GJE

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    Un peu de plaisir pour ceux qui nous contestent et qui craignaient d’avoir été un peu dur avec nous.Vous êtes des doux, des modérés, des gentils.

    J’ai trouvé des braves ayant des arguments bourrés d’intelligence. Ca peut aider pour de futures discussions : on nage dans la nuance, le doigté, la finesse, l’élégance.

    Ce n’est pas n’importe qui. Eric Verdier, adoré des grands domaines, publie ses propres carnets de dégustations depuis des lustres et mérite d’être mieux connu. C’est avec de tels talents que la France va relever les défis vinicoles du XXIème siècle.

    Voilà ce qu’il a pondu :

    Adhérents, viticulteurs et amateurs passionnés ont été surpris, comme nous, à la lecture de la publication des derniers résultats de dégustation du pompeusement nommé «le Grand Jury Européen». Celui-ci, depuis plusieurs années sévit, sans d’ailleurs grande efficacité, si ce n’est par son étonnante faculté à savoir faire publier ses résultats dans la presse. Jusqu’à présent ce jury, coiffé par des palais soi-disant «doués» avait pris pour habitude de louer et mettre en première place des crus inconnus ou autres vins de garage girondins. Si les notes de dégustation comparatives de ce groupe avaient le don de faire rire les vrais experts ou amateurs éclairés du monde entier, avec la présentation de leur denier banc d’essai on touche au grotesque, au pinacle du ridicule. Je serais l’un des dégustateurs de ce jury, je m’inquiéterais sérieusement sur mes aptitudes en matière d’analysesensorielle.

    Il est évident que ce style de résultat révèle parfaitement le manque de connaissance qu’ont les journalistes et sommeliers à l’endroit des grands vins. Moi-même, avec en archives de dégustations personnelles plus de 1 000 bouteilles de premiers crus classés dégustés, j’essaye de regoûter systématiquement les vins afin d’affiner et vérifier mes cotations. Comme le disait le regretté Jacques Luxey, il vaut mieux un bon dégustateur qu’un groupe inexpérimenté. Accorder des notes à un vin est un exercice difficile qui demande une expérience en matière d’étalonnage des niveaux et une importante connaissance gustative en matière de vins internationaux.

    Après 20 ans d’une presse viticole médiocre, celle-ci, à bout de souffle, n’hésite pas pour faire du «lecteur» à discréditer les plus mythiques et suprêmes grands vins, gloires hexagonales reconnues internationalement… L’association Culture et Goût, plus que jamais, se doit d’être l’instrument qui permet aux grands hommes du vin de répondre à l’avanie, à la vilenie d’un petit nombre d’acteurs du monde viticole qui cachent la médiocrité de leur goût derrière des titres ronflants. Ce qui est sûr c’est que les résultats délirants de ce groupe vont définitivement le discréditer auprès de la profession.

    Imaginez la douleur et l’inquiétude des directeurs techniques du Château Latour et du Château Lafite Rothschild d’e voir leur nectar relégué au vingtième rang derrière un cru bourgeois du Médoc, les Grands Chênes Cuvée Prestige, classé 1er. Lorsque cela est juste il faut savoir courageusement dénoncer les faiblesses souvent passagère d’un notable grand cru, mais de là à mettre au pinacle un gentil cru bourgeois devant les premiers crus classés du Médoc, les meilleurs Saint-Émilion ou encore les seigneurs de Pessac-Léognan, c’est ou de l’incompétence ou pis encore un vrai manque d’expérience.

    La France viticole n’avait pas besoin en cette période difficile de voir discréditer injustement ces fleurons.

    Culture et Goût se devait d’intervenir sans polémique stérile en communiquant ses propres résultats. Ils pourront être mis en parallèle avec ceux du grand Jury Européen.

    Les amateurs trancheront.
    ———————————–

    Quand je vous dis qu’on est des doux…

    Son site :

    https://www.cultureetgout.com/reponse_grand_jury_bordeaux_2001.htm

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    Anonyme
    Invité

    De deux choses l’une; Ou bien ce Monsieur et vous, vous n’avez pas pas les mêmes goûts….Ou bien, Ce Monsieur et vous, vous n’avez pas les mêmes valeurs !

    Voilà ce que j’en retire comme conclusion !

    (Je suis forcement un poil subjectif, car j’ai acheté le fameux Médoc dont il est question, suite aux résultats du GJE). Mais si j’avais pu avoir une caisse de 12 bouteilles de château Lafite pour le même prix que Les Grands Chênes « cuvée prestige » 2001, j’aurais pris Lafite !!!

    Nidal

    ‘Il est évident que ce style de résultat révèle parfaitement le manque de connaissance qu’ont les journalistes et sommeliers à l’endroit des grands vins.’

    C’est en effet n’importe quoi et la capacité d’analyse de ce monsieur est très limité.

    Les résultats sont ce qu’ils sont. En soit, ils sont difficilement critiquables.
    Ce qui peut l’être, c’est la méthode ( je m’y emploie sur ce site).

    Il fait croire que les résultats sont dues à l’imcompétence des dégustateurs face au vin dégusté. C’est sûrement une ineptie de dire cela.

    A ce compte-là, Bettane et compagnie sont aussi des incompétents, les preuves sont là et du coup, s’il est honnête, il ne doit pas s’extraire des ces incompténces ou alors c’est un génie.

    Jmm

    Jérôme PEREZ
    Participant

    Affligeant, que dire de plus?

    chinbourg
    Participant

    Ce monsieur est un conservateur et alors. :-))))))

    Avouez qu’il est quand même plus facile de penser que les plus grands sont les meilleurs. C’est plus rassurant.

    Pour rebondir sur une autre discussion il y a le chardonnay puis les autres. :-))))))

    Winemega – Alain
    Participant

    Le regretté Jacques Luxey doit quelque peu se retourner dans sa tombe, le pauvre.. n’est-ce pas Bertrand?

    Je sais pas pourquoi mais le style me rappelle un peu celui en vogue dans une ville d’eau dans les années 40..

    Bref..

    Alain

    ericevreux
    Participant

    Ce brave homme au palais exceptionnel note Calon ségur 2002 10/20 (Parker 89/91; WS 94; Quarin 15.25; guide RVF 7.5).

    Seul contre tous???

    Eric

    Ce débat doit en lancer un autre :

    Est-ce qu’un grand dégustateur , à l’aveugle, peut reconnaitre à tous les coups sur les vins jeunes, les 1er crus parmi les autres. Les 2ème parmi les 3ème, 4ème et 5ème.

    La réponse est non, que l’on soit le meilleur ou pas. Que l’on soit Verdier ou un autre.

    Il faut arrêter avec ce fantasme. On le laisse croire, certains le laisse croire, ce sont des menteurs qui profitent de ce mensonge pour se la péter et redorer leurs blasons. L’aile ou la cuisse le laisse croire oui mais il s’agit de vins vieux et ça change tout.

    Il est certains que sur un lot de vins, les grands connaisseurs feront la distinction entre les vins excellents et les très bons mais pas au point de dire à chaque fois là c’est un 1er cru, là c’est un 4ème.

    C’est pourquoi, les résultats du GJE sont valalbles et valent tous les autres. Il faut juste savoir comment s’est faite la dégustation pour que chacun interprète les résultats comme il l’entend.

    Il est vrai que de nombreux 1er ne sont pas forcément les meilleurs jeunes puis seront les meilleurs puis seront les seuls survivants. C’est uniquement au bout de ce long chemin que Verdier sera capable de dire : donc c’est un 1er .
    mais lui comme les autres en est bien incapable sur un vin jeune. ( cf le compte rendu de Graud larose 81, c’est trsè démonstratif ) .

    Il se sert d’un mensonge pour discréditer ce qui le lui plaît pas, voilà le personnage.J’invite d’ailleurs verdier à relier la RVF de septembre 2002 de la page 162 à 166.

    Jmm

    Bertrand Le Guern
    Participant

    Le regretté Jacques Luxey doit quelque peu se retourner dans sa tombe, le pauvre.. n’est-ce pas Bertrand?

    Tout à fait, d’autant plus que je n’ai jamais entendu Jacques dire « il vaut mieux un bon dégustateur qu’un groupe inexpérimenté », encore qu’il aurait pu le dire, considérant son groupe comme très expérimenté!

    Pour l’anecdote, j’ai connu Eric Verdier justement au Grand Jury de Jacques Luxey dont il était un des meilleurs dégustateurs, et pour cause nous étions souvent du même avis;) et plus sérieusement, d’après le classement de l’ordinateur…

    Pour continuer dans la petite histoire, au milieu des années 80, François Mauss avait créé un « groupe » (Michel Bettane, Eric Verdier et moi), nous lui communiquions nos notes de dégustation du trimestre « en échange » d’un repas chez les plus grands: Taillevent, Robuchon … la galère quoi! Je me souviens d’un repas, où François voulait nous faire connaître sa dernière découverte italienne (Solaïa –ou Sassicaïa–) 1978, que nous avons comparé avec Latour, Margaux, etc du même millésime, là ça tournait au bagne!…. (Je me souviens aussi que le plus impressionnant nous avait été ajouté –à l’aveugle– par Jean Claude Vrinat, c’était … Montus 1985, le premier grand Montus).

    Je sais pas pourquoi mais le style me rappelle un peu celui en vogue dans une ville d’eau dans les années 40..

    Sur ce point, je défendrais Eric, dont les études ont été brèves, étant entré dès quatorze ans comme apprenti sommelier. Etant très entreprenant, il a fondé très tôt ses « Dossiers de dégustation ». S’étant aperçu de la difficulté de l’écriture, je l’ai mis en relation avec une de mes collègues, vieille agrégée de lettres classiques, originaire de Bourgueil et qui aimait beaucoup les vins. Manifestement tu aurais été un professeur plus exigeant!

    Je m’interroge sur la diatribe d’Eric Verdier contre le GJE, est-ce la frustration de ne pas être du Grand Jury Européen? Un ego démesuré qui, comme beaucoup d’autres, mais on ne connaît pas ça sur LPV…, lui font penser que l’avis d’un seul –le sien– vaut mieux que celui d’un groupe? ou le téléguidage par des frustrés de la remise en cause de la hiérarchie qui ressort de chaque session du GJE?

    Cette hiérarchie ne risque rien avec les classements d’Eric! Pourtant, je me souviens d’une dégustation des 86, que nous avons faite, seuls, chez lui, où, à l’aveugle, nous avions nettement préféré Sociando Mallet à Lafite, lui même cette année là, largement préféré à Latour (qui n’était pas dans sa meilleure période)! Lors de cette même dégustation, nous avions comparé Yquem 83 à une des première « Quintessence de grains nobles » de Colette Faller, quasiment vendu au même prix qu’Yquem, mais malgré toute sa qualité ne rivalisant pas avec Yquem. Bon! nous sommes partiaux, j’aime Yquem et Eric est encore plus un inconditionnel d’Yquem, qu’il collectionne…

    charlesv
    Participant

    Bertrand ,

    Cette histoire de quintessence de grains nobles (Tokay et Gewurz) de Colette Faller 1983 en demi-bouteille comparée à Yquem (Yquem et Fargues pour moi) je l’ai vécue aussi sans doute à la même période … avec le même résultat !
    En ce qui concerne SM 86 et Lafite 86 , aujourd’hui la hiérarchie est très nettement respectée AMHA , de même pour SM 82 et Mouton 82 dégustés à l’aveugle en juin 2005 .

    Bertrand Le Guern
    Participant

    En ce qui concerne SM 86 et Lafite 86, aujourd’hui la hiérarchie est très nettement respectée

    Je n’en doute pas! Je cite seulement un souvenir où la hiérarchie était écornée. Mais seulement par deux personnes … ce qui a bien moins de poids –à mes yeux– que celui d’un jury de plus de vingt personnes.

    Par contre, je n’ai encore jamais eu la chance de confronter mon opinion du moment, à savoir Lafite supérieur à Latour (Lafite sortait, par ce millésime, de quelques années difficiles, Latour y était encore, et n’allait pas tarder à en sortir) avec la réalité d’aujourd’hui.

    M@nuel
    Participant

    chinbourg a écrit:
    ——————————————————-
    > Avouez qu’il est quand même plus facile de penser
    > que les plus grands sont les meilleurs.

    Pourtant, on a tendance à dire : plus c’est grand plus c’est con »

    Finalement quand on regarde bien les notes de Parker, on constate que les meilleures notes sont attribuées la plupart du temps aux 1ers crus et assimilés, je croyais naïvement qu’il était considéré comme un critique intègre et honnête …..

    Amitiés,
    M@nuel.

    chinbourg
    Participant

    Naif M@nuel, ou cherches tu à lancer une horde de passionné sur Bob?

    M@nuel
    Participant

    Laurent,

    La horde de passionnés risque plutot de me tomber dessus !
    En fait, c’était un peu de second degré ….

    Parker et Quarin, pour ne citer qu’eux accordent très très souvent leurs meilleures notes aux 1ers crus et assimilés et ceci dès les primeurs.
    Ils disent aussi goûter les vins le plus souvent possible à l’aveugle.

    Donc, soit Eric Verdier à raison de contester les classements du GJE

    Soit il a tort mais alors les notes de Parker et de Quarin sont aussi discutables !

    Amitiés,
    M@nuel.

    Luc Javaux
    Maître des clés

    A mon avis, les seuls qui dégustent systématiquement à l’aveugle et qui délivrent leurs notes sans aucune possibilité de les corriger ensuite, c’est le GJE. Je ne peux pas dire que je sois un fan absolu des tableaux chiffrés du GJE et des conclusions qu’on en tire à mon sens un peu rapidement, mais il faut au moins lui reconnaître cela, et ce n’est pas rien.

    Luc

    mauss
    Participant

    Merci Luc, c’est exactement ce que j’attends qu’on dise du GJE et je répèterai chaque fois que c’est une photo à un moment donné, photo faite avec le contenu des bouteilles sélectionnées (qui donc, peuvent avoir un défaut sans que ce soit automatiquement du bouchon).
    Naturellement, on étudie plusieurs méthodes pour que nos présentations ne soient pas qu’une suite de chiffres.

    Merci,

    Hamitan
    Participant

    mauss a écrit:
    ——————————————————-
    > Merci Luc, c’est exactement ce que j’attends qu’on
    > dise du GJE et je répèterai chaque fois que c’est
    > une photo à un moment donné, photo faite avec le
    > contenu des bouteilles sélectionnées (qui donc,
    > peuvent avoir un défaut sans que ce soit
    > automatiquement du bouchon).
    > Naturellement, on étudie plusieurs méthodes pour
    > que nos présentations ne soient pas qu’une suite
    > de chiffres.
    >
    > Merci,
    >

    Oui mais cela reste une prescription avec pour élément principal un classement.
    Ce qu’ a l’air de contester Eric Verdier que vous semblez bien connaitre, c’est la mécanique de substitution d’un classement par un autre (aussi éphémère soit-il) pas le fait de contribuer à démontrer la fragilité d’un classement de 150 ou 200 ans.

    Bertrand Le Guern
    Participant

    Ce qu’ a l’air de contester Eric Verdier que vous semblez bien connaitre, c’est la mécanique de substitution d’un classement par un autre (aussi éphémère soit-il) pas le fait de contribuer à démontrer la fragilité d’un classement de 150 ou 200 ans.

    Sauf qu’Eric Verdier publie lui aussi un classement certes plus confidentiel, mais se voulant « annuel » et pas seulement le reflet d’une seule dégustation, à un instant donné, par un groupe donné, comme le précise régulièrement le GJE.

    mauss
    Participant

    Hamiltan :

    Je souhaite comprendre : dès que l’on compare deux choses entre elles, on procède de facto à un classement ?

    Je ne répète pas assez souvent que le but du GJE, particulièrement à Bordeaux où il y a des hiérarchies historiques basées sur des situations qui ont profondément changé, qu’il est sain que dégustateur ou un groupe comme le GJE mette dans une même dégustation des vins déjà hiérarchisés et d’autres qui n’existaient pas à cette époque pour savoir simplement où ils se placent.

    Des exemples immédiats : Sociando, Valandraud, Tertre Roteboeuf, Haut-Condissas et Reignac.

    Ce serait ridicule de notre part de nous ériger en créateur de nouveaux classements : nous donnons une vue photo et je trouve plutôt bien que, grâce au GJE, j’ai pu connaître un vin comme Les Grands Chênes ou comme les vins de Michel Théron.

    Rien que cela, découvrir des inconnus qui se placent parmi des connus, c’est plutôt sympa, non ?

    Moi, ce que je trouve irritant est qu’il place au coeur de l’affaire un gros doute sur la compétence des dégustateurs à analyser un vin. Et dans sa démonstration il commence par dire : si vous ne classez pas les vins comme le classement officiel alors vous n’êtes pas un bon dégustateur. Cette façon d’argumenter est doublement fausse.

    Lui et les autres quand on a affaire à un grand cru fermé ou loupé ..;et bien on ne peut pas le reconnaître au millimètre.

    Jmm

    chinbourg
    Participant

    Ce monsieur croit que c’est en ayant des grands crus indéboulonnable que la viticulture française sortira la tête de l’eau.
    N’est ce pas le reste de la viticulture qu’il faut mettre en avant quand elle le mérite pour que les consommateurs n’en soient pas réduit à se concentrer sur les grands crus exclusivement.
    Mais inflation oblige alors on risque une fois la déception passée de voir les consommateurs se tourner vers les vins étrangers.

    Avec plus de 1000 grands crus dégustés, il n’a peut être pas eu le temps de s’attarder pour découvrir « un gentil cru bourgeois ».

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