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- 5 décembre 2020 à 0h38
- in reply to: Vente à emporter et Livraison au Restaurant / Cave à vins Braise à Montpellier
Et puis un bel accent du Québec à Montpellier, c’est un joli dépaysement !
Ceux qui iront faire des achats ou dîner peuvent se recommander de ma part, pas de souci.
Je confirme, très belle cave (j’y ai fait des achats et recommencerai certainement) et bon restau avec les bouteilles au prix caviste + droit de bouchon (modéré me semble-t-il, mais je ne me souviens plus du montant exact).
Philippe- 11 octobre 2020 à 2h38
- in reply to: LPV Versailles fête la majorité des 2002
Pour ma part, je deviens sans doute de plus en plus difficile – ou intolérant 🙂 – avec les années qui passent, mais peu de vins m’ont procuré une petite émotion au cours de cette soirée.
Les deux Loire blancs étaient plutôt bons quand même, mais je crois que je les aurais préféré avec seulement une dizaine d’années au compteur et pas 18.
Les deux bourgognes blancs m’ont considérablement ennuyé… mais pas le Georges Comte qui m’a évoqué un Jura (type Ganevat) avec un élevage un peu bourguignon, mais qui gardait une superbe buvabilité.
Pas de grande émotion sur les rouges, mais deux jolis vins, le Joguet Varennes Franc de Pied tout en délicatesse et le Mi-Pente de La Butte encore très jeune et d’une belle densité. Les bordeaux ont eu du mal (à la rigueur le Léoville Barton était à un niveau acceptable) et le Mas Jullien était agréable, mais un peu “gentillet”, manquant de personnalité. Et, hors sujet 2002, l’Irouléguy de Xubialdea était effectivement superbe. Le vin de la soirée pour moi (normal le domaine était un Coup de Cœur dans Le Rouge & Le Blanc n°134 de septembre 2019… 🙂 .- 30 septembre 2020 à 20h24
- in reply to: Des violences en cuisine et dans le milieu du vin
J’espère que les journalistes d’Atabula avaient un dossier « en béton ».
Sinon ce sont des criminels et ils ont du sang sur les mains…- 28 septembre 2020 à 20h14
- in reply to: Le Rouge et le Blanc
N’ayant pas accès à mes messages personnels, les deux membres LPV qui m’en ont envoyé un doivent faire acte de candidature sur le site du Rouge et Le Blanc (https://www.lerougeetleblanc.com) à la rubrique contact dans la catégorie recrutement et collaboration.
D’avance merci.
Philippe- 26 septembre 2020 à 2h41
- in reply to: Le Rouge et le Blanc
Depuis cinq ans. 🙂
- 13 septembre 2020 à 22h09
- in reply to: Les découvertes 2020 de LPV Versailles
Pas grand chose à ajouter aux excellents commentaires de Denis.
En blanc j’ai les mêmes préférences, trois vins qui ont du caractère et qui défendent parfaitement leurs appellations respectives et leurs cépages. Un signe qui, souvent ne trompe pas : quand, à l’aveugle, on trouve spontanément un vin très bon et qu’on a du mal à le placer géographiquement ou à identifier son cépage, c’est presque toujours bon signe sur la qualité de la bouteille. Trois blancs fringants, dynamiques et faciles à boire tout en offrant une belle densité de matière.
Sur les rouges je suis toujours d’accord majoritairement avec Denis. Le Guilhem Gaucelm est toujours une grande bouteille, quelque soit le millésime. Le type même du grand rouge languedocien, sans esbroufe, mais avec beaucoup de fond, un équilibre sans faille et un “goût” sudiste que j’adore qui évoque le maquis, la myrte. Le Reuilly du Domaine des Poëte a été une révélation, ca r j’ai pas mal entendu parler de ce domaine “montant”, mais je n’en n’avais encore jamais goûté. Un pinot noir ligérien remarquable de délicatesse et d’expressivité, frais et facile à boire. Par contre je diverge sur le Schueller où je rejoins Jean-Loup : j’ai pas mal de tolérance pour la volatile, surtout dans les vins sudistes, mais là, il ne faut pas exagérer, c’était totalement imbuvable les notes acétiques, de gouache et de vernis à ongles dominant totalement le nez et la bouche…- 2 mars 2020 à 12h25
- in reply to: LPV Versailles fait une grande diagonale entre le Jura et le Languedoc
Par manque de temps, je ne ferai qu’une synthèse rapide de cette belle soirée.
Concernant le Jura, j’ai été bluffé une nouvelle fois par le chardonnay des Granges Paquenesses, tout comme j’avais été bluffé par son savagnin (cuvée “La Pierre” 2016) quelques mois plus tôt dans le même contexte de LPV Versailles, à l’aveugle à chaque fois, évidemment. Avant « La Pierre », je ne connaissais ce domaine que de nom. Depuis les deux vins goûtés, je pense que c’est tout simplement un des tout meilleurs de la région. Des vins précis, riches, très naturels mais sans aucun « marqueur nature”, un équilibre avec tus les curseurs en haut et une buvabilité extrême. Magnifique ! Entretemps j’ai réussi à en encaver un tout petit peu… Juste après cette pépite, La Mailloche tient parfaitement son rang. C’est devenu un « classique », on est moins surpris, mais ça reste très, très bon, peut-être à laisser un peu plus vieillir que le chardonnay de Loreline Laborde (Granges Paquenesses). Le Chatillon étéit bon, sans plus, un peu simple dans son expression, mais d’un bel équilibre tendu et assez cristallin. Les autres vins étaient moins marquants.Pour le Languedoc, ma première impression est que j’ai la sensation que ces vins commencent un peu à me lasser. Je pense que, grisé à une époque par leur remarquable rapport plaisir/prix (qui reste encore souvent d’actualité), j’en ai mis un peu trop en cave et que j’ai du mal à m’émouvoir aujourd’hui en les goûtant, même si je les trouve quand même bons ! Mais j’ai plus de mal à “m’envoler” qu’il y a dix ou vingt ans. Concernant Pradel de Terrasses d’Élise, je sui à chaque fois agréablement surpris par la qualité des vins de ce domaine qui ne fait pas beaucoup de bruit médiatique mais qui assure le coup à des prix très raisonnables (un peu comme Clos Centeilles). Le Montcalmès 2005 était d’évidence au-dessus de l’ensemble dans un bel équilibre sans lourdeur et la petite évolution après 14 ans qui fait du bien pour détendre les tannins et la matière. Le Mas Jullien du même millésime est évidemment un peu plus sur la retenue, comme le veut le style du domaine, un peu plus frais aussi, plus un vin de repas et je me demande si, à table, je ne le préfèrerais pas au Montcalmès. J’ai bien aimé Romain Pauc aussi, qui est rarement décevant quand on lui laisse un peu de temps en cave.
- 25 janvier 2020 à 19h49
- in reply to: LPV Versailles – Rentrée 2020 sur une double thématique Champagnes et Bordeaux rive droite
Série des Champagnes
F. BEDEL Entre Ciel et Terre (Base 2011, dégorgé Mars 2018).
Plaisant, vif mais équilibré, pas hyper complexe gustastivement, mais de la buvabilité, un beau champagne d’apéritif.Paire numéro 1:
MARGUET Grand Cru Bouzy 2014 (Dosage 0, Dégorgé septembre 2019)
Un peu déroutant pour moi au départ avec une impression d’oxydation, d’une certaine mollesse, mais à l’aération il prend du volume, la matière se révèle, rien de spectaculaire, mais du fond et une jolie trame, puissance maîtrisée, vin large, pour accompagner un repas.E. RODEZ Balnc de Noirs – Ambonnay
Un peu décevant, strict, serré, peu de charme.Paire numéro 2:
J.LASSAIGNE Le Cotet Blanc de Blancs Extra-Brut
Le style Lasseigne, on aime ou on n’aime pas, ça dépend des soirs et de l’humeur. Parfois on aime être flagellé par un moine en robe de bure, long et sec comme un coup de trique, parfois on aime moins ce côté ascétique et masochiste. Ce soir-là, l’ai oscillé entre les deux, surtout après avoir goûté le suivant…MARIE-COURTIN (Dominique Moreau) Présence Extra-Brut
Merveilleuse délicatesse du nez et de la bouche, un champagne tout en finesse (je n’ai pas dit féminin !), toute l’élégance d’un jus mûr et vinifié en douceur. Rien de spécialement séducteur, mais un charme fou…Paire numéro 3:
R. POUILLON Premier Cru Extra-Brut Solera
Pas de grands souvenirs de ce vin, mais il m’a semblé équilibré, plutôt fin et délicat.O. HORIOT Parcelle complantée – Solera
Petite déception pour un domaine que j’apprécie particulièrement. J’ai trouvé le vin un peu sévère, un peu strict, manquant de complexité. C’est évidemment assez bon, mais j’en attendais nettement plus. J’essayerai de laisser vieillir les autres bouteilles quelques années.Paire numéro 4:
[b]B. LAHAYE Violaine (non dosé, récolte 2013 et dégorgé en novembre 2017) 50% Chardo 50% PN.
B. LAHAYE Grand Cru « Le Jardin de la Grosse Pierre » (non dosé, dégorgé en novembre 2017)[/b]
Difficile de séparer ces deux bouteilles car, pour moi, seules quelques nuances les séparent et c’est le style du vigneron qui les rassemble. Violaine (vinifié sans soufre) est sans doute un peu plus cristallin, eau de roche, plus délicat, plus adapté à l’apéritif ou à des fruits de mer. Le Jardin est plus vineux, un peu plus puissant, bien que restant extrêmement élégant, un peu plus long et parfaitement adapté pour accompagner un repas (volaille rôtie ou fois gras).Champagne de transition
O. HORIOT Rosé de saignée « En Barmont » Sève (récolte 2010, non dosé, dégorgé juin 2016)
Ce style, un véritable Rosé des Riceys effervescent, ne plaît pas à tout le monde, mais personnellement j’adore. Dès le nez ça embaume le pinot en en bouche on croirait à un bourgogne rouge à bulles (un verre noir serait intéressant…). Un rosé “solide” pour accompagner du veau ou de la volaille rôtis.Bordeaux Rive Droite
Paire numéro 1:
[b]HAUT-TROCHAUD Pomerol 2001
CLOS FOURTET St Emilion GCC 2001[/b]Paire numéro 2:
[b]Ch. GRAND MAYNE St Emilion GCC 1988
Ch. CLINET Pomerol 1995[/b]Paire numéro 3:
[b]Ch. DESTIEUX St Emilion GCC 2005
Ch. CANON-LA-GAFFELIERE St Emilion 2005[/b]Je ne ferai pas de commentaires vin par vin, ce serait inutile…
On aurait voulu faire du Bordeaux bashing, on n’aurait pas pu faire mieux !
À part le Haut-Trochaud 2001, qui se présentait avec une certaine délicatesse et une belle maturité, sans tannins saillants tous les autres étaient franchement catastrophiques. J’essaye de trouver une explication : ces différents millésimes sont en pleine période de Parker rayonnant. On a donc sans doute droit à des merlots très, très mûrs, des extractions très, très poussées et des élevages en bois très, très neuf et de forte chauffe. Jeunes ces vins devaient avoir ce côté sucrailleux et gourmand qui plaisait tant à l’Américain, mais au vieillissement il ne reste que de l’amertume et un côté torréfié et sec qui décourage le plus courageux des buveurs. Il paraît que Michel Bettane disait d’acheter Clinet 1995 par caisses de 12 bouteilles car c’était à ses yeux une des plus grandes réussites du millésime… Pour être plus indulgent, je pense que si on regoûtait ces mêmes domaines dans des millésimes plus récents, on ne retrouverait pas ces défauts qui pour mon goût rendent ces vins aussi imbuvables que s’ils étaient bouchonnés, oxydés ou brettés… En attendant j’ai déjà goûté de ma cave perso un Château Bélair 2005 et un Beauséjour Duffeau Lagarosse 2005 également et je vous certifie que ces bouteilles n’ont rien à voir avec celles goûtées ce soir-là. Certains ont sans doute mieux résisté que d’autres aux sirènes parkériennes…Philippe
- 20 janvier 2020 à 11h38
- in reply to: Restaurant Au Fil du Zinc à Chablis
J’ai malheureusement eu une info de source locale fiable m’annonçant que ce merveilleux restaurant allait bientôt fermer…
- 20 janvier 2020 à 11h35
- in reply to: Apönem – Auberge du Presbytère à Vailhan
J’ai fait ici deux repas (dîners) absolument bouleversants en avril et en juillet 2019. Indiscutablement les deux meilleurs de cette année et sans doute parmi les trois ou quatre repas les plus inoubliables de ma vie de gastronome. Et je compte y retourner dès que possible ! Amélie Darvas est un petit génie de la cuisine…
- 23 décembre 2019 à 21h46
- in reply to: LPV Versailles lance les fêtes de fin d’année – et change quelques habitudes !
Soirée un peu irrégulière, pour mon ressenti, au niveau des vins, soit parce qu’ils ne correspondaient pas à mes goûts (domaines trop “cadrés” sur le plan œnologique, vins sucrés), soit parce qu’ils n’étaient pas au niveau attendu (en tout cas par moi ! 🙂 )
Sur les champagnes Agrapart est pour moi un net cran au-dessus du Cazals qui m’a pourtant agréablement surpris, car je n’avais jamais goûté un de leurs vins. Amour de Deutz est tout ce que je n’aime pas trop dans les grandes maisons : peu de caractère et beaucoup trop dosé… Et à 150 € en plus…
Pas grand chose à dire sur les deux blancs de Grivault et Leflaive, le chardonnay de la Côte d’Or me donne rarement des frissons, et ceux-là encore moins que d’autres, désolé (ceux du Jura, par contre… 🙂 ).
Le Brézé de Rougeard m’a fait penser à un vin de Guiberteau, voire à un Côte de Beaune blanc, c’est dire s’il m’a déçu… 🙂 J’ai encore en tête un 2010 magnifique, sans cette énorme réduction qui me gêne trop. Le Deiss, plein de sucre, ne peut pas retenir mon attention, surtout à ce moment de la soirée.
Très beau Clos Rougeard « générique » 2009 et surtout aucune trace de la lourdeur supposée du millésime. C’est frais, long, délicatement végétal comme souvent le beau cabernet franc de Loire, mais cela manque évidemment légèrement de complexité par rapport à un Poyeux ou un Bourg. Le vin autrichien m’a laissé de marbre, totalement verrouillé à double tour, et pourtant j’ai goûté de très beaux vins avec ce cépage autochtone, y compris de ce domaine.
Le Groffier était le seul au niveau de la triplette suivante. Très joli nez, bouche équilibrée, il fait le job, à la hauteur de son appellation. Rien d’inoubliable non plus… Le Clos des Lambrays n’est pas au niveau de ce que j’ai goûté dans plusieurs millésimes car c’est un vin dont j’apprécie beaucoup le style délicat (très beaux 2001 et 2002 par exemple). Là il était totalement anodin. Le Gros était défectueux, du moins je l’espère pour lui 🙂 , mais je n’ai jamais goûté de grands vins chez eux…
La paire du Rhône nord était au rendez-vous. Ni l’un ni l’autre sont des domaines que je chéris habituellement, mais il faut reconnaître qu’on peut quand même (parfois…) faire de bons vins, même avec des méthodes et des pratiques que je n’approuve pas personnellement. La Chapelle était pas mal, mais à mon avis pas au niveau des hermitages de Bernard Faurie, que je connais bien pour en avoir bu un certain nombre (et j’ai encore pas mal de bouteilles en cave). La Turque était vraiment un joli vin, avec un nez très complexe et une bouche qui restait délicate bien que pleine et dense.
Je ne parlerai pas des vins moelleux/liquoreux. Je n’y connais pas grand chose et je n’ai aucun plaisir avec ce type de vin, désolé si j’en choque quelques uns !
Merci à Vivien et François pour leur travail (pas facile) de coordination et vivement la prochaine !
- 29 novembre 2019 à 20h01
- in reply to: Domaine des Aurelles
Bien d’accord avec toi. J’avais goûté ce vin lors de mon passage au domaine, il y a deux ans je crois, et je l’avais trouvé tellement bon que j’en avais acheté quelques bouteilles et aussi d’autres millésimes ainsi que de la cuvée Aurel. Ça me donne d’ouvrir la première d’ici peu !
- 26 novembre 2019 à 17h20
- in reply to: Le Rouge et le Blanc
Bonjour,
La plupart des numéros que vous évoquez sont probablement disponibles (version papier) et encore plus surement en version digitale (sauf le 69). Vous pouvez les commander sur le site.
Cordialement.
[quote= »Yoannc » post=1079737]Bonjour,
Je suis abonné depuis un peu plus d’un an au magazine et je recherche d’anciens numéros de « Le Rouge et le Blanc » à racheter.
Certains numéros m’attirent plus que d’autres: N° 69; 102; 103; 104; 108; 114; 120; 124. Mais je pourrai intéressé par beaucoup d’autres.
Je peux être contacté par MP.Merci d’avance.[/quote]
- 24 novembre 2019 à 16h28
- in reply to: Château de Pibarnon, Bandol
À mon avis, les années 2000 (en gros), marquent un petit passage à vide chez Pibarnon qui redevient très bon à partir de 2011 je pense.
- 24 novembre 2019 à 15h49
- in reply to: Test de LPV Versailles en Rhône Sud : Châteauneuf-du-Pape ou satellites ? … ou Reynaud ?
Pas grand chose à ajouter à ces – excellents ! B) – commentaires précédents, d’autant que je n’étais pas à l’aveugle puisque je coordonnais la soirée. Quelques sensations néanmoins :
– on a beau s’y attendre, le niveau des Reynaud est tout simplement époustouflant. Une aromatique sensuelle envoûtante et une finesse de bouche incomparable en Rhône sud. Ma seule surprise c’est que la cuvée Domaine des Tours soit à un tel niveau… Tout cela conforte mes nombreuses bouteilles “des Tours” que j’ai en cave ! :jump:
– j’ai également été surpris par la qualité du Beaucastel blanc 2007, sa délicatesse et une belle évolution sans aucune trace de fatigue (en général je n’apprécie pas l’aromatique des blancs du Rhône sud au vieillissement). Le Gourt est plus puissant, je dirais plus authentiquement Rhône sud, mais sans excès cependant et j’ai légèrement préféré sa complexité un chouïa supérieure à mon avis au Beaucastel
– Belle surprise également que ce Mas Saint-Louis 2011. Je connais mal ce domaine dont je me méfiais un peu tant il avait été porté au pinacle par un certain Michel B… 😉 Tout en finesse et délicatesse, effectivement très inspiré du style Reynaud ! Idem pour Clos du Mont Olivet 2012 que je n’imaginais pas à un aussi bon niveau.
– déception également sur Pierre André 2010 et Vieille Julienne 2005 que j’ai bien mieux goûtés dans d’autres circonstances…- 28 décembre 2017 à 16h19
- in reply to: Catherine et les garçons. Da doo Rhône Rhône for ever…
Petite précision. Le Clape (comme le Jamet 2005) avaient été débouchés vers 17h, goûtés, puis rebouchés juste avant de partir chez Daniel.
Philippe
- 22 décembre 2017 à 2h07
- in reply to: Catherine et les garçons. Da doo Rhône Rhône for ever…
Quelques commentaires rapides :
La plupart des blancs ne m’ont pas trop ému. Je ne suis pas un grand fan des blancs du Rhône nord, je les trouve souvent sans grande personnalité à part le Saint-Joseph Les Oliviers de Gonon et les grandes cuvées de Vernay. Pas de Gonon ce soir là, mais le Condrieu Coteau de Vernon de Vernay 2010 est bien là et c’est un vin superbe. Aucune trace de ce qui peut gêner dans le viognier (aromatique, mollesse, sucrosité facile), mais au contraire un vin tendu plein, long, un grand blanc de gastronomie à l’équilibre époustouflant. Grosse déception sur le Chave, un problème de bouteille ?
En rouge Colombo est au niveau que j’attendais, c’est à dire pas très haut… 😉 La Geynale m’a déçu par un côté rustique marqué et légèrement asséchant. Le Clape était vraiment top, un jus plein, dense, équilibré entre densité et tension, encore très jeune évidemment mais ouvert et tout à fait abordable. Un vin qui ne fatigue pas le palais. Du plaisir et l’émotion d’un terroir bien interprété.
Même sensation de plénitude sur le Jamet 2005, du jus, mais de la délicatesse dans l’expression, tout ce que j’attends d’une côte-rôtie, loin de ces cuvées boisées vanillées et trop extraites comme le Guigal Château d’Ampuis qui n’est pas du tout à mon goût et qui est totalement éclipsé par le vin qui le précède et encore plus par celui qui le suit, l’Hermitage 2000 de Chave qui est tout simplement sublime… Une intensité et un équilibre dynamique qui traduit un grand terroir, une élégance tout en retenue classieuse, un grand vin qui n’a rien de démonstratif ni de pesant.Philippe
- 29 octobre 2017 à 11h02
- in reply to: Catherine et les garçons jouent au saute-mouton de Bordeaux.
Contrairement à ce qui est dit ci-dessus, je n’ai absolument aucune idée préconçue sur les vins de Bordeaux ;), mais le moins que l’on puisse exiger d’eux compte tenu de leur réputation médiatique et de leur prix, c’est d’être bons…
Pour la plupart des blancs, franchement, pour goûter de thiols et du sauvignon pas mûr, autant acheter un menetou-salon qui coûtera trois à quatre fois moins cher… J’avoue, je n’ai jamais goûté en blanc Haut-Brion ou Mission Haut-Brion. J’espère que c’est vraiment très, très bon à 500 ou 600 euros la quille ! Je n’ai pas détesté certains Domaine de Chevalier ou Smith Haut-Lafitte, mais à près de 100 euros, il y a mille fois mieux ailleurs. Quand à Pape Clément son style ultra parkérisé me laisse de marbre. Les « intermédiaires », style Carbonieux, Malartic-Lagravière, Olivier, Latour-Martillac, je trouve leur rapport plaisir/prix désastreux. Je préfère m’acheter deux ou trois bouteilles chez Gérard Boulay à Chavignol…
Quant à Sociando-Mallet, comme beaucoup d’amateurs à une époque, je me suis laissé convaincre par la réputation qu’il faisait courir : « la qualité d’un grand cru, quatre fois moins cher qu’un grand cru ». Quand j’ai ouvert mes premières bouteilles, je me suis rendu compte que je m’étais fourvoyé. Avec ses rendements « au taquet » et une viticulture bof-bof, j’ai trouvé ces vins sans aucun caractère, évidemment pas nuls, mais sans grand intérêt. Le domaine a peut-être fait des progrès ces dernières années, je ne sais pas, je n’ai pas goûté leurs vins depuis un certain temps, et il vrai que depuis, en achetant des vins comme Clos Puy-Arnaud (Castillon), Château Mirebeau (Pessac) ou Grand Corbin-Despagne (Saint-Émilion) pour ne parler que de vins aux prix très voisins de Sociando, je me suis rendu compte que décidément j’avais vraiment bien fait de revendre tous mes Sociando-Mallet ! Je maintiens et je signe : on a bourré le mou des amateurs sur ce vin qui n’est évidemment pas le plus mauvais de la terre mais qui est loin de tenir les promesses entendues à l’époque…- 21 juillet 2017 à 22h19
- in reply to: LPV Versailles part en Mâconnais et Beaujolais
Belle organisation à la fois souple et rigoureuse de l’ami Benji ! Merci à lui.
Dans les avis émis par notre groupe je suis souvent le vilain petit canard ! 😉
Par exemple je n’ai toujours pas compris comment la plupart d’entre nous avait pris du plaisir à la dégustation des trois Léoville. Pour mes papilles et mes critères de plaisir, ce fut une soirée terriblement ennuyeuse…
Personnellement je privilégie avant tout ce qui fait du vin une boisson. Donc tout ce qui freine l’envie d’en boire, freine aussi mon enthousiasme potentiel !
En ce sens je suis toujours un peu choqué quand certains regardent d’un peut haut les soit-disant « petits vins » (Languedoc/Roussillon, Beaujolais, Mâconnais, etc.) incapables de donner le même plaisir que les grandes appellations médiatisées. Personnellement je me tamponne des hiérarchies théoriques, toujours plus ou moins liées à une valeur marchande. Si ce que j’ai dans le verre me donne du plaisir et me donne envie d’en avaler plusieurs gorgées (voire plus ! ;)) et bien ça me suffit. Je ne suis quand même pas complètement fou : bien entendu qu’un vin de Bruno Clavelier ou de chez Mugnier me procurera un plaisir plus intense qu’un Fleurie de Dutraive. Mais l’énorme différence de prix ne reflète pas toujours la différence du niveau de plaisir.Bref venons en à ces blancs du Mâconnais et ces rouges du Beaujolais !
Je n’ai pas compris qu’on émette des réserve sur le vin de Nicolas Maillet. Pour moi, il n’a rien de transcendant peut-être, mais c’est un joli coup à boire, simple et franc, parfaitement à son niveau. La bouteille de Bret Brothers se goûtait pas au niveau auquel je l’ai déjà goûtée. Le vin n’était pas en place, légèrement dissocié. Léger problème de bouchon ?
Le Tri de Chavigne 2012 est, en l’état, tout ce que je n’aime pas. Réduction grillée désagréable, sensation d’un élevage appuyé, où est le raisin ? Curieusement, le 2009, millésime solaire, apparaît comme un vin cristallin, presque eau de roche, très marqué par le calcaire, superbe tension. Équilibre dynamique. Très beau vin, mais j’ai du mal à imaginer que le 2012 évoluera sur ce même registre. Mais je ne demande qu’à être convaincu. On a l’impression de deux vinificateurs différents.
Les deux bouteilles de Thévenet sont à des années lumières du vin que j’apprécie : lourdeur de la surmaturité, léger sucre résiduel et par conséquent soufre rédhibitoire…
Plus ça va, moins j’apprécie les vins blancs un peu vieux. Pour moi ces deux bouteilles (Pouilly-Fuissé Les Croux de Guffens 1996 et 2000) ne m’apportent plus le plaisir qu’elles m’auraient peut-être donné avec simplement 10 ans d’âge. Là j’ai l’impression de boire des vins de la Côte de Beaune, surchargés par un élevage qui a laissé des traces (notes d’oxydation, de sucrosité, de gras et de lourdeur fatigante). Désolé…
Dans la première série de rouges, j’ai adoré le Lieu-dit Champagne de Dutraive. Toutes les qualités de fruit et de buvabilité d’un Fleurie, dans un style plus juteux et charnu que d’habitude, millésime 2015 oblige. Mais quel plaisir à boire ! Le Chamonard tient honnêtement son rang (ses morgons sont supérieurs à ça) et le Chermette fait strict et tannique, peu de charme…
J’ai été déçu par l’ensemble des trois « Côte du Py » de Foillard. Le 2014 n’était pas hyper net, le 2009 alcooleux, trop puissant, fatigant, seule le 2006 tirait son épingle du jeu, un peu d’alcool quand même, mais une jolie complexité un peu florale et une jolie tension. Mais loin du niveau Dutraive.
Le Bouland 2009 est clairement au-dessus du Foillard, comme quoi même quand on n’est pas « nature »… 😉 C’est dense, beau jus avec de la tension, ça reste équilibré sans lourdeur malgré 2009. Un style un peu à part mais très joli vin. Je suis moins enthousiaste que les autres sur le Didier Desvignes que j’ai trouvé un peu trop végétal, trop extrait, très strict. Pas trop mon truc. Le Javernières 2000 de L-C Desvignes avait encore de beaux restes ! Un peu trop vieux à mon goût mais encore du dynamisme et une jolie matière équilibrée. Aujourd’hui le domaine fait encore bien mieux que cela !
Le Château des Jacques est poussiéreux, notes de champignon pas très flatteuses. Le vin n’est pas complètement mort, mais nettement sur le déclin à mon avis. Pas de plaisir possible pour moi… Le Chignard a bien tenu le coup, il reste très dense, avec des notes très mûres au nez, une bouche presque réglissée, riche avec une belle longueur. Un gamay de puissance plus que de charme, mais joli vin quand même.
Vivement la prochaine !
Philippe
- 1 mars 2017 à 2h21
- in reply to: LPV Versailles explore le Roussillon !
Domaine Modat – Côtes du Roussillon – De-ci de-là – 2011
Soit la bouteille a un problème, soit le vin est raté… Réduction soufrée assez marquée, bouche serrée, manquant de maturité. Je penche plutôt pour un problème de bouteille car j’ai goûté ce vin nettement mieux (mais pas à l’aveugle).
Domaine de l’Horizon – IGP Côtes catalanes – 2012
Petite réduction grillée au nez et encore sensible en bouche. Joli toucher de bouche délicat, matière élégante, peu acide mais pas lourd, très bien fait mais manque peut-être un peu de folie.
Domaine Olivier Pithon – IGP Côtes catalanes – Maccabeu – 2014
Un peu les mêmes sensations de soufre et de manque de maturité que le vin du Domaine Modat ce qui me parait surprenant de la part d’Olivier Pithon (surtout le soufre). Sans doute une bouteille pas parfaite…
Domaine Roc des Anges – IGP Côtes catalanes – L’Oca – 2012
Nez assez puissant mais avec des notes nettement oxydatives La bouche a de la fraîcheur mais un déficit de saveur. Encore une bouteille à problème à mon avis…
Domaine de La Rectorie – Collioure – Argile – 2011
Un vin blanc très sudiste, « à l’ancienne », bâti sur la puissance et la maturité, finement oxydatif, mais avec un bel équilibre assez dynamique en bouche. Un style qui peut ne pas faire l’unanimité, mais le premier vin pour moi qui a vraiment quelque chose à dire.
Domaine Roc des Anges – IGP Côtes catalanes – Iglesia Viella – 2011
Nez réservé, très belle tension en bouche, une acidité mûre, une sensation « eau de roche », très dynamique, beaucoup d’élégance. Là on entre tout simplement dans le monde des grands vins blancs français.
Domaine Le Soula – IGP Côtes catalanes – blanc – 2009
Un autre vin au style assez sudiste, légèrement oxydatif, bouche riche, peu acide, grosse matière, mais beaucoup moins d’élégance et de finesse que le précédent…
Domaine Gauby – IGP Côtes catalanes – Coume Gineste – 2008
Là on entre dans le monde des très grands blancs. Nez délicat, tout en finesse florale et fruitée, une bouche qui n’en n’a pas l’air de prime abord, mais qui est très dense, un jus formidable mais très aérien, une longueur intense, un équilibre qui en fait à la fois un superbe vin de dégustation et un formidable compagnon à table. J’entendais certains à table parler avec des trémolos dans la voix de grands crus bourguignons dégustés lors de leur déjeuner. Désolé, mais je n’échange pas ce vin (fort cher d’ailleurs, soit dit en passant) contre 90% des blancs de la Côte de Beaune (encore plus chers !).
Domaine Le Soula – IGP Côtes catalanes – rouge – 2010
Un rouge très sudiste, un peu sucrailleux, très puissant, très solaire, mais manquant de finesse et d’élégance.
Domaine Gauby – Côtes-du-Roussillon Villages – Vieilles Vignes – 2005
Le nez est discret (fruits noirs), mais la bouche offre un équilibre remarquable, avec une belle maturité, mais sans aucune esbroufe, et avec une belle buvabilité pour un vin du sud. Joli vin mais pas au niveau d’un Coume Gineste.
Domaine du Clos des Fées – Le Clos des Fées – 2005
Le type même de vin sudiste que je ne supporte pas (plus). Too much en tout, en matière, en tannins, en alcool. Un style de catcheur ringardisé aujourd’hui par les rouges de la région du style qu’on peut boire sans risquer la saturation… Si on était à Bordeaux on dirait que c’est un vin Parkérisé !
[i][b]Domaine du Casot des Mailloles – Vin de table – Visinum 2012
Domaine du Casot des Mailloles – Vin de table – Visinum 2006[/b][/i]
Pour moi, les deux rouges de la soirée et un contraste saisissant avec le vin précédent. Ici on se régale dès le nez avec un fruité mûr et profond, mais élégant, floral (fleurs rouges), aérien. En bouche on ressent la puissance sudiste, avec un peu d’alcool, certes, mais une tension mûre qui rend le tout merveilleusement aérien sur un fruité et une longueur florale qui incitent à se servir verre sur verre ! Petit bémol sur le 2006 qui avait encore un peu trop de gaz, ce qui avait tendance à assécher un peu la finale. J’avais goûté des choses plus « tordues » de ce domaine, mais là il y a une vraie maîtrise.
Domaine Gardiès – Côtes-du-Roussillon Villages – Les Falaises – 2000
Là encore je retrouve un style à l’ancienne, datant des premières années où le Roussillon commençait à se faire une réputation, un style que j’ai aimé à la fin des années 1990 mais que je ne supporte plus vraiment aujourd’hui avec une matière extraite sans retenue, sèche et amère, un boisé ridicule, encore sensible après 17 ans de bouteille. Bof, bof !
Domaine Gauby – Côtes-du-Roussillon Villages – La Muntada – 2002
Bouteille à problème, une de plus, pas nette, peut-être des bretts, sec, sans charme. J’adore Gauby, mais c’est la troisième bouteille de Muntada que je goûte déviante, toute sur des millésimes du début des années 2000. De quoi semer un petit doute quand même sur cette cuvée à cette époque.
[i][b]Château Mossé – Rivesaltes ambré – 1967
Mas Amiel – Maury – 20 ans d’âge[/b][/i]
Je ne suis pas un grand fan de ce type de vin, le sucre me gêne toujours un peu et en plus on les sert fatalement en fin de dégustation quand les papilles saturent un peu… Malgré tout je préfère nettement le Mossé, dans un style très traditionnel, très tendu, très bois brûlé (un peu comme certains whiskies), avec une matière suave et tendue assez digeste pour un vin aussi riche. Le Mas Amiel fait évidemment beaucoup plus jeune, très grenache muté classique sur de notes de cerise noire très mûre et de noix, pas mal d’alcool aussi, plus saturant et moins complexe que le précédent.Une belle soirée, avec une petite déception de ma part sur la moyenne des blancs que j’espérais supérieure, mais on a eu sans doute aussi pas mal de bouteilles à problèmes. Et après avoir goûté parmi cette armada quelques très grandes bouteilles, je ne comprends pas le mépris qu’affichent encore certains pour cette région ! 😉
Philippe