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- Ce sujet contient 30 réponses, 11 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Olivier BILLON, le il y a 2 années et 4 mois.
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Je lance ce sujet qui me trotte dans la tête depuis un moment :
Sur les terroirs à galets et pourquoi pas roulés comme à Chateauneuf, on revendique (on = les promoteurs de la zone) que les galets restituent la nuit la chaleur accumulée le jour et que cela explique l’extrême qualité des vins.
Ouais ! Sauf que sur d’autres terroirs, on revendique une forte amplitude thermique entre jours et nuits comme argument de la qualité des vins et notamment de la fraîcheur.Ma réflexion et mes questions : dans le contexte actuel de réchauffement global, recherche-t-on absolument que le sol restitue la nuit la chaleur accumulée ? L’inertie thermique des galets est elle réelle ou n’est-ce pas plutôt un fantasme (de plus) ? La grande qualité des vins de ces terroirs ne vient-elle pas juste du sable qui se trouve dessous ou de la capacité drainante du sol ?
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- 16 mars 2024 à 1h01
« Sur les terroirs à galets et pourquoi pas roulés comme à Chateauneuf, on revendique (on = les promoteurs de la zone) que les galets restituent la nuit la chaleur accumulée le jour et que cela explique l’extrême qualité des vins. «
J’ai effectivement beaucoup entendu ce discours…mais je ne l’entends plus depuis que les vins titrent 16.5°; Ces dernières années, on me vante plutôt les safres, les argiles, et une diversité de terroirs, ce qui est logique: nombre de vins, même chez des domaines réputés deviennent trop chaleureux et sont inabordables dans leur jeunesse ( pas certain qu’ils le seront dans 20 ans ). Alors qu’une tendance s’affirme vers une consommation de vins plus digestes et abordables. Les terroirs d’altitude offrent des profils plus en phase avec les goûts de l’époque.
- 16 mars 2024 à 1h01
Iroule est demandé au parloir !
- 16 mars 2024 à 1h06
Iroule Guy ?
- 16 mars 2024 à 1h09
Le galet a finit par être roulé dans la farine, on dirait.
Il me semble, du haut de mes 37 ans, que durant de longues années les vignerons ont menés un combat relativement acharné contre un climat difficile, pour amener leurs grappes à maturité. En témoignent les titres alcoolémiques des anciennes bouteilles ayant mon âge (je n’ai pas plus vieux à vrai dire).C’est peut-être ce qui a fait l’âge d’or de certaines régions, comme Châteauneuf-du-Pape. Un vin opulent et riche dans un monde amer.
Cela dit, je connais encore beaucoup d’amateurs de Châteauneuf-du-Pape pour son côté « bon rendement » en terme d’alcool, il ne faut pas oublier que beaucoup de consommateurs cherchent avant tout un bon rapport qualité cuite.- 16 mars 2024 à 1h15
Etretat, terroir d’avenir ?
Ou ma belle Côte d’Azur ?
- 16 mars 2024 à 1h44
James Wilson s’amuse un peu de ça dans son livre Terroir (1998) aussi, et pointe « argile rouge et molasse ferrugineuse » sous les galets de Chateauneuf-du-Pape qui apportent plus à la qualité des chateauneuf que la surcouche de galets.
- 16 mars 2024 à 2h33
[quote= »mgtusi post=1225067 userid=2205″]Etretat, terroir d’avenir ?
[/quote]
Tant que tu ne plantes pas les vignes trop près du bord……..
- 16 mars 2024 à 5h29
Iroule est demandé au parloir ! (MGTUSI)
Iroule Guy ? (Jérôme Perez)Merci pour cet hommage
. Pas d’avis sur la question, C9P n’étant pas mon vignoble de prédilection. En revanche, le riesling de Sarre sur galets (la GG Feils) de Peter Lauer a une personnalité notable (une trame beaucoup plus épicée et amère avec un peu plus de largeur) par rapport à ses camarades sur schistes (Kupp, Schonfeils, Lamberkirsch).
[quote= »Jojobiscotto post=1225066 userid=23865″]Le galet a finit par être roulé dans la farine, on dirait.[/quote]
Fais des CR plutôt, tu n’as pas la connivence avec moi pour écrire ça, désolé
. - 16 mars 2024 à 11h53
@ Ilroulelegalet alors du coup ça ne t’étais pas adressé, je parlais bien du célèbre galet roulé du Rhône sud. Je ne cherche plus à sympathiser, j’apprends de mes erreurs..
- 16 mars 2024 à 12h59
Une chose est sure, c’est que ces galets ont une forte capacité calorifique. Donc quand ils tapissent l’ensemble du sol comme à certains endroits de C9P, ils agissent comme évoqué: ils restituent la chaleur emmagasinée la journée pendant les premières heures de la nuit.
A l’inverse, on pourrait considérer qu’ils gardent une certaine fraicheur en début de journée. Cet effet est surement moins long et moins impactant car les rayons du soleil « chauffent » déjà les vignes directement.
Mais l’argument de « rafraichisseur du matin » pourrait être utilisé avec le nouveau contexte climatique. Le premier qui l’entendra viendra nous en parler sur ce fil
.Si le côté radiateur nocturne devient un problème pour les degrés, j’imagine qu’on pourra limiter l’effet en laissant pousser de l’herbe, qui rafraichit et fera de l’ombre aux galets. Mais qui rentrera en compétition avec la vigne pour la pluie…
Bibi
- 16 mars 2024 à 13h08
Oui, je suis d’accord avec ça. Cependant, j’ai toujours été surpris par le fait que les vins du Rhône Sud, produits sur des terroirs à galets, avait une relative fraîcheur nonobstant le degré d’alcool élevé.
La fraîcheur gustative ressentie ne vient pas toujours de l’acidité : je pense qu’il s’agit d’un carcan de plus à faire sauter.Par ailleurs, je ne peux pas laisser dire que dans le contexte de ce sujet et des vins dont il est question que la recherche a d’abord été le rapport qualité cuite. Je ne veux pas jeter les bases d’un second épisode de mesure de biceps mais je trouve que cette remarque est quelque peu insultante pour les grands vins produits sur ces zones, notamment avec du grenache qui s’ils titrent haut peuvent avoir une volupté totalement unique.
- 16 mars 2024 à 13h20
Je parle de certains consommateurs appréciant les degrés d’alcool élevés dans le vin, les vins riches, sans compromis, solaires.
Il ne faut pas oublier que, si aujourd’hui c’est entrain de devenir une norme un peu sur tous les terroirs, le côté solaire n’a pas toujours été très répandu, et les vins pouvaient facilement manquer de maturité, et de matière.
- 16 mars 2024 à 14h18
Jojobiscotto, je pense que tu ne devrais pas utiliser un emporte-pièce pour rédiger tes messages ; ça ne passe pas au tamis fin.
- 16 mars 2024 à 14h33
Après relecture de ton message d’origine :
Ma réflexion et mes questions : dans le contexte actuel de réchauffement global, recherche-t-on absolument que le sol restitue la nuit la chaleur accumulée ? Évidemment non, d’ailleurs les vignerons de C9P nord n’hésitent surtout pas à préciser qu’ils sont très au nord de l’appellation, comme si le mot sud était à proscrire..
L’inertie thermique des galets est elle réelle ou n’est-ce pas plutôt un fantasme (de plus) ?
C’est physique il me semble, nos anciens chauffaient des briques en guise de bouillotteLa grande qualité des vins de ces terroirs ne vient-elle pas juste du sable qui se trouve dessous ou de la capacité drainante du sol ?
Il faut séparer la qualité en différentes parties, la minéralité apportée par le sol comme nourriture pour la plante, par exemple les sables, et puis l’effet du type de sol, par exemple l’argile qui fait retenteur d’eau, ou les galets qui apporteraient une maturité supplémentaire, donc peut-être d’avantage de matière.
Il y a ensuite le savoir-faire des assemblages des appellations et du métier, mais il me semble que ça n’était pas vraiment la question.- 16 mars 2024 à 14h47
Tu ne vas pourrir ce sujet aussi, hein, dis moi ? Je ne m’engagerai pas dans une joute, j’ai passé l’âge et l’envie. Tes biscottos te servent à exploser des portes ouvertes ? Appuies sur les bras, il y a peut-être une chance que ça monte au cerveau.
L’autre possibilité, c’est que tu joues et que tu trolles.
Quel con ai-je été de te demander de relativiser quand tu désirais quitter le forum !
- 16 mars 2024 à 14h55
Mon pseudo est une auto-dérision, je fais 1m60 et 55kg, donc inutile de me charrier sur quelque chose que je ne prétend pas être, d’ailleurs les attaques sur ma personne sont moyennes.
Je t’ai répondu avec beaucoup d’intérêt pour la question. D’ailleurs je pense que le match sables/ galets roulés fonctionne car on a la finesse mais aussi la sûr-maturité dûe aux galets. Une sorte de duo gagnant.
- 16 mars 2024 à 15h01
Il faut séparer la qualité en différentes parties, la minéralité apportée par le sol comme nourriture pour la plante, par exemple les sables, et puis l’effet du type de sol, par exemple l’argile qui fait retenteur d’eau, ou les galets qui apporteraient une maturité supplémentaire, donc peut-être d’avantage de matière.
Tu ne te rends pas compte de la vacuité de tels propos ? « la minéralité apportée par le sol comme nourriture par exemple les sables … »
Mes attaques ne sont pas moyennes, elles sont lourdes, mais je peux encore monter d’un cran. J’ai de la ressource.
- 16 mars 2024 à 15h06
C’est pourtant le principe même de terroir que tu réfutes, Jérôme. Il me semble que de séparer la nature du sol entre son type et sa structure est un des raisonnement fondamental d’une approche de l’AOC.
- 16 mars 2024 à 15h08
ok : alors fais nous une démonstration de ce que le sable nourrit la plante et lui apporte de la minéralité. Tu pourras aussi nous indiquer tes sources et sur quelles études tu te fondes. Tu bosserais pas pour le Figaro magazine par hasard ?
- 16 mars 2024 à 15h13
Il faut des études pour se rendre compte qu’une Syrah n’a pas le même goût selon le sol sur lequel elle pousse ? Une plante puise nécessairement des minéraux dans le sol, non ?
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