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- 15 février 2025 à 23h31
- in reply to: Domaine de la Taille aux Loups
CR: Rémus plus 2014 de la Taille aux loups
[size=100]Le nez s’ouvre rapidement et est complexe. On y trouve des fruits blancs et jaunes et même une pointe d’agrumes ainsi que des notes de fleurs et d’herbes/plantes.
La bouche est avenante et est porté par une très belle énergie.
Il y a beaucoup de tension, mais de la rondeur aussi avec un peu de gras et un côté enveloppant.
L’équilibre acidité/amertume allonge le vin longtemps et de belle manière.
Je trouve que parfois l’amertume est très prononcée sur certaines bouteilles du domaine (j’ai partagé un Haut de Husseau 2015 au mois de septembre avec des amis non initiés à ce type de vin et cela les avait beaucoup perturbé
et j’avoue que j’avais également trouvé l’amertume en fin de bouche un peu dérangeante) alors que là c’était top.
A noter que la bouteille a été bue sur plusieurs jours et n’a quasiment pas bougée.[/size]
- 6 février 2025 à 1h48
- in reply to: Salon Vinidôme Grande Halle Clermont-Ferrand du 25 au 28 février 2022
Bonjour
J’ai eu l’occasion de passer une après midi à Vinidôme avec un ami ce WE.
C’était ma première dans ce salon, j’ai trouvé que c’était plaisant, pour un samedi après midi, nous pouvions circuler facilement et nous avons pu déguster à tous les stands que nous avions sélectionnés.
Je dois dire que j’espérais qu’il y aurait un peu plus de vignerons réputé (je parle notamment en tant que fidèle lpviens, ce n’est pas parce qu’un domaine n’est pas présent sur le forum qu’il n’est pas bon) mais nous avons quand même trouvé notre bonheur.Dans ma pré-sélection j’avais noté le domaine Bannwarth en Alsace en pensant faire déguster leurs fameux vins oranges à mon ami qui ne connaissait pas mais en arrivant au stand je constate qu’ils n’ont pas de vin orange. C’était un homonyme et non pas le domaine Laurent Bannwarth. Bon ça commence pas très bien.
Les trois domaines que nous avons essayé en Alsace ne nous ont pas vraiment convaincu, notamment le domaine Becht dont le riesling nature n’était pas net pour moi.Nous avons fait un arrêt au stand de Montgilet où nous avons passé un super moment grâce à un super accueil d’un vigneron passionné et aussi grâce à certains de leurs vins que j’ai apprécié (le Clos de la Roche Noire en Anjou blanc notamment qui était bien équilibré, avec beaucoup de fruits et de fraicheur et une jolie finale plus sur la minéralité; les trois schistes est prometteur mais très riche en l’état)
Nous avons énormément apprécié notre passage chez Cauhapé (en deux temps, comme chez Montgilet d’ailleurs pour commencer avec leurs secs et nous sommes revenus à la fin pour les liquoreux)
Plus ou moins toute la gamme est au moins intéressante voire très (très) bonne. Mention spéciale au quatre temps en sec et à noblesse du temps en liquoreux qui représentent je pense des supers rapport qualité-prix-plaisir.
Je n’avais pas prévu d’acheter spécialement de vin pour cause de thérapie de mon tavco mais en fait je pensais récemment au fait que je n’avais pas de jurançon sec en cave j’ai donc pris quelques bouteilles de quatre temps qui est à la fois intense voire explosif avec une aromatique qui me plaît beaucoup mais superbement équilibré en bouche avec une acidité bienvenue et maitrisée.
Noblesse du temps c’est un sacré vin aussi, la longueur est magnifique, l’équilibre est top. J’avais déjà un super souvenir sur un 2014 que j’ai bu l’année dernière, je suis content d’en avoir en cave. Là aussi le rapport qualité prix est excellent alors que sur quatuor je suis moins convaincu du rqp.
Le quintessence de petit manseng m’a laissé un excellent souvenir également avec le même équilibre que sur noblesse du temps mais en montant d’un cran quand même au niveau puissance et longueur.Nous avons dégusté quelques vins dans un domaine de bourgogne et un du Jura qui était assez intéressants mais que j’aurais plus de mal à décrire.
Sinon nous avons eu un petit coup de coeur pour le domaine Gérard Courbis (que j’avais sélectionné parce que j’en avais entendu parlé en bien sur lpv) qui produit des superbes syrah 2022 avec un très joli rapport qualité prix comme on en trouve plus beaucoup je trouve.
Les clients ne s’y pas trompés non plus car nous lui avons acheté ses derniers Cornas (à 24€) et Saint Jo vieilles vignes (18€) samedi aux alentours de 18h. Il ne lui restait plus que ses blancs et son Saint Joseph tradition en rouge.
En résumé le tradition (16€) est une belle syrah gouleyante, fruitée bien équilibrée et prête à boire. Le VV est plus riche en tannins et mérite d’être attendu mais très prometteur, Le Cornas est plus structuré mais les tannins sont fins et il sera accessible avant le VV je pense (je précise qu’à ce moment nous sommes en fin de salon avec les papilles quelques peu fatiguées même si j’ai tout recraché excepté le Quintessence de Petit Manseng).Au final, une bien belle journée avec la confirmation de domaines connus (Montgilet et Cauhapé) et une belle découverte.
- 29 janvier 2025 à 0h31
- in reply to: Château de Cruzeau, Pessac-Léognan
CR: Château de Cruzeau, Pessac-Léognan blanc 2014
Un petit mot sur ce vin qui m’a impressionné par sa jeunesse.
Bu entre hier et ce soir, je n’aurais jamais donné 10-11 ans à un vin acheté moins de 10 € en foire aux vins à sa sortie.
Le nez est porté sur les fruits jaunes (citron surtout) et un côté floral (avec un soupçon de miel)
C’est surtout la bouche qui impressionne de structure et de « droiture » pour un vin de ce calibre là. L’acidité est fortement présente mais dans le bon sens, en bouche c’est surtout le citron et le pamplemousse qui dominent et étire assez longuement la finale.
RQP fantastique sur cette bouteille même si au niveau complexité aromatique ce n’est pas la folie mais le plaisir est là- 10 novembre 2024 à 22h54
- in reply to: Champagne Dom Pérignon
Merci Thibault, je vais demander au chef s’il peut me donner sa recette 😉
- 9 novembre 2024 à 1h01
- in reply to: Uroulat, Jurançon
CR: Nous enchaînons avec un vin blanc moelleux pour accompagner un Paris Brest.
Le nez est ouvert sur les fruits exotiques et les fruits jaunes.
C’est vif en bouche avec beaucoup de tension et d’acidité.
Un des invités identifie rapidement l’appellation et il me semble que tout le monde est d’accord puisqu’il s’agit d’un Jurançon Moelleux 2018 du Domaine Uroulat .
C’est déjà bien en place mais ça devrait bien vieillir puisque ça me paraît bien équilibré.
L’acidité du Jurançon contrebalance bien le gras du Paris Brest.Tiré de cette dégustation https://lapassionduvin.kinsta.cloud/degustations-eclectiques/48975-repas-a-la-maison-avec-des-amis?start=30#1240234
- 9 novembre 2024 à 1h01
- in reply to: Château Rayas, Châteauneuf-du-Pape
CR: Le deuxième rouge sera assez vite identifié par une majorité de l’assemblée (du moins le géniteur) puisque le nez est marqué par la fameuse touche Reynaud. Fruits rouges, pot pourri, épices, agrumes etc.
La bouche est bien structurée et très bien équilibrée avec pas mal de fraîcheur et une jolie acidité qui accompagne la très longue finale.
Bien que je commence à avoir bu quelques bouteilles du vigneron, je n’ai goûté entre guillemets « que » le CDT et le DDT (plus certaines autres cuvées comme merlot-syrah notamment).
Du coup difficile de se prononcer sur la cuvée.
Il s’agît d’un Châteauneuf du Pape puisque c’est un Pignan 2009 du Château Rayas étonnant de fraîcheur et de tension sur un millésime réputé chaud. Peut être est ce grâce à l’accord avec le plat (galette d’agneau confit et sauce chimichuri) mais je n’ai pas trouvé le vin alcooleux du tout.
Encore une fois, le chef nous régale d’un superbe plat et d’un accord au top avec cet (encore) excellent vin. Quelle série !Tiré de cette dégustation https://lapassionduvin.kinsta.cloud/degustations-eclectiques/48975-repas-a-la-maison-avec-des-amis?start=30#1240234
- 9 novembre 2024 à 1h00
- in reply to: Domaine de la Grange des Pères
CR: On se remet de nos émotions puis nous attaquons un premier vin rouge servi en accompagnement d’un Kefta de canard aux chanterelles grise et épinards sautés à cru.
Le premier nez m’envoie en bourgogne car la cerise ressort. Puis avec l’aération apparaissent des notes de fruits noirs, un peu de cuir qui orientent certains vers le Rhône nord.
Vu la complexité qui continue de s’amplifier, je me prononce finalement sur un vin d’assemblage plus sudiste car il y a quand même quelques notes de garrigue.
La bouche n’est pas en reste, sur la même complexité que le nez, très bien structurée avec une longue finale qui ne faiblit pas.
Surprise à la vue de l’étiquette, il s’agît de Grange des Pères 2013 . Surprise parce que le vin est très beau mais n’a pas tellement de ressemblance avec les deux autres GDP que j’avais eu l’occasion de boire jusqu’à présent (2014 et 2012). Surtout, c’était le touché de bouche très « velouté » enrobant , délicat qui m’avait marqué. L’arômatique était peut être plus flatteuse également. Effet millésime ?
Ca reste excellent et peut être encore jeune et moins prêt à boire sur ce millésime.
Super accord là encore avec le canard qui est excellent égalementTiré de cette dégustation https://lapassionduvin.kinsta.cloud/degustations-eclectiques/48975-repas-a-la-maison-avec-des-amis?start=30#1240234
- 9 novembre 2024 à 1h00
- in reply to: Champagne Dom Pérignon
CR: Comme prévu, le Dom Pérignon 1985 n’est pas bu à l’aveugle puisque David nous l’avait annoncé.
Comme suggéré par Eric B sur le fil dédié au domaine la bouteille est ouverte juste avant le service pour garder du peps et surtout ses bulles. Il est servi dans des verres différents, il me semble des Lehmann Grand Champagne.
La couleur est belle et tire sur l’orange avec un joli « brillant ».
Le nez s’ouvre rapidement sur une multitude d’arômes et ne cessera d’évoluer sans jamais s’effondrer. C’est difficile de décrire les nombreux arômes présents mais on peut citer entre autres, des fruits mûrs et confits, des fruits secs, des notes de caramel, de la prune, de l’abricot, des plantes etc… superbe complexité aromatique.
L’effervescence est étonnamment bien présente et apporte de l’énergie au vin
C’est bien structuré, puissant et il y a une belle acidité en colonne vertébrale mais également de la douceur qui remplit la bouche et un léger côté crémeux. Longueur et persistance XXL.
C’est vraiment très beau
Et là où la magie va opérer c’est sur l’accord met vin (je m’étais préparé à goûter cette bouteille mais je m’attendais naïvement la boire à l’apéritif je l’avoue)
David nous apporte une brochette de ris de veau aux morilles et jambon bellota et là… n’ayons pas peur des mots, le vin est magnifique, le plat l’est tout autant et les deux ensemble c’est l’extase !
Pourtant je suis pas spécialement fan des ris de veau mais tout le monde prend son pied et je pense pouvoir parler au nom de tous pour dire qu’on a profité d’un grand moment de gastronomie.Merci Eric pour les conseils qui se sont révélés parfaitement à propos
Tiré de cette dégustation https://lapassionduvin.kinsta.cloud/degustations-eclectiques/48975-repas-a-la-maison-avec-des-amis?start=30#1240234- 9 novembre 2024 à 1h00
- in reply to: Domaine Jean-Paul & Benoît Droin, Chablis
CR: Le deuxième blanc est servi avec un mini filet de truite avocat et cacahuète.
La couleur est jaune très claire avec des reflets verts.
Le nez évoque rapidement un chardonnay bien né avec des légères notes pâtissières mais surtout de fruits blanc (le citron ressort il me semble) avec un côté fumé et iodé. Certains pensent à un beau chardonnay de la côte de Beaune, nous sommes deux à partir sur Chablis avec les notes de citron/iode qui sont assez discrètes mais bien présentes.
Grande longueur en bouche parfaitement équilibrée par une acidité laser mais je pense que c’est encore jeune (Le vin s’est ouvert avec l’aération et les dernières gorgées étaient pour moi les meilleures)
Je tente un coup de bluff sachant que David a des Dureuil dans sa cave et qu’un Maizières bu au printemps avait un côté très Chablisien mais non c’est bien un Chablis Grand Cru Les Clos 2014 de Benoît et Jean Paul Droin .
Là aussi c’est excellent et l’accord fonctionne parfaitement bienTiré de cette dégustation https://lapassionduvin.kinsta.cloud/degustations-eclectiques/48975-repas-a-la-maison-avec-des-amis?start=30#1240234
- 9 novembre 2024 à 0h59
- in reply to: Domaine de la Taille aux Loups
CR: Nous attaquons par un vin blanc qui accompagne un tartare de Saint Jacques, sauce fruit de la passion et pomme fraîche: le nez s’ouvre sur des notes empyreumatiques avec un côté toasté/fruits secs. Le deuxième nez est assez floral et porté sur les fruits jaune avec une touche de miel, la bouche est traçante, portée par une belle structure avec un équilibre acidité/amertume qui assure une longue finale.
Difficile de se prononcer sur l’origine du vin, un des convive évoque le chenin, je n’ose trop me prononcer mais ça me parle un peu à cause de l’amertume en bouche.
C’est bien un joli chenin d’un domaine que je connais mais c’est ma première rencontre sur cette cuvée: Clos Venise 2014 du domaine de la Taille aux Loups sur l’appellation Vouvray (à l’époque puisque la réglementation a changé)
Très beau vin encore bien jeune et joli accord avec le plat qui est excellent également.Tiré de cette dégustation https://lapassionduvin.kinsta.cloud/degustations-eclectiques/48975-repas-a-la-maison-avec-des-amis?start=30#1240234
- 9 novembre 2024 à 0h51
- in reply to: Repas à la maison avec des amis
Un mot sur le contexte, David un ami cuisinier de formation et désormais à la tête d’une cave à manger organise un soirée de dégustation de vin à l’aveugle avec des amis à lui dont certains sont également des professionnels du vin.
Je n’ai évidemment pas hésité longuement à répondre positivement à l’invitation.
Tout sera bu à l’aveugle (chaussettes sur les bouteilles ouvertes plusieurs heures à l’avance mais simplement débouchées excepté pour le Dom Pérignon annoncé à l’avance aux invités en tête d’affiche) dans des verres Lehmann.Nous attaquons par un vin blanc qui accompagne un tartare de Saint Jacques, sauce fruit de la passion et pomme fraîche: le nez s’ouvre sur des notes empyreumatiques avec un côté toasté/fruits secs. Le deuxième nez est assez floral et porté sur les fruits jaune avec une touche de miel, la bouche est traçante, portée par une belle structure avec un équilibre acidité/amertume qui assure une longue finale.
Difficile de se prononcer sur l’origine du vin, un des convive évoque le chenin, je n’ose trop me prononcer mais ça me parle un peu à cause de l’amertume en bouche.
C’est bien un joli chenin d’un domaine que je connais mais c’est ma première rencontre sur cette cuvée: Clos Venise 2014 du domaine de la Taille aux Loups sur l’appellation Vouvray (à l’époque puisque la réglementation a changé)
Très beau vin encore bien jeune et joli accord avec le plat qui est excellent également.Le deuxième blanc est servi avec un mini filet de truite avocat et cacahuète.
La couleur est jaune très claire avec des reflets verts.
Le nez évoque rapidement un chardonnay bien né avec des légères notes pâtissières mais surtout de fruits blanc (le citron ressort il me semble) avec un côté fumé et iodé. Certains pensent à un beau chardonnay de la côte de Beaune, nous sommes deux à partir sur Chablis avec les notes de citron/iode qui sont assez discrètes mais bien présentes.
Grande longueur en bouche parfaitement équilibrée par une acidité laser mais je pense que c’est encore jeune (Le vin s’est ouvert avec l’aération et les dernières gorgées étaient pour moi les meilleures)
Je tente un coup de bluff sachant que David a des Dureuil dans sa cave et qu’un Maizières bu au printemps avait un côté très Chablisien mais non c’est bien un Chablis Grand Cru Les Clos 2014 de Benoît et Jean Paul Droin.
Là aussi c’est excellent et l’accord fonctionne parfaitement bien.Vient ensuite le grand moment de la soirée:
Comme prévu, le Dom Pérignon 1985 n’est pas bu à l’aveugle puisque David nous l’avait annoncé.
Comme suggéré par Eric B sur le fil dédié au domaine la bouteille est ouverte juste avant le service pour garder du peps et surtout ses bulles. Il est servi dans des verres différents, il me semble des Lehmann Grand Champagne.
La couleur est belle et tire sur l’orange avec un joli « brillant ».
Le nez s’ouvre rapidement sur une multitude d’arômes et ne cessera d’évoluer sans jamais s’effondrer. C’est difficile de décrire les nombreux arômes présents mais on peut citer entre autres, des fruits mûrs et confits, des fruits secs, des notes de caramel, de la prune, de l’abricot, des plantes etc… superbe complexité aromatique.
L’effervescence est étonnamment bien présente et apporte de l’énergie au vin
C’est bien structuré, puissant et il y a une belle acidité en colonne vertébrale mais également de la douceur qui remplit la bouche et un léger côté crémeux. Longueur et persistance XXL.
C’est vraiment très beau
Et là où la magie va opérer c’est sur l’accord met vin (je m’étais préparé à goûter cette bouteille mais je m’attendais naïvement la boire à l’apéritif je l’avoue)
David nous apporte une brochette de ris de veau aux morilles et jambon bellota et là… n’ayons pas peur des mots, le vin est magnifique, le plat l’est tout autant et les deux ensemble c’est l’extase !
Pourtant je suis pas spécialement fan des ris de veau mais tout le monde prend son pied et je pense pouvoir parler au nom de tous pour dire qu’on a profité d’un grand moment de gastronomie.On se remet de nos émotions puis nous attaquons un premier vin rouge servi en accompagnement d’un Kefta de canard aux chanterelles grise et épinards sautés à cru.
Le premier nez m’envoie en bourgogne car la cerise ressort. Puis avec l’aération apparaissent des notes de fruits noirs, un peu de cuir qui orientent certains vers le Rhône nord.
Vu la complexité qui continue de s’amplifier, je me prononce finalement sur un vin d’assemblage plus sudiste car il y a quand même quelques notes de garrigue.
La bouche n’est pas en reste, sur la même complexité que le nez, très bien structurée avec une longue finale qui ne faiblit pas.
Surprise à la vue de l’étiquette, il s’agît de Grange des Pères 2013. Surprise parce que le vin est très beau mais n’a pas tellement de ressemblance avec les deux autres GDP que j’avais eu l’occasion de boire jusqu’à présent (2014 et 2012). Surtout, c’était le touché de bouche très « velouté » enrobant , délicat qui m’avait marqué. L’arômatique était peut être plus flatteuse également. Effet millésime ?
Ca reste excellent et peut être encore jeune et moins prêt à boire sur ce millésime.
Super accord là encore avec le canard qui est excellent également.Le deuxième rouge sera assez vite identifié par une majorité de l’assemblée (du moins le géniteur) puisque le nez est marqué par la fameuse touche Reynaud. Fruits rouges, pot pourri, épices, agrumes etc.
La bouche est bien structurée et très bien équilibrée avec pas mal de fraîcheur et une jolie acidité qui accompagne la très longue finale.
Bien que je commence à avoir bu quelques bouteilles du vigneron, je n’ai goûté entre guillemets « que » le CDT et le DDT (plus certaines autres cuvées comme merlot-syrah notamment).
Du coup difficile de se prononcer sur la cuvée.
Il s’agît d’un Châteauneuf du Pape puisque c’est un Pignan 2009 du Château Rayas étonnant de fraîcheur et de tension sur un millésime réputé chaud. Peut être est ce grâce à l’accord avec le plat (galette d’agneau confit et sauce chimichuri) mais je n’ai pas trouvé le vin alcooleux du tout.
Encore une fois, le chef nous régale d’un superbe plat et d’un accord au top avec cet (encore) excellent vin. Quelle série !Nous allons enchaîner avec un Merlot Syrah 2005 du Domaine des Tours pour accompagner le fromage (une tome de vache de pays aux Artisous) mais qui va surtout mettre l’accent sur la différence entre un joli vin de Châteauneuf de Rayas et un vin plus classique du DDT car la différence est flagrante entre ces deux bouteilles
Le Merlot Syrah est marqué par l’aromatique typique du domaine et ne fait pas son âge mais la bouche est très courte comparé au Pignan.Nous enchaînons avec un vin blanc moelleux pour accompagner un Paris Brest.
Le nez est ouvert sur les fruits exotiques et les fruits jaunes.
C’est vif en bouche avec beaucoup de tension et d’acidité.
Un des invités identifie rapidement l’appellation et il me semble que tout le monde est d’accord puisqu’il s’agit d’un Jurançon Moelleux 2018 du Domaine Uroulat.
C’est déjà bien en place mais ça devrait bien vieillir puisque ça me paraît bien équilibré.
L’acidité du Jurançon contrebalance bien le gras du Paris Brest.Nous allons finir la soirée sur un digestif avec une bouteille de Chartreuse 9-ème Centenaire.
Joli équilibre entre la puissance végétale, le sucre et l’acidité. Il y a de la douceur mais aussi de la tension. C’est puissant et long en bouche.Je n’établirai pas de classement sur mes préférences étant donné que les vins étaient tous très différents mais tout était à un gros niveau et excellent mais autant au niveau du vin, que du plat et de l’accord entre les deux le duo avec Dom Pé / Brochette de ris de Veau était au dessus.
Magnifique soirée et un grand merci à David pour cette soirée de très haut niveau, le tout dans une très bonne ambiance.
- 26 octobre 2024 à 14h17
- in reply to: Champagne Dom Pérignon
Bonjour
Je voudrais demander un conseil à la communauté, un ami s’apprête à ouvrir un Dom Pérignon 1985 à l’apéritif et me demande des conseils pour la préparation de ce vin: est ce qu’il faut l’ouvrir à l’avance? Température de service etc?
Ni lui, ni moi n’avons déjà goûté un champagne de presque 40 ans et de cette maison, donc si vous avez des conseils…Merci d’avance et bon WE.
Franck
- 14 octobre 2024 à 1h06
- in reply to: Clos Floridène
Jérôme, l’accord c’était avec une tielle sétoise ?
- 29 août 2024 à 1h07
- in reply to: Bien choisir ses verres de dégustation
[quote= »hyllos post=1235568 userid=2869″]
[quote= »4fingers post=1235553 userid=14580″]Bonjour à tousJ’ai essayé le cocoon Bordeaux, je trouve qu’il est efficace pour bien aérer rapidement une bouteille quand on vient de l’ouvrir, le nez s’ouvre rapidement et c’est plaisant de l’utiliser.
Par contre, en ayant l’habitude d’ouvrir une bouteille et de la boire sur plusieurs jours, je trouve que dans les jours qui suivent, le verre perd en « précision ».
J’imagine que l’épaule très large du verre permet une aération rapide mais que quand le vin est déjà ouvert, l’avantage devient presque un inconvénient[/quote]
Clairement, c’est un verre à vins « jeunes ». Après… je n’ai pas noté particulièrement de problèmes sur des bouteilles déjà ouvertes. Tu stockes comment après ouverture ? Le verre à vin rouge dans ce cas se comportera mieux si tu as noté ce problème. Je viens de faire un BF de base sur deux semaines et c’était impeccable. Mais en général sur les vins qui supportait bien l’ouverture, je n’ai pour ma part pas noté que le vin goûtait moins bien dans ce verre après une semaine… Je stocke au frigo après ouverture, en rebouchant immédiatement la bouteille. Par d’ouverture à l’avance non plus si je sais que je vais consommer sur plusieurs jours.Après il est clair que le Cocoon Bordeaux est un verre pour vin puissant qui nécessitent de l’espace. Il est quand même sérieusement énorme. [/quote]
On est d’accord, cela convient pour des vins plutôt jeunes et qui ont besoin d’aération.
Sinon, je fais comme toi pour la conservation la majorité du temps, pas d’aération préalable quand je vais boire une bouteille sur plusieurs jours, rebouchage immédiat après le service et bouteille au frigo.
Pour répondre également à Eric B, probablement que c’est le vin qui perd en précision mais j’ai l’impression que le verre majore cet effet parce que quand je rebascule le même vin sur un autre verre j’ai parfois l’impression que le vin « goûte » mieux dans ce dernier.
Après, c’est mon ressenti après quelques dégustations, je n’ai pas fait une étude mais je pense que ce verre a comme souvent les inconvénients de ses avantages.- 28 août 2024 à 1h13
- in reply to: Bien choisir ses verres de dégustation
Bonjour à tous
J’ai essayé le cocoon Bordeaux, je trouve qu’il est efficace pour bien aérer rapidement une bouteille quand on vient de l’ouvrir, le nez s’ouvre rapidement et c’est plaisant de l’utiliser.
Par contre, en ayant l’habitude d’ouvrir une bouteille et de la boire sur plusieurs jours, je trouve que dans les jours qui suivent, le verre perd en « précision ».
J’imagine que l’épaule très large du verre permet une aération rapide mais que quand le vin est déjà ouvert, l’avantage devient presque un inconvénient- 24 juillet 2024 à 19h06
- in reply to: Repas à la maison avec des amis
Merci de ta réponse Quentin, qu’est ce que tu as eu l’occasion de goûter en Loire et Alsace pour avoir une idée ?
- 24 juillet 2024 à 2h48
- in reply to: Repas à la maison avec des amis
Bonsoir Quentin,
Je t’avoue que j’ai pas acheté beaucoup de Bourgognes (rouges en tout cas) essentiellement pour cause de budget comme tu peux t’en douter.
J’ai pu acheter des Droins en 1er cru et même quelques grand crus que je n’ai pas encore touché (un Chablis village 2015 de Droin goûté récemment était encore jeune) et des Dureuil, Goisot, Bongran.
Comme dit plus haut j’ai trouvé ce Meix Cadot VV assez jeune
Dans les vins que j’ai bu plus ou moins récemment et que je m’attendais à voir plus évolué,(de mémoire) excepté le Rémus, je pourrais citer un Brétéche de la Chevalerie en rouge, un Bassenon de Cuilleron bu à Noël, un C9P du domaine Ferrand (pour ces deux vins je pensais que la qualité très moyenne du millésime se sentirait déjà à ce stade alors que pas du tout à mon sens) un Prestige de Puech Haut ou un Nuit Grave du Mas des Chimères.
Après j’ai bu des vins qui étaient à point comme des Bordeaux style Belle-Vue et Charmail mais je n’ai pas touché aux GCC.
Dans ceux que je pensais qu’ils seraient peut être moins évolués (ou peut être qu’ils ne se sont pas présenté dans un bon jour à mon goût) il y a un Saint Joseph de Chirat, un Thalberg de Roland Schmitt un Chablis du domaine Garnier, un La Louvière blanc qui est peut être entre deux phases, ou la cuvée Ordovicien de Bablut que j’apprécie beaucoup.
Ce n’est pas un scoop mais globalement cela me laisse penser que les meilleurs vignerons sont ceux qui parviennent à laisser leur terroir le mieux s’exprimer dans le temps non?Et toi qu’est ce que tu as comme recul sur les vins que tu as bu dans ce millésime ?
- 22 juillet 2024 à 17h53
- in reply to: Repas à la maison avec des amis
Tout à fait Eric, je n’ai pas à me plaindre, il y a de belles choses dans ce millésime.
Après toutes ces années de recherche (de domaine à découvrir, et encore plus sur ce millésime là sur lequel j’ai acheté beaucoup de choses diffèrentes) je commence à avoir goûter pas mal de cuvées différentes et c’est très intéressant pour ma culture de voir l’évolution sur 10 ans. Des bouteilles paraissent bien jeunes pour 10 ans (comme le Meix Cadot VV bu hier ou un Rémus de La Taille aux loups bu récemment) alors que d’autres vins ont évolué plus rapidement que je l’imaginais.- 22 juillet 2024 à 17h45
- in reply to: Cru Lamouroux, Jurançon
CR:Jurançon doux du domaine Cru Lamouroux 2014
Nez plutôt discret à l’ouverture qui s’ouvrira progressivement sur les fruits jaunes et exotiques et une pointe de truffe blanche
Acidité millimétrée et bonne longueur en bouche qui étire la longue finale toute en fraîcheur.Bue lors de cette occasion: https://lapassionduvin.kinsta.cloud/degustations-eclectiques/48975-repas-a-la-maison-avec-des-amis#1233555
- 22 juillet 2024 à 17h42
- in reply to: Château des Tours
CR: Côtes du Rhones du Château des Tours 2014
Nez assez typique de la maison avec pas mal de fruits rouges (groseille notamment) mais assez changeant (je l’avais ouvert une heure avant) La fameuse touche « épicée » est bien là aussi
Il y a de la fraîcheur en bouche et l’équilibre est bon tant que ça reste assez frais
Finale sur l’orange avec une bonne longueur
Plutôt très bien mais cette bouteille a un petit peu moins de fraîcheur que sa petite soeur dégustée il y a un moment. De plus la couleur vraiment orangée et l’aromatique de la fin de la bouteille évoquent une bouteille plus évoluée. Ce n’est pas la première fois que je retrouve des différences assez significatives d’évolution sur les vins du domaine mais je sais que je ne suis pas le seul dans ce cas.Bu lors de cette occasion: https://lapassionduvin.kinsta.cloud/degustations-eclectiques/48975-repas-a-la-maison-avec-des-amis#1233555