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- Ce sujet contient 34 réponses, 8 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
François Blairon, le il y a 17 années et 11 mois.
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J’aimerais un petit renseignement au sujet de ce lieu dit de Vosne Romanée.
Dans l’atlas des grands vignobles de Bourgogne, j’ai remarqué quelque chose qui m’intrigue. Tout d’abord, une partie du lieu dit est en premier cru, l’autre est en grand cru.
C’est cette partie qui me pose problème car l’appellation « Gaudichots » est alors soit appellée pour la même section AM1960, parcelles différentes
– « la Tâche » et intégrée au GC « la Tâche » pour la DRC.
– « La grande rue » et intégrée à « La grande rue » de F. Lamarche.Les trois appellations étant située sur AM1960…
La plaquette de F. Lamarche signale l’intégration de cette parcelle à son vin phare. (idem je suppose pour la DRC)
Comment est il possible de commercialiser les deux lieux dits sous la dénomination la plus vaste ? Ayant dégusté « La grande rue » récemment, je ne nie pas ses qualités…
François (qui ne comprend toujours pas grand chose, mais il parait que seuls les bourguignons le peuvent…)
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- 5 mai 2004 à 21h59
Donc, Jean Michel,
M. LAMARCHE fait comme la DRC avec la Tâche, mais avec son monopole à lui, c’est à dire la « Grande Rue ». J’ai déjà gouté ce vin, très puissant, mais côté prix, ce n’est pas la DRC…
Concernant M. FOREY, ce dernier possède un quart du lieu dit en premier cru (environ 10 ares), ce qui est bien peu, probablement une barrique ou deux. Il semble donc plus difficile pour lui d’égaler la Tâche, bien plus vaste (ils peuvent plus facilement se passer d’un are « défectueux »).
François.
- 22 avril 2008 à 0h13
bouhi écrivait:
——————————————————-
> Donc, Jean Michel,
>
> M. LAMARCHE fait comme la DRC avec la Tâche, mais
> avec son monopole à lui, c’est à dire la « Grande
> Rue ». J’ai déjà gouté ce vin, très puissant, mais
> côté prix, ce n’est pas la DRC…
>
> Concernant M. FOREY, ce dernier possède un quart
> du lieu dit en premier cru (environ 10 ares), ce
> qui est bien peu, probablement une barrique ou
> deux. Il semble donc plus difficile pour lui
> d’égaler la Tâche, bien plus vaste (ils peuvent
> plus facilement se passer d’un are « défectueux »).
>
> François.m forey a obtenu 20 ares de vosne 1er cru les gaudichots en plus de la superficie qu’il avait au depart (grace a la safer) soit environ 30 ares aujourd’hui…
- 22 avril 2008 à 1h26
« Les gaudichots » de Forey n’est pas au niveau de la Tâche , c’est incontestable , mais c’est un très , très grand vin , franchement . Son 02 m’a mis à genoux , vraiment .
- 22 avril 2008 à 4h02
Les Gaudichots PC « d’aujourdhui » sont les bouts de Gaudichots qu’on n’a pas voulu (ou pu) inclure dans la Tâche lors des dernières procédures de reclassement…
Le climat « La Tâche » historique est stricto sensu bien plus petit que la Tâche d’aujourd’hui, telle qu’elle figure sur les atlas…
Des 3 bouts de Gaudichots actuels, le plus intéressant potentiellement est celui coincé entre les lieus dits « Aux Malconsorts » et « Les Gaudichots ou la Tâche ».
Le bout de Gaudichots « d’en haut » est assez pauvre en terre, et présente un profil assez accidenté. Je ne suis pas certain que ce soit le plus intéressant même si un bon vigneron peu sans doute en tirer un très bon vin.
Celui du bas, qui grignotte un peu la Grande Rue, est – je suppose – celui de Lamarche, qu’il inclus dans sa Grande Rue. Franchement, rien ne me choque, la Grande Rue officielle faisant le tour de cette languette.
Noter que le double usage Tâche ou Gaudichots pour la parcelle nommée aujourd’hui « Les Gaudichots ou la Tâche » était de mise depuis le XIXè. C’est un jugement de 1932 qui a conféré à Gaudin de Villaine (aïeul de qui vous savez) et à Chambon le droit officiel de donner à leurs parcelles de Gaudichots le nom de « La Tâche ». L’INAO a enteriné tout ça en 1936, soit 4 ans plus tard.
Perso je préfère investir dans de très bons Suchots, moins chers, que de trop rares et onéreux Gaudichots… De plus, s’il arrive à Régis Forey de produire de très grands vins, il lui arrive aussi de passer au travers de certains millésimes, 2003 ne m’ayant pas laissé un souvenir imperissable chez lui, même si l’année était tout sauf facile, cela va de soi…
- 22 avril 2008 à 18h20
Pour une histoire et une analyse en profondeur confer Jean-François Bazin, La Romanée-Conti, pages 158 à 167. 😉
Au-delà, boire La Tâche…
- 22 avril 2008 à 18h35
Je boirai la Tâche avec plaisir, qui plus est pcq’elle devrait être moins salée qu’à la Méditerranée…
- 22 avril 2008 à 19h46
Je boirai la Tâche avec plaisir…
L’utilisation du futur simple est audacieuse, sans doute est-ce involontaire !
Car La Tâche se mérite… https://lapassionduvin.kinsta.cloud/phorum/read.php?40,260394,260746#msg-260746
Je n’ai qu’un regret : l’absence d’amis chers. Je pense à Raymond, Jean-Luc, Nidal…
Pour reconnaître, il faut connaître ! Guillaume. Ce n’était que ma quatrième bouteille de La Tâche 1996… j’ose à peine en parler !
- 22 avril 2008 à 21h14
Comme si vous n’aviez (je mets un peu « d’imparfait », j’ai bon quand même ?) pas bien saisi le sens de ma plaisanterie Charles !!!
Isn’t it ?
(Quelle orgie de vouvoiement, c’est bien pcq c’est Vous…)
- 24 avril 2008 à 0h06
Zekatt,
Ses 2003 semble évoluer de très belle manière. A revoir d’ici quelques années.
François
- 24 avril 2008 à 2h15
Il est certain que prévoir l’évolution des 2003 est un sacré pari. Il n’y aura pas de problème d’acidité, de sécheresse c’est moins sûr…
Sinon, au niveau des Suchots dont tu parles, il y en a effectivement des magnifiques (j’aime beaucoup aussi les petits monts dans la « même gamme »).
François
- 24 avril 2008 à 14h34
« vous n’aviez (je mets un peu « d’imparfait », j’ai bon quand même ?) pas bien saisi »
Faux, c’est du plus-que-parfait ! 😉
Axel, par amour pour le bescherelle…
- 24 avril 2008 à 14h39
Axel, tu es « plus que parfait », veux tu m’épouser ?
😀
- 24 avril 2008 à 15h23
J’ai l’explication pour le genre de l’orgie… au plan strictement grammatical !
- 24 avril 2008 à 15h34
LPV, premier sur la gramme mère et l’or taux graphe…
Bon et il dit quoi Bazin sur les Gaudichots ?
- 24 avril 2008 à 17h21
La boucle est bouclée !
Il est navrant de devoir se répéter pour espérer être compris…
Pour une histoire et une analyse en profondeur confer Jean-François Bazin, La Romanée-Conti, pages 158 à 167.
Autrement dit, je ne plagierai pas, en la vulgarisant, une histoire compliquée.Pour reconnaître, il faut connaître ! Guillaume. Ce n’était que ma quatrième bouteille de La Tâche 1996… j’ose à peine en parler !.
J’ai bu une vingtaine de fois La Tâche, sur fût et en bouteille, du millésime 1956 au millésime 2005. J’ai dû boire, en tout et pour tout, 3 ou 4 fois les Gaudichots. Jamais au niveau de La Tâche.Cela dit, je considère mon expérience en la matière bien insuffisante pour produire un exposé ex cathedra…
La qualité des forums est par nature hétérogène. Fréquentés par le béotien et l’érudit, l’hâbleur et le rhétoricien, l’éphèbe et l’amateur blanchi sous le harnois. Tous ont leur place pour peu qu’ils rapportent leur vécu de notre passion commune.
- 24 avril 2008 à 18h29
Je préfère mille fois : J’ai bu une vingtaine de fois La Tâche, sur fût et en bouteille, du millésime 1956 au millésime 2005. J’ai dû boire, en tout et pour tout, 3 ou 4 fois les Gaudichots. Jamais au niveau de La Tâche.
à : Pour reconnaître, il faut connaître ! Guillaume. Ce n’était que ma quatrième bouteille de La Tâche 1996… j’ose à peine en parler !.
Au moins on va directement à l’essentiel, tout le monde comprend, et on ne tourne pas autour du pot.
Concernant l’exercice de style de la dernière phrase, je ne vois pas l’intérêt.
nb : le béotien qui lit ce thread et qui n’a pas le bouquin de Bazin est bien avancé…
- 24 avril 2008 à 22h50
Il y a aussi une grosse différence entre la Tache, la Grande Rue… et les gaudichots : la taille des parcelles. Les gaudichots, avant ce rachat, c’étaient des propriétaires avec 10 ares. Vu le rendement, ça fait deux fûts seulement.
Pas de quoi niveler…
François
- 4 juillet 2008 à 15h53
Le problème, n’est pas de niveler, c’est que vinifié 5/600 litres de vins c’est très complexe, les t° montent vite, les sucres se finissent TRèS vite (4/5jours)car il n’y a pas l’inertie du volume.
Régis vinifie dans une toute petite cuve inox, avec un système adapté pour baisser la T° et calmé la vinif, mais malgré ca, c’est un exercice assez périlleux.
Régis est relativement habitué aux « micros »vinifs car il dispose sur le Cos Vougeot, Echezaux et certains autres premiers cru de touts petits bout également, nombreux crus ne sont disponible qu’entre 1,5 barrique et 4 ou 5 barriques.
Sa partie des Gaudichots est Juste au dessus du haut de la « Gd Rue » et se fini au dessus du début de « La Tache », les vignes sont issus d’une sélection massale et date en majeur parti des années 30 (33 ou 34).
Elle sont labouré, butté, débutté au cheval suite à un incident en chenillard, du a la dénivellé très importante du lieu, pratique auquel il a pris gout et qu’il a mis en pratique sur tout le domaine.Depuis 2007 il a récupéré 10 autres Ahrres (humour), la SAFER ayant préféré autoriser la revente à quelqu’un qui en été déjà propriétaire, plutôt que de les laisser reprendre arbitrairement (sage décision) .
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