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- Ce sujet contient 86 réponses, 22 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Jean-Yves Maldague, le il y a 3 années et 10 mois.
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Je n’ai pas envie de rentrer dans le débat pro parker et anti parker.
J’aimerai juste savoir (par ceux qui lisent depuis longtemps « les notes sur 100 » de parker) si il ne noterait pas plus facilement mieux les vins qu’avant. Ne donnerait il pas beaucoup plus de meilleurs notes maintenant?
Merci à vous.
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- 26 mai 2004 à 17h23
Ben le problème est de savoir s’il est justifié de considérer les vins meilleurs aujourd’hui qu’avant.
Je pense qu’effectivement, les meilleurs sont meilleurs et surtout plus régulier et les moyens d’hier sont meilleurs.
Il y e a eu des investissements, l’âge des vignes, des amateurs plus exigeants et toujoursplus nombreux, les médias, la concurence étrangère ont , sans aucun doute,obligé les producteurs à elever le niveau ….etc donc rien de plus logique à trouver des notes bien meilleures.Une remarque quand même :
On parle en permanence de Parker à ce sujet mais il ne faut pas oublier que le phénomène décrit plus haut ne peut se refléter que dans un système de notation absolu pas dans un système de notation relative ( ou beaucoup moins ) .
Ainsi je pense que Bettane et compagnie diraient aussi que la qualité s’est grandement amélioré, d’ailleurs ils le disent, pas avec des nombres, mais avec des mots.Autre chose : moi, ce qui m’intéresseraitde savoir :
Est-ce qu’un vin noté 100/100 en 90 est du même niveau qu’un 100/100 aujourd’hui ( en gros est ce que Parker s’est imprégné inconsciemment de cette plus grande qualité des vins ou pas ) . Un Latour 2000 est-il ‘ meiux fait ‘ qu’un latour 90.
Et surtout est-ce que cette qualité montante dans un style qui change va nous renvoyer dans 10-30 ans à des bouteilles dont la qualité sera en accord avec les notes de leur jeunesse.
Jmm
- 26 mai 2004 à 18h11
Juste une double précision pour rire (à moitié). Parker n’a jamais noté sur 100. En réalité :
– Parker note officiellement sur 50 (voir ses barêmes, ils commencent à 50 et finissent à 100)
– Parker ne notant jamais sous 70 (je n’ai pas d’exemple) en fait il note donc sur 30 car un vin à vin à 70 chez RP est à mettre à l’évier (si on fait confiance au gourou… !).Ph. Barret (vin sur vin)
- 27 mai 2004 à 4h29
Philippe,
Juste une petite correction concernant ta ‘double précision’ :
En réalité, Parker note bien sous 70 :
Lafite 1974 : 56
Lynch-Bages 1973 : 55
Mouton 1964 : 55
…les exemples sont nombreux et concernent les années 60 & 70.Sébastien
- 27 mai 2004 à 19h02
- 30 mai 2004 à 20h41
je ferai juste une remarque, personnelle, pas sur sa notation, mais plus sur sa façon de noter : il note bien les vins qu’il aime (le fameux style parker) ces vins n’étant pas forcément les meilleurs dans l’absolu.
N’oublions pas que sa publication est censée informer le consommateur et engager les finances de celui-ci !
pour illustrer ça je prend l’exemple de Cheval Blanc,vin que je connais bien, Parker note moyennement ce vin en primeur, le seul millésime très bien noté est 2000 (bizarre…), 99/100, ce vin est une grande boutille mais est-il exceptionnel comme l’indique la note ou bien cette notation cache autre chose ? 90, vin exceptionnel s’il en est, a attendu juin 98 pour avoir 99/100 et que dire du 98 exceptionnel bouteille en devenir, qui à ce jour n’a obtenu qu’un modeste 93/100 ! De quoi se poser bien des questions.
pour finir, quand je vois que les notes de ce type servent de référence, le moindre marchand, négociant, caviste, vpciste, journal, magazine, site internet à travers le mondevient coller à son commentaire ou appréciation d’un vin la « note parker » .
Affligeant !cordialement
svefn
- 30 mai 2004 à 21h22
Svefn,
« il note bien les vins qu’il aime, ces vins n’étant pas forcément les meilleurs dans l’absolu. »
Cela me semble la moindre des choses, et une constante chez tous les critiques, non ?
Les meilleurs dans l’absolu, ça veut dire quoi ?
Quant à l’exemple de Cheval Blanc, ce n’est peut-être pas le meilleur, car les notes (relativement) basses de Parker n’ont jamais empêché ce vin d’être l’un des plus chers de France.
Le problème n’est pas Parker, mais plutôt l’utilisation qu’en font certains.Cordialement,
Luc
- 30 mai 2004 à 21h25
C’est justement pour ça qu’ilne faut pas uniquement regarder les notes d’un même dégustateur. Il faut aussi regarder les argumentations des uns et des autres.
Sur cheval blanc 98 Bettane et compagnie lui avaient mis un 10/10 sur un excellent millésime. En disant bien que ce vin, jeune, n’est pas démonstratif. L’expérience et la connaissance profonde d’un vin jouent à plein dans pareil cas.
J’en parle car j’ai pu débusquer deux cheval 98 à moins de 900 frs, j’ai fait confiance à Bettane…une intuition basé sur les difficultés à juger ce vin jeune.
A nous de jouer fin et de profiter des ‘trous’ de Parker.
Vive Guy Roux
Jmm
- 31 mai 2004 à 1h39
Luc,
[i]Cela me semble la moindre des choses, et une constante chez tous les critiques, non ?
[/i]je ne peux pas être d’accord avec cette remarque ; lis-tu tous les critiques, quand je dis lire c’est autant le descriptif de chaque vin que la note ;
je suis désolé mais le rôle d’un critique est d’informer, suivant des critères techniques de dégustation, le plus objectivement possible en mettant de côté ses goûts personnels, c’est la démarche la moins facile mais la plus honnête vis à vis du consommateur que nous sommes . C’est ce qu’essaie de faire, par exemple, autant que possible Jean Marc Quarin. Ces informations engagent une partie de mes finances et j’en attend un minimum d’honnêtée, même si la dégustation n’est pas une science exacte et personne infaillible.
Quand à Cheval Blanc, je ne dis pas que c’est le meilleur, je l’ai juste pris en exemple pour illuster mon propos sur Parker. D’ailleurs Quarin, qui apprécie ce style de vin, n’a mis que 16.25 au 2002 en primeur, là où la RVF, et sa notation relative floue et loin d’informer le consommateur, a mis ****/* et un commentaire excellent, dans le genre je ne veux pas me froisser avec ces gens là !Maintenant tu as tout à fait le droit d’aimer un vin mal fait et ne pas aimer un vin bien fait.
cordialement
svefn
- 31 mai 2004 à 2h08
svefn,
Je lis bien évidemment les commentaires de certains critiques, bien plus que les notes qu’ils attribuent, mais sans y attacher néanmoins une importance démesurée. Pour le reste, disons que tu es sans doute plus en phase avec les goûts de Jean-Marc Quarin qu’avec ceux de Parker, ce qui ne t’autorise pas pour autant à affirmer que Parker manque d’honnêteté dans son travail.
Cordialement,
Luc
- 31 mai 2004 à 15h20
Luc,
Mon commentaire n’est pas le goût de Quarin contre le goût de Parker, mais la différence entre quelqu’un qui essaie d’informer le plus objectivement le consommateur et quelqu’un qui se soucie peu de l’amateur-consommateur que nous sommes toi et moi. En disant cela je ne parle pas du travail proprement dit mais de l’approche dans laquelle il est fait, c’est tout.
J’ai acheté des vins, notés par Parker ou autres que Quarin, qui ne m’ont pas déçu.
Par contre je suis d’accord avec toi sur le fait que Parker n’est pas vraiment responsable de l’utilisation qui est faite de ses notes.cordialement
svefn
- 31 mai 2004 à 15h35
svefn,
J’avoue ne pas bien comprendre ou tu veux en venir…
Peux-tu m’expliquer de quoi Parker se soucie si ce n’est pas des amateurs-consommateurs que nous sommes et qui lui garantissent son revenu en s’abonnant à sa revue ou en achetant ses livres ? De la même manière que Jean-Marc Quarin d’ailleurs…Cordialement,
Luc
- 31 mai 2004 à 15h46
Luc,
le mieux serait de se retrouver devant quelques bouteilles pour parler de ça (bbb)
cordialement
svefn
- 31 mai 2004 à 16h45
- 31 mai 2004 à 16h47
svefn,
Je suis bien sûr toujours partant pour partager quelques bouteilles en bonne compagnie. Mais si c’est comme cela que tu comptes me démontrer ta thèse, cela confirme ce que je pensais, à savoir que ce que tu reproches à Parker, c’est son goût…(bbb)
J’ai récemment eu l’occasion de déguster deux grands vins sublimes de finesse, à savoir Margaux 1978 et Cheval Blanc 1988.
Margaux 1978, qui est un des vins les plus fins et les plus longs que j’ai eu l’occasion de boire, est noté (seulement) 92/100 par Parker. Je lui aurais bien mis 4 ou 5 points de plus minimum. C’est encore pire pour Cheval Blanc 1988 qui n’a obtenu que 87/100, avec des remarques telles que « tannins agressifs, manque de profondeur,… » ! Il était certes légèrement inférieur à Margaux 1978, mais il n’est pas exagéré de dire que je suis en total désaccord avec l’avis de Parker sur ce vin. Je pourrais éventuellement en tirer certaines conclusions sur ce que recherche Parker dans un vin, et qui ne correspond pas toujours à ce que moi je recherche, mais certainement pas sur son honnêteté.Cordialement,
Luc
- 31 mai 2004 à 16h53
même constat avec Las Cases 78, noté moyennement par Parker (90) et qui s’est avéré être l’un des tous beaux vins de notre verticale sur 33 millésimes !
Je lui aurait donné 95/100 minimum.
Il faut dire qu’il se donnait plus en finesse qu’en puissance, ceci expliquant peut-être cela..(jjj)(eee)
cordialement
Yves Zermatten
- 31 mai 2004 à 18h37
Luc et Yves,
vous apportez de l’eau (du vin) à mon moulin !
Luc, les 2 exemples dont tu parles confirment ce que je disais plus haut à savoir que Parker note bien ce qu’il aime et moins bien ce qu’il a du mal à juger ou aime moins ! je ne connais pas Margaux 78 mais j’ai goûté plusieurs fois Cheval blanc 88 et je n’ai jamais relevé les impressions notées par Parker.
Je ne remet pas en cause ses capacités de dégustateur ni son goût (comme dit plus haut j’ai acheté et bu des vins bien notés par Parker, hors Bordeaux notamment, que j’ai apprécié) mais plus l’utilisation qu’il en fait ( je n’ai pas les compétences pour cela, même si je serai curieux de connaître comment il s’est formé à la dégustation).
Quand je parle d’honnêteté (pour tous les dégustateurs d’ailleurs) il s’agit d’honnêteté intellectuelle, Parker n’est pas sensé ignorer le poids, l’utilisation, les répercutions financières, l’attente de certains domaines etc..que provoquent sa note. C’est là que je dis qu’il ne se soucie pas vraiment de l’amateur-consommateur que nous sommes, j’entend par là les personnes qui y regarde de près avant d’investir dans des caisses de vins primeurs ou autres. Combien, parmi les abonnés (hors professionnels) de Parker, sont des amateurs aux moyens plus ou moins limités et pas des spéculateurs ou autres riches ?D’un autre côté le fait qu’il ait « mal noté » Margaux 78, Cheval Blanc 88 ou d’autres, ait permis à des amateurs d’acquérir de grandes bouteilles à un prix raisonnable. Maigre consolation .
Maintenant que cela ne nous empêche pas de déguster quelques bonnes bouteilles à l’occasion.
cordialement
svefn
- 31 mai 2004 à 19h20
‘C’est là que je dis qu’il ne se soucie pas vraiment de l’amateur-consommateur que nous sommes, j’entend par là les personnes qui y regarde de près avant d’investir dans des caisses de vins primeurs ou autres. ‘
Attention, vous raisonnez à l’envers à mon sens :
Il note moins bien des vins que vous trouvez magnifique, d’accord mais avouez que le problème se trouve davantage quand un critique note très bien un vin qui ne le mérite pas.
Moi, ce qui me fait le plus peur est quand un critique trouve un vin grand et qu’au vieillissement le vin ne vaut plus rien ( il sèche, le bois l’emporte sur le fruit…) là il y a un problème.
Et à contrario, il y a les dégustateurs qui vont fustiger un vin hyper démonstratif, boisé parce qu’ils pensent que le vin va malévolué et qui se trompent.
Je pense que dans bien des cas et même pour le spros, il est difficile de juger de l’évolution d’un vin.
Il faut voir dans ces notes une part de pronostic et chacun la mesure selon ses goûts et ses expériences.Il ne faut pas se tromper J M Q mêmes’il prend grand soin du vocabulaire qu’il utilise, il ne doit pas maîtriser plus que les autres les impondérables dû à la dégusttaion des vins jeunes.
Que vont devenir les Pavie 98 – 2003 ? Allez on se lance.
Jmm
- 31 mai 2004 à 19h46
Voilà en gros ce que dit Parker lors de l’interview du Hors-série « Spécial Bordeaux » de CVF qui vient de sortir, quand il répond à la question: Une note Parker peut faire ou défaire un succés commercial et s’il en tient compte lorsqu’il évalue un vin.
—> Il n’en tient jamais compte. Il écrit ce qu’il pense tout en essayant de rester juste et responsable. Pour lui, le consommateur peut aussi se forger sa propre appréciation car pour Bob rien ne peut remplacer l’expérience personnelle. Lui ne cherche pas à promouvoir un vin mais veut plutôt encourager les vignerons qui font attention à leur terroir.
Enfin, il ajoute qu’il est fier d’avoir pu attirer un public mondial vers de vins de grande qualité d’où qu’ils viennent.A la question concernant ses préférences stylistiques,
—> il répond qu’elles sont diverses et variées. Il recherche un vin plein de personnalité qui exprime son origine, ses cépages et son millésime. Il aime le fruit et non les vins herbacés. dans un vin jeune, il est attiré par un fruit éclatant autant que par l’expression du terroir.
- 31 mai 2004 à 20h19
svefn,
« Luc, les 2 exemples dont tu parles confirment ce que je disais plus haut à savoir que Parker note bien ce qu’il aime et moins bien ce qu’il a du mal à juger ou aime moins ! »
Penses-tu sérieusement que JM Quarin que tu sembles davantage apprécier agit autrement ? Ou n’importe quel autre critique, dans quelque domaine que ce soit ?
Je n’ai pas du tout été d’accord avec les notes (plutôt basses) et les commentaires (peu flatteurs) de JM Quarin sur certains vins du Languedoc Roussillon que j’avais personnellement beaucoup appréciés. Mais manifestement, c’est un style qui lui plaît moins que celui de ses Bordeaux favoris, et donc il note plus bas, tout simplement. Cela me semble normal, humain, et je ne vois pas de manque d’honnêteté intellectuelle là -dedans.
C’est donc bien une question de goût personnel de chacun des critiques, reste à l’amateur à cerner ces goûts et ensuite à y adhérer ou pas.Cordialement,
Luc
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