Lille 2004

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forums Dégustations éclectiques Lille 2004

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    Domaine des Baumard – Coteaux du Layon Clos Sainte-Catherine 1999
    La robe est bien dorée, d’une belle intensité. Le nez est assez beau sur des notes florales mais un petit quelque chose me gêne dans la définition, un léger manque de pureté, avec un petit côté herbacé. La bouche est beaucoup plus aboutie : elle présente un joli gras, ne montre aucune faiblesse avec un très bel équilibre entre les sucres et la vivacité. Belle finale qui explose sur les fruits confits.

    Jean-Luc Colombo – Côtes du Rhône Les Figuières 2002
    la robe de ce vin est pâle. Les arômes sont bien marqués et évoquent la pêche. En bouche, le vin se montre riche et correspond tout à  fait à  ce que l’on est en droit d’attendre d’un bon côtes-du-Rhône blanc. Cela reste simple mais bien fait et agréable.

    Jean-Luc Colombo – Saint-Joseph Le Prieuré 2001: non goûté

    Chapoutier – Crozes-Hermitage Les Varonniers 1994
    la robe est bien jeune et profonde. Le nez s’ouvre sur des notes de cacao, de cerises et un soupçon de violette.
    La bouche est un peu unidimensionnelle, sur des notes de violette assez envahissantes. Les tanins sont très marqués en finale, et le vin se montre asséchant.

    Chapoutier – Hermitage La Sizeranne 1994.
    La robe est plus évoluée avec un peu moins d’intensité. Les arômes de cacao rappellent le vin précédent, la touche florale caractéristique est bien présente mais l’ensemble est plus fin et plus complexe.
    La bouche est également très florale mais l’ensemble est plus harmonieux, plus rond et complexe. Légère amertume en finale, avec encore des tanins marqués et secs.

    Chapoutier – Hermitage Le Pavillon 1994
    la robe plus sombre que celle de la Sizeranne, plus proche de celle du Crozes.
    Le vin est assez austère au premier nez est présente des notes qui évoquent le champignon, les arômes animaux puis il s’ouvre sur le cacao, les fruits compotés et des notes fumées. Il y a un beau volume, de la rondeur en milieu de bouche, du soyeux et la finale est beaucoup plus aboutie.

    Domaine Jean-Louis Chave – Hermitage 1989
    si la dernière expérience avec le millésime 1983 ne m’avait pas laissé un très bon souvenir, j’avoue qu’avec ce vin on comprend mieux l’engouement pour les vins de ce producteur.
    La robe est sombre, elle présente de l’évolution mais garde beaucoup de tenue. Même si les arômes, typiques d’une syrah âgée, sur des notes animales, de viscères, ne sont pas ceux que j’affectionne le plus, la bouche me séduit énormément.
    Beaucoup de suavité, d’ampleur dans ce vin très distingué. La touche florale apparaît en milieu de bouche sans devenir envahissante. Le tout est très équilibré et très long. C’est une superbe bouteille.

    Château Talbot 1982
    ce vin se présente sous une robe très dense, rubis, sanguine avec bien sûr des traces d’évolution. C’est une très belle robe.
    Je suis frappé par la jeunesse des arômes qui évoquent incontestablement le cabernet sauvignon par le cassis, le poivron, des notes florales de pivoine et du pruneau.
    En bouche, le vin frise la perfection avec une structure ferme, une puissance totalement maîtrisée et équilibrée et surtout une finale très longue, d’une fraîcheur incomparable qui offre une longueur signant un très grand vin.

    Château Figeac 1982
    la robe très sombre avec des notes d’évolution. Le nez est plus réservé que celui de Talbot, un peu champignoneux. La bouche évoque pour moi davantage le merlot, même s’il s’avère que ce vin n’en contient que 30 % et qui fait la part belle également aux deux cabernets. La suavité est vraiment ce qui caractérise ce vin très fin qui montre un autre visage du millésime quatre-vingt-deux, une autre version de la grandeur des beaux bordeaux.

    Rutherglen – Chambers – Muscadelle
    la robe est ambrée, acajou.
    Le nez s’ouvre sur des notes de thé, d’orange amère, de marmelade. En bouche, le vin présente une liqueur extrême, un gras étonnant, une puissance hors du commun ; c’est très onctueux. Longue finale sur des notes de café étonnante.

    Domaine des Terres dorées – Elate – é sens de chardon né
    voilà  un vin assez incroyable ; on a bien du mal à  imaginer qu’il puisse être issu du cépage chardonnay. La liqueur est proprement énorme, et évoque l’abricot avec une pureté rare dans la définition de cette saveur. Bien entendu, on peut reprocher à  ce vin un certain manque de vivacité, mais il n’en reste pas moins une expérience de dégustation inoubliable, un vin hors normes, rare. Si

    Bodegas Toro Albala – Electrico – Don PX reserva 1972 – Montilla-Moriles
    incontestablement, il s’agit là  d’un très grand vin, unique, époustouflant, magistral, interminable.
    La robe noire, le vin impressionne à  mesure qu’on le regarde se verser dans le verre et on imagine déjà  son épaisseur, sa richesse.
    Le nez évoque avec une grande puissance le café, la noisette, les fruits secs. Ce qui frappe en bouche, outre la richesse inouà¯e de ce nectar, c’est cet équilibre magique à  l’interface de la puissance, des saveurs, la fraîcheur. Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de vin au monde qui soient capables d’une telle longueur. Que boir après ça ? Rien ! C’est ce que nous avons fait, le temps de nous mettre à  table.

    Paul Jaboulet Ainé – Crozes-Hermitage Mule Blanche 2001
    là  encore, un côtes-du-Rhône blanc tout à  fait honnête, qui nous a permis de faire une transition après le monstre espagnol qui nous encombrait encore les papilles.

    Mestre Michelot – Meursault « Sous la Velle » 1999
    un très beau chardonnay qui montrait à  la fois beaucoup d’intensité, une définition aromatique pure, et beaucoup de distinction dans un équilibre où finalement la fraîcheur l’emporte. Un vin plus minéral que floral ou fruité, très élégant et long.

    Château Roc de Cambes 1995
    troisième rencontre personnelle avec ce vin et à  chaque fois un grand plaisir. Cette bouteille fait beaucoup plus jeune que celles que j’ai déjà  bues. C’est un vin qui me semble plutôt masculin, structuré, d’une sacrée puissance tout à  fait équilibrée. On a bien le sentiment que ce vin peut encore bien évoluer, et s’il n’a pas tout à  fait la race des meilleurs, ni leur complexité, il n’en reste pas moins un vin d’un très très bon niveau et on comprend l’engouement qui lui est attaché. Une très belle bouteille.

    Château l’Eglise-Clinet 1986
    comment ne pas être sous le charme de ce vin d’une jeunesse incroyable d’une profondeur et d’une race rarement égalées.
    Ce vin avant tout, tout ce qu’on attend d’un grand bordeaux. Profondeur, grâce, race, élégance.
    Il est difficile d’imaginer que ce vin rentre dans sa 18e année tant la robe reste de dense, intense, profonde. Le nez est un subtil mélange de senteurs fruitées animales et empyreumatiques. En bouche, la puissance se conjugue à  la finesse et l’impression qui domine est la volupté. La finale longue, très longue.

    Domaine de la Grange des Pères rouge 2001
    ce vin a été dégusté à  l’aveugle. La plupart et grenache nous penchaient bien sûr pour un vin du Languedoc mais nous étions un petit peu circonspects par cette acidité marquée en finale. La robe et profonde, le nez me faisait penser un assemblage syrah et grenache.
    Personnellement, je pense que pour instant l’ensemble est encore dissocié. Il me paraît impératif d’attendre ce vin plutôt prometteur, même si une fois de plus je ne suis pas ébahi.

    Domaine Jean Trapet Père et Fils – Chambertin 2000.
    Ce vin a été dégusté à  l’aveugle. La robe très profonde finalement assez étonnante puisque la plupart d’entre nous ont décelé le pinot noir. C’est pour cette raison que nous convenons que ce vin nous arrive de la cote de nuits. Cela paraît bien jeune encore avec des arômes très pinot, cerise grillote et cacao, beaucoup de complexité. Je suis beaucoup moins séduit en bouche, parce que je trouve ce vin de la structure est évidente assez rude en finale, avec une certaine amertume. Il est sans doute beaucoup trop tôt pour se prononcer à  son sujet. Mais sans doute également la longue liste qui précédait était plus favorable à  une appréciation qualitative.

    Mas de Daumas Gassac – Cuvée Emile Peynaud 2001.
    Ce vin a été dégusté à  l’aveugle. La robe est très jeune dense profonde très sombres, presque noire, avec des reflets cassis violines. Le nez superbe, très profond et présente des arômes intenses de cassis, d’épices accompagnées d’un trait de fumée.
    En bouche ce vin se montre d’une puissance rare, le corps est imposant, la structure rigoureuse. Cette rigueur se retrouve jusqu’en finale, marquée par des tannins vigoureux, austères, non encore assagis. Il est évident que ce vin mérite de vieillir afin de s’harmoniser et s’il y parvient, il donnera une grande bouteille.

    Château Montelena – Napa Valley – Cabernet Sauvignon 1996
    ce vin a été dégusté à  l’aveugle. La plupart d’entre nous ont reconnu un assemblage de cépage bordelais, présentant un côté solaire qui nous laisser penser à  une origine différente. Pour ma part cela me faisait penser à  du merlot or de son berceau natal. La puissance du vin précédent n’a pas servi ce beau vin qui est apparu presque souple après le monstre qui précédait. Toutefois, ses qualités sont évidentes et donner imagine bien différente des visions caricaturales que l’on peut avoir sur les vins d’outre-Atlantique.

    Mas Gabinele – Faugères 2001.
    La couleur très sombre, jeune. Le nez est vraiment étonnant, délibérément floral, presque végétal, il ne fait penser aux arômes du sirop d’orgeat. C’est très étonnant pour un vin rouge. Em bouche vin se montre corpulent structuré. J’ai néanmoins trouvé la finale asséchante.

    Christophe Abet – A propos d’île 2000
    mes souvenirs sont un peu diffus mais je me souviens d’un vin qui m’a laissé une impression assez mitigée avec une légère note oxydative au nez et finalement un équilibre dont la tension n’est pas le point fort.

    Mitis 2001
    Dans ce millésime, je retrouve ce qui m’avait séduit dans le millésime 1999, même si celui-ci sera sans doute un peu en retrait.
    Un nez enjôleur de mandarine et de citron confit, de fines notes de truffe blanche à  peine marquées, mais bien présentes. La bouche est une gourmandise, bien ciselée par une bonne acidité avec encore ces belles notes de confiserie. Bien.

    Marie-Thérèse Chappaz – Marsanne Grain noble 1995
    C’est décidément ma cuvée préférée chez Chappaz. Les trois millésimes que j’ai eu le plaisir de goûter m’ont ravi et celui-ci n’a pas failli à  la règle. J’ai retrouvé ces notes d’olives vertes qui deviennent truffes blanches à  l’aération. La structure de ce vin est une pure merveille. Grande puissance, structure incroyable et longueur éblouissante. C’est un très grand liquoreux.

    Christophe Abet – Ambre 1997
    La magie opère encore pour ce vin dont on a beaucoup parlé. Des arôme certes oxydatifs mais qui lui vont si bien ; des notes de thé, de coing de figue. C’est vin riche, jouissif, extraverti. Il est temps d’aller se coucher !

    Gutierrez Colosia – Palo Cortado Viejisimo Dry – Xérès
    Quel réveil pour les papilles ! Le nez évoque un vin doux et la robe incite également à  le penser. Ambre avec des notes de noisette et de cacao, une puissance aromatique incroyable qui fait déceler ses effluves à  une bonne distance de la table. L’attaque en bouche se fait dans le volume et la puissance. Peu de vin atteigne cette amplitude. C’est très sec, très surprenant pour nos papilles peu habituées à  ces sensations. Mon sentiment oscille entre admiration et réserve. à‡a sert vraiment en finale, mais c’est vrai que la longueur est incroyable.

    Domaine Didier Dagueneau – Pouilly-Fumé Silex 1998
    Or pâle avec des reflets verts. Très belle robe.
    Le nez évoque le sauvignon bien mûr et c’est un parfum exquis de mandarine de citronnelle. Magnifique fianlement de pureté et de dépouillement. Net et impécable.
    La bouche continue de charmer et je suis surpris, moi qui n’avais pas l’expérience de ce vin, de me trouver en face d’un vin finalement très facile, et c’est sans doute ce qui est beau. Sa qualité est évidente, sa grandeur flagrante. Magnifique, que du plaisir.

    Château Pavie Decesse 1990
    Le bouchon de cette bouteille est impécable, imbibé sur 2 millimètres, contrairement à  la bouteille que j’ai ouverte récemment. Et du coup, ce n’est pas le même vin. Même la robe semble plus soutenue et surtout plus jeune. Des notes superbes de fruits rouges, du café, du tabac. La bouche présente une trame très serrée, un corps magnifique. La finale avec des tanins encore marqués, mais sans aucune agressivité signe un grand vin au travers d’une longue finale. Très beau, très élégant.

    Château Lagrave à  Pomerol (Trigand de Boisset) 1990
    Ce vin joue sur un registre tout à  fait différent. Si le précédent avait beaucoup de classe, celui-ci, s’il n’en manque pas affiche une opulence et une puissance indéniable. Il m’évoque un merlot de grande qualité, avec sa force et sa fougue encore intactes. Une autre facette de la grandeur à  Bordeaux, tout à  fait représentative des grands Pomerol et de l’idée que l’on s’en fait.
    Un des sommets de ce que j’ai goûté dans ce millésime, mais je lui préfère le Pavie Decesse pour sa grâce et son élégance.

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  • Replies
    Thierry Debaisieux
    Participant

    Jérôme,

    Tes commentaires sont superbes.

    Quelques mots sur les vins du vendredi soir.

    -Les Chaillets 00 de Cuilleron.

    Ce condrieu me semble à  nouveau un peu atypique, fort marqué par le bois, floral mais il faut chercher la violette, sans les nuances d’abricot.
    La bouche est grasse, longue et boisée.
    J’aurais du mal à  situer à  l’aveugle.

    -Couhins-Lurton 93.

    Ce grand blanc est encore en forme. Il est moins somptueux que le 94, il a perdu un peu de l’éclat de sa jeunesse, mais il a encore beaucoup de fraîcheur. La bouche est un modèle d’équilibre dans laquel gras et acidité se complètent. Une belle finale!

    -Clos des Papes 85.

    Déjà  commenté très souvent dans sa rubrique du forum rhône. quand je vais chez Daniel Bécu, je résiste rarement au plaisir de prendre une de ces bouteilles. Je vous renvoie aux notes précédentes.

    -Mas Brugières 91.

    Un cadeau de robert Creus à  Daniel, qui nous l’a servi à  l’aveugle, face au clos des papes. Le brugières, de l’avis de tous est dominé: il est plein, volumineux mais un peu mou face au clos.

    -Angelica Zapata 97 Malbec.

    Superbe vin qui nous fait penser Daniel et moi, à  un beau merlot du libournais. Ce vin semble déjà  évolué pour un 97.

    -Lafaurie-Peyraguey 86
    -Sigalas-Rabaud 86
    -Coutet 86
    -Rabaud-Promis 86.

    J’ai déjà  commenté à  plusieurs reprises Lafaurie et Sigalas 86.
    Lafaurie nous a marqué par son charme, sa complexité aromatique et sa concentration. Il dominait Sigalas, pourtant excellent.
    Coutet était tout jeune, avec une robe toute pale. Il semblait fermé mais long.
    Rabaud-Promis a été la surprise: il a bonne réputation dans l’année mais je ne pensais pas qu’il allait se montrer le plus « large » en bouche et le plus long de la série.

    Amitiés,
    Thierry

    Thierry Debaisieux
    Participant

    J’ai bu le Prieuré 01 de J.L Colombo que Jérôme n’a pas goûté le midi à  la Brasserie de la Paix.

    C’est la deuxième fois que je bois ce vin, c’est la deuxième fois qu’il me déçoit.
    Il est techniquement bien fait mais il manque de profondeur, de concentration.
    Il est « fin », trop à  mon avis.

    Cordialement,
    Thierry

    Thierry Debaisieux
    Participant

    Je me permets de copier quelques notes de Jérôme dans d’autres forums: certaines sont, à  mon avis, un apport majeur pour la rubrique consacrée au vin décrit.
    Et je ne suis pas certain que le lecteur les trouve ici…

    Amitiés,
    Thierry

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    Lille 2004

    Cuilleron, Les Chaillets 2000

    Nez complexe, encore marqué par le bois et sans les notes habituelles de pêche et d’abricot. Bouche structurée, avec du gras et une belle longueur. Hormis les notes boisées un peu insistantes, j’ai bien aimé ce vin somme toute assez peu représentatif de son appellation.

    Couhins-Lurton 93

    Nez complexe, mûr, suave, encore bien marqué par le sauvignon. Bouche grasse, avec de l’allonge. C’est une belle bouteille, qui manque peut-être un peu de pep en raison de son âge, mais qui a encore de très beaux restes.

    Mas Bruguière 91

    Un vin dense, riche, étoffé et d’une grosse concentration, assez spectaculaire à  la première approche mais ensuite marqué par un peu de lourdeur et un manque patent de fraîcheur et de nerf. Il est vrai que le Clos des Papes 85 bu à  côté lui a fait beaucoup de mal sur le plan de la fraîcheur et de l’élégance.

    Clos des Papes 85

    Un très beau CDP de style classique, à  maturité, avec un nez complexe et évolué. En bouche, le vin reste frais, très élégant et sapide. Les tannins sont bien intégrés. L’ensemble est harmonieux, équilibré et élégant. Voilà  un superbe vin, sans aucun caractère tape-à -l’Å“il ou flatteur.

    Angelica Zapata 97

    Nez évolué, avec des notes tertiaires et torréfiées de pain grillé. C’est intense, complexe, et d’un charme fou. J’aime beaucoup. La bouche ne déçoit pas après la beauté du nez. Ce vin est à  mon avis à  son apogée maintenant.

    SAUTERNES 86

    Lafaurie-Peraguey 86

    Nez de botrytis, riche, complexe et racé. Bouche équilibrée et vive, avec de la longueur. Un très beau Sauternes, classique et marqué par le botrytis.

    Sigalas-Rabaud 86

    Cette bouteille souffre un peu de passer après le Lafaurie-Peraguey, elle est en retrait sur le plan de la race et de l’acidité, avec moins de puissance et de longueur aussi.

    Coutet 86

    Ce vin a une robe plus claire que les autres et joue dans un autre registre, qui va plus vers un équilibre de demi-sec. Un peu relégué au second-plan par le Lafaurie-Peraguey et le Rabaud-Promis, plus sucrés et plus puissants, il s’est peu à  peu révélé au cours de la dégustation et a convaincu par sa finesse et sa noblesse. Enorme potentiel de garde.

    Rabaud-Promis 86

    Je n’avais jamais goûté ce Sauternes et ce fut une révélation : bouche monumentale, avec du gras, de la concentration et une grande expression. Longueur phénoménale. Pour moi, le plus beau de la série avec le Lafaurie-Peraguey. Le premier a plus de longueur, et le second un bouquet plus complexe.

    Domaine des Baumard – Coteaux du Layon Clos Sainte-Catherine 1999

    Je connais mal les vins de Loire, mais je dois dire que j’ai trouvé cette bouteille très sympa en apéritif. Nez aérien. Bel équilibre sucre-acidité, avec de la rondeur, du volume et une belle expression en bouche. Jolie finale.

    Jean-Luc Colombo – Côtes du Rhône Les Figuières 2002

    Joli petit vin blanc, plus vif que les marsanne du Valais.

    Jean-Luc Colombo – Saint-Joseph Le Prieuré 2001

    Je n’ai pas vraiment été emballé par cette bouteille. Pas de défauts criants, mais ça ne provoque en moi aucune émotion.

    Chapoutier – Crozes-Hermitage Les Varonniers 1994

    Nez intense, bien ancré dans sa région. Comparativement a la même bouteille bue il y a environ deux ans, le vin me semble en déclin et sécher un peu, surtout en finale. A côté des deux Hermitage 94, ce vin a péché par manque de profondeur.

    Chapoutier – Hermitage La Sizeranne 1994

    Nez intense, complexe, assez séducteur. En bouche, ce vin est plus soyeux que le précédent, avec des tannins mieux intégrés et une plus grande complexité. Les tannins sont un peu séchards en finale.

    Chapoutier – Hermitage Le Pavillon 1994

    Cette bouteille n’a pas fait l’unanimité. Fermée au service, elle a peu a peu gagné en dimension à  l’aération et à  l’agitation. Personnellement, j’ai bien aimé, malgré la fermeté des tannins qui a déplu à  certains. Personnellement, j’ai trouvé dans ce vin l’étoffe, la profondeur et la longueur des grands, même s’il est vrai qu’il se caractérise encore par un peu de dureté en finale. Je reste confiant et je pense que cette bouteille n’est encore que dans sa tendre enfance et qu’elle a le potentiel de fruit et la matière qu’il faut pour digérer les tannins.

    Domaine Jean-Louis Chave – Hermitage 1989

    Le contraste avec les 94 est marqué. Ce Chave joue dans le registre de la finesse avec des tannins soyeux et parfaitement intégrés. On retrouve des notes animales au nez, mais elles sont intégrées dans un bouquet complexe. L’ensemble est fondu, harmonieux, puissant et fin à  la fois. Finale de grand style. J’ai beaucoup aimé.

    Château Talbot 1982

    Nez marqué par le cabernet-sauvignon, complexe, avec beaucoup de fruit. Ce vin ne fait pas ses 22 ans. La bouche est pleine, structurée avec du gras, du fruit et une matière très noble. Finale longue et précise. J’ai beaucoup aimé.

    Regoûté le lendemain, le bouquet avait à  peine perdu de son intensité et de son charme.

    Château Figeac 1982

    Nez mûr, complexe, tertiaire, avec encore un peu de fruit. La bouche est équilibrée et harmonieuse. Indéniablement, ce vin a le charme d’un grand séducteur. J’ai encore beaucoup aimé. En revanche, celui-là  s’est éteint durant la nuit : le lendemain, le bouquet ne parlait plus et l’ensemble restait terne.

    Rutherglen – Chambers – Muscadelle

    Nez de rancio, de café, de thé, de caramel et de crème brûlée. Onctueux, plein, riche et long, c’est très bon.

    Domaine des Terres dorées – Elate – é sens de chardon né

    Il faut classer ce vin dans la catégorie des poids lourds de sucre. Tout le monde n’aime pas, mais ceux qui aiment ce genre de confiserie seront comblés avec cette essence de chardonnay qui porte bien son nom. Le sucre domine évidemment, mais l’ensemble reste buvable et offre en bouche une explosion de saveurs. C’est extrême, mais j’ai bien aimé.

    Bodegas Toro Albala – Electrico – Don PX reserva 1972 – Montilla-Moriles

    Robe marron-noire. Le caractère visqueux et épais de la matière se perçoit déjà  au service. En bouche, c’est dense, concentré, d’une richesse et d’une longueur inouà¯e. La finale est interminable. Très grand !

    Paul Jaboulet Ainé – Crozes-Hermitage Mule Blanche 2001

    Tiens, on me sert de l’eau après le Don Px ? non, c’est un vin blanc…qui somme toute s’avèrera très agréable sur le feuilleté au tourteau.

    Mestre Michelot – Meursault « Sous la Velle » 1999

    Un vin dans le style de la maison : pur, précis, avec un bel équilibre entre la minéralité et le fruit, avec de la fraîcheur. Finale expressive.

    Château Roc de Cambes 1995

    Nez plein de charme, bouche pleine, concentrée et puissante, avec de l’allonge, Ce vin n’a peut-être pas la classe des meilleurs GCC, mais je le bois toujours avec le même plaisir.

    Château l’Eglise-Clinet 1986

    C’est la deuxième fois que je bois ce vin chez Thierry et j’ai été à  chaque fois conquis. Ce vin nous offre toutes les qualités que nous attendons d’un grand Bordeaux : bouquet complexe, sur des notes fumées, des nuances tertiaires et de la complexité. La structure est noble et les tannins bien enrobés. Finale flamboyante. On joue dans la cour des très grands vins.

    Domaine de la Grange des Pères rouge 2001

    Nez un peu sauvage, fougueux, complexe, intéressant et original. La bouche est puissante, expressive et concentrée, mais l’acidité, très marquée, reste en relief. Je ne suis pas vraiment convaincu. Peut-être que ça s’améliorera au vieillissement.

    Domaine Jean Trapet Père et Fils – Chambertin 2000.

    Olif a voulu nous montrer que les Bourgognes n’étaient pas des vins diaphanes et dilués, et il a réussi : la robe est soutenue et la concentration de la matière se voit à  l’Å“il. En bouche, le vin est encore jeune et demande encore à  se fondre. L’ensemble me paraît devoir être attendu encore. Je n’ai rein à  redire à  ce vin, que j’ai bien aimé, mais c’est le premier Chambertin que je bois et je dois dire que j’attendais encore un peu plus d’un vin issu de cette appellation si prestigieuse.

    Mas de Daumas Gassac – Cuvée Emile Peynaud 2001.

    Personnellement, j’ai été impressionné par ce vin. Matière étoffée, sapide, riche et concentrée, tannins nobles, élevage de qualité, volume, structure racée et tonique, grande longueur, tout est là  pour donner une très grande bouteille dans quelques années.

    Château Montelena – Napa Valley – Cabernet Sauvignon 1996

    Certainement une jolie bouteille avec d’indéniables qualités, mais elle n’a pas dû m’impressionner outre-mesure puisque je m’en souviens à  peine.

    Mas Gabinèle – Faugères 2001.

    A l’aveugle, je n’ai pas reconnu cette bouteille que j’ai bue il y a quelques mois. Je ne lui ai pas retrouvé ce côté glycériné et extroverti de la première bouteille. Il faut dire que les papilles commençaient à  s’émousser et que ce vin ne jouait pas tout à  fait dans sa catégorie ce soir-là .

    Christophe Abbet – A propos d’île 2000

    Déçu par cette bouteille, je ne lui retrouve pas ses notes briochées que j’avais aimé à  la cave. Le nez est déséquilibré et marqué par des notes bizarres.

    Mitis 2001

    Après un 2000 décevant, ce 2001 renoue avec la tradition des belles Mitis. Dans la série des 4 liquoreux, c’était le vin le plus classique, qui pouvait le plus plaire à  un amateur de Sauternes. Une réussite.

    Marie-Thérèse Chappaz – Marsanne Grain noble 1995

    C’est la première fois que je goûte ce 95 et j’ai été emballé. Nez marqué par l’olive verte et des notes intenses, presque agressives, de truffe blanche. L’ensemble est complexe et très original. La bouche n’est pas en reste, avec un gros volume, de la concentration et une grande longueur. Superbe.

    Christophe Abbet – Ambre 1997

    C’est sûrement la dixième bouteille de ce vin que je bois. 44 mois d’élevage, et les notes finement oxydatives qui vont avec. J’adore et ça reste un de mes vins fétiches.

    Gutierrez Colosia – Palo Cortado Viejisimo Dry – Xérès

    nez intense, complexe, sur les fruits secs, une véritable bombe ! La bouche joue dans le même registre, avec une puissance aromatique difficile à  égaler. C’est tout simplement énorme et j’adore ça !

    Domaine Didier Dagueneau – Pouilly-Fumé Silex 1998

    le nez est fruité, marqué par le sauvignon. L’ensemble est concentré, puissant et très séducteur. Belle finale. Finalement, je l’ai trouvé moins tranchant et minéral que le 96, plus facile d’accès aussi. Une bouteille de plaisir.

    Château Pavie Decesse 1990

    Voilà  à  mon avis l’une des grandes bouteilles du week-end : elle offre tout ce que j’attends d’un grand Bordeaux mûr : du fruit, des arômes tertiaires complexes, de la race, de la concentration, de la structure et de la finesse. Une magnifique bouteille !

    Château Lagrave à  Pomerol (Trigand de Boisset) 1990

    Un Bordeaux qui s’en est très bien tiré à  côté du magnifique Pavie-Décesse, que je lui ai cependant préféré.

    Merci à  Thierry pour son accueil et sa générosité, ainsi qu’aux participants qui ont amené de belles bouteilles !

    Yves Zermatten

    Thierry Debaisieux
    Participant

    Yves et Jérôme,

    Avec les excellentes notes d’Yves, je cesse mon travail de copiste, à  peine commencé: il y a trop à  faire (aaa)

    Pensez à  ce que j’ai dit, vos notes sont une contributions majeures pour certaines rubriques et tout le monde ne viendra pas les chercher ici…

    Faut-il les copier?
    Si oui, vous en chargez-vous ou souhaitez-vous que je le fasse?

    amitiés,
    Thierry

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    Thierry,

    je me charge de copier mes notes dans les rubriques ad hoc.

    Amitiés

    Yves

    M@nuel
    Participant

    Bodegas Toro Albala – Electrico – Don PX reserva 1972 – Montilla-Moriles

    D’après vous, ce vin est plus à  réserver à  la dégustation pure ou bien a-t-il sa chance à  table ?

    Dans le second cas, avec quel plat par exemple ?

    Merci !

    Amitiés,
    M@nuel.

    Jérôme PEREZ
    Participant

    Je crois que c’est ce vin qui fait le plat!

    C’est l’une des grandes bouteilles de cette dégustation.
    Moi je serais d’avis de boire ce vin pour lui même, pour le plaisir et l’extase.

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    moi aussi, je conseille de boire ce vin tout seul. il se suffit amplement à  lui-même et c’est vraiment une bouteille fantastique !

    Yves Zermatten

    Olif
    Participant

    Je crois bien que j’ai un peu égaré mes notes! Alors, je vais rebondir sur certains vins commentés pendant que mes souvenirs sont chauds, quitte à  compléter et/ou modifier par la suite!

    Chapoutier – Crozes-Hermitage Les Varonniers 1994
    D’emblée, le nez ne me plaît pas trop, il se la joue à  l’épate! Racoleur, pour ne pas dire putassier, même si clinquant, avec une impression boisée controversée! La bouche est asséchante, manquant de profondeur.

    Chapoutier – Hermitage La Sizeranne 1994.
    J’ai personnellement plutôt apprécié cette bouteille, très fondue, finement et agréablement cacaotée, plutôt souple mais possédant de la longueur et une plutôt belle structure. Le côté asséchant ne m’a pas paru évident au premier abord, plutôt révélé par comparaison avec le vin suivant.

    Chapoutier – Ermitage Le Pavillon 1994
    Un cran, voire deux au dessus, c’est évident! Si la filiation avec les précédents, graduellement qualitative, semble évidente, je lui trouve beaucoup de race et une structure fine, encore serrée, laissant augurer d’un potentiel encore satisfaisant.

    Domaine Jean-Louis Chave – Hermitage 1989
    Par rapport au précédent, on sent que le millésime est plus mûr. Les notes animales perçues au premier nez ne sont pas pour me déplaire. La classe d’un grand vin mais je ne le trouve pas largement supérieur au Pavillon, même en plus petit millésime.

    Château Talbot 1982
    Très marqué cabernet-sauvignon, malgré son grand âge et les notes tertiaires prépondérantes. Nez très complexe, avec des notes de poivron mûr, de cassis, mais également d’humus, de sous-bois, de champignon. La structure du vin est encore très jeune, superbement équilibrée, avec beaucoup de densité. Un très beau vin à  son apogée. Sa remarquable tenue à  l’air le lendemain, avec assagissement des notes tertiaires de sous-bois, témoigne de sa grande jeunesse.

    Château Figeac 1982
    La robe me donne l’impression d’être moins évoluée que celle de Talbot. Le nez semble d’abord très réservé, mais je lui trouve une certaine classe dans la retenue. Pas de notes de sous-bois, ni de cabernet marqué, mais à  peine de cacao, et surtout beaucoup d’élégance. En bouche, la structure est fine, serrée, ciselée, une merveille de race! A ce stade, je le préfère largement à  Talbot. Le lendemain, la nuit ne lui aura malheureusement pas porté conseil, et il se sera éteint, cédant à  Talbot la primauté.

    Rutherglen – Chambers – Muscadelle
    Une expérience et une découverte! Etonnants arômes de Thé, puis de moka et d’écorce d’orange amère.

    Domaine des Terres dorées – Elate – é sens de chardon né
    Liquoreux hors normes! De très belles notes d’abricot, des abricots bien mûrs, sur lesquels on n’a pas hésité à  rajouter un peu de sucre! Cela peut sembler trop, l’acidité faisant peut-être à  peine défaut (je n’irai pas, comme Luc, jusqu’à  le rééquilibrer avec un peu de Bordeaux blanc du Château Thieuley! (aaa)), cela reste néanmoins un vin passionnant!

    Bodegas Toro Albala – Electrico – Don PX reserva 1972 – Montilla-Moriles
    Une expérience de dégustation unique pour un vin interminable, évoquant le brou de noix lorsqu’on le verse dans le verre, et même encore au nez! Du concentré d’oxydatif, un vrai coup de poing, qui emplit la bouche mais dont la douceur sucrée sait se faire cajoleuse. Pour longtemps!

    Château Roc de Cambes 1995
    Un vin séducteur, dont la matière encore un peu crémeuse, témoigne de la jeunesse. Un caractère affirmé et plaisant, qui s’efface un peu devant le suivant, goûté juste après.

    Château l’Eglise-Clinet 1986
    Encore plus jeune que l’adolescent précédent, malgré une décennie de plus ou presque! Le nez met du temps à  s’ouvrir, la matière est encore un peu serrée, avec une pointe d’amertume et d’austérité, mais l’aération le libère et laisse entrapercevoir sa complexité. Je l’attendrais encore volontiers quelques années.

    Domaine de la Grange des Pères rouge 2001
    Un vin du Languedoc, un assemblage un peu bordelais, et surtout une acidité très bourguignonne en finale! (aaa) Paradoxalement, c’est cette acidité qui m’a un peu dérouté car je n’avais pas la sensation de boire un vin de Bourgogne. Tout en lui reconnaissant beaucoup de qualités, je ne suis pas convaincu par ce style hésitant.

    Domaine Jean Trapet Père et Fils – Chambertin 2000.
    L’intrus de la soirée! On se demande bien qui a pu l’amener! (aaa) C’est peut-être un manque d’objectivité, mais j’ai adoré ce vin tout en regrettant qu’on le boive 10 ans trop tôt! Mais il y a déjà  beaucoup de promesses dans ce Chambertin adulé par beaucoup de monde, réputé être un des meilleurs du millésime. Ce qui m’a impressionné, c’est la trame, la texture, serrée mais d’une finesse incroyable. Un toucher presque parfait! Après, c’est affaire de sensibilité, mais j’ai le sentiment que ce vin sera un véritable monument!

    Mas de Daumas Gassac – Cuvée Emile Peynaud 2001.
    Un vin sur lequel je vais avoir du mal d’être précis, si ce n’est que l’on s’est tous égarés! Le souvenir d’une grande bouteille néanmoins, qui m’a largement plus plu que la Grange des Pères du même millésime, parce que moins dissocié et mieux structuré.

    Château Montelena – Napa Valley – Cabernet Sauvignon 1996
    Je devais commencer à  perdre pied, pas de souvenir, si ce n’est un vin fondu et agréable complètement éclipsé par les grosses pointures d’avant!

    Mas Gabinèle – Faugères 2001.
    Complètement passé à  travers! Je l’ai trouvé dur derrière les précédents.

    Christophe Abbet – A propos d’île 2000
    Très monolithique sur les arômes de thé Earl Grey, il est à  la fois simple et dissocié. Dans un mauvais jour, c’est tout ce que je lui souhaite!

    Mitis 2001
    Retour à  la légende! Une Mitis qui me semble conforme aux attentes, bien typée amigne de par ses arômes, avec une belle acidité.

    Marie-Thérèse Chappaz – Marsanne Grain noble 1995
    Ah! Marie-Thérèse! Ah! La marsanne du Valais! Impressionnante de douceur et de richesse contenue!

    Christophe Abbet – Ambre 1997
    Je me demande si cette Ambre n’a pas souffert de passer derrière la Marsanne de Marie-Thérèse. Sans lui trouver de défaut, craquant complètement pour son côté oxydatif, elle n’avait pourtant pas les moyens de faire la différence ce soir-là ! Même si c’est évidemment un très beau vin!

    Sacrée soirée, et pourtant la nuit fut douce et le réveil gracieux. Le tout, c’est de n’abuser de rien! (aaa)

    Olif

    Luc Javaux
    Maître des clés

    Effectivement, voici de superbes comptes-rendus, réalisés avec une rapidité déconcertante. Bravo !
    J’y vais aussi de ma petite contribution, en me contentant de commenter les vins qui m’ont marqué (ils sont déjà  très nombreux, et en fait il n’en manque pas beaucoup…).

    CR:

    Chapoutier – la série des 1994
    Trois beaux vins, mais qui avaient néanmoins tous, à  des degrés divers, le même défaut, à  savoir la présence de tannins rudes et quelque peu asséchants. Le Crozes Varonniers était au départ le plus flatteur au nez, trop peut-être pour être honnête, car il s’est vite montré décevant tant au nez, un peu lourd à  l’aération, qu’en bouche. La Sizeranne, discrète au départ, s’est bien reprise ensuite, sans être d’un niveau exceptionnel. Seul Le Pavillon mérite à  mon avis le statut de très bon vin dans ce millésime délicat, plus complexe au nez, plus équilibré et long en bouche, il n’a cependant pas pu complètement éviter le petit défaut commun aux trois vins, petit défaut qui a néanmoins eu l’avantage de s’effacer complètement à  table.

    Domaine Jean-Louis Chave – Hermitage 1989
    La robe est d’intensité moyenne, avec des reflets rubis. Le nez, au départ marqué par les notes animales et empyreumatiques, s’affine merveilleusement à  l’aération sur des arômes de petits fruits noirs, d’épices, de café, d’écorce d’orange et de violette. En bouche, on frise la perfection au niveau de l’équilibre, avec une magnifique finesse, des tannins fondus et une longueur qui le classe assurément dans la catégorie des grands vins. Remarquable !

    Château Talbot 1982
    La robe est de belle intensité, avec des reflets grenats. Le nez semble encore assez marqué par le cabernet avec des notes de cassis et de poivron dominantes au départ, laissant place à  l’aération aux arômes de cuir, de sous-bois, de champignon et de cèdre. Si le nez me laisse (très) légèrement sur ma faim, la bouche est grandiose et comblerait le dégustateur le plus exigeant ; fraîcheur remarquable, équilibre parfait, très grande longueur : que demander de plus ? A noter que le lendemain, le tiers de bouteille restant montrait une qualité toujours étonnante, avec un nez qui m’a semblé plus fondu et plus élégant encore que la veille. Un grand 1982 qui a encore de l’avenir !

    Château Figeac 1982
    Par rapport au précédent, Figeac 1982 présente au nez un fruité plus mûr ainsi qu’un côté torréfié plus accentué. Cuir et épices tentent de se faire remarquer, mais c’est la grande minéralité de ce vin qui attire mon attention, superbe ! En bouche, l’équilibre est magnifique, peut-être moins fin mais plus ample que Talbot, il présente des tannins pas encore totalement fondus. Deux visages complètement différents de ce grand millésime à  Bordeaux, deux vins de très haut niveau qui ont chacun leurs adeptes, avec pour ma part une petite préférence pour Talbot.

    Rutherglen – Chambers – Muscadelle
    Il s’agit ici d’un vin issu de muscadelle récoltée à  haute maturité et mutée pour obtenir un VDN à  18°5 d’alcool. Il n’est pas millésimé car élevé dans un système proche de celui d’une soléra. Nous sommes en présence d’un mélange de vins de 6 à  10 ans d’âge (renseignements tirés du site internet du domaine : ).
    La robe est ambrée, et me fait penser à  celle à  celle du Rivesaltes Ambré du Domaine Bertrand Bergé, élevé de la même manière. Le nez est quelque peu oxydatif, sur des notes de raisins de Corinthe, de thé Earl Grey, de figue, de caramel et de crème brûlée. En bouche, il se montre gras, sirupeux, épais, mais avec une belle acidité permettant de bien équilibrer le sucre et l’alcool, qui ne se fait sentir que dans la finale de très belle longueur. Inhabituel mais très beau !

    Domaine des Terres dorées – Elate – é sens de chardon né
    Cela faisait longtemps que je souhaitais goûter un chardonnay liquoreux de ce domaine, ayant déjà  eu l’occasion de déguster celui du Domaine de la Bongran qui m’avait laissé un très grand souvenir. En terme de liquoreux, on se retrouve plutôt ici en face d’une monstre sucré, avec 7° d’alcool et 400 gr de sucres résiduels ! La robe présente une étonnante teinte orangée, brillante. Le nez est sur l’orange confite, l’abricot, avec une belle minéralité. La bouche est sirupeuse, grasse, avec peut-être un petit déficit d’acidité en finale pour l’équilibrer correctement. Un vin extrême, qui ne m’a pas entièrement convaincu, mais qui constitue une expérience de dégustation passionnante.

    Bodegas Toro Albala – Electrico – Don PX reserva 1972 – Montilla-Moriles
    Sans doute pour moi la plus grande bouteille du week-end, ce qui n’est pas peu dire au vu de la liste des vins présentés. La robe est noire, avec des reflets bruns, et pourtant, c’est du blanc… La texture est épaisse, le vin colore les parois du verre en formant des jambes d’une épaisseur rubénienne. Le nez est oxydatif, sur les fruits secs, le cacao, le café, la figue, la datte, le caramel, le pain d’épices et le thé ; envoûtant ! En bouche, la puissance est parfaitement maîtrisée, l’équilibre entre sucrosité, alcool et acidité me semble parfait, la finale épicée n’en finit pas de finir, tant la longueur est gigantesque. Grand, très grand même, et le lendemain, l’effet de surprise passé, c’est toujours aussi bon !

    Château Roc de Cambes 1995
    Robe de belle profondeur, encore très jeune, avec des reflets violets à  rubis. Le nez est très mûr, avec un fruité presque confituré mais aucunement caricatural, plutôt flatteur et puissant, avec des notes de café et de cacao. La bouche confirme la puissance, il y a de l’ampleur mais également un très bel équilibre et de la longueur. J’ai vraiment beaucoup aimé !

    Château l’Eglise-Clinet 1986
    La première bouteille étant bouchonnée, on nous en sert une deuxième, sans doute un peu fraîche et qui aurait mérité un peu d’aération. Le nez m’a semblé assez fermé au départ, avec des arômes de fruits noirs, de cuir, de tabac et de sous-bois. La bouche est stricte, avec une belle fraîcheur, bien équilibrée, avec des tannins au grain fin mais un rien amers. Très belle longueur. J’avoue que, contrairement à  beaucoup de mes compagnons de table, je n’ai pas été impressionné par cette bouteille, qui m’a semblé manquer de volume et d’ampleur à  côté du Roc de Cambes 1995. La fatigue aidant et le nombre de bouteilles dégustées devenant imposant, c’est un avis qui doit être pris avec toutes les précautions d’usage.

    Domaine de la Grange des Pères rouge 2001
    La première bouteille bue il y a un peu plus de deux mois m’ayant vraiment fait une très forte impression, j’espérais qu’il en serait de même ce week-end. Force est de constater qu’elle n’a pas vraiment impressionné l’assemblée. Le nez, un peu sauvage au départ, offre un beau fruité mûr, ainsi que des notes empyreumatiques et florales. En bouche, la fraîcheur déroute et semble excessive à  certains, personnellement elle ne me dérange pas vraiment. Je ne lui ai cependant pas trouvé les mêmes qualités que la première fois, tout en lui laissant les circonstances atténuantes du voyage, de la concurrence sans doute un peu trop rude, et des papilles fatiguées. La suivante attendra quelques années.

    Domaine Jean Trapet Père et Fils – Chambertin 2000
    Dégusté à  l’aveugle, il m’a vraiment beaucoup plu par sa grande longueur et son superbe équilibre. Certes les tannins sont encore imposants, mais rien d’anormal pour un Chambertin de cet âge, surtout que ces tannins me semblent bien nés, bien enrobés et nullement asséchants. Actuellement dans sa phase de fruit (très agréable par ailleurs) au nez, il se montre très pur et absolument pas dominé par son élevage qui reste très discret. Une très belle bouteille qui devrait se montrer encore plus grande dans dix ou quinze ans.

    Mas de Daumas Gassac – Cuvée Emile Peynaud 2001
    La robe est profonde, avec des reflets violets. Le nez est très mûr, sans doute pas encore très complexe, sur les fruits noirs essentiellement, les notes d’élevage relativement discrètes, tout en gardant un côté sudiste bienvenu. La bouche est à  ce stade marquée par des tannins imposants, mais d’une grande maturité. Ils demanderont du temps pour se fondre, mais quand ce sera fait, il y a de fortes chances que le grand vin espéré sera bel et bien là . Grande longueur. Impressionnant !

    Château Montelena – Napa Valley – Cabernet Sauvignon 1996
    Un très beau cabernet solaire, à  l’élevage bien intégré, sans doute un peu écrasé par le précédent, mais qui m’est néanmoins apparu de grande qualité. Mûr, équilibré et long, il mériterait assurément qu’on s’y attarde plus longuement que ce que notre état déclinant nous a permis de faire…

    Mitis 2001
    Deuxième rencontre pour moi avec ce vin, après le 1999 bu lors des rencontres flamandes. La robe est d’un beau jaune doré, brillante. Nez très plaisant sur les agrumes confits essentiellement, bouche très bien équilibrée par la belle acidité et grande longueur sont les caractéristiques de ce très beau vin, qui m’a néanmoins moins emballé que le 1999.

    Marie-Thérèse Chappaz – Marsanne Grain noble 1995
    Première rencontre en ce qui me concerne avec ce type de vin, plutôt déroutant au nez quand on ne s’y attend pas. La robe est d’or, tirant sur l’orangé, brillante, grasse. Le nez est explosif, sur un arôme d’olive verte et surtout de truffe étonnamment puissant, tellement puissant qu’il peut donner une impression quasi pharmaceutique, qui en a dérangé l’un ou l’autre, mais qui au final, se révèle envoûtant. Le nez étonne, mais la bouche dissipe toute inquiétude par son équilibre et sa longueur magistrale, pas loin du sommet de ce que j’ai pu déguster jusqu’à  présent en liquoreux.

    Christophe Abbet – Ambre 1997
    Si la robe est assez similaire au précédent, le nez diffère complètement par son côté oxydatif qui accompagne les notes d’abricot sec, de mangue et de figue. Très bel équilibre, grande longueur, décidément la Suisse regorge de beaux et grands liquoreux !

    Gutierrez Colosia – Palo Cortado Viejisimo Dry – Xérès
    La robe est évoluée, brunie par les 50 ans d’élevage. Le nez est très oxydatif, sur les fruits secs et la vanille, le cacao, le café, assez difficile à  décrire car inhabituel pour moi, mais d’une puissance phénoménale. En bouche, le vin est sec, et cela surprend car le nez évoque plutôt un moelleux. L’acidité est très présente et équilibre bien l’alcool, mais ce qui impressionne le plus, c’est la longueur immense de ce vin qui constitue en ce qui me concerne l’une des grandes découvertes de ce week-end bachique.

    Domaine Didier Dagueneau – Pouilly-Fumé Silex 1998
    Celui-ci, je le connais nettement mieux, et il s’est montré tel qu’à  son habitude, au sommet de sa forme ! La robe est de faible intensité, d’un jaune vert brillant. Le nez montre une grande pureté, sur des notes fruitées d’agrumes, de pamplemousse, avec une minéralité déjà  bien présente. La bouche est d’une belle droiture, minérale et longue, parfaitement équilibrée. Ce n’est pas une grande surprise, mais une cuvée toujours aussi réussie, peut-être un peu plus marquée par le cépage dans ce millésime que dans d’autres.

    Château Pavie Decesse 1990
    Un vin magnifique, à  la robe encore très jeune et intense. Le nez est d’une grande complexité, sur les fruits rouges et noirs bien mûrs, le cuir, le tabac, le sous-bois, ainsi que des notes d’élevage bien intégrées. La bouche est splendide de finesse, d’élégance, d’équilibre et de longueur. Très très beau !

    Château Lagrave à  Pomerol 1990
    Egalement très beau, je lui ai néanmoins légèrement préféré son prédécesseur. En effet, le nez de ce dernier vin m’a semblé un peu moins complexe, essentiellement marqué par le cuir et la réglisse, le fruité me semblant un peu en retrait. En bouche, il se montre plus puissant, sans doute un peu moins fin, mais tout aussi équilibré et long que le Pavie Decesse. Un vin que j’aurais assurément trouvé grand en toute autre circonstance, mais quand la concurrence est d’un tel niveau, même les meilleurs peuvent trouver leur maître.

    Luc

    Marc De Wolf
    Participant

    Bonsoir Luc,

    Ca me surprend que tu as mal à  décrire le Palo Cortado de Gutierrez que j’avais apporté lors du DBA avec Robert [;o)

    en copie/collant:
    La robe est acajou, superbe. Le nez est oxydatif, sur la noix, avec des notes de chocolat blanc, un côté iodé, de l’amande grillée, du pain grillé, de la fève de cacao et du tabac. En bouche, le vin est sec et d’une longueur incroyable, réalisant une queue de paon éblouissante en finale. L’alcool (22° !) est remarquablement intégré. Grand !

    Et je suis très ravi que vous avez l’apprécié de nouveau…

    cordialement,
    Marc

    Luc Javaux
    Maître des clés

    Marc,

    Tu as entièrement raison, je suis impardonnable…
    J’avais effectivement déjà  dégusté ce vin en octobre 2003. Peut-être que le fait qu’il soit passé ce soir là  17e sur une série de 18 vins a eu raison de mes capacités mémorielles.
    Je suis tout de même heureux de constater que mes impressions d’alors étaient très proches de celles de ce week-end. Je ne suis donc peut-être pas encore totalement gâteux…

    Amitiés,

    Luc

    DidierT
    Participant

    Chers tous,

    C’est une bouteille que je connais bien :-)) qui a obtenu 96 par RP et qui reste abordable. Vous avez apparemment apprécié comme moi sans pour autant vous donner une émotion. C’est un peu ce que je ressent souvent avec les vins du Nouveau Monde. Très bien fait, bon, voir très très bon mais l’émotion n’est pas toujours au Rendez-vous. Qu’en pensez-vous?

    Je sais, je vais me faire étriper et c’est évidement très subjectif.
    Didier

    Olif
    Participant

    Pour l’émotion dans la dégustation, je te renvoie au débat initié par Yves dans la rubrique « A propos ».

    « Débarrassons-nous des notions absconses de terroir et de typicité et nos discussions gagneront en clarté ce qu’elles perdront en émotivité « 

    Ce qui manque à  ce vin, pour qu’il me parle, même si je trouve ça très bon, ce sont des références culturelles (et concernant les vins du Nouveau-Monde, je n’en ai pas), un terroir, une typicité. Quelque chose qui amène l’émotion, en fait! Quitte à  perdre en clarté! (bbb)

    Le choc et l’émotion, ils sont venus par contre du PX 1972, et sans avoir beaucoup plus de références (un peu quand même!), parce qu’en plus d’être bon et hors normes, ce vin a un passé! Une Histoire! 50 ans de fût, ce n’est pas rien!

    Bon, je sens que je me faire étriper aussi!(aaa)

    Olif

    Luc Javaux
    Maître des clés

    Olif, où la mauvaise foi poussée à  son paroxisme…
    Et c’est un connaisseur qui le dit ! (aaa)

    Luc

    Eric REPPERT
    Participant

    Hello,

    Domaine des Terres dorées – Elate – é sens de chardon né

    Goûté également cette cuvée. Comme tout est extrême dans cette cuvée, on aime ou aime pas le sirop. Ce genre de vin sera toujours « lourd » car il faudrait des quantités phénoménales d’acidité pour l’équilibrer. O. Poussier en avait dit beaucoup de bien dans la page qui lui est consacré dans le RVF il y a 1 ou 2 ans.

    crdlmt,
    ER

    Benoît
    Participant

    Je reviens sur le week-end de dégustation de Lille afin d’apporter mes commentaires. Je ne serai pas aussi systématique que Jérôme, Yves, Olivier ou Luc qui ont déjà  fait le tour du sujet (difficile de passer après ces Messieurs, surtout pour un amateur de single malt…(aaa)) et parce que je n’ai pas tout dégusté, surtout samedi matin…

    Vendredi 13 août

    Angelica Zapata 1997, mon vin préféré de la soirée, d’une incroyable saveur, plein de charme et d’attrait. Une belle découverte, merci à  Claude.

    Clos des Papes 1985, mon premier vin de ce genre, bel équilibre et de la vivacité. N’étant pas habitué à  de telles bouteilles, j’ai préféré le suivant et l’Argentin.

    Mas Bruguière 1991, grande densité et noirceur de robe, j’aime beaucoup ce genre de vin que certains peuvent décrire comme putassier. Le côté lourd et sans fraîcheur décrit par d’autres ne m’a pas semblé si criant. Bref, j’ai adoré et l’ai préféré au Clos des Papes.

    Série des 4 Sauternes 1986. Encore une grande découverte que je dois à  Thierry. Le Lafaurie-Peraguey m’a emballé et a été ma bouteille préférée de la série. Le Rabaud-Promis a été une découverte.

    Samedi 14 août

    Série Chapoutier 1994. C’est la première fois que je goûte de tels vins. Le côté asséchant m’a quelque peu rebuté et j’ai eu de la peine à  apprécier ces bouteilles. J’ai trouvé ces vins austères et difficiles d’accès pour un néophyte. Etant plus habitué au syrah sur le fruit, la transition a été difficile. Je suis en apprentissage et vais essayer de goûter d’autres vins du Rhône.

    Chave Ermitage 1989. J’ai préféré cette bouteille aux trois précédentes de Chapoutier. Si le nez un peu fermé et animal ne m’a pas emballé, l’onctuosité de la bouche a été une surprise même si les tanins sont bien présents.

    Château Talbot et Figeac 1982. Me revoilà  en terrain connu. Le Talbot a été ma bouteille préférée de la journée en rouge. Le côté torréfié, voire épicée, et fruits rouges du nez est envoutant; le bouche est soyeuse, ronde, mure. C’est magnifique. J’ai trouvé le Figeac un cran au-dessous du Talbot, peut-être en raison de son nez quelque peu sur les notes végétales, la bouche est également bien ronde et aussi poivrée.

    Chambers Msucadelle, Australie. Une grande découverte que ce vin muté du nouveau monde. Bel arôme de figues mures, grande longueur en bouche. Un délice.

    E sens de chardon né, Elate, 2000. Un pur plaisir réservé aux gourmands ou aux passionés des vins extrêmes. Si le nez m’a semblé quelque peu léger et peu expressif, la bouche est superbe, confiturée et sur l’abricot confi. Longue finale.

    Pedro Ximenes 1972 Electrico. Magnifique bouteille qui m’a rappelé un autre PX dégusté l’année passée en Andalousie. J’ai retrouvé les notes de noix et la densité incroyable de ce genre de vin. Tout simplement divin.

    Saturant quelque peu après ces bouteilles, j’ai des souvenirs pour le moins diffu des premiers vins dégustés lors du souper. Les trois bouteilles qui m’ont marqué en rouge ont été le Château l’Eglise-Clinet 86, le Mas de Daumas Gassac 2001 (je partage totalement l’avis donné par Jérôme sur ce vin) et le Château Montelena 1996. Pour les blancs valaisans, A propos d’île 2000 ne m’a pas plu, il y avait quelque chose avec cette bouteille de pas normal. Je n’ai pas retrouvé le plaisir que j’ai eu à  le déguster à  la cave. J’espère que mes bouteilles n’ont également pas évolué de cette façon. Le Mitis 2001 est une découverte, mais j’ai préféré le 1999. Par contre, la Marsanne Grain Noble de Chappaz 1995 et l’Ambre 1997 d’Abbet sont des monstres. C’est superbe et envoutant.

    Dimanche 15 août

    La mise en bouche proposée par Thierry fut un vrai moment de plaisir. Le sherry Palo cortado de 50 ans est incroyable, d’une fraîcheur et d’une vivacité époustouflante pour un tel ancêtre. Une longueur interminable. Un vrai vin de plaisir.

    Le Silex 1998 a eu de la peine à  s’imposer après le sherry, mais j’ai apprécié le côté cristallin, l’équilibre et la grace de ce vin.

    Finalement, les deux Bordeaux (Pavie Decesse 90 et Lagrave 90) nous ont permis de terminer ce beau, mais fatiguant, week-end de rencontres.

    Merci à  tous et surtout à  Thierry pour son accueil et l’efficacité de son organisation.

    Benoît

    Thierry Debaisieux
    Participant

    Que sont-ils devenus?

    Je pose cette question avec devant moi un verre d’un survivant:
    Bodegas Toro Albala – Electrico – Don PX reserva 1972.
    Le vin a peu évolué. Il reste séduisant au nez sur les fruits secs, le cacao, le café et le thé.
    La bouche garde son équilibre entre sucre, alcool et acidité
    La longueur est toujours au rendez-vous!

    J’ai terminé au début de cette semaine:
    Gutierrez Colosia – Palo Cortado
    Le nez s’était peu modifié: fruits secs, cacao, café et toujours beaucoup de puissance.
    La bouche, par contre, était très différente: une amertume majeure, évoquant le brou de noix, avait remplacé l’ensemble élégant initial…

    Ma déception:
    Rutherglen – Chambers – Muscadelle
    Ce vin muté, mélange de vins de 6 à  10 ans d’âge, devait normalement conserver quelques temps au frigo.
    Au bout de 3 jours, la bouche avait perdu sa fraîcheur et son fruit pour donner quelque chose de lourd…
    Je n’ai pas compris cette évolution si rapide.

    cordialement,
    Thierry

    Anonyme
    Invité

    Superbes commentaires, félicitations.
    Ces vins sont relativement chers mais vous est il possible de les classer par ordre de préférence en rapport qualité prix, je ne parle pas de l’elate, un peu à  part.
    Merci
    ptitgars

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