ni très acide, ni nerveux ni pataud, ni bon ni mauvais), c’est peu causant.
    J’ai cru un moment que c’était mon nez, mais non, il semble bien que ce soit le vin qui soit comme ça. Énigmatique. C’était Clos des Plantes (Olivier Lejeune) – Vin de France Non Solus 2023 (100% chenin).
    Assez bien

    Le contraste est fort avec son binôme, et ce dès la robe, celle-ci étant presque cuivrée.
    Le nez est sur les fruits sec, légèrement oxydatif, avec un côté un peu « céréalier », sans grand charme.
    C’est autre chose en bouche, elle est vive, tendue par une belle acidité mûre qui s’exprime dès l’attaque, il y a une grosse matière et une sacrée énergie, des notes d’agrumes, une looooonnngue finale sur le praliné. C’est expressif, concentré, énergique. Seul petit bémol, ça chauffe un peu en fin de bouche (mais je suis un sensible).
    C’était François Rousset Martin, Côtes du Jura Savagnin Cuvée du professeur, 2018.
    Très bien

    Le vin suivant une robe assez claire, jaune à reflets verts.
    Le nez est très chablisien, fromage frais, citron, fleurs séchées, il y a un début d’évolution, l’ensemble est très précis, très propre.
    La bouche est ciselée, il y a une belle acidité, la matière est d’intensité moyenne, plus en longueur qu’en largeur, c’est très propre, l’aromatique est précise, la bouche lumineuse.
    Très agréable, un « textbook Chablis » qui me paraît cueilli au bon stade d’évolution, où l’on sent poindre la complexité sans que les arômes d’évolution ne dominent. Manque peut-être un peu de puissance et de complexité pour passer au stade au-dessus, mais c’est déjà très bien. C’était Jean-Claude Bessin, Chablis 1er cru Forêt 2015.
    Très bien

    Le vin suivant a lui aussi subi une ablation du nez… On a l’impression d’être face au même vin que le premier blanc, si ce n’est que la robe est un tout petit peu plus soutenue.
    Le nez n’évoque rien, ou si peu. Même chose en bouche, avec peut-être un peu plus de gras et une pointe d’acidité en plus, mais cela reste plutôt plat, l’aromatique est ténue.
    Pas de défaut mais on s’ennuie un peu. C’était Pierre Ménard, Anjou Clos des Mailles 2023. Assez surpris à la découverte de l’étiquette, on est loin des meilleurs Clos des Mailles goûtés.
    Assez bien +

    Le vin suivant a une aromatique assez primaire, panier de fruits rouges avec un petit côté « grenadine », mais aussi un peu foutraque avec un côté nature sensible – léger mais présent (légère volatile ?).
    La bouche est agréable, fruitée, assez vive en attaque, il y a une certaine matière mais l’acidité est élevée et la bouche a un petit côté « pointu ». Longueur correcte, jolies notes de fruits frais. C’est bon mais cela reste assez simple. C’était Domaine Rougeot, Volnay 1er cru Santenots 2021. Surprise à la levée de l’étiquette, non sur le côté pointu, puisque le millésime suffit vraisemblablement à l’expliquer, mais sur le terroir d’origine de ce vin (en ce qui me concerne, je n’étais pas certain d’être face à un pinot). S’ensuit une discussion animée et fort intéressante sur la typicité, la Bourgogne, la notion de terroir, Santenots ou pas Santenots, le juste prix des choses, la patte du vigneron et le sexe des anges. Le vin, quoi.
    Bien +

    Son binôme forme un contraste presque total avec le Santenots. Là où ce dernier était frais, primesautier et un peu foutraque, ce second vin est sérieux, compact et renfrogné. Le nez est assez fermé, marqué malgré tout par un fruit un peu confit (figue, fraise) et quelques touches d’épices.
    En bouche, l’acidité est assez basse, il y a une grosse matière, c’est assez costaud, sérieux, limite austère, cela ne paraît pas du tout prêt. On ressent, cela dit, un potentiel important, et déjà (mais je suis un peu seul dans ce jugement) quand même du plaisir avec ce vin carré et sérieux (que je voyais plutôt en grenache, à l’aveugle).
    La levée de l’aveugle change un peu la lecture, et je rejoins mes camarades, globalement plus critiques que moi sur ce vin : pour un Bourgogne 2022, c’est vrai que ça manque un peu d’éclat et de fraîcheur de fruit. Revu le lendemain, il ne s’est pas vraiment ouvert. C’était Domaine Camille Thiriet, Bourgogne pinot noir Les Chagniots, 2022
    Bien (+)

    Et… Bouchon ! Dommage pour le Domaine Denis Bachelet, Côte de Nuits village 2020.

    Le vin suivant a un nez expressif, sur les fruits rouges un peu confiturés, les épices, un trait de menthol.
    La bouche est vive, il y a une acidité haute, une certaine matière mais des tanins encore anguleux. L’aromatique porte sur un fruité très mûr avec un tout début d’évolution (mais timide).
    J’hésite entre un Bourgogne « ancien style » très extrait en millésime chaud et d’autres trucs (syrah ?). Eh bien rien à voir, c’était le Clos de la Roilette, Fleurie Cuvée tardive 2015. Il faut lui laisser un peu de temps pour s’assouplir, si cela est possible.
    Bien

    Et…. Rebouchon ! Et redommage pour ce Château Calon-Ségur, Saint-Estèphe 1986

    Le vin suivant est ouvert au débotté pour remplacer le Calon-Ségur. Il a un petit voile poussiéreux qui se dissipe vite.
    Apparaît alors une aromatique assez charmante, apaisée, classique, sous-bois, tabac, eucalyptus, florale mais aussi un « fruité tertiaire » que je ne parviens pas bien à décrire.
    La bouche est du même acabit, elle est douce et fraîche, de demi-corps, mais c’est très bon, suave, digeste, d’une élégance paisible. Gros plaisir sur ce vin. C’était le Pavillon rouge du Château Margaux, 1985.
    Très bien + 

    Le dernier vin a une robe foncée, légèrement ambrée. Le nez offre un fruit (mangue, agrumes) un peu compoté, un trait de menthol et un léger terpénique.
    C’est surtout la bouche qui est marquante, il y a une grosse matière mais surtout une acidité fulgurante et mûre, des amers, du relief, ça claque. Ça manque un peu de fraîcheur de fruit et de distinction aromatique, mais cette bouche a beaucoup de personnalité. C’était Bischöfliches Konvikt Trier, Eitelsbacher Marienholz Riesling Beerenauslese, 1989 (après une rapide recherche, ce Bischöfliches Konvikt Trier s’avère être une des trois composantes des Bischöflichen Weingüter Trier, qui regroupent depuis 1966 les domaines viticoles épiscopaux de la ville de Trèves, si j’ai bien compris).
    Très bien –

    Et voilà. Encore une fois un immense merci à Pierre pour ton accueil toujours généreux, détendu et savoureux, et merci à tous pour tout le reste, c’était encore une très chouette soirée !

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Domaine Frantz Chagnoleau – Saint-Véran « La Roche » 2023

     

    Suite de l’exploration précoce des 2023 après passage au domaine en novembre dernier.

    Le nez est très beau, moins immédiatement fruité et plus élevé que le Viré-Clessé, plus ouvert à ce stade que le Saint-Véran « A la côte », il est puissant, il offre des notes légèrement grillées, de brioche fraîche et un beau fruité mûr, sur la poire, les agrumes.

    La bouche est à la fois nerveuse et dense, grasse et vive, longue, avec une finale très pure, sur des notes d’agrumes et de noisette fraîche.

    C’est vraiment très bon, puissant mais gourmand et digeste, la générosité du millésime est parfaitement gérée. Déjà un grand plaisir mais on pressent également un certain potentiel de garde. Grande réussite que cette cuvée sur ce millésime.

    Très bien +(+)

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Sekthaus Raumland – Cuvée Katharina 2019
    Pinot noir, meunier – Brut nature

    Nez agréable, sur la pomme, la brioche, les agrumes, frais, un peu passe-partout.

    En bouche la bulle est assez fine, belle matière, c’est sec mais assez enveloppant, finale nette, fraîche.

    C’est bien fait, très propre, agréable, mais cela manque peut-être un peu de personnalité et de distinction aromatique pour être plus que cela.

    Bien +

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Château Gruaud Larose, Saint-Julien 1972

     

    Niveau bas goulot (dans cette bouteille de 73 cl), bouchon en assez bon état.

    Robe acajou claire.

    Le nez est agréable, évidemment tertiaire, sur le sous-bois, le tabac, mais il a surtout une jolie composante florale, c’est très doux.

    En bouche ça se gâte un peu, non qu’il y ait quoi que ce soit de désagréable, car l’aromatique reste agréable, le toucher est assez doux, avec une acidité mesurée, mais la matière est très légère, les tanins imperceptibles, il ne reste plus grand chose en bouche.

    Un vin devenu parfum, agréable en tant que tel, mais il ne faut pas en attendre plus.

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Domaine Albert Mann – Alsace Grand Cru Hengst Pinot Gris 2005

    Jolie robe vieil or, brillante.

    Le nez est intense, expressif, très joli, les arômes évoquent les fruits jaunes très mûrs (mirabelle), l’abricot, les fleurs séchées, un côté épicé, le tout avec une grande fraîcheur et une certaine complexité.

    La bouche est également très jeune, l’acidité est relativement basse mais il y a une fraîcheur aromatique remarquable pour un vin de cet âge. Il y a une sucrosité encore sensible mais l’équilibre est au-dessus de tout reproche.

    C’est très bon, et si le vin paraît sur son plateau de maturité, il ne semble pas près du bout.

    Très bien

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Château Pavie-Macquin, Saint-Emilion Grand Cru Classé 2003

    Nez agréable, très mûr, un fruit un peu confituré, une note de vanille / caramel qui point à l’horizon (heureusement pas trop insistante) et des notes d’évolution qui commencent à être présentes (tabac, épices). Le nez n’échappe pas tout à fait aux excès du millésime mais il reste tout à fait agréable.

    En bouche il y a une belle matière, de jolis tanins qui gardent une certaine fermeté, pas d’excès d’alcool, c’est équilibré, assez long.

    Très beau vin, à qui on peut encore laisser un peu de temps avec un certain profit, à mon avis.

    Très bien –

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    [quote= »Apache post=1245493 userid=23363″]
    Sinon on en parle pas beaucoup mais Sydonios c’est top, j’ai testé l’Esthète et le Septentrional, léger, buvant fin et très bien équilibré. 

    D’ailleurs ça donne quoi en terme de poids le Lehmann Lallement  3 ?
     [/quote]
    Je rebondis sur la partie Sydonios, l’Universel est le verre que j’utilise le plus depuis plusieurs années et j’adore vraiment ce verre, léger mais équilibré, vraiment polyvalent, très agréable à utiliser, et que je trouve très gracieux. Il peut paraître petit en termes de contenance (35 cl) mais c’est plutôt un atout lorsque l’on se sert le plus souvent des quantités plutôt réduites, ce qui est mon cas. Sa version augmentée, l’Empreinte, est aussi un très beau verre, plus grand en contenance (42 cl) comme en taille, mais là je trouve qu’on va presque un cran trop loin dans la finesse. Je viens moi aussi de les peser, l’Empreinte fait 80 grammes, l’Universel 87. En comparaison le Lehmann Lallement n°4#, qui est un ultralight soufflé machine, donc pas un verre à moutarde, fait 111 grammes pour 40 cl.

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Domaine Louis Latour – Château Corton Grancey 2006

     

    Très joli nez, expressif, qui évoque la cerise, la fraise, il y a un bel équilibre entre ces arômes fruités et des arômes d’évolution (sous-bois, épices). Très agréable.

    La bouche est harmonieuse, les tanins sont discrets, l’ensemble est doux, velouté, tout en rondeur. La bouche n’est pas d’une puissance extraordinaire mais elle est équilibrée, avec une aromatique toujours très agréable.

    Très joli vin, qui paraît à point.

    Très bien –

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    [quote= »denaire post=1225356 userid=3650″]
    [quote= »denaire post=1166678 userid=3650″]CR: Domaine François Mossu, Côtes du Jura Savagnin 2016

    [caption id="attachment_1352157" align="alignnone" width="376"] cof[/caption]

     

    [i][size=85]Décidément, toujours compliquées à photographier ces étiquettes noires sur papier brillant. On voit bien que François Mossu ne fait pas des vins pour Instagram 

    Nez classique, noix, pomme verte, agrumes, avec une pointe d’hydrocarbures un peu fâcheuse aussi qui apporte un petit bémol.

    La bouche est droite, plutôt stricte, avec une belle acidité tranchante, le vin se présente plus en longueur qu’en largeur. En bouche également l’aromatique est classique, avec toujours ce petit côté hydrocarbures en finale qui me gêne un peu.

    Un vin que j’ai moins bien goûté que sur les bouteilles précédentes (au domaine puis en bouteille à deux reprises), moins expressif au plan aromatique et plus strict en bouche, alors que sur les précédentes bouteilles et au domaine le volume en bouche était remarquable. Une petite phase de fermeture ? Les suivantes attendront, en tout cas.

    Bien (+)

    Mathieu

    [/quote]
    Je me rebondis dessus (et ce n’est pas facile) pour signaler une petite déception avec une bouteille ouverte ce week end de ce CDJ 2016. L’aromatique reste assez agréable, classique, mais sur cette bouteille le vin semble avoir perdu en qualités de bouche, c’est moins droit, et surtout il y a moins d’intensité que lors de mes précédentes expériences. Ce n’est pas mauvais, loin de là, mais plus banal que dans mon souvenir.

    Mathieu

    [/quote]

    Je me re-rebondis dessus (aïe) à propos de ce Côtes du Jura 2016, pour signaler que l’impression laissée par la dernière bouteille en date, ouverte le week end dernier, était supérieure aux précédentes relatées ici. Une aromatique classique, céleri et noisette en avant, une bouche tout en finesse, droite mais sans dureté, plutôt aérienne, c’est très bon, et c’est une bonne nouvelle, parce qu’il m’en reste quelques unes !

    M.

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Geheimer Rat Dr. von Bassermann-Jordan (Pfalz) – Ruppertsberger Reiterpfad Riesling 2023

     

    Le nez est primaire, agréable mais assez simple, sur le pamplemousse, le citron vert, et un petit côté herbes fraîches.

    La bouche est relativement simple également, elle est davantage construite sur l’amertume que sur l’acidité, elle est parfaitement sèche, un peu accrocheuse, légère, l’aromatique porte sur la peau d’agrumes.

    Un vin agréable mais sans plus. Ses limites tiennent surtout à la bouche, qui me semble manquer un peu de fond et de peps pour un terroir classé en 1er cru. 

    En revanche je suis très fan des étiquettes art nouveau de ce domaine. Une recherche rapide enseigne que le dessin original est l’œuvre du peintre suisse Alois Balmer et date de 1905, le domaine faisant varier les couleurs selon les cuvées.

    Bien –

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Domaine des Tours – Vin de Pays de Vaucluse (rouge) 2015

     

    Bu à l’aveugle.

    La robe est relativement claire, légèrement trouble.

    Le nez est superbe, pleinement ouvert, sur la cerise, la fraise un peu confiturées, des notes épicées, un côté laurier, c’est intensément fruité, un peu évolué mais pas trop.

    La bouche est tout en équilibre, la texture est douce, veloutée, il y a une acidité plutôt basse, des amers sensibles mais agréables, un fruit un peu confituré et vieilli, des notes florales, c’est vraiment joli.

    Pour moi (avec un petit effet de contexte quand même) on était à l’évidence sur un pinot de la Côte de nuits, et plutôt de noble origine. Raté… Très joli vin, qui paraît prêt à boire.

    Très bien

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Domaine Mee Godard – Morgon Corcelette 2017

    La robe est très sombre.

    Le nez évoque les fruits noirs très mûrs (cassis, mûre), une touche grillée et mentholée.

    En bouche la matière est dense, l’acidité assez élevée, les tanins encore sensibles, un peu pointus.

    Un vin sérieux, dont la bouche est assez « serrée » à ce stade – pour moi cela manque un peu de douceur. En mangeant ça passe, en dégustation pure c’est un peu dur. A voir si cela peut s’assouplir avec le temps, car il y a me semble-t-il une grosse matière pour le millésime (je ne le connais pas extrêmement bien, mais le peu de 2017 que j’ai goûtés dans la région me paraissaient un peu maigrichons).

    Bien (+)

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    Merci pour le CR ! La fosse à purin en hiver, c’est une odeur différente de la fosse à purin en été, ou c’est juste l’intensité qui varie ?

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Domaine Félix et Fils, Coteaux Bourguignons « Avé » 2015
    100% césar

    Robe sombre.

    Le nez est assez discret, il évoque les fruits noirs (cassis), un côté un peu terreux, grillé, une touche mentholée.

    La bouche présente une acidité assez haute, une matière encore serrée, de petits tanins carrés. C’est équilibré mais ferme.

    Un vin bien fait, intéressant car on goûte rarement ce cépage seul, mais sans séduction particulière pour ce qui est de l’aromatique.

    Bien –

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Domaine François Lumpp, Givry 1er cru Le Pied du Clou 2022

    Joli nez, sur les fruits rouges, frais, notes de laurier, d’épices, une touche grillée. Très agréable.

    La bouche est belle, tanins tout en finesse, une douce acidité, c’est assez rond, gourmand, sans aucune lourdeur, bel équilibre.

    Un très beau vin, très complet, du fruit, un élevage bien dosé, et une grande qualité de matière en bouche. Il s’est débarrassé de son exubérance juvénile, où le fruit paraissait presque too much et où l’élevage était plus sensible.

    Très bien

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Château Lafon-Rochet – Saint-Estèphe 2005

     

    Le nez, agréable, évoque les fruits noirs bien mûrs, un petit côté épicé et grillé, des notes d’eucalyptus. Le registre aromatique n’est plus primaire, mais pas encore tertiaire, et l’ensemble est moyennement expressif.

    En bouche, belle matière, c’est assez riche, pas totalement fondu, les tanins sont encore fermes, la bouche un peu carrée, il y a une certaine acidité.

    C’est bon mais on a le sentiment que le vin ne se livre pas totalement. Sans doute à attendre encore (c’est long…).

    Bien +(+)

    Mathieu

    Mathieu Valdenaire
    Participant

    CR: Weingut Max Ferd. Richter – Wehlener Sonnenuhr Riesling Auslese 2023

     

    Une bouteille ouverte pour tester ce 2023 qui a l’air d’être un vrai beau millésime pour les sucres en Allemagne.

    Le nez est très ouvert, d’un fruité éclatant, sur les agrumes frais (avec un petit côté floral, il m’évoque la bergamote et le citron confit), la rhubarbe, l’abricot, le sureau. C’est très beau, à la fois très mûr et très frais, et cela ne fera que s’améliorer sur trois jours.

    La bouche est d’un grand équilibre, la sucrosité est élevée mais du tout pesante. La sensation d’acidité est relativement faible (pour les standards du cépage, s’entend) à ce stade le vin paraît plutôt rond mais aérien en même temps.

    Un vin qui en a sous la pédale. Il n’est évidemment pas fait pour être bu maintenant, mais on perçoit déjà ses (très) grandes qualités et on y prend en réalité déjà pas mal de plaisir. Le rapport qualité-prix est ébouriffant (17€ la demi-bouteille en direct domaine).

    Très bien +(+)

    Mathieu

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