Arrakis

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    Superbe CR: Carbonnieux 2004, claque inattendue tant il est équilibré et confine à la perfection et en pleine maturité ! Superbe !

    Arrakis
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    J’ai adoré quand Hubert a dit « quand je me vais aux vignes avec mon cheval, sûr que je prends quelques fléchettes dans le dos, de mes compères conventionnels. »

    Arrakis
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    Bonjour,
    Voici un article paru dans les Dernières Nouvelles d’Alsace sur les vins nature:

    « La révolution du vin nature/Au cinéma Sélect
    Carton plein pour l’idée de Jean-Philippe Hochwelker, gérant du cinéma Select, et Philip Batt, caviste local, qui consistait à organiser une projection du film « Wine calling » suivi d’un débat et d’une dégustation de vins nature au cinéma Sélect, en présence du producteur du film, Nicolas Manuel.

    Le film-documentaire est bien réalisé : les vignerons, verre à la main, la clope au bec et le sourire aux lèvres sont des jeunes talents qui travaillent de l’aube au crépuscule, tout à leur passion de créer le vin ultime en pleine harmonie avec Mère Nature. Seules les machines encore un peu utilisées leur donnent du fil à retordre (pressoirs, mini tracteurs…). Pour un peu, ils ressembleraient à des stars hollywoodiennes « made in Roussillon », ces frenchies qui pour les plus âgés ont l’air de philosophes-magiciens proches d’un Gandalf qui aurait troqué son sceptre à sorts pour un sécateur miraculeux. Et on les prend à discourir sur le cépage « Carignan » dans des envolées lyriques sans doute uniquement possibles après consommation du nectar en question, le tout entre deux titres rocks ou punks. D’ailleurs le titre du film est un clin d’œil à « London Calling ». Après cette séance œnologique très rock’n’roll rondement menée où on regrettera simplement que les termes techniques ne soient pas tous expliqués même si assurément le public de 190 personnes était connaisseur parmi lequel une dizaine de vignerons locaux. Ainsi Julien Klein, jeune viticulteur tout juste installé à Kintzheim, dit « s’intéresser à ces vins nature et pourquoi pas un jour y venir. » Ces deux amis, Etienne et Maxime, s’enthousiasment de ces vins qui peuvent avoir tellement de défauts mais qui lorsqu’ils sont réussis étonnent. Le débat est assez acquis à la cause. En témoin de la soirée, Hubert Hausser du domaine éponyme à Eguisheim qui milite pour la fin des vins de cépage au profit de vins de terroir. « Nous avons tous pris conscience de la chimie des vins d’avant. Il faut revenir à la nature » indique-t-il en substance même si la route est encore longue puisque « les chimistes » (nom donné par les producteurs de vin nature aux défenseurs des vins conventionnels) « saquent systématiquement nos vins dans les dégustations puisqu’ils ne correspondent pas aux standards ». Au-delà de l’absence d’intrants et de la limitation de l’apport en soufre, le vigneron alsacien défend aussi la fin du saccage des sols par l’absorption de substances chimiques mais plus encore par le compactage des sols, qui est selon lui le plus grave. En tout cas, ils en sont persuadés, « nous sommes des précurseurs comme ceux qui ont démarré le vin bio il y a 30 ou 40 ans ». Dans un monde de technologie, un étonnant et moderne retour vers un passé simple par ces jeunes artistes du vin.
    En présence du producteur du film, Nicolas Manuel, le public a pu déguster les vins présentés dans le film mais également certaines productions locales des domaines Dirringer et Engel.
    Philippe Grussenmeyer

    Arrakis
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    CR: Riesling Michel Goettelmann 2011:
    D’une belle couleur dorée, le nez exalte des arômes salins et terpéniques du plus bel effet. La bouche se révèle d’une grande densité avec des notes prononcées de fruits jaunes ainsi qu’une touche saline et beaucoup de profondeur. On peut vraiment dire que les 7 ans de cave ont bonifié ce Riesling qui est sans doute à son apogée !
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    Arrakis
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    CR: Domaine Ernest Burn, Muscat Clos Saint Imer La Chapelle, 1999

    Toujours d’une couleur d’or, ce muscat est hors norme sans réel repère autre sur celui des superlatifs: brillant, croquant avec une belle fraîcheur. Le sucre est un peu mangé . Le vin est bien équilibré et franchement il ne fait pas ses 19 ans ! Exceptionnel.

    Arrakis
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    On en parle ailleurs ?

    Arrakis
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    CR: Lacoste Borie 2001

    Ce Pauillac est généreux en 2001, on peut le considérer comme à son apogée. Il est fondu et très agréable à boire avec toutefois pas mal de vanillé encore même si mais j’étais le seul lui décelait une petite acidité et peut être un très léger manque de matière eu égard à son rang. En tout cas la bouteille a été très rapidement éclusée par le groupe ce qui ne peut que anéantir toute négation subjective par moi émise sur ses qualités.

    Arrakis
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    jlj sans doute car tu (vous) êtes un fin connaisseur mais dans l’immensité de la plèble, nul doute que ce sentiment est loin d’être partagé.

    Ainsi, je conseille même aux amateur de Morey de déguster ce PN à l’aveugle afin de ne pas être victime de ses a priori.

    En ce qui concerne, le prix…je dois rappeler que ce cru n’est pas produit dans tous les millésimes et dixit le sommelier il est rare de pouvoir s’en procurer ce que je n’ai pas vérifié mais que je crois volontiers.

    Arrakis
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    Eh oui JLJ, tout le problème de la reconnaissance des vins d’Alsace et de manière plus générale du marketing qui fait le prix d’un vin.

    Arrakis
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    Je confirme aussi les dires de M.Perez: pour les PN de chez Murée en Clos Saint-Landelin: 2005 remarquable. Voir mes commentaires ici. Et prix similaires à ceux de Lorentz.

    Arrakis
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    Bonjour,
    Merci pour toutes vos réactions sur mon vin y compris en privé de Pascal Léonneti qui confirme mon propos. Si un Alsacien peut confirmer la réalité de mes dires ? Je suis Alsacien, et je confirme ! Ce que disent JMJavaux Et M.Pérèz est très juste. Juste une petite correction: le terme « La Limite » est lié à la parcelle concernée qui est en limite du ban de Bergheim et considérée comme une sinon la meilleure de tout le ban communal pour ce qui est de la vigne. Autrement, tout est très juste: 40 est un rendement bas en Alsace et oui je maintiens que ce vin d’Alsace est supérieur à de nombreux Bourgogne et y compris dans ma dégustation à l’aveugle de la Romanée Conti. Je ne veux pas choquer, c’est juste un constat. J’invite donc chacun ici peu avares de commentaires à le goûter et à revenir en discuter.

    Arrakis
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    CR: G. Lorentz, Pinot Noir 2011, La Limite
    Belle couleur rubis pour ce cru qui exprime au nez de nombreux arômes dont du pavot, des notes épicées et poivrées, du cassis écrasé. En bouche, l’explosion des saveurs se confirme: on peut y ajouter un peu de boisé mais vraiment pas du tout envahissant, les fruits noirs sont toujours présents et le vin se présente comme très complexe…Franchement, si je dois le rapprocher d’un autre cru, il me revient en mémoire un Grand Echezeaux de la Romanée Conti de 2011 également, mais pas sûr qu’il fut le meilleur des deux…

    Le tout se joue sur une magnifique trame avec une très grande longueur. Il pourra vieillir encore.

    Elevé 24 mois dans de vieilles barriques de bourgogne, ce vin démontre la puissance et la prestance qu’un pinot noir peut revêtir. Issue d’une parcelle située à la limite du ban de Bergheim, il témoigne d’une rare grandeur. Bien sûr, le rendement très faible (35 à 40 h/h) n’y est pas étranger ! Bravo en tout cas de démontrer ainsi que de grands rouges peuvent naître en Alsace aussi !
    [hide][spoiler]CR!![/spoiler][/hide]

    Arrakis
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    CR: Château Les Ormes de Pez, Saint-Estèphe, 1998

    19 ans pour ce vin dont la robe est bien sombre encore et dont le nez exprime de puissantes notes toastées, vanillées et boisées. Suivent le cassis et la mûre. On les retrouve en bouche avec de la myrtille aussi sur un vin plutôt délicat, qu’on peut encore qualifier de jeune car les notes tertiaires sont pour ainsi dire absentes. Il est cependant déjà à boire même si 10 ans de plus ne lui feront assurément pas peur.

    Arrakis
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    CR: Château Camensac 2002
    Ce Haut-Médoc me déçoit rarement (beau souvenir des 1998). Ses détracteurs diront qu’il est formaté et que sais-je encore. Pour la part de tous ceux qui l’ont bu en ce jour, il a été d’une rare élégance avec des tannins déjà fondus mais néanmoins encore une grande vivacité, très beaux arômes de fruits rouges (cerises…), la vanille certes faisait encore partie du tout. Belle matière, gourmand et élancé. Pourra encore attendre 3 à 4 ans.

    Arrakis
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    CR: Domaine Rémy Gresser – Alsace Grand Cru Moenchberg, Riesling 2004
    Une belle bouteille de chez Gresser. Robe jaune discrète. Conforme à sa viticulture, le vin est droit, minéral, silex, bien sec et droit avec de beaux agrumes. Tenue dans le temps exceptionnelle. Valeur sûre…

    Arrakis
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    Il semblerait que Christian Koehly soit décédé…Le vignoble aurait été repris par son cousin Koehly de Kintzheim ?

    En tout cas un fabuleux CR: GC Altenberg de Bergheim 2000 (dans la lignée du 1988):
    Robe d’or, nez pétroleux. En bouche: Le vin est fondu et sur des notes puissamment terpéniques. Un tout petit peu de menthe, une acidité bien prononcée pour la finale. C’est plutôt remarquable ! Un bel exemple de Riesling de 17 ans d’âge qui ne s’est que bonifié…! Bravo à Christian Koehly, un vrai vigneron franc du collier et passionné, parti trop vite !

    Arrakis
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    Va falloir que j’ouvre mes 1980, 1986… Par contre 1999 et 2001 peuvent encore attendre ? Merci.

    Arrakis
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    Un vin qui s’en tire bien et typique de son rang. Pas mal de sucre quand même ! Peut être à faire vieillir encore un peu.

    Arrakis
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    CR: [b]Domaine Zind Humbrecht Tokay Pinot Gris, Vendange Tardive, 2000, Herrenweg de Turckheim
    [/b]
    La couleur est superbe un peu sur le bas-armagnac XO et le nez développé mais c’est en bouche qu’une palette aromatique d’une grande ampleur s’offre au palais aguerri ! De la salinité aux fruits secs, l’éventail est large et sollicite largement les papilles. Le sucre est encore présent, la matière considérable. Comme tous les grands vins, le temps le bonifie en le complexifiant sans l’ombre d’un défaut ! Bravo.

    Arrakis
    Participant

    Ce Schoffit se fait d’abord remarquer par son étiquette d’une grande élégance: avec ses reliefs discrets, c’est admirable.
    CR: Elsass, Pinot Gris (Tokay), 2005, Domaine SCHOFFIT, VV, Cuv. Alexandre
    Mais le vin n’est pas en reste: la couleur du liquide est éloquente: servi avec une truite et des oeufs Mimosa, j’optai pour ce Tokay que je pensais plutôt dans un registre moyennement sec…Mais la couleur m’inquiétait déjà: Une belle robe d’or prononcé…Le nez superbe et puissant ne laisse guère de doute: et la bouche achève le tout : en effet, nous sommes bien e présence d’une vin au SR considérable et qui aurait pu mérité le titre de VT ! Fruité (coing, fruits jaunes), rôti, belle complexité à garder encore ! Un magnifique travail de vigneron.

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