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- Ce sujet contient 38 réponses, 17 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Benoit Hardy, le il y a 13 années et 5 mois.
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Je n’ai pu ouvrir « que » les carelles moi aussi ! Plus que hâte de déboucher le bout du clos et la cote faron qui sont en cave ! À noter la sortie de la caisse prestige avec les 3 crus citées, le brut initial et 2 crus vendus uniquement en lot… Coup marketing ou effet de volume minimaliste ???
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- 11 avril 2012 à 12h27
Dans la caisse, pas de brut initial mais 1 bouteille de chaque, mesnil, Ay, ambonnay, mareuil sur Ay (qui sort en octobre et pourra s’acheter seul) et Avize et cramant qui ne seront vendus que dans la caisse de 6.
Alors, pour répondre, les deux mon général, volume très petit et sans doute, technique marketing et commerciale. La DRC fait cela depuis des lustres. Bon moyen aussi que, compte tenu des volumes beaucoup plus faibles que pour les 4 autres, ces deux là, vendues séparément prennent une valeur exagérée ce qui aurait tendance à faire croire qu’elles sont meilleures.
- 11 avril 2012 à 13h34
Et elle est à combien cette caisse?
- 11 avril 2012 à 15h19
elle sera disponible à partir de fin septembre sans doute entre 700 et 750 euros.
Aujourd’hui les 3 lieux-dits Mesnil, Aÿ et Ambonnay sont autour de 120 Euros pièce.- 14 avril 2012 à 1h38
120 euros piece???
Je suis étonné car à l’automne 2011 ces bouteilles étaient à 70 euros au domaine.
Ce qui correspond à l’évolution (peut-être rapide) du prix de la première cuvée sortie (CONTRASTE/AY, 36 euros en 2003, 51 euros en 2007…)Une caisse avec les 6 lieux-dits, Anselme Selosse en parle depuis quelques années, mais le prix cité plus haut fait peur.
Cordialement.
Jean
- 14 avril 2012 à 12h44
Ce n’est pas pour dénigrer sont vin, mais Selosse a un peu attrapé la grosse tête. Cela se ressent sur les tarif de ses cuvée.
- 14 avril 2012 à 19h42
Moogly,
Pourquoi?
Beaucoup sont prêts à mettre le prix des vins de Selosse dans un Dom Pé ou autre grande cuvée de Champagne sans crier au scandale?
Et cette augmentation des prix est entrentenue par la demande depuis un moment car même si il vendait moins cher au domaine, je suis prêt à parier que les prix de revente en seconde main resteraient aussi élevés, (ex: Coche Dury, Dauvissat, Rayas, Raveaneau,etc…)Cdt
David
- 15 avril 2012 à 12h40
Pour alimenter le débat, hier avait lieu la vente aux enchères de la cave d’Alain Chaper à Villefranche, voici les résulatts sur les vins d’Anselme Selosse.
3 VO extrat brut (estimation max de l’expert:240€) adjugé 600€
9 Contraste (estimation max de l’expert:720€) adjugé 1800€
7 Substance (estimation max de l’expert:700€) adjugé 900€
9 Initial (estimation max de l’expert:630€) adjugé 700€
7 Rosé (estimation max de l’expert:560€) adjugé 850€
8 Exquise SEC (estimation max de l’expert:540€) adjugé 580€
6 Brut 1999 (estimation max de l’expert:840€) adjugé 1300€
5 « Bout Du Clos » (estimation max de l’expert:450€) adjugé 800€
4 « Les carelles » (estimation max de l’expert:36€) adjugé 600€
6 « La cote faron » (estimation max de l’expert:540€) adjugé 900€A titre de curiosité 1 Dom Perignon oenothèque 1993 estimé à 230€ est parti à 200€
Donc quasi alignement desprix du Dom Pérignon et des cuvées huppées de Selosse.
On comprend que le domaine hausse ses prix comme d’autres l’ont fait avant eux.
DgeDge
- 15 avril 2012 à 13h08
Bonjour;
Fort heureusement il existe encore quelques cavistes qui ont choisi d’être en retrait de cette frénésie des prix touchant ce domaine.
Si tu dis vrai, c’est vraiment n’importe quoi d’acheter VO à 200€ la bouteille étant donné qu’on la trouve encore à moins de 100€…
- 15 avril 2012 à 13h24
tarkan écrivait:
——————————————————-
> Bonjour;
>
> Fort heureusement il existe encore quelques
> cavistes qui ont choisi d’être en retrait de cette
> frénésie des prix touchant ce domaine.
>
> Si tu dis vrai, c’est vraiment n’importe quoi
> d’acheter VO à 200€ la bouteille étant donné qu’on
> la trouve encore à moins de 100€…Tes cavistes s’ajusteront dans pas très longtemps (sauf si ils ne veulent pas gagner d’argent ce qui est bizarre pour un commercant) , peut être pas pour vendre VO à 200€ mais il va être de plus en plus difficile de trouver la moindre bouteille à moins de 100€ hormis initial…Selosse prend la même direction que Rayas, Coche etc. Rareté organisée du produit et demande augmentant sur le marché secondaire donc…des prix à la hausse.
- 15 avril 2012 à 13h31
Ben écoute, Il vend Selosse depuis des années, et VO n’a bougé que de 10€… Ce sont des anciennes mises, donc il ne voit pas l’intérêt d’augmenter alors que sa marge est confortable… De plus il préfère garder sa clientèle… Mettre VO a plus de 100€, c’est la garder pour un certains temps…
Faut pas oublier quand même que le client prêt à mettre plus de 100€ dans des bulles n’est pas courant…
- 16 avril 2012 à 22h57
tarkan écrivait:
——————————————————-
>
> Faut pas oublier quand même que le client prêt à
> mettre plus de 100€ dans des bulles n’est pas
> courant…J’en fait parti, je monte au max à 50€ pour une bouteille et il faut vraiment que ce vin m’ai fait une trés forte impréssion.
- 18 avril 2012 à 16h29
Initial : Dégorgé en mai 2011 :
Nez frais, super élégant, fruits blancs, cardamone, menthe.
Bouche sublime, tout en fraicheur et élégance. Poire juteuse, mentholé, joli boisé. Nappe le palais en finesse : 17/20V.O :
Plus dense, crayeux. Plus puissant aussi et aromatique, sur les fruits bien mûrs. Pointe oxydative. Très long : 17,5/202002 :
Nez brioché, cremeux, menthe, chevrefeuille
Bouche ultra complexe, gourmande, fruits blancs, crème anglaise, menthe, chèvrefeuille. Bulle superbe. C’est fin et long. Finale parfaite : 18,5/20- 18 avril 2012 à 18h31
Toujours à troller 😉 le petit manseng.
Dfried va encore nous faire une poussée de calcaire, car ici (coin de l’acheteur), on parle de prix !
Pour les CR, c’est dans la rubrique « champagne » et dans le fil consacré au domaine!- 22 avril 2012 à 4h21
Bonsoir DgeDge,
J’ai découvert Selose à ses débuts et il est vrai que les prix étaient accessibles. Aujourd’hui même si je ne consomme ses « vins » que lors de grandes occasions, je crois qu’il faut accepter la réussite de ce vigneron atypique qui a su imposer sa « marque » finalement en très peu de temps. Le vrai challenge c’est de découvrir les futurs « Sélosse » avant que leurs prix s’envolent. C’est un véritable travail d’enquête mais tellement passionnant et finalement très payant. Je m’intéresse en ce moment aux petites maisons de Champagne de l’Aube (10). C’est incroyable ce que j’ai pu y déguster surtout dans mon cas car j’aime les bulles issues des pinots noirs. Il existe des dizaines de petits producteurs de Champagne qui créent des petites merveilles inconnues du grand public.
A te lire,
Jacques-Marie- 22 avril 2012 à 4h27
Ce que tu dis là est l’évidence même Jacques-Marie, par contre il y aurait beaucoup à dire également sur la politique tarifaire de certains « apôtres » d’Anselme, David Léclapart en tête qui lui aussi, vend ses vins très chers alors qu’il n’a pas (encore) la même renommé.
- 22 avril 2012 à 12h11
[quote=tarkan]
Ce que tu dis là est l’évidence même Jacques-Marie, par contre il y aurait beaucoup à dire également sur la politique tarifaire de certains « apôtres » d’Anselme, David Léclapart en tête qui lui aussi, vend ses vins très chers alors qu’il n’a pas (encore) la même renommé.
[/quote]David Léclapart n’est pas un « apôtre » de Selosse. Il ne l’a même, pour ainsi dire, jamais rencontré. J’en profite pour dire que sur le site de Richard Juhlin, on peut lire « David Léclapart (…) works according to the Selosse Method », ce qui est faux. Ses vins sont d’ailleurs dans un style presque opposé. Parmi les « proches » de Selosse (je préfère le terme « proche » car ils ne font pas du Selosse), on peut citer Alexandre Chartogne, Ulysse Collin ou encore Jérôme Prévost, ce dernier étant celui qui a les vins qui se rapprochent le plus du style Selosse.
Pour ce qui est de la politique tarifaire de David Léclapart (de 30 à 80 euros la bouteilles, suivant la cuvée), c’est vrai qu’elle est assez élevée. Il produit toutefois à peine 10.000 bouteilles à l’année, soit environ 6 fois moins que Selosse.
- 22 avril 2012 à 12h17
Du peu que j’ai pu boire, Leclapart me parait plus proche de Georges Laval – dans la recherche d’une pureté cristalline – que de Sélosse.
- 22 avril 2012 à 12h41
Tout à fait d’accord sur la pureté des vins de Léclapart.
- 22 avril 2012 à 14h13
Bonjour;
En effet je fais référence à Juhlin mais aussi à beaucoup d’autres qui le présente comme un disciple de Selosse. Je n’ai pas encore eu l’occasion d’ouvrir une bouteille de Léclapart ( ce qui ne saurait tarder), mais j’ai été surpris par un tel niveau de prix pour un vigneron encore confidentiel.
- 22 avril 2012 à 15h26
Effectivement, c’est tout le problème : l’un le dit, un autre le répète, les autres le reprennent, etc… et David Léclapart devient alors, sans même l’avoir rencontré, le disciple de Selosse. Bon, il y a pire comme association pour un vigneron 😉
Léclapart fait partie de ces vignerons qui vendent la quasi totalité de leurs vins à l’exportation (près de 90% dans son cas). Le résultat est qu’il est très peu connu en France, alors qu’il est une star en Italie ou dans les pays scandinaves où il est encensé par Juhlin. Par ailleurs, David Léclapart fait le choix de n’envoyer aucun échantillon à aucun guide (ce qui est une erreur à mon avis) car, dit-il, « je n’ai rien à vendre ». Les guides et les revues étant un gros relai vers les consommateurs, peu le connaisse donc en France.
Pour la petite histoire, Juhlin avait mis un 98/100 à sa cuvée L’Apôtre sur 2004 ce qui l’avait fait entrer directement dans son classement des 100 meilleurs champagnes de tous les temps, à la 61e position (bien que ce soit une cuvée sublime, la note était à mon humble avis très généreuse, il est d’ailleurs sorti de ce classement depuis). David m’expliquait que suite à cela, il y avait un nombre incalculable de personnes qui frappait à sa porte pour pouvoir goûter L’Apôtre. Ils ne voulaient pas déguster/acheter du 2006, ni du 2005… mais du 2004. :)o
C’est sans doute aussi cette expérience qui lui a fait prendre ses distances avec les guides et revues. Il faut dire que c’est une très petite structure. Il est quasiment tout seul à travailler au domaine (il y a un mi-temps une partie de l’année il me semble) : il doit s’occuper de la vigne, de l’administratif, de la commercialisation, etc… et il n’a donc pas trop le temps de recevoir au domaine (même si ses portes ne sont pas non plus fermées).Pour ce qui est de la dégustation de ses vins, je dis souvent que ce sont des vins difficiles d’approche. Il est difficile de s’en faire un avis quand on les déguste, par exemple, dans un salon. Il faut vraiment prendre le temps de les déguster chez soi, tranquillement et ne pas hésiter à les carafer d’ailleurs pour leur laisser le temps de s’ouvrir. J’ai pu remarquer que certains tombaient complètement sous le charme dès la première gorgée (ce fut mon cas) et que d’autres étaient beaucoup plus réservés (c’était le cas de ma femme, qui aujourd’hui adore). C’est sans doute lié à leur « pureté », comme le disait Eric. Ce sont peut-être un peu des vins « intellectuels » (si cela a vraiment un sens de dire cela).
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