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- 23 janvier 2009 à 2h07
- in reply to: Domaine Marcel Deiss
Bonjour,
En référence à RaymondM puis à MB qui ont respectivement écrit …
– « la matière en bouche de ces vins , densité, minéralité, acidité et souvent SR me donne l’impression qu’il ont particulièrement besoin d’un long vieillissement »
– « J’ai le sentiment que les vins de Deiss, mais comme beaucoup de vins, ne donnent leur pleine mesure qu’après une aération prolongée. 24 heures me semblent, à cet égard, être le minimum. »… je connais une exception notable : Le Rotenberg 2005 de Deiss, complantation de Pinot gris & Riesling ;
un vin qui savouré jeune (décembre 2008) et sans aération de plus d’1 heure s’est avéré digne des meilleurs : Certainement l’effet millésime 2005 (encourageant la précocité) allié au terroir.Un pure merveille d’explosion de fruit frais & juteux (mandarine, poire, pêche… raisin) puis d’épices ; un grand équilibre acidité/alcool ; dense au palais et minéral (peu étonnat au vu du terroir).
Attention, exception ne signifie pas que Raymond & MB ont tort (je ne voudrais pas ouvrir un débat inutile).
- 19 janvier 2009 à 3h03
- in reply to: Domaine Chantal Lescure, Nuits-Saint-Georges
Bonjour,
Après les commentaires sceptiques de nombreux dégustateurs quant à la propension des Bourgogne rouge du millésime 2004 à bien vieillir, je me suis décidé à enfin ouvrir mon premier Vosne-Romanée les Suchots 2004, acheté en 2006 au domaine Chantal Lescure.
Après 2,5 heures de carafe :
– robe cerise ;
– nez puissant et prometteur : arômes de cerises noires et de sous-bois puis de réglisse prononcée et de caramel (moka également ?) ;
– tanins déjà bien fondus, bel équilibre, sensation de fruits murs tout en étant fin et soyeux, presque gouleyant ;
– belle longueur (9-10 secondes, dont 7-8 franches).Parfait sur un onglet puis un comté 24 mois.
Je dirais donc 16-17/20 et confirme que ce vin peut être bu dès maintenant à condition d’ être carafé 3 heures (je l’ai ouvert 30mn trop tôt à mon sens).
Bref cela va être dur de ne pas boire les 5 autres dans le mois ! J’attends 6 mois pour boire la prochaine et ferai un C/R sur l’évolution.
- 14 janvier 2009 à 3h25
- in reply to: Domaine Valette
Vin très sympa, que ce Chaintré vieilles vignes 2005, dégusté sur des quenelles de brochet ce soir puis un bleu : à déguster dès maintenant sur des arômes prégnants de fruits – pomme, agrumes puis ananas – voire même de pâtes de fruits jaunes.
L’acidité et la structure du vin me font dire qu’il faut le laisser 2 ans encore pour l’assouplir.Seul reproche : un boisé un peu trop présent.
Enfin, à ouvrir au moins 1 heure avant (je l’ai ouvert circa 30 mn trop tôt ; le perception n’avait rien à voir en fin de plat après 1 heure d’ouverture).
- 14 janvier 2009 à 2h40
- in reply to: Quelques rieslings allemands…
Bonjour,
j’aurais tendance à penser que plus un vin contient du sucre résiduel (hors vins mutés), moins le degré d’alcool est élevé, dans la mesure où la fermentation (transformant sucre en alcool) est interrompue.
Le degré d’alcool peut être un bon indicateur même si on ne peut pas déduire précisément le niveau de SR sur sa seule base.- 14 janvier 2009 à 1h45
- in reply to: Hongrie : les Tokaji
Bonjour,
Philippe,
Yves Z. apporte pas mal de précisions intéressantes en première page de ce forum sur les niveaux de sucres résiduel par Puttonyos.
En théorie les aszu sont des vins de grande garde ; dans tous les cas les 2000 sont à attendre quel que soit le nbre de puttonyos mais je ne sais pas jusqu’à qd.Galinsky,
même si je comprends ta remarque sur les accords compte tenu de la particularité de ces vins, je te garantis que j’ai particulièrement apprécié le 5 p. sur une fourme d’ambert (tout bleu doit pouvoir fonctionner, à condition qu’il ne soit pas trop fort peut-être) et que les 5 et 6 p. peuvent dans tous les cas s’apprécier sur des desserts.Cf. Là
- 13 janvier 2009 à 4h29
- in reply to: Domaine Bernard Baudry
Dégusté ce week-end Clos Guillot 2005 sur un filet mignon.
Lorsque nous avons goûté les vins des Baudry au domaine il y a deux ans, je dois avouer que c’était d’abord pour la réputation de la Croix Boissée et des commentaires dithyrambiques qui accompagnaient cette cuvée.
Je ne regrette pas d’être reparti avec ce Clos Guillot 2005 tant ce vin est déjà un ravissement sur le fruit, même loin de son apogée (2020?) :
Une explosion de mûres et de griottes en bouche voire de réglisse ; un vin puissant et dense. Un vrai plaisir qu’il faut laisser en cave.Et que dire du RQ/P : acheté moins de 11 euros il y a 2 ans.
- 12 janvier 2009 à 0h21
- in reply to: Quelques rieslings allemands…
Merci beaucoup David pour ces éléments de réponse.
davidr écrivait:
——————————————————-
>
> Je m’étonne toutefois de la dénomination Grosses
> Gewächs Spätlese trocken. Elle n’est normalement
> pas autorisée. Car à partir du moment où le
> domaine souhaite produire un Grosses Gewächs (vin
> sec d’un grand terroir), il s’engage à ne plus
> mettre le niveau de Prädikat sur l’étiquette. Le
> niveau doit par ailleurs être au moins du
> Spätlese. Alors même si dans la pratique ce vin
> est un Spätlese trocken (et c’est sans doute
> l’information transmise pour expliquer le vin),
> cette dénomination n’apparaît plus sur
> l’étiquette.J’ai repris le libellé du flacon tel que présenté par le site marchand, et non celui de l’étiquette (vin non livré). Donc comme vous le présumez, certainement un libellé explicatif.
A suivre à la livraison.- 11 janvier 2009 à 21h46
- in reply to: Quelques rieslings allemands…
Merci Laurent
- 11 janvier 2009 à 18h52
- in reply to: Clos Rougeard
Donc solution (c) : il est fort possible que ces flacons aient mal été conservés ou aient souffert du voyage.
Laurent,
je suis moi même convaincu de la qualité que peut atteindre les vins du Clos Rougeard, l’ayant constaté sur un Poyeux 2001 ou 2002 dégusté en 2007.Merci à tous pour vos réponses.
- 11 janvier 2009 à 18h42
- in reply to: Quelques rieslings allemands…
Bonjour,
totalement ignorant des vins allemands, j’ai profité de l’offre cave privée en cours pour acquérir/découvrir certains Riesling Spätlese et Aulese 2007 de plusieurs viticulteurs (il ne restait plus d’Egon Muller lorsque je me suis réveillé) :
– Weingut Dönnhoff Norheimer Kirschheck Riesling Spätlese 2007
– Weingut Reichsgraf von Kesselstatt – Josephshöfer Grosses Gewächs Riesling Spätlese *** Monopol trocken 2007
– Weingut Dr Thanisch – Bernkasteler Badstube Riesling Spätlese 2007
– Weingut Dr Thanisch – Berncasteler Doctor Riesling Auslese 2007
– Weingut Heinrich Seebrich Niersteiner Rosenberg Riesling Eiswein 2007Je comprends que les Spätlese et Auslese sont souvent des vins doux mais qu’ils peuvent parfois être secs. Le sucre résiduel n’étant pas communiqué par le marchand (à l’exception de l’Eiswein), savez -vous si l’un de ces vins Spätlese et Auslese est sec ?
Par ailleurs, je serais ravi de lire vos commentaires sur ces vins qui me sont inconnus.
Merci d’avance pour vos post (et merci à David R. pour ses commentaires sur le millésime 2007 chez Dönnhoff(tu))
- 11 janvier 2009 à 18h04
- in reply to: Hongrie : les Tokaji
Ai découvert cet hiver les Tokaji Aszu chez un restaurateur bourguignon via le CR: Château de Sarospatak – Tokaji Aszu 6 puttonyos 1999 :
Je rejoins le commentaire de certains dégustateurs : l’équilibre acidité-alcool-sucre de ce type de vin est très surprenant. On ne sait pas sur quel pied danser.
Je n’ai pas pris de notes de dégustations mais ai retenu sa couleur cuivrée, son acidité très prononcée, ses aromes d’abricot puis de noix, sa puissance intimidante. IMPRESSIONNANT.
Après recherche, ce vin est commercialisé par Dionis, mais le tarif proposé souffre du « mark-up » opéré à la fin des année 90, en comparaison aux prix évoqués dans les post précédents.A la suite de ce coup de foudre, j’ai fait l’acquisition de deux Disznoko chez les Caves T. (rue du faubourg St Honoré pour ceux que ça intéresse) :
– CR: Disznóko Tokaji Aszú 5 Puttonyos 1996 :
Dégusté sur une Fourme d’Ambert, ce vin m’a lui aussi donné une claque : robe or vieux superbe, arômes de pêche et dans une moindre mesure d’abricot. En second nez le miel s’est manifesté devenant même entêtant (une fois trouvé impossible pour moi de déceler autre chose). Une matière et une longueur par ailleurs délectables qui nous ont poussé à « siffler » la bouteille dès le fromage sans attendre le dessert.
J’ai enfin trouvé l’acidité de ce flacon moins marquée que celle du Sarospatak 1999 6 p.
Cette deuxième dégustation a définitivement contribué à me rendre amoureux des Tokaji Aszu.– L’autre bouteille acquise – Disznóko Tokaji Aszú 6 Puttonyos 2000 – est à attendre et n’a pas été dégustée à ce stade.
Qq’un connaît-il ce vin ? savez vous à partir de quand ce Tokaji peut être bu ?Merci pour vos réponses
- 10 janvier 2009 à 15h15
- in reply to: Clos Rougeard
Laurent,
merci pour ta réponse.
Tu as raison de déceler de l’aigreur, qui n’est pas le seul sentiment sombre m’habitant tant ma déception est grande.
- 10 janvier 2009 à 6h01
- in reply to: Clos Rougeard
Bonjour à tous,
Depuis longtemps lecteur anonyme de LPV, je me fends d’un premier post sous forme de questions adressées aux connaisseurs des Saumur-Champigny des frères Foucault :
De passage à Lyon je remarque chez Antic Wine les 2004 du Clos Rougeard et me dit que, malgré leur jeunesse, un Poyeux 2004 puis un Bourg 2004 iraient parfaitement avec le traditionnel chapon de noël.
Fier de mon acquisition je les ramène donc pour Noël chez le patriarche me disant que j’allais lui en mettre plein la vue (lui qui ne boit que des CDPape).(Il faut dire que les Poyeux, découverts chez un restaurateur ligérien en 2007 au cours d’un wine trip Chinon-Saumur-Bourgueil, dans un millésime à peine plus vieux (j’ai oublié lequel) m’ont laissé un souvenir grandiose : la dégustation d’alors m’avait porté sur un grand Côte de nuit plutôt que sur Cabernet franc.)
CR:
Conscient de la jeunesse des vins, je carafe le Poyeux 2004 et le Bourg 2004, 5 heures avant le déjeuner familial. ENORME DECEPTION quand vint l’heure tant attendue :
– d’abord les Poyeux 2004 : au nez petit fruits noires sympathiques et un côté sous-bois mais rien d’enthousiasmant. en bouche : matière et longueur limitées, amertume désagréable. Nous ne finissons pas la carafe pour l’attendre le lendemain.:S
– Le Bourg 2004 : des arômes bizarres de poivron vert dominent une framboise à peine perceptible ; c’est ensuite franchement la cata en dégustation : verdeur et amertume totales. Le vin est littéralement imbuvable : pas sur la retenue, fermé… juste imbuvable. Je le laisse donc calmer sa colère pour le boire le lendemain.:XHeureusement, un Chevalerie Les Busardières 1989 acheté chez les Caslot (qui reçoivent, eux, et avec le sourire et la patate) m’a sauvé in extremis de la dépression. 😛
Le lendemain, les vins laissés au repos ne se sont pas avérés plus généreux que le 25/12 : je renonce.
J’en viens donc à ma question en un mot : Pourquoi ?
– Réponse (a) : Malheureux, c’est vraiment absurde d’ouvrir un Poyeux 2004 ou un Bourg 2004 en décembre 2008, les vins sont fermés ; seule la cuvée générique peut être bue maintenant.
– Réponse (b) : les raisins manquant de maturité en 2004, il n’est pas si étonnant de constater une verdeur lors de la dégustation.
– Réponse (c) : tu es maudit et es tombé sur deux mauvaises bouteilles, exceptions (rares) à la règle. Le Clos Rougeard demeure néanmoins le plus grand vin ligérien. Tant pis pour toi.
– Réponse (d) : …Merci beaucoup à tous pour votre éclairage.