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- 25 juin 2022 à 21h08
- in reply to: LPV Paris-Est » Catherine et les garçons »
- 17 octobre 2021 à 4h01
- in reply to: Foires aux vins 2021
[quote= »legui post=1159748″]Bon on va pas chipoter mais sur le catalogue, la roilette est à 13,9€ chez monop. et 9,9 au domaine. Attention c’est le millésime 2020.
Fermez le banle jour de la promo, il était à 13,9€ – 30% soit 9,73€ moins cher qu’au domaine…
j’en ai pris 6.
[/quote]- 16 octobre 2021 à 15h20
- in reply to: AUX TERRASSES – Amandine & Jean-Michel Carrette. Chambres, Cuisine&Vins. Tournus.
l(‘esprit de la cuisine de Jean-Michel Carrette selon Le Monde.https://www.lemonde.fr/m-styles/article/2020/08/07/jean-michel-carrette-c-est-toujours-le-legume-qui-donne-le-tempo-le-reste-suit_6048396_4497319.html
- 1 août 2020 à 22h01
- in reply to: Bodegas López de Heredia, Viña Tondonia
López de Heredia – Rioja Viña Tondonia Reserva blanc 1996.
cr tiré de Catherine et les garçons : Espagne Rioja Ribera del Duero et invitésUn vin merveilleux, qui, d’un millésime à l’autre, se révèle être un grand blanc hors mode, incomparable, unique. Facilité, paresse, et peu de temps surtout, m’engagent à reproduire un cr ancien qui tient plus d’un texte poétique que d’un compte rendu, mais qui rend compte à nouveau des impressions à nouveau ressenties.
Nez incroyablement complexe et fin, où les arômes se révèlent par strates superposées, évoquant une malle à tiroirs d’odeurs. Plus qu’une énumération de fruits, fleurs et compagnie, les mots d’élégance, de cachet, de noblesse, de subtilité, d’ineffable caresse, cernent mieux mon ressenti. Comme si ce vin avait transmuté ses arômes en idées prenant corps dans un salon en vieil acajou dont l’ odeur mêlée à celle des livres précieux et au cuir du fauteuil séculaire, donnerait figure à ce nez aristocratique, racé, un peu précieux, inoubliable par son coté unique, résolument martien. Complexité vraiment folle dont les mots qui en témoignent, se pressent si nombreux, comme tombés d’un catalogue aux épices, qu’un nouvel inspir en forme de shoot les regroupant tous en une unique fragrance, impose le silence et le respect d’un monument que l’on fait tourner doucement dans le verre.La bouche, tout aussi singulière, s’anime d’une énergie qui semble lui donner une jeunesse éternelle. A la fois filet d’eau vive et caillou poli sans cesse par les années qui passent. Si ce vin était une musique, j’évoquerais le soyeux d’un tapis de cordes parcourues de trilles, où le fil acide tiendrait la baguette qui porterait haut les amers faits cors. Mais c’est après la dernière goutte de la symphonie bue, que la vraie musique animant la musique, apparaitrait sous forme d’une persistance où les arômes et saveurs recueillis, écouteraient en silence, ce qui ne se laisse penser ou percevoir que sous la forme d’un arc-en-ciel les contenant tous entre gorge et palais.
Daniel
- 1 août 2020 à 21h56
- in reply to: Bodegas López de Heredia, Viña Tondonia
López de Heredia – Rioja Viña Tondonia Reserva rouge 2001.
cr tiré de Catherine et les garçons : Espagne Rioja Ribera del Duero et invitésQuelques années ont passé depuis mon cr sur le même vin. Le vin conserve au nez ce cachet un peu suranné, tout en subtilité et délicatesse sur fond de trame acide. Beaucoup de charme s’en dégage.
La bouche en demi-corps, structurée par le même équilibre acide sur fond de tannins épicés, exprime un gout subtil de fruit un peu confit (pruneau), de tabac blond, de cuir et d’épices orientales dégageant de fins amers pénétrés de volatile maitrisée, allongés à souhait. Dans une telle dégustation, forcément comparative quand les vins (du même millésime : 2001) sont goutés en parallèle dans des verres différents (Riedel pour celui là, Zalto pour le Rioja Alta), ce vin n’a pas été à son avantage en comparaison du Rioja Alta (Gran Reserva, alors que le Tondonia est un Reserva). Deux géants du Rioja traditionnel.Daniel
- 1 août 2020 à 21h28
- in reply to: La Rioja Alta
La Rioja Alta Gran Reserva 904 2001.
cr tiré de Catherine et les garçons : Espagne Rioja Ribera del Duero et invités.Le nez fruité, complexe, subtil, vraiment exquis, rappelant à son niveau un grand Bourgogne assagi, dégage beaucoup de finesse et une impression reposante. Etonnant de constater à nouveau combien les arômes de fruits rouges, de cuir, de tabac, de chocolat à l’écorce d’orange confite s’ordonnent à nouveau autour du fil acide qui leur sert de gond. Impression d’une brassée odorante qui se déploie et vous caresse.
Jusqu’à descendre en bouche parcourue du même sentiment de beauté, d’harmonie, tant les saveurs s’articulent idéalement autour de leurs tannins fondus, avant que la dernière goutte bue, toujours éclairée de ce fil acide, marqueur de l’identité Riojane, ne délivre un amer merveilleux qui flotte en bouche comme un nuage dans le ciel, posé sur rien, mais dont la présence vous ravit.
Ah ppzet, comme tu as raison d’insister sur le fait que ce vin fabuleux, atteignant aujourd’hui son plateau de maturité, doit être attendu pour se gouter épanoui.Daniel
- 1 août 2020 à 21h23
- in reply to: Bodega Vega Sicilia
CR: Bodega Vega Sicilia. Unico 2005. Ribera del Duero.
cr tiré de Catherine et les garçons : Espagne Rioja Ribera del Duero et invités.Le premier mot qui affleure du nez : précision. Suivi du mot éventail, tant cette impression de finesse parait s’ouvrir largement tout en restant concentrée : une dentelle d’arômes subtils et complexes entrés en unité. Ce qui impressionne, c’est de sentir combien l’acidité volatile, ici souriante, parfaitement maitrisée, souligne le caractère de chaque série d’arômes en les mariant harmonieusement : du fruité, à l’épicé, au torréfié, au balsamique, au mentholé, au résiné, au viandé. Face à une telle composition, toute en caresse et beauté, les noces sont parfaites
En bouche, c’est la même acidité volatile qui tient la feuille de route : le toucher satiné par des doigts de fée, un miracle de tension qui verticalise les tannins épicés, complexes, dont le relief et la longueur, au-delà des caudalies, se mesure avec le cœur. Alors que la persistance disparait sous l’horizon, le nez se repenche alors sur le verre pour un nouveau tour de féérie. Merci Olivier de nous faire partager à nouveau l’un de tes trésors.
Aalto, conçu par l’ancien directeur technique de Vega Sicilia, est un vin superbe, l’Unico portant bien son nom, fait vraiment passer dans une autre dimension.
Daniel
- 1 août 2020 à 21h15
- in reply to: Aalto Bodegas y Viñedos
Aalto Bodegas y Viñedos. Aalto 2011. Ribera del Duero.
[url=https://lapassionduvin.kinsta.cloud/vins-despagne/50056-catherine-et-les-garcons-espagne-rioja-ribera-del-duero-et-invites#1116531]cr tiré de Catherine et les garçons : Espagne Rioja Ribera del Duero et invités
[/url]Le nez aussi fin qu’ample et profond, se révèle structuré. Les fruits rouges, le cuir, une empreinte empyreumatique entre cacao, café et caramel, une touche de vanille, s’ordonnent avec classe et gourmandise.
En bouche, le grain coulant et concentré rassemble son jeu de saveurs comme s’il s’approfondissait en son sein, tout en se déployant. Délivrant ses amers dont le caractère tient à leurs tannins si subtilement râpeux qu’ils en deviennent hautement civilisés. Le tout au service d’un jeu de saveurs fruitées assez diabolique qui s’allonge tant et plus. Un vin superbe dont l’équilibre harmonieux dégage beaucoup de fraicheur gourmande.Daniel
- 1 août 2020 à 21h05
- in reply to: Bodega Contador, Benjamin Romeo
Bodegas Contador Predicador blanc 2013. Rioja.
cr tiré de Catherine et les garçons : Espagne Rioja Ribera del Duero et invités.Ce vin se goûte vraiment différemment du Vinas de Gain blanc gouté en parallèle (les 49% de viura -100% sur le premier – auxquels se rajoutent 40 % de grenache et 11 % de malvoisie, y contribuent probablement). Il s’en dégage surtout une impression plus fine, plus subtile, qui en comparaison, rend le premier, si bon soit il, un peu plus monocorde. Le nez, complexe à souhait, dégage un sentiment d’harmonie. Comme si tous les éléments aromatiques décrits sur le vin précédent, réunis à nouveau ici, avaient plus de présence, de précision, de réglage fin, d’ambition au final.
C’est le même souci de précision, de finesse que l’on retrouve en bouche : le joli toucher annonce la texture savoureuse, ample, profonde, finement tendue ; les amers étirés s’allongent à souhait. C’est un très bon vin, on sent l’ambition derrière, mais l’élevage requis se fait discret tout en apportant sa touche, c’est un blanc superbe.
Daniel
- 1 août 2020 à 20h54
- in reply to: Bodegas Artadi
CR: Bodegas Artadi. Rioja. El Pison 2010.
cr tire de Catherine et les garçons : Espagne Rioja Ribera del Duero et invitésLe nez un peu serré, restant sur sa retenue de prime abord, impressionne par sa structure, son coté droit . Avec le mouvement du verre, le fruit se libère de ce coté concentré, un peu compact et finit par délivrer une impression de pureté, de fraicheur. De complexité aussi : cuir noble, bois d’acajou, réglisse, vanille tapissent le fruit bien mûr. De finesse enfin quand cette masse odorante finit par exhaler des arômes de petits fruits rouges et de tabac blond vraiment exquis.
La bouche est généreuse, puissante, concentrée, superbement contenue par sa structure et ses tannins, toute en volumes aériens et reliefs dynamiques dont l’écho parfumé savoureux flotte longtemps en bouche. Un superbe exercice de maitrise qui commence déjà à nous régaler. C’est encore bien jeune, mais quel potentiel à la mesure de ce que l’on peut attendre de la meilleure cuvée d’Artadi !Daniel
- 1 août 2020 à 20h50
- in reply to: Bodegas Artadi
CR: Bodegas Artadi. Vinas de Gain blanc 2011. Rioja.
cr tire de Catherine et les garçons : Espagne Rioja Ribera del Duero et invitésLe nez étonne et séduit par sa combinaison d’arômes : du fruit (poire, citron), une empreinte balsamique tirant vers la cire d’abeille, mêlée à des senteurs d’herbes mentholées, une touche de brioche grillée. Le tout joliment équilibré par une fine acidité.
La bouche prolonge ces impressions par son jus gourmand délivrant des amers un peu fumés s’accordant à merveille avec le fumet du jus de bouillabaisse.Daniel
- 1 août 2020 à 20h42
- in reply to: LPV Paris-Est » Catherine et les garçons »
- 12 mars 2020 à 3h17
- in reply to: LPV Paris-Est » Catherine et les garçons »
- 8 mars 2020 à 1h07
- in reply to: Catherine et les garçons se font l’Est de l’Espagne + invités.
Heu Eric, c’est bien marqué + invités dont, parmi d’autres, le Lustau. L’Est, c’est pour le Priorat, Montsant, Valence et Alicante, non mais ! :cheer:
- 3 mars 2020 à 21h48
- in reply to: Catherine et les garçons se font l’Est de l’Espagne + invités.
Eh oui, les « garçons », on le savait depuis longtemps, mais même Catherina chi chi, tous coiffés au poteau par David qui a intégré qu’écrire quelques commentaires, n’était quand même pas l’amer à boire. 😉
Daniel
- 25 janvier 2020 à 23h50
- in reply to: Sangue d’Oro, Passito di Pantelleria
CR: Carole Bouquet. Muscat Passito di Pantelleria. Sangre de Oro 2006. Sicile
cr tiré de Catherine et les garçons, Méditerranée au sommet avec un Royal Kebir Frédéric Lung 1945 d’anthologie.Quel beau nez, quelle finesse, quelle fraicheur quand sa palette de parfums s’ouvre toutes ailes déployées ! Son coté floral, presque pimpant, égaye son coté fruité, et plus on se rapproche de leur point d’alliance, plus le nez déploie un festival d’arômes (melon, rose, fruits exotiques, citronnelle) tout en dentelles, d’une précision touchante.
Le vin porte bien son nom, c’est du sang que l’on boit. L’analogie se réfère à sa texture pleine, grasse à souhait, voluptueuse, mais lumineuse comme un or liquide, fin, très aromatique, jamais lourd presque aérien. La bouche se croque tout en s’allongeant avec légèreté, un liquoreux merveilleux.Daniel
- 25 janvier 2020 à 23h46
- in reply to: Bodegas Lustau, Xérès
CR: Bodega Lustau. Xeres vintage « vintage sherry-rich oloroso abocado »1997. Espagne.
cr tiré de Catherine et les garçons, Méditerranée au sommet avec un Royal Kebir Frédéric Lung 1945 d’anthologie.Le nez dense, profond, enveloppant déploie une palette complexe : fruit noir, datte, figue, touche de banane, écorce d’orange, le tout empreint de réglisse un peu fumée. Le réglage précis du fil acide prégnant, de l’alcool et du fruit détermine un équilibre et une fraicheur remarquables.
La bouche grasse et tendue est comme éclairée, animée par le même équilibre acidité alcool qui stimule les saveurs, leur donne de l’aise et du relief, un vrai dynamisme. Sur la finale, elles dansent un enroulé déroulé de caramel brulé qui nous régale. C’est vraiment un vin magnifique.Daniel
- 25 janvier 2020 à 23h40
- in reply to: Château Musar (Liban)
CR: Chateau Musar 1966. Liban.
cr tiré de Catherine et les garçons, Méditerranée au sommet avec un Royal Kebir Frédéric Lung 1945 d’anthologie.catherine
Un vin de mon année ! J’ai beaucoup aimé le nez de sous-bois, champignons (trompettes).daniel
Ce vin se goutait en parallèle avec Royal Kebir Frederic Lung 1945, et à la question : « lequel est le plus vieux ? » tous les regards se portaient sur le Musar. Mais à nouveau le Frédéric Lung est presque un extra terrestre !
Le Musar au nez follement sensuel, un peu poudré, a un caractère plus oriental, presque lascif. Si c’était une pâtisserie, çà serait un excellent loukoum. Le vin reste structuré mais on est plus sur un registre de « vieux vin » surtout sur la bouche qui tombe un peu court en comparaison du Lung et a perdu un peu de corps. Mais qui conserve par sa tension, l’écho de sa jeunesse. Un peu à l’instar des « vieux bons Bordeaux », ce n’est pas un vin affaissé, c’est un vin qui s’éteint doucement sur un bien joli couchant de saveurs d’oliban.- 25 janvier 2020 à 23h31
- in reply to: Les vins d’Algérie
CR: Algérie. Royal Kébir- Frédéric Lung 1945. Coteaux de Mascara.
cr tiré de Catherine et les garçons, Méditerranée au sommet avec un Royal Kebir Frédéric Lung 1945 d’anthologie.catherine
Le vin de la soirée pour moi, dire que je l’ai aimé est faible ! Mon grand-père paternel, instituteur en Algérie en 1945, l’a peut-être bu à l’époque, qui sait ? La quintessence d’un grand et très vieux vin, comme j’aurais aimé le regouter le lendemain ! Merci Olivier, ce vin était grandiose.
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daniel[/i]
Au nez, une douce caresse enveloppante, un grain aromatique profond, merveilleux dont tous les parfums totalement fondus en une seule fragrance, sont rentrés en unité, en totale harmonie. L’image qui vient tout d’abord est brulerie de café, mais c’est tellement plus complexe tant le moka regorge de fruits, d’épices et de mille nuances. Le plus impressionnant, c’est la folle jeunesse qui l’anime, la structure en place, son assise sans défaut.Les mêmes impressions se prolongent en bouche, aucun ressenti de déclin dans la déclinaison de saveurs gouteuses, sensuelles, jouant un babil enchanteur tant le vin parait jeune. C’est vraiment un monument, une forme d’absolu qui à 74 ans procure un plaisir fou. On ressentait alors exactement ce qu’Audouze et le bloggeur Jacques Berthomeau ont pu dire de ce nectar : « sa majesté démocratique se boit comme un pur plaisir » Totalement incroyable ! Ah Olivier, tu nous gâtes, après un Porto 1834, un Lung 1945 ! j’écris ces mots alors que ce gout persistant, merveilleux flotte encore et encore et encore.
- 25 janvier 2020 à 23h20
- in reply to: Domaines Bunan, Bandol
CR: Domaines Bunan, Moulin des Costes, Bandol cuvée Charriage 1998
cr tiré de Catherine et les garçons, Méditerranée au sommet avec un Royal Kebir Frédéric Lung 1945 d’anthologie.catherine
Hum, ce nez de tapenade et de lard fumé ! Que c’est bon le mourvèdre quand il a vieilli… un superbe vin.daniel
Nous avions gouté ce vin, il y’a 6 ans, et pour ma part, mes impressions restent les mêmes : « Au nez, de la puissance, du volume, un beau grain où le fruit noir, le cuir, l’ olive noire, la réglisse, le chocolat assez prononcé, convolent gaiement, avec un début de notes tertiaires (humus) largement moins prononcées que sur le Pradeaux précédent, tant le vin au boisé totalement fondu, est tendu, pénétré de fraicheur, si jeune encore.
La même énergie anime la bouche, avec un fruit délicieux, généreux, porté par l’alcool (14,5°) sans aucune impression de chaleur, tant la fraicheur intense préserve l’ harmonie. Un seul petit bémol avec des tannins un peu secs, à mon goût, mais c’est vraiment un vin superbe et une belle expression du mourvèdre ; plus sur le volume, l’énergie et la fraicheur, que sur la finesse et l’élégance, en comparaison du Pradeaux. »Aujourd’hui le tout plus fondu a un caractère encore plus aimable : nez enchanteur, bouche veloutée gouteuse, le Mourvèdre à son meilleur quand il est épanoui.