Quelques cotes-rôties.

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forums Rhône Quelques cotes-rôties.

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    Hier, nous nous réunissions en petit comité dans un restaurant boulonnais pour explorer l’appellation Côte-Rôtie. La plupart les vins ont été ouverts deux heures avant, voire passés en carafe.

    Nous débutons avec le 2007 de la maison Nicolas-Jaboulet & Perrin Frères. En bouche, c’est très joli, sur les fruits rouges, mais tout de même assez acide et avec une pointe de rafle. Je crois qu’il mériterait d’être regouté dans 2/3 ans.

    Vient ensuite un Les Lauzières 2006 de la maison Tardieu-Laurent. Dans un style plus rustique mais pas inintéressant, les participants s’interrogent sur un pirate venu de la colline de l’Hermitage ou un Cornas. Non, il faut juste le laisser s’abonnir en cave cinq bonnes années.

    Lui succède, un Madinière 2006 d’Yves Cuilleron. On passe là dans la finesse et l’élégance (certains diraient que ce vin est féminin). La violette domine et la syrah est reconnaissable entre toutes. A notre grande surprise le boisé est totalement absent.

    Nous franchissons encore un pas supplémentaire dans la finesse avec le Gallet Blanc 2006 de François Villard. Une touche de fumé le rend encore plus complexe que le précédent. Il fera l’unanimité auprès de l’assistance et sera élu vin de la soirée.

    Le Château d’Ampuis 2004 est encore plus soyeux en bouche (à se demander comment cela est possible !) mais l’élevage est encore présent (bien que sans lourdeur). Les notes de café et de vanille nous invitent à le regouter dans quelques années.

    Les Grandes Places 2004 de Jean-Michel Gérin se présente différemment. Une plus grande structure le porte et les arômes sont sur la cerise. Il est bien né mais fermé. Il sera surement superbe après 10 ans.

    Enfin, le Brune et Blonde 1995 d’ E. Guigal fut malheureusement bouchonné.

    Très belle soirée où le niveau général s’est révélé très convaincant. Un exercice à renouveler avec l’appellation Hermitage dès que possible!

    Arnaud

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 26)
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    JB Duguet
    Participant

    Gallet Blanc 2006 est un très bon vin, à mon humble avis.
    J’ai pris beaucoup de plaisir avec l’année dernière.

    NIcolas BALBIANI
    Participant

    Marrant j’aurai eu peur d’ouvrir 2006 dont certains sont en plein sommeil. A priori le gallet blanc s’est bien comporté et c’est tant mieux.

    Ralf rkrk
    Participant

    Le choix des 2006 était sans doute plutôt lié à la disponibilité des vins (tout le monde n’a pas un stock énorme de cette appellation prestigieuse) qu’à leur maturité supposée. Pour moi, le seul vin inaccessible était l’Ampuis 2004 tandis que les 2006 s’exprimaient plutôt bien; même si tous (sauf peut-être le Gallet Blanc) seront meilleurs dans quelques années.

    Côte-Rôtie 2007 Nicolas Perrin: j’ai beaucoup aimé le nez complexe, à la fois très fruité et d’une verdeur raffaîchissante (vendanges entières ?). En bouche, le vin était très mûr, un peu chaleureux à mon goût mais d’une belle texture soyeuse. TB

    Côte-Rôtie « Les Lauzières » 2006 Tardieu-Laurent: j’étais positivement surpris de cette cuvée de supermarché. Au nez, le vin était fermé et réduit, avec des notes fumées qui trahissent l’élevage. Mais j’ai bien aimé le vin en bouche, avec un fruité frais et une texture très soyeuse. TB

    Côte-Rôtie « Madinière » 2006 Yves Cuilleron: la première impression est très différente avec un nez très floral de Syrah fraîche. En bouche, le vin a peut-être moins de matière que les deux précédents mais j’aime beaucoup cette expression « blonde » de Côte-Rôtie, subtile et floral avec une grande persistance. A l’aération, le boisé fumé perturbe un peu l’harmonie. TB/EXC

    Côte-Rôtie « Gallet Blanc » 2006 François Villard: avec son fruité élégant au nez et en bouche, sa texture veloutée et sa longueur respectable, ce vin semble déjà avoir atteint son apogée. TB/EXC

    Côte-Rôtie 2004 Château d’Ampuis: le contraste avec le vin précédent est saississant – renfermé dans sa gangue de bois, il montre un fruité crémeux au nez mais peu d’arômes en bouche. La texture est très travaillée, lisse et glissant. Le lendemain (j’ai récupéré le fond de bouteille) il n’a pas changé. B
    A ce stade je le trouve ennuyeux, mais j’espère (car j’ai quelques Ampuis en cave) qu’il sortira de son sommeil pour plus d’expressivité.

    Côte-Rôtie « Grandes Places » 2004 Jean-Michel Gerin: j’ai beaucoup aimé le nez, très fin, sur la cerise. Un beau fruité que l’on retrouve en bouche, avec une texture soyeuse et une acidité assez vive. Grande persistance. Avec sa vivacité fruitée, il me faisait penser à un Bourgogne. TB/EXC

    Une belle dégustation où le nombre limitée de convives a permis de suivre les vins dans leur évolution au cours de la soirée. Mais comme ils avaient été bien préparé, cela n’a finalement pas trop changé les appréciations.

    En résumé, je dirais qu’il y a plein de belles choses en Côte-Rôtie mais que les différences de sols (« blonde » et « brune » ) et de style de vinification rendent difficile la définition d’un archétype.

    Ralf

    Steeve ?
    Participant

    Très belle soirée effectivement, comme ralf j’ai aimé rester sur chaque vin un peu plus longtemps.
    Je n’ai pris aucune note, mais je dois dire que j’ai adoré cette degust’.

    Le gallet blanc 2006 m’a marqué par cette fraicheur au nez et ces notes de fruits rouge entêtant, la bouche part tout de suite sur le fumé et quelques arômes floraux, le fruit est persistant et je trouve la longueur soyeuse et précise.TB+/EXC
    L’autre bouteille de la soirée est pour moi les grandes places 2004 qui est encore un peu fermé, mais quel nez précis et cette bouche déjà très velouté mais qui en a encore sous le pied, la grande classe.TB+/EXC

    Derrière je mettrais la madiniere 2006 et la cote rotie de Nicolas perrin
    Le premier étant sur la finesse avec un boisé bien intégré quand le deuxième avait un très bel équilibre entre puissance et fruité, il gagnera forcément avec l’âge!!!TB pour les 2

    j’ai trouvé que le cote rôtie les lauzieres était aussi un beau flacon, moins fin que tout les autres, moins d’equilibre, plus de bois, plus de Fruits compotés, bref un peu brut en l’état mais il a clairement été desservi par les vins qui le suivait. Une belle bouteille quand même.B+

    le château d’ampuis 2004 était clairement trop jeune, boisé trop marqué malgré un fruit présent, mais quel potentiel!!!B en l’état

    Merci Arnaud pour l’organisation et pour m’avoir fourni ce beau flacons.
    Allez, je pars a la conquête de quelques cote rôtie, une appellation que je ne connaissais pas très bien, et que je vais découvrir encore sans plus tarder!!!

    Bien cordialement,
    Steeve

    Gastronomix
    Participant

    Si l’un de vous connait un site web répertoriant les parcelles qui s’apparentent à l’esprit (ou aux sols) de la Côte Brune, je suis preneur de l’adresse.

    Arnaud

    NIcolas BALBIANI
    Participant

    jamais trouvé mieux que cette carte.

    julien guinhut
    Participant

    carte très intéressante en effet, merci pour le tuyau!

    au plaisir,
    Julien

    POINAS Denis
    Participant

    Bonjour,

    A propos de la cuvée Gallet Blanc, savez vous d’ou vient le nom?

    NIcolas BALBIANI
    Participant

    D’après une source qui n’est pas François Villard (donc ça peut être faux) ça serait en rapport avec une personne employée au domaine dont le nom est Gallet ou Blanc (j’ai déjà oublié). Après pour le jeu de mot, je n’en sais pas plus x). Mais François Villard aime bien les jeux de mots (cf Grande Grue Glacée).

    Aucun rapport avec le terroir en tout cas (toujours d’après ma source)

    POINAS Denis
    Participant

    Bonsoir,

    POINAS Denis
    Participant

    Bonsoir,

    François Villard achète du vin à deux familles d’Ampuis qui possèdent des vignes sur la Brocarde. La famille GALLET et la famille BLANC.
    D’ou le nom de GALLET BLANC

    Gastronomix
    Participant

    Quelles sont, selon vous, les côtes-rôties côte brune (ou côte brune dans l’esprit) dans la tranche 25/40€ qui sont les plus intéressantes?

    Arnaud

    matisse
    Participant

    En résumé, je dirais qu’il y a plein de belles choses en Côte-Rôtie mais que les différences de sols (« blonde » et « brune » ) et de style de vinification rendent difficile la définition d’un archétype. Ralf. Effectivement assez difficile sachant que du viognier peut être présent dans çertaines cuvées (20% Max) . les vignerons possèdent souvent des Pte parcelles sur les « différent terroirs » qu’ ils assemblent ensuite( cuvée « générique »). Je pense que pour se faire une idée il faut dégusté des cuvées « parcellaires »( landonne , rochins , rozier, cote brune , le combard etc ). Cordialement raph

    Gastronomix
    Participant

    Raph,

    Je ne crois pas que ça soit la vinif’ qui donne un côté très floral aux côtes blondes.
    Le viognier on le retrouve principalement dans les côtes blondes (dans le sens de partie sud de l’appellation)
    Les cuvées parcellaires ne sont en général pas dans la tranche de prix indiquée.
    Je suis donc à la recherche d’exceptions intéressantes ou d’assemblages nordistes d’esprit.

    Arnaud

    laurent garlin
    Participant

    « Je ne crois pas que ça soit la vinif’ qui donne un côté très floral aux côtes blondes. »

    t’en est sûr? je crois que le choix de la vendange entière est pourtant fortement en cause.

    Gastronomix
    Participant

    Enzo,

    Je ne crois pas que l’opposition grappe/pas grappe est ce qui différencie brune de blonde. Plus une expression de la violette plus fortement prononcée sur les terroirs de gneiss du sud de l’appellation (par opposition aux micaschistes du Nord).

    Après, tout se discute car nous sommes tous là pour apprendre.

    Arnaud

    aquablue
    Participant

    Plus une expression de la violette plus fortement prononcée »: he ben punaize, faut être fort pour distinguer une cote brune d’une cote blonde en cote rotie par l’expression de la violette !! C’est mon appelation préférée, et là je dis bravo !! Bon tout ça à l’aveugle, bien entendu…

    Et cette expression serait simplement du au gneiss ? Tu l’a dit, le viognier on le retrouve plus souvent dans les Cotes blondes: et quand je bois un condrieu, j’ai souvent des parfums de violette très prononcés, je pense que cela joue aussi également, clairement..

    Arnaud.

    matisse
    Participant

    On trouve la violette chez montez dans plusieurs de ces vins cote rôtie st joseph. Ces parcelles sont elles toutes sur des gneiss?Je sais qu’ il en possède une au combard en cote rôtie donc sur la partie « blonde » de l’ appellation. A suivre:)

    milleret jean luc
    Participant

    La violette ….Etienne Guigal adorait !! Je le soupçonne d’avoir introduit des plants de violette dans les vignes … «  ».l’Amour est un bouquet de violettesl «  »….tous dans les vignes de la Côte Blonde au printemps . ::o

    Une autre piste ….une petite levure introduite à la vinification ….on doit bien trouver ce spécimen . Notre ami agitateur est demandé …

    aquablue
    Participant

    Matisse, la violette est aussi une des expressions aromatiques de la syrah, donc on peut en trouver sur toutes les appelations rouges en Rhone Nord, c’est pour cela que je ne pense pas simple de distinguer des cotes roties sur ce critère. Après dire que les cotes blondes sont plus fines et les cotes brunes plus puissantes, c’est un poncif mais on peut peut être se baser sur cela pour essayer de les distinguer.. Pour ma part, je ne crois pas être un dégustateur suffisamment expérimenté pour faire ce type de pronostic à l’aveugle 😉

    Arnaud

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