sauternes 2003

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forums Echanges et ventes entre amateurs sauternes 2003

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    Je vends quelques bouteilles de Sauternes 2003:
    Rieussec (RP 96, JMQ 17)
    Guiraud (RP 94, JMQ 18)

    36€/bt

    wvd

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 44)
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    Luc Javaux
    Maître des clés

    36 € pour le Rieussec d’accord, mais la cote du Guiraud est d’un peu moins de 30 €, ce qui nous fait un prix de vente sur LPV de 24 €.

    Luc

    Anonyme
    Invité

    Ce qui en fait d’excellentes affaires pour les amateurs,via le forum(merci LPV!),pour un très joli millésime à Sauternes,avec des vins riches,exubérants,dotés d’un superbe botrytis 🙂

    Luc Javaux
    Maître des clés

    Superbe botrytis en 2003 ? Il me semblait que la concentration s’était faite essentiellement par passerillage, je me trompe ?

    Luc

    wvd
    Participant

    Note de Jean-Marc Quarin sur Guiraud 2003:

    [i]Noté 18 en 2009-09 en bouteille chez un particulier
    Couleur jaune vert, aux reflets ambrés. Grand nez complexe et particulièrement frais, associant des nuances de fruits confits, de menthe poivrée et de roses. Bouche tout en délicatesse, très fruitée, soyeuse et bien équilibrée. Grande longueur où se mêlent la rose, l’amande amère, le raisin sec, les fruits confits, le poivre. Ce vin est impossible à cracher ![/i]

    et Rieussec 2003:

    [i]Noté 16.75 – 17 en 2004-03 en barrique au château
    Ma meilleure note jamais donnée à ce cru en primeur Très beau nez, fin, fruité, frais et épicé. Après une entrée suave et ample, le vin devient pulpeux, riche, mais reste très aérien. Il présente des sensations vives dans la seconde partie du palais qui lui donnent une présentation que je qualifierai de classique, tant elle est habituellement la norme. Grande finale légèrement boisée, rappelant l’ananas, la vanille, la réglisse et des goûts de tisane.[/i]

    Pas mal quand-même pour des vins faits de raisins passerillés?

    wvd

    Anonyme
    Invité

    Pourquoi quand c’est passerillé c’est forcément nul ?? :S

    Anonyme
    Invité

    Euh Luc,tu me fais douter…De ce que j’ai bu en Sauternes 2003,j’ai toujours trouvé un grand Botrytis dans l’expression aromatique des vins.Que le passerillage soit l’une des causes dans la concentration,c’est certes vrai pour les baies ramassées tôt,grillées par la sécheresse et le soleil,mais je peux t’assurer que de nombreuses propriétés ont attendu les pluies de Septembre et le développement de la pourriture noble avant de ramasser.
    J’ai encore bu un Haut Bergeron 2003 hier et c’est vraiment marqué par le Bothrytis;)

    Luc Javaux
    Maître des clés

    OK Laurent, ça me va, je disais ça de mémoire, sans aucune certitude.
    Werner, je ne mets pas en doute la qualité de ces bouteilles, les vins issus de passerillage (ce qui ne semble pas être le cas de ceux-ci) pouvant être au moins aussi grands que ceux issus de botrytis. Les meilleurs Jurançon en sont la preuve.

    Luc

    Frédéric Gautier
    Participant

    marqué par le botrytis c’est certain, fargues l’est aussi
    mais ce n’est pas 100% botrytis
    il serait intéressant d’avoir plus d’infos là-dessus

    Anonyme
    Invité

    En fait,quand je dis »marqué par le botrytis »,je dis cela car je suis à Sauternes et je connais le millésime.Les millésimes en Sauternais « marqués » par le botrytis sont riches en arômes divers,concentrés et puissants,beaucoup plus que les « petits »millésimes,mais il est pour moi difficile de définir le botrytis du simple passerillage.

    Gaultier MALFOY
    Participant

    Je n’ai pas encore bu beaucoup de 2003 (ça se comprend, vous me direz) mais les commentaires parlent (ou parlaient plutôt) de concentration par passerillage principalement.
    Ils ont atteint des teneurs en sucres records mais aussi des complexités intéressantes, et comme disait Laurent, les Sauternes botrytisés sont bien meilleurs.
    J’ai l’impression que le botrytis ne s’est pas développé partout sur le vignoble, mais là où c’était le cas, le champignon a fait son oeuvre puis le soleil intense a déshydraté rapidement les baies, dont la peau était déjà fragilisée par la pourriture noble.

    Simon CDT et Rousset-Peyraguey CDT 2003 ont un beau botrytis, par exemple (et ce dernier est une pure merveille, avis aux amateurs, surtout vis-à-vis du prix plus que raisonnable)

    Eric BERNARDIN
    Participant

    J’étais passé à Yquem en 2004. On m’avait expliqué qu’en 2003 tout avait été vendangé très tôt en un seul passage car le raisin avait passerillé sur pied.

    Frédéric Gautier
    Participant

    pour moi en schématisant les arômes dus au botrytis sont un beau rôti avec des arômes une impression de concentration aérienne
    alors pour le passerillage, on serait plus (en général) sur des arômes confits
    c’est ce que j’ai cru constater sur ce que j’ai bu jusqu’alors (en sauternes toujours) 😉

    Gaultier MALFOY
    Participant

    Effectivement,rôti pour le botrytis et confit pour le passerillé, ça résume assez bien.
    Mais c’est surtout cette note particulière de champignon, du même genre que celle que l’on peut retrouver dans les pinots gris, qui définit le mieux le botrytis.
    Ceci-dit, j’ai déjà retrouvé cette note dans des vins non botrytisés :S

    Michel Gratioulet
    Participant

    J’étais passé à Yquem en 2004. On m’avait expliqué qu’en 2003 tout avait été vendangé très tôt en un seul passage car le raisin avait passerillé sur pied.

    On lit les mêmes effets sur le site de Clos Haut Peyraguey mis à part qu’il est dit que deux jours de pluie après les grosses chaleurs ont suffi pour obtenir des raisins superbement botrytisés.

    Gustativement, je trouve 2003 tout à fait superbe bien qu’un peu lourd auhourd’hui (ce qui semble normal).

    Anonyme
    Invité

    Éric,ce qu’on t’a dit à Yquem en 2004 est à la fois vrai et faux.
    Vrai pour la passerillage quasi-général des baies à la fin-août,grillées par le soleil et la sècheresse.
    Mais faux tout de même car on fait du Sauternes avec du botrytis,et pas autrement,donc les pluies salvatrices de septembre ont permis le développement de la pourriture noble,et le ramassage rapide de baies botrytisées.
    2003 est un millésime de grande concentration,l’effet du passerillage et du botrytis.;)
    Et le botrytis en 2003 est tombé d’un coup,comme une chape de plomb sur le vignoble.

    Eric Galinsky
    Participant

    Mais faux tout de même car on fait du Sauternes avec du botrytis,et pas autrement

    Heu, Laurent,

    J’ai tout de même de sérieux doutes pour les millésimes du sauternais… Un exemple, parmi d’autres : 1985 ou les raisins qui ont donné naissance à Yquem sont pour la plupart issus d’un passerillage plus que d’un botrytis (et pourtant on parle bien d’Yquem !!)

    Eric

    Anonyme
    Invité

    Éric,

    pas qu‘avec du botrytis,bien sûr;)
    Mais il en faut quand même!c’est historique!

    Il faudrait avoir le cahier des charges du décret d’appellation pour en savoir plus.;)

    Luc Javaux
    Maître des clés

    C’est ici, et je confirme, il faut du botrytis.

    Luc

    Eric BERNARDIN
    Participant

    Extrait du Cahier des charges :

    [i]a) Les vins proviennent de raisins récoltés à surmaturation (présence de pourriture noble).
    b) Dispositions particulières de récolte.
    Les vins sont issus de raisins récoltés manuellement par tries successives.
    c) Dispositions particulières de transport de la vendange.
    Pas de disposition particulière.
    2° Maturité du raisin :
    a) Richesse en sucre des raisins.
    Ne peuvent être considérés comme étant à bonne maturité les raisins présentant une richesse en sucre inférieure à 221 grammes par litre de moût.
    b) Titre alcoométrique volumique naturel minimum.
    Les vins présentent un titre alcoométrique volumique naturel moyen minimum de 15 %.
    (…)
    Les vins ne dépassent pas, après enrichissement, le titre alcoométrique volumique total de 21 %.[/i]

    Pourriture noble, ça ne mange pas de pain de la demander. Encore eût-il fallu exiger du « pourri rôti », puisque c’est toujours celui-ci que l’on voit sur les jolies photos. Or, en exigeant seulement 15 % en degré potentiel (12% transformé + 45 g de SR), mais aussi en autorisant l’enrichissement (= euphémisme de chaptalisation), on incite plutôt à ramasser du « pourri plein » qui n’a absolument aucun intérêt (ou encore d’assembler du raisin mûr à 13° avec une certaine proportion de « pourri rôti », histoire de lui apporter ce goût de botrytis).

    Le maximum de 21° potentiel est lui-même une aberration, puisque si tu fais consciencieusement ton travail (ramasser des grappes au stade « pourri rôti » en tries successives), tu vas obtenir des vins à 25-30° potentiel qui n’auraient pas le droit à l’appellation ::o

    Je me demande d’ailleurs comme l’Extravagant de Doisy-Daene peut avoir l’appellation, car il dépasse largement le plafond des 21°…

    Anonyme
    Invité

    Merci Luc pour le cahier des charges;)

    Éric,mystère et boule de gomme pour l’extravagant?????

    Beaucoup de propriétés de la région récoltent à pourri plein avec la possibilité de chaptaliser…ça donne des vins sans grande envergure,sans grande complexité,avec ce goût de susucre qui charme les papilles du plus grand nombre.

    C’est le pourri rôti qui apporte cette complexité,cette concentration et cette puissance qu’offrent les grands liquoreux de la région.

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