GJE

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forums A propos … GJE

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Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 40)
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    mauss
    Participant

    PS : il est aussi disponible, après inscription (gratuite) sur le site GJE au format pdf avec le trombinoscope de la session où vous verrez le Grand Nidal à l’oeuvre !

    merci

    https://www.grandjuryeuropeen.com

    Jérôme PEREZ
    Participant

    François, pouvez-vous me dire depuis quand le slogan qui est en haut de votre site a été adopté? ça me rappelle quelque chose.

    Jérôme PEREZ
    Participant

    [i]Re: Comment choisissez-vous?
    Envoyé par: Jérôme (proxy-4m.club-internet.fr)
    Date: mer 6 novembre 2002 13:30:16

    Je m’étais permis d’ouvrir cette discussion après la lecture d’un débat ailleurs, à mon sens stérile, où les on essaye d’opposer les guides, les hommes, les philosophies du vin.
    Le problème, c’est que ce jeu de massacre n’a qu’un seul but, provoquer, essayer de briller en s’éloignant de la moyenne que l’on croit bêlante et attiser les conflits.
    Comme tu le dis Paski, nous, passionnés, sommes tellement justement passionnés que nous lisons tout ce qui se publie sur le vin et nous abreuvons de ces lectures qui nous forgent peu à peu, soit en ou faisant réagir soit en nous caressant dans le sens du poil.
    De toute façon, il y a accord sur les très grandes bouteilles.
    Mais je dois dire que la richesse d’un forum comme LPV est justement d’avoir l’avis d’autres amateurs et c’est cette vérité là que je préfère de plus en plus.
    Je le répète encore une fois: la somme de nos subjectivités nous rapprochera de l’objectivité, au travers des accords et des contradictions.

    [/i]

    mauss
    Participant

    Et beh : les grands esprits…

    Ce slogan en haut du site m’a été fourni par l’ancien directeur de Rothschild qui, lors de la première session du GJE, comme « propriétaire » à l’époque, du Savour Club, était partenaire du GJE : Mr Lawritz, maintenant, je crois, PDG de l’hopital Rothschild à Paris.

    Il l’avait exprimé dans son discours chez Dutournier. C’était donc il y a dix ans.

    vincentvin
    Participant

    Bonjour François, bonjour à tous,

    Es tu certain qu’après inscription le téléchargement en pdf soit possible : je n’y suis pas arrivé!!??

    Bien à toi
    Bien à vous tous

    Vincent L.

    Luc Javaux
    Maître des clés

    Je trouve que cela ferait un beau sujet pour le bac de philo…
    Il faudrait d’abord partir du principe que l’objectivité existe en matière de dégustation de vin, et pour moi, ce n’est pas gagné.
    Tout cela pour dire que, pour moi, la somme de toutes les subjectivités ne peut donner que la moyenne des sujectivités mais sans doute pas l’objectivité.

    Luc

    SOCRATO
    Participant

    Pour moi la question est la suivante : un bouteille de vin n’ayant pas de défaut notoire et considérée comme bonne par la majorité des dégustateurs peut-elle être intrinsèquement meilleure en soi qu’une autre (à un moment donné ou en projection dans l’avenir) étant donné que l’analyse d’un dégustateur est fonction de récepteurs sensoriels olfactifs différents déterminés par 347 gènes !!! (sans compter sa culture, forme du jour, ordre de la dégustation,….)

    pittrez
    Participant

    Luc,

    Pas d’accord, la moyenne des subjectivités est la somme des subjectivités divisée par le nombre de subjectivités… 😀

    Bon je sors… B)-

    Luc Javaux
    Maître des clés

    Effectivement…

    Je prend un exemple que tout LPVien comprendra :

    Bertrand La Gern note un vin blanc 10/20 et Laurent Lab lui donne 20/20. Voici deux jugements subjectifs qui me donnent une info quasi certaine : il s’agit d’un vin blanc oxydatif…:D
    Par contre, la moyenne de leurs notes, soit 15/20, ne reflète en rien de manière objective la qualité de cette bouteille.
    Tout cela pour dire que lorsque les dégustateurs ne sont pas d’accord entre eux, il est primordial de savoir qui a aimé et qui n’a pas aimé pour que l’info soit pertinente.
    Dans les dégustations de groupe, les seuls vins où l’info donnée par la moyenne des notes me semble vraiment utile, c’est quand tous sont d’accord pour affirmer qu’il s’agit d’un grand vin ou d’une grosse daube.

    Luc

    Bertrand Le Guern
    Participant

    étant donné que l’analyse d’un dégustateur

    Dans le cas du GJE il ne s’agit pas d’UN dégustateur, mais de tout un groupe ce qui gomme les effets de « sans compter sa culture, forme du jour ».

    ordre de la dégustation

    C’est un facteur non négligeable lors de dégustations de club, mais l’objection n’est pas pertinente lors de « vraies dégustations » où chaque dégustateur a tous les vins devant lui et peut les goûter dans tous les ordres qu’il juge utiles.

    pittrez
    Participant

    Bertrand,

    ceci n’est valable que pour quelqu’un qui aurait un goût moyen (de tous les dégustateurs). Ce qui me semble être impossible.

    L’avantage de connaître le goût d’un dégustateur est que si celui-ci a très bien noté un vin et que son goût est similaire (je dis bien similaire) au mien, je ferai un bon achat en achetant ce vin… même si sa note moyenne est faible.

    Et inversément…

    Cordialement,
    Pierre

    PS : d’accord pour l’ordre de service, mais j’ai déjà remarqué qu’en choisissant l’ordre (puissance croissante du vin), les dégustateurs perdaient souvent un peu de leur objectivité. Je n’ai pas d’idées pour gommer cet effet. Et puis comme on l’a dit ailleurs, la dégustation n’est pas une science (encore moins exacte…)

    Luc Javaux
    Maître des clés

    [quote=Je n’ai pas d’idées pour gommer cet effet.][/quote]

    François Mauss explique qu’au GJE, chaque dégustateur commence par le vin qui porte le n° de sa table. L’effet est donc nul, en moyenne… 😉

    Luc

    pittrez
    Participant

    Luc,

    Je n’y avais pas pensé ! Mais nous ne sommes que sept dans mon petit groupe et nous sommes donc tous à la même table ! On perd un peu sur l’ordre mais on gagne tellement en convivialité !

    Pierre

    Bertrand Le Guern
    Participant

    Par contre, la moyenne de leurs notes, soit 15/20, ne reflète en rien de manière objective la qualité de cette bouteille.

    Sur cet exemple caricatural c’est évident, mais la moyenne devient intéressante/nécessaire lorsqu’il y a un si grand nombre de notes qu’il n’est plus possible de les embrasser d’un seul coup d’oeil.

    Un exemple: tu connais mon goût pour les statistiques –et mon dégoût pour l’oxydation …– et pourtant je me suis toujours refusé –ce qui m’a valu quelques passes d’armes pas tristes avec ma hiérarchie– à indiquer sur les livrets scolaires la moyenne des TROIS notes trimestrielles, puisque 15, 10, 5 n’est pas du tout la même chose que 5, 10, 15, la chronologie étant, en ce cas précis, primordiale.

    En ce qui concerne une dégustation avec plus de vingt participants, es-tu capable de te faire une opinion en regardant la matrice de toutes les notes? là la colonne des moyennes (pas bêtement arithmétiques, mais traitées) prend son importance. La dispersion est aussi un bon indicateur, mais passe au second rang.

    Bertrand Le Guern
    Participant

    [i]François Mauss explique qu’au GJE, chaque dégustateur commence par le vin qui porte le n° de sa table. L’effet est donc nul, en moyenne…
    [/i]

    Tu vois que quand tu veux tu trouves des vertus à la moyenne!

    Concernant le GJE, je ne suis pas certain que tous ses membres suivent à la lettre les recommandations de François! Personnellement je commence toujours par les plus clairs et surtout je ne goûte pas qu’une seule fois, il me faut au minimum goûter dans un sens puis dans le sens inverse et enfin affiner par lots.

    SOCRATO
    Participant

    « Envoyé par: pittrez (Adresse IP journalisée)
    Date: jeu 12 octobre 2006 17:21:31

    quelqu’un qui aurait un goût moyen (de tous les dégustateurs). Ce qui me semble être impossible.

    L’avantage de connaître le goût d’un dégustateur est que si celui-ci a très bien noté un vin et que son goût est similaire (je dis bien similaire) au mien, je ferai un bon achat en achetant ce vin… même si sa note moyenne est faible.

    Et inversément…  »

    C’est exactement ce que je pense, puisque le goût diffère selon chaque personne ! La bouteille intrinsèquement bonne n’existe pas. C’est la correspondance entre elle et le goût de la personne qui prime, comme celle qui lie un couple (pas au sens mathématique !) Le vin rend humble.

    Luc Javaux
    Maître des clés

    Bertrand,

    C’est certain que losqu’il y a 20 dégustateurs, il est impossible de faire autrement que d’utiliser des moyennes.
    Ce que je consteste, c’est le fait qu’un groupe de 20 dégustateurs dont on tire une moyenne de notes me donne des infos plus fiables pour moi qu’un panel de 3 ou 4 dégustateurs dont je connais les goûts et dont je pourrai analyser plus finement le pourquoi du comment ils ont aimé ou pas.

    Luc

    mauss
    Participant

    Luc et autres :

    Où ai-je dit que 20 dégustateurs sont SUPERIEURS à 5 tout bons copains qui passent une soirée d’enfer ?

    Que n ‘étiez vous des jurés au temps de Galilée ? J’adore vos critiques, oui, sérieusement, car voilà de quoi lancer de belles discussions, déjà entamées autrefois, mais qui reviennent ici de façon fascinante.

    SVP, : ne donnez pas tant d’importance à ce qui n’est, finalement, qu’une option parmi d’autres dans la dégustation : après tout, si j’ai dit quelque part qu’on est « supérieur » à d’autres, toutes mes excuses.

    On a un système; il vaut ce qu’il vaut, et s’il ne plaît pas – ce qu je comprends parfaitement – on passe à autre chose.

    S’il semble digne d’intérêt, et bien, on cherche à l’améliorer avant de chercher les armes de destruction massive !

    Mais on a déjà dit cela, non ?

    SVP : lisez le rapport jusqu’au bout : il y a là des phrases sur la convivialité qui ont un poids réel.

    Ceci dit, j’adore ce site : avec vous, ici, pas de place pour ronronner ou somnoler relax : toujours sur les charbons ardents. un secret ? J’aime ! Allez y, attaquez, saignez, videz, ouvrez, rejettez, critiquez, viandez, aimez, félicitez, tourbillonez !

    Il est vrai : je sors de Lavinia où il y avait de très belles choses.

    sans rire : merci de vos critiques, on va essayer de faire mieux.

    Merci

    Luc Javaux
    Maître des clés

    François,

    Pourquoi se mettre sur la défensive de cette manière ?
    Je ne t’attaque absolument pas, pas plus que le GJE dont je lis les rapports avec intérêt (je viens d’ailleurs d’acheter 6 bouteilles de Pape-Clément 2003…), je discute avec Bertrand (et avec tous ceux que cela intéresse) de la pertinence de la moyenne d’un nombre important de notes par rapport à celle d’une lecture plus détaillée de l’avis d’un nombre limité de dégustateurs dont on connaît les goûts. Et cela ne concerne pas que le GJE, mais aussi les compilations de notes de professionnels telles que Bertrand et Alain Winemega nous les concoctent tous les ans.
    Je pense qu’on peut discuter de cela sereinement sans y voir une attaque ou un jugement négatif du travail effectué par le GJE.

    Luc

    mauss
    Participant

    Mais non, je ne vois pas systématiquement des attaques, mais, quand même, ce sont surtout des doutes qui apparaissent alors que parfois on aimerait un ton plus positif : mais c’est sans doute cela l’esprit français.

    Je reste serein, pas de querelles.

    Pour revenir donc aux compils, je constate que si je prends les notes individuelles de chaque dégustateur, j’ai de grandes variations sur quelques vins. Et quand on fait les moyennes, il se dégage quand même un faisceau en faveur de tel ou tel.

    La force des travaux de Bernard, ce sont les taux de cohésion. Quand je vois, pour les 95 que le plus fort taux de cohésion concerne Haut-Condissas (pratiquement le taux parfait), cela prend réellement un sens pour moi, alors que si je n’avais pris comme référence pour ce vin qu’un seul dégustateur, je n’aurai peut-être pas porter un oeil plus attentif à ce cru.

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