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Daniel S, le il y a 21 années et 4 mois.
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Entendu dans l’émission In Vino BFM ce samedi matin .
Le coup de griffe hebdomadaire d’un journaliste est destiné à Robert Parker.Fin janvier 2005, le journaliste-critique américain a séjourné à Bordeaux où il a dégusté :
– Seul, +/- 300 vins (uniquement des rouges) ;
– Sur 1 seule journée ;
– Avec une pause-déjeûner d’1h00.Commentaires des journalistes : Philippe FAURE-BRAC, Philippe MAURANGE, un journaliste d’origine anglophone (qu’il me pardonne, je ne me rappelle plus son nom).
300 vins sur une journée et surtout des primeurs Bordelais avec leur charpente tannique, c’est humainement impossible à déguster correctement et, en tous cas, d’émettre un jugement objectif tel que Parker prétend le faire avec son système de cotation sur 100.
Sachant que les dégustateurs professionnels et habitués à ce type de dégustation-marathon estiment qu’une fourchette entre 100 et 120 vins par jour est une limite humainement et professionnellement acceptable pour rendre un jugement digne de ce nom.
Quelques explications sont fournies par les journalistes sur le système Parker :
Si le vin a de la charpente et de l’alcool, on démarre à 70/100 chez Parker (sur un ton ironique) ;
Les meilleurs vins sont ceux qui sont cotés entre 95 et 100/100.
Les bons vins démarrent entre 85 et 90/100.Un journaliste rapportait les propos d’un importateur américain qui disait : au-delà d’une cote de 95/100, je n’arrive pas à acheter les vins et en deçà de 90/100, je n’arrive pas à les vendre.
Conclusion des journalistes : le jour de la venue de Parker à Bordeaux, il valait mieux avoir ses vins dégustés par le gourou soit dans les 10 premiers, soit dans les 10 derniers où il ne se rendait probablement plus compte que c’était du vin …
Voilà je vous livre les propos échangés lors de cette fin d’émission.
Cordialement,
Olivier
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- 19 février 2005 à 19h32
Il y a là effectivement un sacré mystère : les faits contradictoires sont là :
– d’un côté, une quantité impressionnante de vins dégustés, et probablement pas à l’aveugle
– de l’autre, un ensemble de commentaires et de notes qui restent cohérentes dans le système de notation et de commentaires du dégustateur.Comment fait-il ?
Car, s’il est vrai que cela semble insensé, comment peut-on lire ultérieurement des notes et des commentaires qui semblent en harmonie avec le style des vins qu’il aime ?Qu’on me comprenne bien : je ne dis pas qu’il faut être OK avec ses hiérarchies, je dis simplement que, au delà des faits (300 vins/jours si cela s’avère juste), les jugements de Mr Parker sont remarquablement en harmonie avec son opinion en général du vin, opinion qu’on partage ou pas.
Je suis comme beaucoupo : j’aimerai le voir à l’oeuvre.
Ceci dit, j’ai vu pire avec des dégustateurs qui publient chaque année des guides en Europe.
Finalement, comme producteur, c’est un sacré risque de présenter son vin quand on voit qu’en moins de 5 minutes, quelqu’un est capable de fusiller ou d’encenser en quelques gorgées le travail d’une année.
Je sais, c’est la loi du genre, mais il y a encore beaucoup à dire sur ce plan.
- 19 février 2005 à 19h44
- 19 février 2005 à 20h51
Et pendant la pause déjeuner, il boit du vin ?
Il y a là effectivement un sacré mystère
C’est pourtant simple, Robert a deux frères jumeaux : John et Mickael.
Quand les papilles de Robert sont saturées, c’est John qui prend la relève, puis c’est au tour de Mickael. Bien évidemment, ils n’apparaissent jamais simultanément. C’est souvent en prétextant aller au petit coin que la permutation s’effectue.
On dit même que John serait le plus doué des trois.
Quant à Mickael, il ne sort jamais sans sa clé de 12. Il adore les vins de garage.
Robert, lui, passe pour quelqu’un qui a une toute petite vessie.Amitiés,
M@nuel.- 19 février 2005 à 21h20
Et si simplement le journaliste s’était trompé ou bien si sa source n’était pas fiable à 100 %….
cordialement
Toubi
- 19 février 2005 à 22h33
Toubi,
Apparemment, les propos du journaliste étaient approuvés sans réserves par les autres participants de l’émission.
Il a répété à plusieurs reprises 300 vins.
Cordialement,
Olivier
- 19 février 2005 à 22h49
M. Mauss,
Comme vous (et les autres particpipants à l’émission), je suis profondément sceptique sur la qualité du jugement émise par un dégustateur au-delà d’un certain nombre de vins dégustés.
En ce qui me concerne, au-delà de 50/70 vins, je sature.
Et je bois de l’eau et je mange du pain sec tous les 10 vins dégustés.Le consensus entre les intervenants était clair : en dégustant 300 vins sur une journée, il n’est pas possible de restituer objectivement un jugement.
Passé les faits, les divers intervenants se sont brièvement (pour cause de fin de émission) interrogés sur le jugement de Parker.
D’un côté, il lui concède une certaine objectivité qui se traduit par cette cotation sur 100 points et tout le sérieux qu’il faut au gourou pour précisément l’établir.
M. Parker est « écouté » par des millions de consommateurs.Mais son comportement ici à Bordeaux a insinué un doute dans l’esprit des journalistes présents.
Comme faire encore confiance à un tel système quand on a connu les conditions dans lesquelles il s’est déroulé fin janvier 2005 ?
D’autres dégustateurs se comportent probablement ainsi mais ont-ils l’influence de l’américain sur le consommateur lambda ?
Cordialement,
Olivier- 19 février 2005 à 23h04
Manuel a écrit :
[b]Et pendant la pause déjeuner, il boit du vin ?
Il y a là effectivement un sacré mystère
C’est pourtant simple, Robert a deux frères jumeaux : John et Mickael.
Quand les papilles de Robert sont saturées, c’est John qui prend la relève, puis c’est au tour de Mickael. Bien évidemment, ils n’apparaissent jamais simultanément. C’est souvent en prétextant aller au petit coin que la permutation s’effectue.
On dit même que John serait le plus doué des trois.
Quant à Mickael, il ne sort jamais sans sa clé de 12. Il adore les vins de garage.
Robert, lui, passe pour quelqu’un qui a une toute petite vessie.
[/b]Excellent ! (aaa) (aaa) (aaa)
svefn
- 19 février 2005 à 23h13
300 vins cela me semble beaucoup, même si en fin de compte dans ces dégustations « primeurs » ce ne sont pas tout à fait des dégustation « classiques », c’est plus la structure qui est évaluée que véritablement une dégustation où une analyse plus précise du vin sera effectué.
Donc 300 vins qui circulent pour constater une richesse, une structure, un équilibre futur c’est faisable, selon une loi mathématique simple:
300 vins / 20 heures (il faut bien manger et se laver les dents…c’est journée marathon) = 15 vins / heure donc 4 minutes par vin c’est presque OK (bbb) superman, spiderman, dardevil, ironman sont bien américains et maintenant y’a parkerman…
plus sérieusement, si la journée est bien lissée en avant, l’organisation sans faille, sur 15 heures de dégustation au rythme de 20 vins à l’heure c’est jouable en analyse pure de structure, mais drôlement fatiguant, moi perso je sature à 150/180 vins/jour dans ces journées là faisant des pauses cigarettes qui permettent à mon palais de respirer SIC! (ccc)(j’en entends hurler en me lisant mais c’est vrai, dans mes grosses journées dégust une cigarette me rééquilibre (jjj))
Fabien qui pense que c’est presque possible…
- 20 février 2005 à 0h50
- 20 février 2005 à 3h46
Parker a déclaré dans une interview à WW que le seuil qu’il ne dépassait pas se situait à 150 vins par jour.
Quel intérêt aurait-il à se compliquer la vie alors que
– sa réputation est au plus haut
– qu’il vient d’embaucher un 3ème dégustateur pour le Wine Advocateil est bien plus probable que les journaleux de In Vino BFM aient colporté une rumeur, pensant sans doute faire remonter leur taux d’audience…mission accomplie, puisque nous parlons d’eux
(bbb)(jjj)
- 20 février 2005 à 15h45
Bonjour,
Si je peux me permettre, j’abonde dans le sens de Claudius. Tout vous paraît invraisemblable ou impossible et à moi aussi, on en arrive à remettre l’honnêteté de Parker en doute mais personne ne remet en doute l’information (je ne prétends pas qu’elle est fausse pour autant). Et le fait que plusieurs journalistes co-animateurs d’une même émission soient d’accord entre eux ne m’apparaît pas comme la garantie d’une information forcément fiable.
Pas que je veuille défendre à tout prix Parker (dont je ne lis ni n’achète les critiques, mon Parker à moi, c’est LPV (aaa)), mais les différents raisonnements exposés ci-dessus me semblent manquer un peu d’esprit critique.Cordialement,
Toubi
- 20 février 2005 à 16h18
Toubi,
Je ne défends ni Parker, ni In Vino BFM. (bbb)
L’info était donnée par un journaliste francophone mais son collègue anglophone présent dans le studio l’a confirmée et les conclusions que je livre telles quelles sont le reflet de l’unanimité de leurs opinions sur le fait d’avoir dégusté 300 vins sur la journée et sur le doute de l’objectivité du jugement.
Mais on peut toujours remettre en cause les faits.
Après tout, nous n’étions pas présent.Je pense quand même que BFM est créditée d’un certain sérieux et d’une certaine rigueur. Il m’arrive de l’écouter, notamment pour « son cheval de bataille » : les infos à caractère financier. Globalement, dans ce domaine, la qualité et la pertinence des informations sont probantes.
En serait-il autrement pour l’émission sur le vin ?Par ailleurs, je peux comprendre la volonté de certains d’écorner quelque peu l’aura de Parker (jalousie ? envie ? orgueil ?).
Mais à la décharge des journalistes, ils utilisent quelque fois la référence au jugement de Bob. Et la référence n’est jamais péjorative, au contraire.
Alors, il y a peut-être de la jalousie ou une volonté de dénicher ce genre de comportement de la part de la star américaine afin de le déstabiliser.
L’occasion faisant le larron, celle-ci était trop belle pour que ses collègues-concurrents ne saisissent pas la perche (maladroitement) tendue.Mais ne dit-on pas qui aime bien, châtie bien ? (bbb)
En conclusion, et là je m’engage personnellement, je voudrais quand même un jour accompagner un dégustateur qui se targue de déguster 200 ou 300 vins dans la journée pour vérifier si le jugement reste objectif.
Cordialement,
Olivier
- 20 février 2005 à 16h39
Que Parker ou un autre critique goûte 25 vins ou 10 000 vins dans une même journée m’importe peu finalement. Faut juste savoir que tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits mais que malheureusement, ils n’ont pas tous les mêmes capacités physiques ou intellectuelles. Albert Einstein (le frère de Franck) avait un QI supérieur à 160, le mien doit dépasser péniblement les 100.
Ce qui me parait essentiel c’est « l’objectivité » ou tout du moins, comme le soulignait plus haut François Mauss, la cohérence des jugements ainsi que la répétitivité des jugements en face de ces mêmes vins. Pour ce dernier point, je suis d’accord, la dégustation non à l’aveugle file un sacrée coup de pouce … (bbb)Amitiés,
M@nuel.- 20 février 2005 à 16h50
Olivier,
D’accord avec vous à propos de BFM, du sérieux et de la rigueur de cette radio (ce qui ne met pas forcément ses journalistes à l’abri d’un éventuelle erreur).
J’avoue avoir tendance à me méfier du sensationnel mais si l’info est correcte, c’est vrai que ça laisse rêveur… (jjj)J’écoute moins souvent BFM qu’avant (moins de déplacements en voiture) mais s’il y a une chronique sur le vin, je vais essayer de m’y remettre.
Cordialement,
Toubi
- 20 février 2005 à 17h06
Toubi,
C’est le samedi de 9 à 10H00.
Je rappelle utilement que je n’ai retranscris que les faits ! (bbb)(bbb)
Cordialement,
Olivier
- 20 février 2005 à 18h13
- 20 février 2005 à 23h49
Je ne sais pas comment vous faites, car moi après d’une bouteille… je n’en peux plus… (aaa) faut dire je ne recrache rien (jjj)
- 21 février 2005 à 0h28
On peut epiloguer tres longtemps sur Parker, et adhérer à ce principe de vision des choses ou pas.
Ce qui est sur c’est que les vin notés par Parker se vendent comme des petits pains.
Les retombées economiques pour les propriétaires sont considérables et dans l’economie de marché actuelle, quand un proprietaire met ces vins en marche a l’exportation si le vin est correctement noté par Parker sa se vend bien, en revanche si il est noté par un critique X ou Y la mise en marche est plus delicate, vu l’offre proposée et la diversité actuelle.
Cordialement
PHILO
- 21 février 2005 à 0h45
pour répondre à la question initiale, je ne pense pas que Parker soit malhonnête et je pense qu’il note de bonne foi.
Cela dit, je pense que Parker à une expérience que peu peuvent revendiquer en matière de dégustation. Il a toujours dégusté rapidement et finalement, il doit être jugé sur la pertinence et la fiabilité de ses compte-rendus et de ses analyses et non sur sa façon de déguster.
Ces commérages de concierge sur la façon dont Parker déguste n’on finalement que peu d’intérêt. Il faut juger le résultat et laisser chacun déguster comme il l’entend.
la question est de savoir si on peut véritablement juger des dizaines de vins à la volée. Pour ma part, cela m’est impossible, surtout s’il s’agit de rouges tanniques. Même en rinçant abondamment la bouche avec de l’eau, le palais s’anésthésie peu à peu lors des dégustations en série.
Pour relancer la discussion, je me permets de replacer un post de Fabio, posté sous la discussion sur les dégustations en série.
Yves Zermatten
 6.
Re: Les dégustations en série
Fabio  Â
25-01-2005 17:58l’effet d’astringence des tanins est dû à la réaction de ces derniers avec des protéines de la muqueuse buccale (ces protéines qui donnent la sensation de lubrification de la bouche… et qui sont « attaquées » par les tanins, d’où l’effet). Ces protéines mettent un certain temps pour être resynthétisées par l’organisme. Donc, après plusieurs verres de rouge, on n’est plus aussi réceptif (et ce, même si on recrache).
- 21 février 2005 à 11h15
J’avoue que je ne placerais pas ma confiance dans un médecin, un examinateur universitaire, un juge ou un jury qui serait aussi efficace, aussi rapide que Parker.
Mais évidemment, nous sommes ici dans le monde du vin où tout est possible et nous sommes bien entendu en présence d’un génie, d’un surhomme !
Plus sérieusement, je pense q’un malentendu réside à l’origine de toute cette histoire.
300 vins en une journée, à la réflexion, cela me semble totalement impossible !Cordialement,
Michel
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