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- Ce sujet contient 58 réponses, 26 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Michel Gratioulet, le il y a 16 années et 9 mois.
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En ces temps de foires aux vins, je suis retombé, en rangeant la cave, sur de vieux catalogues de mon père, je ne résiste pas au plaisir de vous en livrer quelques extraits, piochés au hasard, ça fait méditer….
(j’ai converti les prix)
Catalogue « Salon du vin », sept. 1989, Auchan :
(ce sont bien des 75 cl, je précise avant)
Yquem 84 : 90 €
Rabaud-Promis 83 : 18 €
Cheval Blanc 86 : 48 €
Pavie 86 : 21 €
Angelus 86 : 18 €
Phélan-Ségur 87 : 8 €
Cos d’Estournel 84 : 19 €
La Conseillante 86 : 25 €
L’Evangile 86 : 28 €
PC 75 : 30 €
Margaux 85 : 57 €Catalogue « Vins et fromages », Oct. 1994, Leclerc
Margaux 88 : 60 €
Issan 89 : 19 €
Cos d’Estournel 91 : 15 €
Ducru Beaucaillou 91 : 17 €
Latour 79 : 45 €
Yquem 88 : 115 €😎
Sur ce, bonnes foires aux vins à tous… enfin, si vous avez encore envie ! >:D<
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- 8 septembre 2009 à 14h47
Faisons plutôt l’inverse, imagine les prix dans 20 ans. Tu te diras que 500€ le mouton 2005 en 2009, c’était une affaire.
Stéphane
- 8 septembre 2009 à 14h49
Je pense que je ne vais acheter que des vins a 15€, et dans 20 ans je ferai enrager les jeunes qui le payeront 80€… 😀
- 8 septembre 2009 à 14h55
Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel…
Benji- 8 septembre 2009 à 14h57
On constate que le prix de Yquem est resté très stable.
- 8 septembre 2009 à 15h46
Et si on remonte plus loin dans le temps, les prix sont à pleurrer, faut que je retrouve les 3 catalogues Delhaize d’après guerre…
Je cherche ce w-end et ne manquerai pas de vous faire part de ce que proposait à l’époque cette enseigne : drc, Petrus, Yquem…
Salutations vineuses,Christophe
- 8 septembre 2009 à 17h05
On constate que le prix de Yquem est resté très stable.
Yquem fait tout de même de grand yoyo avec approximativement des prix à sa sortie allant de 150 € (millésime 2002) à 300 € (millésime 2001) voir 500 € (millésime 2005).
- 8 septembre 2009 à 17h15
SISA écrivait:
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> On constate que le prix de Yquem est resté très
> stable.
>
> Yquem fait tout de même de grand yoyo avec
> approximativement des prix à sa sortie allant de
> 150 € (millésime 2002) à 300 € (millésime 2001)
> voir 500 € (millésime 2005).Je me suis mal exprimé ; pour un millésime donné, les prix n’ont pas énormément augmentés surtout si l’on compare avec les grands rouges.
Que le prix d’Yquem varie beaucoup d’un millésime sur l’autre car les conditions climatiques influent sur le rendement dans des proportions considérables pour assurer une bonne qualité.
Que le 2001 sorte au double du 2002, c’est réellement justifié !- 8 septembre 2009 à 18h15
En fait le yoyo a surtout commencé après l’acquisition du château par LVMH.
Car j’ai souvenir (lointain) que les années 82/83 et 84 (donc très différentes l’une de l’autre, deux millésimes moyens et un très grand) étaient vendues à des prix qui étaient plus proches les uns des autres que maintenant.
Hervé
- 8 septembre 2009 à 18h31
Et moi, quand je pense que mes parents ont payé leur maison en Francs le prix que j’ai payé la mienne en Euros…Pff ça me donne envie d’acheter une grande tente chez Décat. 😛
- 8 septembre 2009 à 18h36
Perronnet écrivait:
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> En fait le yoyo a surtout commencé après l’acquisition du château par LVMH.
>
> Car j’ai souvenir (lointain) que les années 82/83 et 84 (donc très différentes l’une de l’autre,
> deux millésimes moyens et un très grand) étaient vendues à des prix qui étaient plus proches les
> uns des autres que maintenant.
>
> HervéLa spéculation sur les très grands noms érigés comme marque fait également partie du phénomêne. Serait-ce l’effet millésime 2000 à Bordeaux ?
En effet, un grand millésime va générer du buzz qui va toucher une clientèle beaucoup plus grande qu’à l’époque et donc en élargissant le cercle des acheteurs potentiels, on peut se permettre de vendre plus cher un produit dont la quantité est limitée.Stéphane
- 8 septembre 2009 à 19h03
Comme quoi c’était vraiment dangereux le buzz de l’an 2000…
- 9 septembre 2009 à 17h33
inflations duees aux grosses multinationales qui subvenionnent les chateaux
- 9 septembre 2009 à 18h02
[i]En fait le yoyo a surtout commencé après l’acquisition du château par LVMH.
Car j’ai souvenir (lointain) que les années 82/83 et 84 (donc très différentes l’une de l’autre, deux millésimes moyens et un très grand) étaient vendues à des prix qui étaient plus proches les uns des autres que maintenant.
Hervé[/i]
Hervé,
Je me souviens d’une dégustation de cheval blanc et d’yquem il y a maintenant 2 ans où participait Pierre Lurton.
Son discourt de passionné était captivant bien sûr… comment ne pas l’être en évoquant de telles bouteilles, mais surtout ce qui m’avait frappé ce jour là c’était cette notion de retour vers les actionnaires… actinaires dont il a fait part à plusieurs reprises, une sorte d’obligation, un couperet au dessus de la tête… investissement d’accord mais rentabilité aussi.
Je ne pensais pas entendre parler d’actionnaires lors d’une dégustation de vin… chose faite ce soir là.
Cordialement
Pascal- 9 septembre 2009 à 18h35
julien.yeg écrivait:
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> inflations duees aux grosses multinationales qui subventionnent les chateaux.C’est l’inverse, ce sont des fonds ou multionationales qui veulent rentabiliser rapidement leur investissement payé à prix d’or.
La gestion dépend également de l’actionnaire : AXA et LVMH n’ont clairement pas les mêmes stratégies.
Stéphane
- 26 septembre 2009 à 18h17
Bonjour,
J’ai retrouvé les vieux catalogues Delhaize, l’un de 1954 et l’autre de 1956, les prix sont à pleurrer::o
Exemples(les prix sont en francs belges de lépoque) :* Yquem 1949 : 250 francs(6,25€)
* Yquem 1947 : 250f
* Petrus 1952 : 135 f(3,35€)
* Cheval Blanc 1952 : 145f(3,50€)
* Richebourg 1952 drc : 210f(5,20€)
* Latour(Pauillac) 1949 : 150f(3,70€)
* Clos de Tart 1949 : 72f(1,80€)Salutations vineuses,
Christophe
- 26 septembre 2009 à 18h43
le problème, c’est que l’inflation était telle durant ces années (plus de 20% en 1951) qu’il est indispensable de raisonner en parité de pouvoir d’achat. Quand le Salaire minimum fut créé en France en 1950, il était de 64 FRF/mois, quelque chose comme 400 Francs belges. En considérant que sur un mois, il y a 22 jours de travail, au SMIG, la journée de travail était alors rémunéré 3 FRF, soit près de 20 francs belges… Yquem 1949 à 250 francs belges, cela représentait 12 jours de travail. Aujourd’hui, au SMIC, la journée de travail est rémunérée environ 50 euros quand il n’est pas difficile trouver Yquem à 200 euros. Il « suffit » aujourd’hui de 4 journées de travail payées au SMIC pour se payer Yquem contre 12 jours à l’époque.
Conclusion: le prix réel d’Yquem a été divisé par 3 sur 60 ans. Les prix étaient à pleurer à condition de ne pas être payé au salaire minimum…De la nécessité de relativiser les évolutions nominales pour éviter de tomber dans une nostalgie qui n’a pas lieu d’être….Ah, c’était l’bon temps!Stéphane
- 26 septembre 2009 à 18h53
Bien sur que pour l’époque les prix étaient élevés, il faut bien sur remettre ce tarif dans son contexte ou surtout dans son époque mais tout de même ça laisse rêveur…
- 26 septembre 2009 à 18h56
cmch écrivait:
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> Bien sur que pour l’époque les prix étaient
> élevés, il faut bien sur remettre ce tarif dans
> son contexte ou surtout dans son époque mais [b]tout
> de même ça laisse rêveur…[/b]excuse moi de te dire ça mais ou bien tu n’as pas compris ma démonstration ou alors, ce qui n’est pas impossible, je me suis très mal exprimé.
Stéphane
- 26 septembre 2009 à 22h23
attention les gars, sinon je vais chercher les catalogues de FAV de mon arrière grand père de 1847 😉
Tout ca pour dire , et on le sait , oui Bordeaux est spéculatif
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