BERTRAND CRISTAU

Nous avons 1 invités et 0 utilisateurs enregistrés en ligne.

Forum Replies Created

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 53)
  • Replies
  • BERTRAND CRISTAU
    Participant

    En cherchant comment je pourrais dater la bouteille et la flasque de Bénédictine que j’ai achetées il y a qq temps aux enchères, je tombe sur ce fil de discussion un peu vieux. Pour ma part, 3 bouteilles m’ont laissé un souvenir exceptionnel (c’est à dire que je me suis réveillé la nuit qui suivant avec encore le goût dans la bouche):
    – un Chateauneuf du Pape non millésimé et sans indication du producteur, sans doute assez vieux, acheté environ 12€. Un pur sirop de truffe juste avec l’acidité qu’il faut pour le rendre agréable!
    Les 2 autres bouteilles étaient un peu plus chères même si je les ai eues à bon prix car les conditions n’étaient pas parfaites:
    – un Richebourg DRC 1948, (8cm sous le bouchon, c’était risqué et pourtant, aucun défaut!)
    – un Petrus 1947 (étiquette type chateau, mais non mise du chateau, mi-épaule, pas de conséquence non plus).
    Cela fait déjà 3 à 5 ans que j’ai goûté ces 3 bouteilles mais le souvenir est toujours aussi vif et je n’en ai plus trouvées d’aussi impressionnantes depuis.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Voilà le diner s’est bien terminé, la poularde était en 2 parties, les blancs baignaient dans de la crème fraîche, la truffe était assez peu présente. La poularde avait été macérée 24 heures dans du vin (le cuistot ne nous a pas dit lequel) et du cognac mais on ne les sentait pas trop), les cuisses étaient désossées, panées et frites sur un lit de choux citronné, j’ai trouvé le citron de trop, et servi avec un accompagnement de riz cuit dans le bouillon de la poularde et où la truffe était plus présente. le Vieux Chateau Certan était très bien conservé mais n’apportait pas grand chose à la poularde, j’espérais qu’il irait mieux avec les cuisses frites, mais ce ne fût pas le cas, peut-être à cause du citron. A mon goût c’était le Meursault avec niveau un peu bas, légèrement oxydé, qui allait le mieux. L’oxydation apportait un peu de puissance au vin et soulignait bien.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Je suis revenu à l’article qu’il est utile de lire. Je ne connais pas THE DRINKS BUSINESS et ne peux juger de leur sérieux, mais l’article est provocateur et généralise un peu vite. AMORIM est une société sérieuse et LA référence dans les bouchons. Mais CABRAL, est-il encore directeur R&D d’AMORIM? J’en doute; sur le site d’AMORIM sa dernière intervention est de 2016, peut-être qu’une fois à la retraite il se permet aussi de devenir plus provocateur. Ce que je lis c’est qu’une étude scientifique dit que pour 2 blancs, un Riesling et un Chardonnay, la position de la bouteille, couchée ou debout n’a pas d’influence sur une période de 5 ans.
    L’article ne compare pas l’état du bouchon après 5 ans mais l’état du vin. Il ne dit pas ce qui se passe après 50 ans. Il ne dit pas ce qui se passe pour des rouges. Le titre de l’étude parle aussi des conditions de stockage (humidité de la cave) mais l’article ne donne pas la conclusion de l’étude sur ce sujet.
    Le problème n’est pas dans l’étude mentionnée mais dans la présentation qui en est faite dans l’article qui généralise honteusement.
    Je suis aussi revenu à la présentation de l’étude (https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1111/j.1755-0238.2005.tb00036.x). Cette étude avait pour but principal de comparer divers types de bouchage, la conclusion principale est que le bouchon synthétique est le pire et a une influence significative (oxydation et brunissement) comparé au bouchon liège et au bouchon à vis, la conclusion sur la position des bouteilles avec bouchon liège était une conclusion secondaire et accessoire, on ne peut donc se référer à cette étude pour en tirer un enseignement scientifique sur la position des bouteilles. Je viens d’écrire sur Twitter au responsable de l’étude afin d’avoir son avis.
    Et pour terminer les commentaires sur l’article sont plus intéressants que l’article:
    « Multiple cases of first growth 1966-68 wines were stored in proper conditions upright; all the corks dried up,shunk, idk but ended up falling into the bottles causing all the wine to be oxidized….. »
    « Actually when you have the force of the liquid on the cork you have less air transfer in to the wine. Several research papers have shown this to be true. They actually measure the rate of transfer. over time and the effect of oxygen on the wine. Also I have stored wine for in excess of 30 years in my cellar and some were up and they lose elasticity and the wine goes bad after about 8 to 10 years. I have some where the wine cork crumbles upon opening but the wine is good. When you have 100% humidity on one side of the cork and much less humidity on the other side the moisture transfer goes out from the cork unless there is some sort of seal like wax. Any wine stored upright for a long time, not a short time like 5 years will have the wine go bad much faster as the drying effect from outside the bottle takes place. Best storage time is actually having the wine upside down in cases, so the full force of the liquid weight is on the cork and less exposure to air on the outside of the bottle as it is sitting on the cardboard base of the box. »
    « Personally I have experienced several Port bottles from Portuguese wineshops – that keep their bottles standing – which were dried out in the center and almost impossible to remove without cracking in several pieces. So I will still keep my Port on the side. »
    C’est clair, l’expérience montre que les bouchons sèchent quand les bouteilles sont conservées la tête en haut. La suggestion de les conserver la tête en bas est intéressante. Pas très pratique pour de grandes quantités, mais avez-vous des expériences de cette position ?

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Sujet intéressant mais ça ne me semble pas si simple.
    – Oui l’atmosphère dans le goulot est à 100% d’humidité ou presque (si il y a de l’évaporation par le bouchon, un petit peu moins). Mais le bouchon réagit-il pareil en présence d’un gaz saturé en humidité et d’un liquide?
    – L’oxygénation du vin nécessaire à la maturité ne sera-t-elle pas moindre si le vin ne touche pas le bouchon?
    – Peut-on garantir qu’une bouteille reste verticale depuis la mise en bouteille jusqu’à l’arrivée à la cave afin de ne pas mouiller le bouchon? Si le bouchon est mouillé mais peu, s’abîme-t-il moins?
    – Ici on parle d’un état stable, qu’en est-il dans un environnement extérieur dont l’humidité et la températures varient (même si ce n’est qu’un peu dans les conditions d’une cave)?
    Le constat:
    1/ un bouchon conservé seul, même en cave, après quelques mois devient tout dur, c’est à dire qu’il perd son élasticité et donc son étanchéité, on le voit sur des bouchons de bt de Champagne de plus de 10 ans, le bouchon sorti reste droit et ne reprend pas sa forme de départ. Pour un Champagne plus jeune, la partie du bouchon dans la bouteille est en forme de cône (alors qu’au bouchage c’est un gros cylindre), j’en déduit que la partie haute, plus sèche, reste compressée et la partie basse plus humide garde plus d’élasticité.
    2/ J’ai vu beaucoup de vieilles bouteilles avec le bouchon tombé dans la bouteille, mon analyse est que oui, le vin couché longtemps abîme le bouchon (j’ai de vieux bouchons tout mouillés puis séchés, ils traversent aisément le goulot d’une bouteille rien que par leur poids), si on redresse la bouteille qq mois, le bouchon sèche et se rétracte puis tombe.
    3/ C’est vrai que lorsqu’un vin est couché le bouchon s’abime, et on voit sur le bord des bouchons le niveau du vin qui remonte avec le temps jusqu’à atteindre l’extérieur et alors le vin s’oxyde plus vite.
    La seule façon d’être certain quelle est la meilleure solution serait de conserver des bouteilles couchées et d’autres debout puis de comparer à intervalle défini, certains ont-il fait l’expérience?

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Avez-vous une idée de la consume (= part des anges) pour un vin rouge élevé un an en fût neuf?

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Quelle relation entre Gérard, Bernard et Jean RAPHET?

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Merci pour l’info, on n’a pas du tout parlé de ces inondations en Chine et personne n’aurait cru à des inondations dans le désert! En tous cas la météo est bonne dans la semaine à venir à part quelques averses vendredi prochain.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    @ Michel, Pour les demoiselles de Puligny, il y a 5 prix moyens dont Amiot Bonfils basé sur 1 seul prix du millésime 89, je l’écarte donc et le prix médian des 4 derniers est 125€ (le prix moyen aussi) et le prix médian de tous les Puligny 1er cru est de 74€. Mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un prix générique car je ne connais pas les 4 domaines (Philippe Colin, Michel Colin-Deleger, Au pied du Mont Chauve et Amiot Guy). A titre de comparaison, pour les 4 premiers crus classés ci-dessus, j’ai une moyenne de prix génériques de 57€.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    @ Michel: Oui, je pourrais prendre le prix médian, si j’avais tous les domaines dans ma base de données, je ne peux prendre le prix médian de ma base de données car j’ai sélectionné les domaines les plus chers donc ça décalerait la médiane. Je ne peux sortir le prix médian de wine-searcher directement pour tous les climats car leur base de données est ainsi faite que 1/ il est impossible par exemple de séparer Le Montrachet des autres Montrachets XX Grands Crus, le Chambertin des Chambertins XX. Et 2/ j’écarte les données qui ne me semblent pas logiques (par exemple une moyenne basée sur 3 prix ou moins tous millésimes confondus ou un prix multiplié par 3 soudain il y a 3 mois), et quand je veux regarder le prix médian du Corton, il faudrait alors soit que je vérifie les 420 lignes soit que je suppose qu’il y en a autant à écarter en dessus et en dessus du prix médian.
    J’ai donc choisi de corriger mes données en divisant les prix que j’ai par le coefficient domaine, mais je vérifie la compatibilité de mes prix génériques avec les prix médians que je peux trouver. Ca me permet d’approcher le bon prix générique en traitant beaucoup moins de données.

    Pour le coefficient domaine je viens de calculer la moyenne des coefficients pour chaque climat produit par le domaine en neutralisant les monopoles. Pour l’instant je calculais la moyenne en valeur absolue car c’est plus simple mais ça donne trop de poids aux très grands crus. Finalement, ça ne change pas grand chose : Coche Dury monte un peu de 14 à 18, Domaine Leflaive baisse de 8 à 5, les autres bougent de moins de 20%.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Pour les Puligny et les NSG (on pourrait dire de même pour les Volnay et les Gevrey), c’est assez compliqué car il y en a plein qui se tiennent dans un mouchoir.

    Quand j’applique mon calcul à qq 1er crus de Puligny, effectivement Le Cailleret vient en tête à 9% devant Combettes, Pucelles et Folatières suivent un peu plus loin dans la 11ème famille. Pour mémoire JF Bazin dit que les meilleurs 1ers crus sont Caileret, Combettes, Demoiselles (sur le lieu-dit Cailleret) & Pucelles. Les Demoiselles sont un cas intéressant car il semble le plus cher mais aucun des 55 domaines de ma liste ne le produit.

    Et pour les NSG, ce n’est pas Les-St-Georges qui sort en premier, plutôt Corvées Paget, Roncières et Boudots qui se placeraient dans la 10ème famille et Les Cailles, Les Murgers, les Damodes, les Saint-Georges, et les Vaucrains dans la 11ème famille. Ici je diverge nettement plus de JF Bazin.

    J’ai choisi de faire un classement par familles parce que le calcul n’est pas assez précis pour départager des vins qui ont qq pourcents d’écart.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    @ Michel: Eh non, je n’ai pas calculé le Clos de Tart fait par la DRC ni le RSV fait par Mommessin, mon calcul des coefficients de domaines et des prix générique n’est basé que sur les 480 données que j’ai sur un total de 2756 que j’aurais eues si tous les domaines produisaient tous les crus. Si j’ai calculé le prix générique des monopoles ce n’est pas en espérant les trouver à ce prix sur le marché, mais afin de tenter un classement des terroirs que voici d’ailleurs puisque je ne l’avais pas encore donné complet:
    1. ROMANEE CONTI
    2. LA ROMANEE & MUSIGNY
    3. RICHEBOURG, MONTRACHET, VR CROS PARENTOUX, LA TACHE
    4. La-grande-rue & CLOS DE TART
    5. ROMANEE ST VIVANT, CHAMBERTIN, CHAMBERTIN CLOS DE BEZE, Chambolle-M AMOUREUSES
    6. VR GAUDICHOTS, GRANDS ECHEZEAUX, VR MALCONSORTS, BONNES MARES,
    7. CHEVALIER MONT., CLOS DES LAMBRAYS, GRIOTTE CHAMB, Gevrey-C Clos St-Jacques, CLOS SAINT DENIS, BATARD MONT, MAZIS CHAMB, CRIOTS BATARD MONT
    8. CLOS DE LA ROCHE, ECHEZEAUX, VR PETITS MONTS, VR CROIX RAMEAU, LATRICIERES CHAMB, RUCHOTTES CHAMB, Gevrey-C Combottes, Chambolle-M CHARMES, CLOS VOUGEOT, CHAPELLE CHAMB, CORTON BRESSANDES, BIENVENUE BATARD MONT, VR RAIGNOTS,
    9. VR BEAUX MONTS, VR SUCHOTS, VR BRULEES, CHARMES CHAMB, MAZOYERES CHAMB, CORTON, CORTON CHARLEMAGNE
    10. POMMARD GRANDS EPENOTS, MEURSAULT PERRIERES, Gevrey-C Lavault St-Jacques, Puligny-M COMBETTES
    11. Gevrey-C Cazetiers, MEURSAULT GENEVRIERES, MEURSAULT CHARMES, VOSNE-ROMANEE Village

    J’en ai probablement oublié, merci de me dire lesquels

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Surprenant que DUJAC ET NICHOLEM soient tous les 2 dans la liste des déclarants si c’est la même production, ou alors ils se partagent les 0,17ha? 375 bouteilles chacun! Ou alors DUJAC achèterait aussi en négoce à la DRC?

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Oui nous sommes d’accord il y a au moins 10 propriétaires que je vais goûter (je ne connais pas de Nicholem en Bourgogne), et je vais aussi goûter à 3 négociants : Drouhin, Mugneret et Follin-Arbelet. Si vous voulez participer, c’est ouvert à tous mais il faut être à Hong Kong jeudi soir et payer (un peu plus de 900€) au plus tard demain.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Nous aurons bien les 10 propriétaires (9 en fait car il semble qu’Hudelot Noellat et Confuron soient la même parcelle, du Nord au Sud (avec les millésimes) :
    LEROY 96
    CONFURON 07 – HUDELOT 03
    DRC 06 (DROUHIN 97, je suppose qu’il achète en négoce de DRC?)
    LATOUR 03
    ARLOT 11 – DUJAC 08
    POISOT 12 (+ MUGNERET 05) – CATHIARD 07
    Poisot (+ FOLLIN ARBELET 05) – ARNOUX 00
    Mugneret et Follin Arbelet achètent le raisin (ou le jus?) de POISOT. POISOT sur son site donne un production de 34hl/ha qui les inclue donc probablement.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Je vais bientôt avoir l’occasion de mette en pratique mes résultats: une dégustation horizontale à Hong Kong (Madison Wines) le 23/6 de 13 domaines de Romanée-Saint-Vivant. Malheureusement pour la stricte comparaison, pas tous des mêmes millésimes et souvent un peu trop jeunes mais d’un autre côté, cela mettra un peu de variété. Je découvre à cette occasion qu’il n’y a pas de fil sur RSV, je le créerai si la dégustation est à la hauteur.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    @ Michel : si la matrice était pleine de chiffres alors oui cela n’aurait pas de sens de faire un calcul par itération, mais dans la mesure où je n’ai que 480 cases remplies sur 2756 possibles soit 17,4% alors cela a du sens. Il suffit de voir les résultats et leur évolution au fur et à mesure des itérations pour voir que cela a du sens.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Michel: Non le prix générique n’est pas égal au prix médian. Il en serait sans doute très proche si tous les domaines produisaient tous les climats ce qu n’est pas le cas. C’est quasiment le cas pour les climats produits par un grand nombre mais ce n’est plus le cas pour les climats partagés par peu de domaines. Si on prenait le prix médian pour un monopole, ce serait nier que par exemple DRC apporte un plus au climat La Tache. Actuellement pour DRC j’ai un coefficient de 7,4 (calculé hors monopoles) dispersé de 4,2 pour Richebourg à 12,1 pour Montrachet et avec 5 pour RSV, 6,5 pour GE et 8,2 pour Echezeaux. Si je mets le prix générique des monopoles au prix médian, alors le coefficient serait à 1,6 et hors monopole tous les climats seraient au dessus. En prenant les prix médians hors monopoles, on serait alors à un coefficient DRC à 5,4. Je pense qu cela ne changerait pas grand chose au classement. Le problème est que c’est plus compliqué de rechercher les prix médian car par exemple à la recherche Montrachet Grand Cru ressortent ensemble tous les GC de Montrachet + des Chassagne avec Grand dans le nom.

    Tu a raison que j’ai dû démarrer ma première itération avec un GCn estimé (le prix médian de quelques climats courants) qui s’est affiné avec les itérations successives puis ayant le Dn de plusieurs domaines, j’ai pu calculé le GC des autres climats et le D des autres domaines.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    @mgtusi: Le prix générique des climats et le coefficient domaine sont calculés de façon itérative (par approche successive) :
    – le coefficient domaine est la somme des prix de tous les climats de ce domaine pris en compte, divisée par la somme des prix génériques des mêmes climats.
    – le prix générique est la moyenne des prix de chaque domaine pris en compte divisée par le coefficient.
    Par exemple pour les 4 domaines D1, D2, D3, D4 et les 4 climats C1, C2, C3, C4, si j’appelle C2D2 le prix du climat 2 fait par D2, GC2 le prix générique de V2, et D2 le coeff du domaine D2, alors D2= (C1D2+C2D2+C3D2+C4D2)/ (GC1+GC2+GC3+GC4), et
    le prix générique du climat C2 « GC2″= (C2D1/D1+C2D2/D2+C2D3/D3+C2D4/D4)/4.
    J’ai fait le tableau pour environ 50 domaines et 50 climats (chaque domaine produisant de 3 à 30 des climats) et je constate que dans la grande majorité des cas la corrélation est bien visible, c’est à dire que CxDy/Dy est proche de GCx. Par exemple chez LEROY j’ai 39 climats avec un coeff moyen du domaine de 9,4: 35 des 39 climats sont entre 6 & 14.

    En ce qui concerne les Cortons et les Volnays, oui il y en a bien en dessous du prix générique, on peut attribuer à ces domaines les moins chers un coefficient inférieur à 1, après il faudrait étudier pourquoi ils sont bas, qualité faible? qualité pas stable? Mal connus? … Pour le CORTON et le VOLNAY, mon prix générique est juste le prix médian de Wine-searcher, c’est à dire qu’il y a autant de vins proposés au dessus qu’en dessous. Quand on monte en gamme plus de grands domaines sont dans la liste donc le prix générique glisse vers la fin de liste, ainsi pour Romanée Saint Vivant, le prix générique est 20ème sur 30. En Richebourg, 32ème sur 37. Pour le Chambertin Clos de Bèze, juste au milieu (28ème sur 55).

    Le prix générique est un prix relatif, j’aurai peut-être pu le placer 33% plus bas et multiplier tous les coefficients par 1.5? J’ai démarré en prenant les prix médians des climats où il y a le plus d’offres, ensuite au fur et à mesure des itérations, cela a convergé très vite et maintenant quand je rajoute des domaines ou des climats au tableau, cela ne bouge quasiment plus et les prix génériques restent dans la fourchette des offres sur le marché (sauf pour les monopoles). J’aurais pu placer le premier prix générique plus bas, par contre la différence entre les climats est fixée par le marché. Si le Musigny est 2,1 fois le RSV, je ne l’ai pas inventé, c’est le marché qui me le dit.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    Je n’ai pas creusé en détail, j’aurais dû demander à CHANDON par exemple lors de ma visite, mais j’ai l’impression que les parcelles du Ningxia ont été et sont attribuées aux demandeurs au hasard et toutes au même prix sur une surface égale à 5 fois le Bordelais. Ce qui est sûr c’est qu’aucune des caves que j’ai visitées n’a cherché à m’expliquer que leur terroir était meilleur que celui du voisin, nin à m’expliquer pourquoi ils s’étaient installés là plutôt qu’à 10 ou 30km. Il y a encore du temps et du travail pour arriver à la notion de terroir!
    Par contre pour sa nouvelle cave qui vient de présenter son premier vin à 250USD la bouteille, Hennessy a fait de très grosses études avant de sélectionner le site.

    BERTRAND CRISTAU
    Participant

    @Marc: oui les Volnays d’Angerville sont beaucoup plus chers et meilleurs que de nombreux Cortons, je disais plus haut que j’estimais le coefficient d’Angerville à 2, soit pour les meilleurs Volnays normalement à 50€, on paie d’Angerville à 100€, voire plus pour certains.
    Pour le Corton j’ai un prix générique à 85€ (107€ pour le Bressandes), mais on en voit à partir de 30€. Les moins chers ne sont pas représentatifs, mon idée n’était pas de décerner des mauvaises notes, mais puisqu’il y a eu une demande, je peux donner les 10 domaines représentatifs les moins chers en Corton : il y a une offre de Marguerite Carillon (à 38€ chez Auchan), aussi une seule offre de Poulet, de Vincent Sauvestre, de Pierre André, de Reine Pédauque, des Paulands, de Boisset, de Moillard, de Paul Reitz, en général je ne retiens pas ces prix qui ne sont pas représentatifs même si Wine-searcher ne calcule une moyenne que lorsqu’ils ont un historique et un nombre suffisant de références mais j’ai déjà constaté de grosses erreurs lorsqu’il y a peu d’offres.
    Pour les prix représentatifs (offres et millésimes variés) en Corton, c’est Cachat-Ocquidant qui est le moins cher, avec une moyenne stable depuis 4 ans à 38€, puis viennent Jacob, Lequin-Colin, Francoise Maldant, Maratray-Dubreuil, Adrien & Jean-Claude Belland, Comte Senard, Nudant, Baron Thenard, Vincent Girardin, tous en dessous de 53€. J’ai visité il y a un an et demi le Baron Thenard à Givry, le vigneron M. BORDEAUX, pur bourguignon est passionnant. Pour les vins c’était difficile de se faire une idée car nous avons goûté les nouveaux millésimes sur barriques et je n’y suis pas habitué, le Montrachet était cependant excellent.
    Pour ma part, j’ai eu plus de bonnes surprises avec des Cortons qu’avec des Volnays mais à chacun ses goûts!

    @ Jerome PEREZ, merci pour Winelister que je ne connaissais pas, ils ont des moyens que je n’ai pas et sont en train de remplir leur base de données, ils proposent justement un tri des « joyaux cachés » (hidden gems, j’ai cru comprendre que ce sont les vins qui ont une bonne note en qualité et une mauvaise en notoriété).

    @ Roger Soif, j’ai fait un test ci-dessus pour les Cortons les moins chers, je ne sais pas si ça permettra de trouver des joyaux cachés?
    Pour revenir sur le prix générique, effectivement je vérifie si il correspond au prix médian, c’est le cas en Corton (sur 17 pages de prix, en page 8 et demi, on est à 90€ à comparer à mon prix générique de 85€, ce n’est pas loin. Pour les grands grands crus, le prix générique est plutôt aux 2/3 car il y a plus de domaines côtés qu les font que de domaines inférieurs à la moyenne, mais en général il y a peu de différences entre les prix de la grande masse. Mon prix générique n’est pas la moyenne de tous les prix mais la moyenne des prix divisés par le coefficient domaine (c’est pour ça que j’ai un La Tache si bas qui choque tant). J’ai une 3ème façon de valider les prix génériques, c’est de les comparer aux prix de domaines qui sont dans la moyenne et ont une large gamme comme JADOT et LATOUR par exemple.


    @o_g
    , j’ai voulu gommer l’effet millésime pour avoir une idée des domaines, on pourrait calculer un coefficient millésime, j’ai regardé un peu et en ai conclus qu’il est très différent selon les domaines donc la moyenne ne serait pas représentative, en plus il existe déjà de nombreux tableaux de notes par millésimes. Et ça devient alors trop compliqué. Tes autres propositions sont intéressantes mais trop compliquées et je ne peux plus assurer seul. Ce qui me gêne le plus dans mon calcul c’est que je fais une somme de tous les vins d’un domaine donc le Musigny, le Montrachet et le Richebourg comptent 3-4 fois plus que les Cortons, et ** Chambertins, et 5 à 10 fois plus que les grands premiers crus, il faudrait peut-être que je trouve une formule pour que chaque climat ait la même influence.

    En ce qui concerne la référence wine-searcher, elle n’est pas idéale mais je n’ai pas trouvé mieux jusqu’à maintenant. Idealwine est bien moins complète en domaines (wine-searcher donne 260 vins en Corton, parfois plusieurs du même domaine là où Idealwine en donne 35), il a l’avantage de donner un prix générique de l’appellation mais ne fait pas de moyenne par millésime. En général Idealwine est au 2/3 du prix de wine-searcher, et il m’arrive de m’en servir pour vérifier les données de wine-searcher.

    Mon tableau Excel (domaines en horizontale, climats en verticale) n’est pas secret, je peux le partager (vous y verriez toutes les données et les formules) mais je ne sais pas comment mettre un fichier Excel ici. Je précise que mon calcul n’est pas automatique, je n’ai pas pris le temps de développer les formules adéquates, il est récurrent: quand j’entre de nouveaux domaines, ça modifie un peu les prix génériques qui modifient les coefficients et ainsi de suite mais depuis que j’ai dépassé la trentaine de domaines, les prix génériques deviennent très stables ce qui selon moi montre qu’ils ont du sens.

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 53)