tiens donc….

Nous avons 1 invités et 0 utilisateurs enregistrés en ligne.

forums Loire tiens donc….

  • Poste
  • PEREZ
    Offline

    une question qui me taraude depuis quelques temps ….
    j’ai adoré le quart de chaume 96 de Baumard. Xavier vient de nous indiquer que le 97 est une de ses bouteilles de l’année.Vargo vient d’écrire que le 2001 était l’une de ses bouteilles de l’année…

    Quand on parle avec certains amateurs ligériens et certains producteurs qui ont la côte actuellement dans la région, on sent bien un peu de retenue, voire quelques sarcasmes.

    Alors il est temps de s’expliquer : terminé la langue de bois, allons y. LPV ça sert à ça.

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 105)
  • Replies
    pierre-alain benoit
    Participant

    Bonjour,
    Tu devrais te rendre au domaine. Tu pourrais y découvrir des vignes de type soviétique (nées d’accord de collaboration entre l’INRA d’Angers et la Roumanie dans les années 60-70 ?) ainsi que des terrasses récentes qui ont une particularité vraiment extraordinaire : l’herbe n’y pousse jamais, ni sur le plat ni sur le dévers. Cela vaut vraiment le détour. M. Baumard a en outre commis un ouvrage où il livre le fond de sa pensée et qu’y s’avère particulièrement instructif.
    Que dire de plus ?
    Très cordialement
    Pierre-Alain Benoit

    chinbourg
    Participant

    Bon ben, je crois que le débat est lancé…;)

    Je suis assez d’accord avec PAB.

    Maintenant qu’isolément on puisse trouver une bouteille qui vous séduit pourquoi pas…

    Jérôme PEREZ
    Participant

    et c’est quoi le fond de sa pensée ?
    et tu en penses quoi des vins ?

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Ce texte signé Bettane & Dessauve peut donner un début d’explication sur la position de certains:

    [i]Florent Baumard agace prodigieusement les conservateurs de tout poil, et particulièrement les champions du politiquement correct en viticulture et vinification, des doux dingues de la nature bonne et bienfaisante aux grands manipulateurs du vin (authentique), expression aussi stupide, vous l’avouerez, que celle de musique ou de peinture (authentique)! Son tort, c’est de croire au progrès, à la science (mais avec conscience), et de faire des vins à son image, impeccables, bien élevés, bref non rebelles et de bonne compagnie. Ce qui n’interdit pas l’audace. Mozart, c’est bien plus révolutionnaire que Presley.

    Le Clos de St Yves du Domaine révolutionne depuis un certain temps le type des beaux blancs secs du chenin. Son 2005 est presque une perfection dans le genre avec son arôme si pur et si harmonieux de fleurs blanches, de miel, de fleur d’acacia (le contraire du miel oxydatif ‘cire d’abeille’), son corps suprêmement équilibré et la sensation qu’il donne de provenir d’une vendange idéalement mûre. Tranquillement voluptueux, telle pourrait être sa devise. En tout cas n’hésitez pas à l’essayer sur un bar de petit bateau aux algues, ou sur un tronçon de gros turbot.[/i]

    Je ne prends pas position sur le sujet, ne connaissant ni l’homme, ni les vins…

    chinbourg
    Participant

    Le Clos de St Yves du Domaine révolutionne depuis un certain temps le type des beaux blancs secs du chenin. Son 2005 est presque une perfection dans le genre avec son arôme si pur et si harmonieux de fleurs blanches, de miel, de fleur d’acacia

    Des arômes tellement pur, que l’on peut se poser la question de son naturel…;)

    laurent garlin
    Participant

    je ne connais que la propriété du domaine (pas les vignes) et les vins des années 90.
    Ses quart de chaume 90, 92, 96 et le 97 sont des vins somptueux, archétype de leur appellation, des monstres pour le vieillissement. Si l’agriculture « classique » (chimique diront certains) est capable de produire de tels vins, où est le problème? critiques-t-on Mouton, Lafite ou Latour sous cet angle pour les grands vins qu’ils produisent?
    j’ajoute que j’ai aimé en outre ses savennières 90 et clos du papilon 95, tout comme son CdL « cuvée le paon » 97.

    chinbourg
    Participant

    Quelques passages tirés du site Baumard.fr…

    [i]Dès 1955, le cheval, lent compagnon du vigneron, a été remplacé par des auxiliaires entièrement nouveaux. Des éléments mécaniques d’abord, avec l’avènement de tracteurs plus rapides et plus lourds. Des éléments chimiques ensuite. Que ce soit dans le traitement des parasites de la vigne avec les organiques de synthèse biodégradables, que ce soit dans l’entretien des sols avec les désherbants.
    Il a fallu réinventer une grammaire pour la culture de la vigne.

    Au Domaine des Baumard, elle s’est concrétisée par une méthode nouvelle de conduite de la vigne :

    L’alternance de travail du sol et d’enherbement ( un rang sur deux) pour préserver la faune micro-biologique du sol et son potentiel d’humus, pour éviter le tassement sclérotique qui pourrait résulter du passage régulier des lourds appareils modernes.

    Avoir un mode de conduite propice à la motorisation.
    Un grand écartement autorise l’emploi de matériel agricole ordinaire.
    Il permet d’obtenir la même stabilité avec un tracteur normal à roues qu’avec un tracteur à chenilles étroit. En cas de vignoble à parcellaire dispersé. Le tracteur à roues a un avantage primordial sur le tracteur à chenilles : il peut se déplacer sur route.[/i]

    Ce qui est en gras me pose question…, faut il déseherber chimiquement ou préserver la faune micro-biologique, bref c’est ce double langage qui a pu irriter nombres d’amateurs.:(

    oliv
    Maître des clés

    Si l’agriculture « classique » (chimique diront certains) est capable de produire de tels vins, où est le problème?

    Je ne connais pas les vins du domaine donc je ne pourrai pousser plus avant dans le débat mais les propos d’Enzo me semble frappés au coin d’un bon sens que les CRs mentionnés par Jérôme étayent.

    [size=x-small]Je sens qu’on est reparti pour une énième guerre de religion ! 😉[/size]

    Eric BERNARDIN
    Participant

    L’alternance travail du sol/ enherbement est une pratique de quasiment tous les domaines en bio. Ca veut simplement dire qu’il laboure un rang sur deux et tond le rang suivant, et ce afin de faciliter le passage des tracteurs. Où il peut y avoir une différence avec les bio, c’est le désherbage chimique ou non dans les inter-rangs.

    Jérôme PEREZ
    Participant

    chinbourg écrivait:
    ——————————————————-
    > Des arômes tellement purs, que l’on peut se poser
    > la question de son naturel…;)

    que veux-tu dire par là ?
    J’avais dit « pas de langue de bois ». Mais attention, pour ce type d’argument, il faut être solidement armé.

    Autre question : pas d’herbe du tout ou de l’herbe un rang sur deux ? ce n’est pas la même chose.

    Et les vins ?

    Que l’on soit bien clair : je ne cherche pas à défendre Baumard, mais j’ai toujours apprécié les vins et j’ai toujours été surpris du « lynchage » de certains amateurs éclairés (mais qui appartiennent quand même à la même mouvance, même si je trouve que la définition qu’en donnent Bettane est un peu caricaturale) et surtout de certains confrères qui n’ont pas non plus hésité à parler de « plus gros chaptaliseur de la vallée ». Là aussi rien d’écrit, que de l’oral, et encore une fois, pour ce type d’argument, il faut être bien armé.

    Alors, intox, jalousie, guerre de tranchée ou réalité ?

    pierre-alain benoit
    Participant

    Le plus simple pour toi est d’acheter par correspondance au domaine ou à la librairie de Rochefort , « Le quarts de Chaume » de Jean Baumard (édité à compte d’auteur – 264 pages).
    Tu comprendras que les Baumard ont une conception « techonologique » du vin, partageant une philosophie positiviste. Ils concentrent ainsi la haine des amoureux de la nature et des vins naturels. Fins procéduriers, ils ont aussi récemment obtenu l’annulation du décret concernant le cru « Chaume », ce qui a bien sûr fait particulièrement plaisir à nombre de leurs « confrères ».
    Si ces éléments n’ont pas de prise sur toi, tu peux alors tenter la dégustation et là c’est éminemment subjectif. Pour ma part, le Verdhelo m’a toujours semblé sans intérêt et les Savennières assez mous.
    A ce stade, je maintiens qu’une visite s’impose.
    a+
    pierre-alain benoit
    ps : pour ce qui concerne les VHL (vignes hautes & larges), l’un des objectifs premiers est le passage d’engins lourds polyvalents (toutes cultures) qui tassent évidemment bien les sols, d’où l’invention à postériori de l’enherbement pour tenter de les aérer après tassement !
    ps concernant les terrasses : je peux t’envoyer par e-mail les photos qui témoignent de l’éradication chimique et systématique de l’herbe

    jpmt
    Participant

    Si l’agriculture « classique » (chimique diront certains) est capable de produire de tels vins, où est le problème? critiques-t-on Mouton, Lafite ou Latour sous cet angle pour les grands vins qu’ils produisent?

    Évidemment qu’on critique, on a tout de même le droit de ne pas vouloir retrouver de produits chimiques dans son verre, on en a suffisamment ailleurs dans notre alimentation, et peu importe qu’il s’agisse de vin de table ou de premier cru.

    Ce n’est pas une question gustative mais une élémentaire question de santé (au demeurant autant pour le consommateur que pour le viticulteur).

    De par mon âge, la majorité de ma cave est constituée de « chimique », le bio de qualité étant une rareté dans la seconde moitié du siècle dernier, et je déguste toujours avec plaisir ces vins, mais aujourd’hui si j’achète, par exemple, un Pauillac ce ne sera sûrement plus un Mouton mais un Pontet-Canet.

    Cordialement,

    Jean-Pierre

    chinbourg
    Participant

    Eric B écrivait:
    ——————————————————-
    > L’alternance travail du sol/ enherbement est une
    > pratique de quasiment tous les domaines en bio. Ca
    > veut simplement dire qu’il laboure un rang sur
    > deux et tond le rang suivant, et ce afin de
    > faciliter le passage des tracteurs. Où il peut y
    > avoir une différence avec les bio, c’est le
    > désherbage chimique ou non dans les inter-rangs.

    D’accord avec toi, mais les bios ne balancent pas massivement des désherbants…
    Le double langage est de dire que l’on laboure un rang sur deux, le second étant enherbé.
    Alors que dans les faits ce n’est pas du tout ce qui est pratiqué…l’enfherbement n’est là que pour favoriser le passage du gros tracteur par n’importe quelle condition.
    Certains vignerons sont encore plus vicieux, ils désherbent chimiquement avant de labourer, c’est plus joli. 😀

    Jérôme PEREZ
    Participant

    j’entends les arguments.

    et au sujet de la chaptalisation ?

    chinbourg
    Participant

    [i]Jérôme Pérez écrivait:
    ——————————————————-
    > chinbourg écrivait:
    > ————————————————–
    > —–
    > > Des arômes tellement purs, que l’on peut se poser la question de son naturel…;)
    >
    > que veux-tu dire par là ?
    > J’avais dit « pas de langue de bois ». Mais attention, pour ce type d’argument, il faut être solidement armé.[/i]

    Jérôme, pas de langue de bois, si il faut monter un dossier à charge pouvant tenir devant un tribunal, il serait plus heureux de trouver quelqu’un qui a travaillé au domaine et qui pourrait nous expliquer comment il fonctionne.
    Par contre, si tu demandes à un amateur de vin ce qu’il pense du domaine, alors là, je peux exprimer mon point de vue.

    > Autre question : pas d’herbe du tout ou de l’herbe un rang sur deux ? ce n’est pas la même chose.
    Si l’herbe n’est là que pour passer faire passer les engins et qu’ à côté on désherbe chimiquement, effectivement, oui c’est la même chose.
    Cela me fait penser à Papin qui ne préconnise pas le travail du sol…

    Bref, je pense que l’on va tourner en rond, d’un côté les détenteurs, du seul le résultat compte et de l’autre, des amateurs qui ont envie d’en savoir un peu plus, sur les méthodes employées pour arriver à produire du vin.

    chinbourg
    Participant

    Jérôme Pérez écrivait:
    ——————————————————-
    > j’entends les arguments.
    >
    > et au sujet de la chaptalisation ?

    SI tu as un budget, on peut déjà essayer de vour si il n »y a que du sucre de raisin, avec un budgete plus conséquent on peut même déterminé si ce sucre ne vient ps d’une vigne espagnole…
    Quant aux autres moyens comme l’osmoseur, la cryo, etc … là il nous faudrait une taupe.:D

    laurent garlin
    Participant

    « Bref, je pense que l’on va tourner en rond, d’un côté les détenteurs, du seul le résultat compte et de l’autre, des amateurs qui ont envie d’en savoir un peu plus, sur les méthodes employées pour arriver à produire du vin. »

    Laurent, ce n’est pas « seul le résultat compte », mais « le résultat compte d’abord ». Après, il est clair que sauf pour les malhonnêtes, à résultat équivalent, on préférera un vin non traité chimiquement, mais là j’enfonce une porte ouverte.

    « Évidemment qu’on critique, on a tout de même le droit de ne pas vouloir retrouver de produits chimiques dans son verre, on en a suffisamment ailleurs dans notre alimentation, et peu importe qu’il s’agisse de vin de table ou de premier cru. »

    Ce n’est pas une question de droit, c’est juste que la remise en cause d’une production se fait plus aisément en Loire, en Alsace qu’à Bordeaux auprès des 1ers crus que tout le monde se fait un plaisir de déguster et d’en rapporter les dégustations sans ne jamais ajouter dans son CR « fait avec une multitude de produits chimiques« .

    chinbourg
    Participant

    Laurent, comment fais tu pour savoir si le domaine travaille correctement, si ce n’est en lisant les forums, entre les lignes.

    Pour tout ceux qui se rendent en Anjou, si ils prennent la route entre Beaulieu sur Layon et St Aubin, ils passeront devant le Chateau du Breuil, sur la droite, de magnifique vigne larges (passage d’un tracteur normal) et hautes, le tout planté de poteau en béton, il faut le voir pour le croire…
    promis lors d’un prochain passage, je prends quelques photos…

    Brissac49
    Participant

    Laurent, il y aurait un autre moyen de connaitre si Florent Baumard chaptalise ou non ses vins, c est de lui demander, car, meme si je ne suis pas un fan absolu du domaine, reconnaissons a Florent sa grande honnetete…
    Pierre

    laurent garlin
    Participant

    chinbourg écrivait:
    ——————————————————-
    > Laurent, comment fais tu pour savoir si le domaine
    > travaille correctement, si ce n’est en lisant les
    > forums, entre les lignes.

    Il m’arrive d’aller dans aussi dans les vignes mais sinon c’est vrai. et alors? pas saisi?

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 105)
  • Vous devez être connecté pour répondre à ce sujet.