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  • t t
    Participant

    Et pourquoi pas un Pignan? Si on veut rester dans le monde Reynaud je le trouverais plus adapté qu’un Rayas.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    A tout hasard si vous pouvez passer chez Baraveou, petit domaine monté par le maitre de chais de tempier. Coup de cœur me concernant. Appeler avant par contre!

    Christophe M.

    t t
    Participant

    [quote= »Vyat post=1154466″]
    [quote= »legui post=1154456″]
    [quote= »pierrelepecheur post=1154428″]Je donne mon petit conseil  : Jobard Morey

     [/quote]
    Plus rien à vendre ici…

    De manière globale, disons que la fin du printemps – l’été ne sont pas les meilleures périodes pour aller chercher du vin sans l’avoir réservé.
    Mieux vaut viser fin d’automne-début d’hiver[/quote]
    Effectivement, beaucoup de viticulteurs ont décalé la vente de leur vins du printemps à l’automne suivant, afin de pouvoir travailler à la vigne.
    Le problème aussi pour trouver du vin est le rendement. En additionnant 19, 20 et 21, certains domaines ne feront que 1 à 1,5 fois la récolte des 18.
    Par conséquent, un nombre important de domaines ne prendront plus de nouveaux clients durant cette période.
     [/quote]

    Après prendre 18 en année de référence en terme de rendement en chardonnay … comment dire 🙂 C’est l’année ou un des gros pb des vignerons c’était le manque de tonneaux !!
    Ceci n’enlevant pas le fait que les récoltes 19-20 (21 c’est pas encore rentré, difficile de savoir quelle sera le rendement même si le gel est passé par là) soient plutôt faibles.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    Hello,

    De passage sur Montpellier en juin dernier j’ai pu passer voir Alex !
    Bel endroit. Très belle carte des vins et toujours des conseils et des idées de découvertes toujours au top!

    Merci Alex et bon courage pour ce nouvel endroit qui ne manquera pas de devenir un incontournable pour les amateurs de vins de Montpellier et des environs 😉

    Christophe M.
    (J’arrive pas à mettre la photo à l’endroit :/)

    t t
    Participant

    Concernant Rostaing il y a eu un saut tarifaire il y a 2 ans à la prise en main du fils de 15-20% mais les tarifs sont resté similaire cette année. On verra ce que l’année prochaine nous réserve. On est quand même loin des 80% de Sorrel. Tous les passages de témoins à la jeune génération ne sont pas logés à la même enseigne.
    Pour Gangloff on verra d’ici quelques année si la jeune génération qui est en train de s’impliquer est tentée de peser sur les tarifs.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    Merci pour cette très belle dégustation.

    Je me retrouve beaucoup dans les descriptions de Paul, à une exception près.
    J’ai beaucoup moins bien gouté le Dancer. Boisé bien sensible au nez, expressivité assez en retrait. Ca s’est un peu amélioré avec l’aération mais ça me paraissait rester dans un style assez classique d’élevage bouguignon un peu trop appuyé.
    Etonné de voir Dancer à la « levée de rideau » de la chaussette, car habituellement je le goute bien mieux.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    Visite début décembre 2018.

    Nous arrivons en milieu de matinée. Nous nous dirigeons vers le caveau de dégustation où sont également préparés les commandes. Il est construit en face du chais d’élevage (la structure « historique »). Le caveau de dégustation date de l’année dernière. Il était déjà là lors de notre précédent passage début Février 2018.
    René et Pierre Rostaing sont déjà à pied d’œuvre avec un premier groupe. Il s’agit d’un camarade d’études viniques de Pierre qui officie dans le Beaujolais et de ses amis.
    Les bouteilles sont déjà là et on ne perd pas de temps pour attaquer directement par un :

    Puech Noble Mourvèdre 2015 (100% cuve).
    On en profite pour prendre quelques nouvelles. Des travaux étaient prévus sur le domaine de Puech Noble mais la crue du Rhône a fait perdre beaucoup de temps au printemps (5 mois).
    Des fruits rouges, vin un peu astringent, amertume en finale. Un peu strict en l’état. AB.

    Puech Noble Carignan 2017 (Vignes de 20 ans, en cuve également)
    Vin très facile, sirop de fruit. Un peu de pomme. Bien.

    Puech Noble 2016 (Syrah majoritaire, Carignan et Mourvèdre en complément).
    Plus de structure (après le Carignan forcément …) tannins fins, serre sur la finale.

    Ampodium 2016
    Rafle bien perceptible, de la fraicheur diront les optimistes. Des fruits rouges. Moyen

    Les vendanges en 2018

    Végétation très rapide en 2018. Vendanges le 03/09 des Condrieux et des Cotes-Roties. Vendanges toute la journée, quand certains domaines nous avaient indiqué vendanger plutôt le matin pour garder de la fraicheur et pour que les vendangeurs puissent travailler hors canicule.
    Les cuves sont gardées froides pendant les vendanges, Levures indigènes donc obligation de contrôler la température. Par contre il n’y a pas d’acidification mais plutôt un ajustement très ‘léger’ de la raffle tout en respectant le millésime.

    Viaillière 2016 (parcelle de 0.5ha du grand-père).
    Grosse structure, asséchant.
    Ajout de ½ muid pour jouer sur la prise de bois pour atténuer un peu le côté « raide ».

    Pierre Rostaing nous propose ensuite de continuer la dégustation avec les 2017 en cours d’élevage. Nous ne boudons pas notre plaisir et lui emboitons le pas.
    On traverse donc la rue pour aller dans le caveau historique qui est maintenant dédié uniquement à l’élevage et où sont donc entreposés les fûts.

    On commence par un bébé :
    [color=red]Viaillière 2018
    [/color]Grosse matière et grosse structure. Ça serre pas mal !
    Fruits noirs très présents. Tannins fin. En l’état c’est un vin dur. Les fruits présent rendent optimistes mais il faudra être très patient. Difficile à lire en l’état.

    [color=red]Ampodium 2017
    [/color]Gourmand, plus mur que 2016. Floral, de la structure quand même, Du fruit mais aussi de la fraicheur. Bien + !

    [color=red]Landonne 2017
    [/color]Le menthol apparait, plus structuré qu’Ampodium, avec de l’astringence. Un peu moins expressif également sur l’attaque. C’est floral également et on gagne beaucoup en longueur par rapport à l’Ampodium. TB

    [color=red]Blonde 2017
    [/color]Nez floral et beaucoup plus expressif que la Landonne, Fruits plus noir, un peu d’amertume sur la finale. On a un nez bien aérien mais une bouche assez structurée. Très belle longueur. TB

    [color=red]Brune 2017
    [/color]Nez complètement différent de tout le reste. Pot pourris de fleurs, de la rose de manière très expressive. On retrouve cela en bouche avec en milieu de bouche une belle structure qui apparait et ça termine sur des tannins tout doux qui portent le vin. Un vin hors norme. J’ai déjà eu des nez approchant sur des vieux Vosne-Romanée … jamais sur fût. Excellent pour ma part.

    On remonte du caveau d’élevage avec des étoiles dans les yeux.

    Le père Rostaing nous attend avec un petit sourire en coin : « Je vous ait ouvert ça, vous allez m’en dire ce que vous en pensez ».

    Nez de vin assez évolué et complexe. Une attaque sanguine. Léger menthol en rétro. Un coté sirop de fruit en milieu de bouche. Et une structure qui porte bien le vin et qui resserre légèrement sur la finale.
    Le jeu des devinettes tourne court car certains avaient aperçu le bouchon.
    Landonne 2005
    Très beau vin qui commence tout juste à se laisser approcher.

    Il est temps de prendre congés. Ce fut une très belle dégustation. Nous remercions challeureusement René et Pierre Rostaing pour le temps qu’ils nous ont accordés. Premier contact avec la cote Brune pour ma part et j’ai vraiment beaucoup apprécié. Les 2017 se présentent très bien et augurent de belles bouteilles en devenir.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    Petit apparté sur Rostaing.

    Nous y sommes passé début Décembre et avons fait une dégustation sur fût des 2017.
    Pierre indiquait qu’il avait conservé l’étiquette d’origine en hommage à Gentaz-Dervieux, et qu’il espérait que les prix ne deviennent pas délirant sur cette cuvée comme cela peut être le cas sur les bouteilles des années 90. Et franchement les étiquettes de Viallières notamment elles sont un peu marquées pas les années …

    Pour avoir gouté la Cote Brune, je trouverais domage de la voir assemblée tant elle a une personnalité propre. En tout cas sur la dégustation sur fût des 2017, c’était pour moi un grand vin.

    Par contre ces nouvelles cuvées s’accompagnent d’un nouveau tarif particulier et je partage un peu la vigilance sur la valse des tarifs qu’on peut avoir. Je pense/j’espère que c’est plus liée à la reprise par le fils qu’a un souhait de parcelle-iser les vins du domaine. Espéront que les tarifs de l’année prochaine soient à peu près stable.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    J’abonde également dans le sens de Nol. La Landonne 2015 était très bonne mais plus en devenir que la Blonde qui était pour moi au moment de la dégustation, une bonne grosse tête devant.
    Après les vins étaient un peu froid et l’ampodium en bouteille sensiblement plus plein et accessible qu’au domaine. Je suis très confiant sur les parcellaires 2015 de Rostaing. De grandes bouteilles en devenir!

    Christophe M.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    Merci Paul pour tes notes bien plus précises que les miennes. Je me joint également à tes remerciements envers Patrick Jasmin. Vraiment un très beau moment d’échanges et de convivialité!

    Je partage également les moments forts de dégustation de ce périple (Syrah de Fontsalette, greal de Sorrel et la blonde 15 de Rostaing). Rayas 2016 devrait être également superbe mais assemblée :). La Syrah a été a l’honneur et de très beaux représentants ont portés très haut ses couleurs!

    Christophe M.

    t t
    Participant

    L’heure de la visite annuelle pour LPV75 au Domaine Rostaing.

    On commence par constater les travaux au chais. En face du chais « historique », de l’autre coté de la rue, a été construit un grand entrepôt pour gérer la partie mise en bouteille et expédition. La partie historique est donc dédiée à l’élevage.

    Mr Rostaing nous accueille de bon matin et nous allons vers le nouvel entrepôt pour gouter quelques 2015, entre autre.

    Puech Noble 2015
    Le vin est un peu froid.
    Une attaque sur le cassis. Les fruits noirs se mêlent au fruits rouge. On garde une belle acidité sur ce vin. Les tannins sont déjà assez fin. Bien.

    Ampodium 2015
    Attaque fraiche, du menthol, un beau fruit. Finale un peu astreingente à ce stade. Bien.
    Mr Rostaing nous lance « Goutez un peu cette belle qualité de tannin ». Force est de constater que c’est un très beau vin.
    Au retour, une bouteille a été sacrifiée rapidement (carafée 3h et bues sur la soirée) : Attaque pleine et équilibré. Fruit bien mur tout en restant élégant (menthol). Tannins très fin. Très belle longueur! Sensiblement meilleure que lors du passage au domaine TBien+ et une des meilleures Ampodium bues (je n’ai pas non plus une très grande ancienneté) !

    Landonne 2015
    Plus de chair. Des tannins bien mur. Ca tapisse la bouche. Le fruit se fait plus clairement noir. Toujours un peu d’astringence en finale. TBien.
    J’ai souvent du mal à gouter la Landonne qui est pleine de promesse mais ne se livre pas complètement jeune.

    Blonde 2015
    Attention grand vin en devenir! Nez complexe, fruit, fleurs (violette), fraicheur mentholée, mâche. On est par contre là sur qqch de bien expressif. Longueur à revendre. Tannins un peu présent mais trèèès fin. C’est déjà Excellent +!

    On passe aux blancs
    Lezardes blanc 2017, 30Hl/Ha.
    Désolé … pas beaucoup de notes sur celui là, J’ai juste noté bien

    Condrieu Bonnette 2016. Pas d’élevage en fût et pas de Malo pour préserver la fraicheur. Filtration stérile.
    Beau nez frais. Pèche ++, un peu d’abricot mais léger. Ca donne un vin construit sur la fraicheur et l’élégance. Pas (ou très peu) d’amers. Quelques sucres résiduels qui permettrons au vin de tenir un peu dans le temps. Tbien
    J’aime décidemment beaucoup ces Condrieux qui savent rester frais.

    Merci à Mr Rostaing pour l’accueil et ce beau moment de dégustation. Je retient un très beau millésime 2015, mur mais qui reste frais et donc d’un superbe équilibre. L’Ampodium, ouvert la semaine dernière, était vraiment superbe.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    Je complète très succinctement les impressions de Nol,

    16 sur fût
    Hermitage blanc :
    Parcelle assez touchée en 16. La grèle ayant fait tombé les bourgeons.
    Un peu de perlant, du fruit jaune, assez rond et manque d’acidité. Moyen

    Hermitage blanc Les Rocoules :
    Plus élégant. Le nez est plus fin, les saveurs nombreuses, et le vin dure avec une pointe de salinité sur la finale qui porte haut en bouche le vin. Tres beau.

    Hermitage rouge :
    J’ai bien noté un peu de Bessard dans ce vin
    Encore un vin haut en bouche, aérien. Bien frais et équilibré. Belle finesse de tannin. Avec encore une pointe de sel sur la finale. TB

    Hermitage rouge Le Gréal :
    Beaux fruits noir. C’est dense. En bouche on a un très bel équilibre avec une grande finesse de tannin. Ca tapisse la bouche. Ensuite je trouve un coté sanguin salivant et un coté un peu ferreux/ferme au vin. Vraiment superbe.

    Hermitage rouge Le Gréal 2017 sur fut :
    Vin avec des fruits plus noir sans que cela soit confit ou lourd. Plus d’épaisseur/gras tout en restant frais. Ca tapisse également et c’est très très long avec une finale sur les épices et le fruit.
    TOP

    Hermitage rouge Le Gréal 2014 (en bouteille) :
    Plus de notes. J’ai du m’arrêter pour profiter de cette avalanche de Gréal.

    Encore un grand Merci à Mr Sorrel pour cette dégustation. Ca restera un des très beaux moments de dégustation de cette virée et pour moi une magnifique découverte de l’Hermitage.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    Je ne peux qu’abonder dans le sens de Florent. Des vins très pur et droit et d’un très beau niveau!
    Je pense qu’un peu de garde permettra d’adoucir un peu le vin mais c’est remarquablement net en bouche sur l’ensemble de la gamme. J’ai assez peu d’inquiétude sur le vieillissement, même si encore peu de recul. Mes bouteilles les plus anciennes doivent avoir 18 mois.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    Également déguste une gresigny 10, je me retrouve dans le commentaire de FGSuperfred. Nez évolué mais bouche nette et plus vive que ne le laisse supposer le nez. J’ai beaucoup aimé!

    J’ai également ouvert un Cloux 2010.
    Robe qui commence à tuiller. Nez également assez évolué mais en bouche c’est moins causant que le blanc. Encore un peu de tanin certes fins. J’attendrais les autres en espérant un mieux. Petite déception en l’etat surtout après le blanc top.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    Lors de mes vacances j’ai pu avoir la chance de visiter le domaine Pierre Gerbais et de passer un moment très instructif et agréable avec Aurélien Gerbais, 4eme génération du domaine familial et 8eme génération à travailler dans les vignes.
    CR:

    Le vignoble de la cote des Bars

    Petite introduction sur des particularités historiques du vignoble de la côte des Bars. Au début du siècle quand le champagne n’avait pas le vent en poupe. Aurélien m’indiquait qu’il était fréquent de ne rien avoir à ramasser sur les ceps tant le climat était difficile début 1900.
    Sur cette période, dans la zone de Bar-sur-Aube, l’agriculture a en partie remplacé les zones d’exploitation de la vigne. La maison Drapier, qui est de ce coté là, a fait partie des maisons qui ont cru dans le Champagne.
    Sur la zone de Bar-sur-Seine, les vignerons sont resté plus « accrochés » au Champagne et les zones viticoles ont mieux résistés. Aurélien m’expliquait également qu’en cette période rude et pour mieux résister au gel les vignerons ont plantés du Gamay. Principalement pour leur consommation personnelle mais il n’est pas exclut qu’il y ait eu quelques champagnes avec du gamay à cette période.

    Le domaine Pierre Gerbais

    Concernant le domaine Gerbais, il fait donc 18 Ha, sur Celles-sur-Ources. Celles-sur-ources est à la croisée des vallées de la seine et présente donc de multiples expositions avec un sous-sol majoritairement Kimméridgien. C’est d’ailleurs très beau à voir ces multiples vallons couverts de vignes. Le domaine a un encépagement particulier avec 50% seulement de Pinot Noir, 25% de Chardonnay et 25% de Pinot Blanc. Il y a 20 parcelles distinctes. Tous les vins sont élevés en cuves inox thermo-régulée (1 cuve par parcelle) et les Malo sont faites. Aurélien a fait ses études viticoles en Bourgogne et a beaucoup échangé entre autre avec Olivier Lamy. Il recherche la fraicheur d’un vin à la vigne et pas en cave, d’où le choix de laisser faire les malo lentement en cuve thermorégulée. Ils ont également un camion frigorifique lors des vendanges afin de controler la température des raisins qu’ils rentrent.
    Le domaine souffre peu ses vins. En fin de vinification on est dans les 25-30mg de So2/L.

    Aurélien fait également quelques tests sur des petites parcelles. Il s’essaye au fût pour voir l’apport que cela pourrait avoir. Voir les impacts de certains ajustements de vinification. Tout cela dans une optique d’expérimentation. Il m’expliquait que pour certaines choses l’expérience des anciens est déterminante mais il est également nécessaire dans certains cas de faire ses propres expériences.

    [b]Le millésime 2016

    Concernant les derniers millésimes, 2016 a été très difficile avec grosso modo une baisse de 70% du volume. En partie à cause du gel et ensuite surtout du mildiou qui s’est propagé d’autant plus facilement sur une vigne affaiblie ensuite. Les pluies de janvier à mai étaient le double d’une année « normale » et la pression du Mildiou a du coup été extrêmement importante.

    Aurélien doit me quitter pour s’occuper de quelques clients et je continue par la dégustation.

    Dégustation de la gamme du domaine

    Cuvée Grain de Celles (base 2013).
    C’est la cuvée principale du domaine. Elle est une représentation du domaine et inclut une partie de chacune des 20 parcelles du domaines d’où son nom. Elle respecte également l’encépagement du domaine (50PN / 25 Chardo /25 PB).
    30 mois sur lies.
    Attaque fraiche, belle vivacité, le milieu de bouche se fait plus rond sur les fruits jaune (poire?). Longueur bonne. Belle entrée en matière. AB+.

    Cuvée Osmose (base 2012)
    Assemblage de deux parcelles, une orienté nord et l’autre orienté sud. 100 % Chardonnay.
    Un vin plus cristallin, plus droit. Pas grand-chose qui dépasse et une très belle tenue en bouche! B+

    Cuvée Originale (base 2012)
    100% Pinot Blanc. La cuvée emblématique du domaine.
    36 mois sur lies, environ 3000 bt.
    Attaque fine, sensation crayeuse, un toucher un peu soyeux en bouche, quelques petits amers (fruits secs?) et une très bonne longueur, une colonne d’acidité bien présente mais très bien intégrée qui relance sur la fin. Vraiment très bien! TB+/Excel

    Aurélien passe une tête. On discute de mes goûts pour les cuvées un peu évoluée et qui ont quelques années de cave. Pour Aurélien tous les vins qu’il distribue sont bon à être bu et ne nécessitent pas de garde particulière, même si elle peut apporter des modifications dans le vin selon les goûts personnels.
    Ni une ni deux je le vois partir derechef et revenir au bout de 2 minutes.

    « Goutez-moi ça et vous verrez. Vous me direz ce que vous en avez pensé. »

    Aurélien doit me quitter sans attendre pour aller voir les vignes et je continue la dégustation. C’est qu’il fait froid en ce moment, et après 2016, le gel est de nouveau dans toutes les têtes. Le grand père , Pierre Gerbais, préoccupé par le gel et jamais très loin des vignes malgré son âge, va d’ailleurs le rejoindre.

    Cuvée Originale (base 2008)
    Malheureusement la bouteille est un peu chaude.
    La bulle est très fine. On sent une onctuosité et un fruit jaune mur. Un peu de pêche peut-être. Le vin est très équilibré et le touché de bouche superbe. Ca perd légèrement en fraicheur par rapport au 2012 (la température joue peut-être également) mais ça gagne en touché et quelle belle épaisseur et bien enlevée malgré la température! Très belle bouteille . Avec 3 degrés de moins et à table ça ferait merveille! TB+/Excel

    Je comprend la remarque d’Aurélien et s’il est vrais que la base 2008 gagne en assise et en épaisseur, la base 2012 est très fraiche et plus élancée et il faut vraiment gouter les deux vins. Du coup je regretterais presque de ne pas en avoir pris plus pour pouvoir les gouter aux différents stades de leur vie.

    Cuvée Audace (base 2012)
    O Souffre ajouté (8mg/l de So2 en bt)
    100% Pinot Noir.
    Vin plus large que les précédents. Un peu de fruits secs, belle longueur, en terme de sensation on est plus bas en bouche. Le vin tapisse bien la bouche et a une bonne longueur. Grosse assise en bouche. C’est très bon mais un bon cran en dessous de l’originale, ou bien la bouteille de 2008 a laissé des traces! TB-

    Cuvée rosé d’assemblage (base 2012)
    Cuvée grain de sel + coteaux Champenois.
    Rosé assez léger en puissance. Ca reste plaisant et de bonne longueur mais je suis moins adepte des rosés à quelques exceptions près (plutôt des rosés à la limite du vin rouge effervescent donc rosé de Saignée). AB

    Cuvée rosé de saignée Nature.
    Robe plus soutenue. Un fruit plus mur et plus présent. On sens un peu les tannins et une amertume en fin de bouche. Bonne persistance. Avec un peu de garde cela pourrait faire une belle bouteille de repas. B+

    Un grand merci à Aurélien Gerbais pour le temps d’explications et d’échanges passé. Initialement il ne devait que passer dire bonjour et finalement il a pris le temps pour échanger très longuement. Je ne connaissais pas la côte des Bars et même si ce domaine n’est pas très représentatif de la région (que 50% de Pinot Noir!) c’est une très belle découverte.
    Enfin et même si cela reste accessoire, les étiquettes sont très belles 😉

    Christophe M.

    t t
    Participant

    Avec un peu d’aide d’Oliv’ ça passe mieux. Merci.

    Christophe M.

    t t
    Participant
    Visite au Domaine Rostaing, fin novembre 2016

    [center]

    Arrivé au domaine en fin d’après-midi nous profitons de la fin du jour pour admirer les vignes en terrasses. On s’amuse à repérer la petite chapelle présente sur les étiquettes du domaine.
    René Rostaing nous accueille rapidement.

    Nous commençons par évoquer les deux derniers millésimes. Il est content de 2015 bien entendu, tant en qualité qu’en quantité. 2016 semble également très bien se présenter. 2015 avec un profil un peu plus riche que 2016 qui serait plus « classique ».
    2015 marque le passage de témoin avec son fils, Pierre. C’est lui qui s’ occupe de ces deux millésimes et qu’ on verra ouiller pendant la dégustation.

    [center]

    Une fois descendu dans la cave nous entamons la dégustation.
    Puech Noble 2013 rouge (70% Syrah, 15% Grenache, 15% Mourvèdre) : Situé à Langlade (sous-sol calcaire)
    Vin avec un fruit bien présent dès l’attaque. Une belle tension qui soutient le vin. En milieu de bouche des fruits noirs se développent pour finir sur quelques épices et des notes que j’associe dans mon référentiel au calcaire (crayeux). Un vin que j’apprécie pour le beau fruit immédiat qu’il offre.

    A noter dans les nouveautés sur le domaine de Puech Noble une cuvée 100% Mourvèdre prévue pour 2016.
    En discutant vendanges sur 2016 on apprend qu’il y a 1 mois d’écart entre le début des vendanges avec la Syrah début septembre et le grenache/mourvèdre début octobre.
    Sur la partie Rhodanienne les vendanges se sont étalées du 16 septembre au 28-29 septembre. La Landonne en premier puis le reste sur 12 jours environ. Le niveau sanitaire était bon les quantités correctes. 2016 a été marqué par du mildiou au printemps mais les bons traitements en mai et juin on permit de contenir la poussée.

    Nous continuons la dégustation avec les Lezardes 2014.
    On a une belle structure, un peu de poivre blanc et de la fraicheur en finale. Un peu plus de fond pour cette cuvée qui peut attendre quelques temps. Bien.

    [center]

    On passe aux cotes rôties :
    Ampodium 2014 seule cuvée de côte-rôtie cette année. Un parasite a largement touché les parcelles de Landonnes et Blonde, le peu qui a pu être sauvé a donc intégré cette cuvée sur 2014.
    Plus de fruit, des épices et des tannins très fins. On a également un beau velouté en bouche et une fraicheur mentholée que j’apprécie énormément et que je retrouve très régulièrement dans les syrahs du domaine. Bien +

    On en arrive à discuter de la rafle, qui apporte bien souvent cette belle fraicheur.
    Pierre, justement, a égrappé une partie d’une parcelle d’Ampodium sur 2016. On n’aura donc « que » 95-96% de vendange entière sur les Ampodium 2016.
    « Ils apprennent beaucoup de « bétises » en BTS Œnologie » Nous confie Mr Rostaing avec un sourire espiègle.
    « Ce que je recherche avant tout c’est la maturité phénolique. La maturité alcoolique elle, suit ou pas, mais ne doit pas prendre pas le pas sur la maturité phénolique. »

    Monsieur Rostaing part nous chercher une bouteille.
    « Tenez j’ai ouvert ça il y a quelques jours, ça commence à bien se gouter »
    Landonne 2006
    Nez mur, du fumé/lardé, un léger menthol et de l’olive noire viennent compléter le tableau. Effectivement ça se goute, et se boit, très facilement. Très Bien

    « Vous voulez gouter un peu sur fût ? »
    Chez LPV75 nous avons pour principe de ne pas contrarier un vigneron généreux !!

    [center]

    Son fils, Pierre, part donc prélever sur ses tonneaux de 2015 quelques verres.
    Ampodium 2015 (vignes de 30-35 ans)
    Nez bien mur, épices, tannins présent avec un peu d’astringence qui s’estompe à l’aération. Belle finesse. Vin prometteur, entre une belle maturité mais également une belle fraicheur. Très bien

    A nouveau Pierre repart remplir quelques pipettes pour notre grand bonheur.
    Landonne 2015 (vignes de 45 ans en moyenne)
    Attaque plus fraiche que l’Ampodium, plus de structure mais avec des tannins moins présent que l’Ampodium. Finale qui s’élargit et monte en puissance. Très Bien++

    René Rostaing nous demande : « Vous avez le temps pour quelques blancs ? »
    On reprend notre principe premier et on enchaîne avec plaisir !

    Lezardes  viognier 2014.
    Les notes deviennent un peu moins précises.
    Fruit exotique, abricot. Elevé en cuve sans malo. Bien –

    Condrieux Bonette 2014
    Abricot bien présent au nez, c’est fin et avec une belle épaisseur, un peu de visqueux tout en étant aérien. Une très belle cuvée que j’avais déjà bien gouté l’année dernière. Très Bien

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    On termine en évoquant la replantation du vignoble. Mr Rostaing replante environ entre 3000 et 4000 pieds par an de vignes, en sélections massales. Il a également agrandit de 5-6 Ha le domaine depuis 1971.

    Un grand merci à Mr René Rostaing pour ces moments d’échanges pétillants qui sont toujours très agréable et riches d’enseignements. 2014 sera le dernier millésime de ce grand Monsieur des Cotes-Rôties. Son dernier millésime n’a pas été simple et maintenant qu’il est en bouteille nous avons trouvé le « jeune retraité » très en forme. Merci encore pour votre accueil et votre générosité.

    Son fils Pierre débute avec les 2015 et 2016 qui sont deux beaux millésimes. « Millésimes facile » d’après son père qui ne rate pas une occasion de le titiller. En tout cas les quelques gorgées de ce « millésime facile » bues étaient très encourageantes, et nous reviendrons avec grand plaisir au domaine gouter les vins élaborés par Pierre Rostaing.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    C’était certainement trop tôt mais le tarif sur table était tentant, j’étais curieux de goûter une belle cuvée de Rousseau et n’avais pas bcp d’expérience du domaine. Je ne sais pas du tout ce que cela peut donner dans le futur. Peut être que plus d’air lui aurait permis de montrer encore un nouveau visage. Je ne le saurais pas car la bouteille n’a pas duré très longtemps.

    La bouteille à été simplement ouverte et dégustée au long du repas. Pendant un peu plus de 2 heures.

    Christophe

    t t
    Participant

    Bu au restaurant le WE dernier un gevrey chambertin 2011, 1er cru les cazetiers.

    Au début un peu d’élevage mais somptueux, longueur pleine de superlative. Légers épices, fumée, toucher soyeux et du beau fruit aérien qui vient se loger vers le bas de bouche et s’étire sur le devant tout en longueur. Franchement bluffant et jouissif.

    Puis avec l’aération on ressent un peu les limites du millésimes. Trait de verdeur qui se transforme en astringence, qui s’amplifie sur la fin du repas. Au final le plaisir est partis et on a l’impression de se réveiller d’un doux rêve qu’on n’arrive plus à retenir.

    Vraiment déroutant et montagne russes, je ne sais pas trop quoi en penser mais je reste dubitatif.

    Christophe M.

    t t
    Participant

    Pour avoir également fait la visite des caves Mercier il y a quelques temps (3-4 ans). Autant j’avais apprécié le côté historique des maisons de négoce bien mis en avant. Par contre pour ce qui est du champagne qu’ils faisaient déguster… Les quelques champagnes d’entree de gamme de producteurs goutes avant étaient meilleurs et moins cher.

    Christophe

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