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- Ce sujet contient 21 réponses, 13 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Raphael Mouillon, le il y a 11 années et 1 mois.
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- 24 février 2013 à 14h31
Retirer une quantité de liquide afin de descendre le vin à épaule de la bouteille et lui permettre de s’aérer.
https://www.avintage.net/image/niveauduvin.jpg
Oliv
- 24 février 2013 à 15h35
On dit aussi « dégager a l’épaule ».
En fait, après ouverture tu te sers un fond de verre et tu remets le bouchon d’origine ou un autre (c’est ce que je fais) ou un tissu sur le goulot (pour éviter l’intrusion des moucherons par exemple) et tu attends une ou plusieurs heures suivant l’évolution du vin.Tu as déjà un aperçu de ce que donne le vin en buvant le fond de verre…. parfois c’est au petit déjeuner (ceci dit un fond d’Yquem 83 au pti déj ca passe bien, hein Oliv….(:D) puisque certains vins nécessitent plusieurs heures d’ouverture.
Pour les vins jeunes, on peut pratiquer le carafage mais pour les vins plus anciens on épaule en général. Cela permet aussi de servir le vin dans la bouteille d’origine ce qui est souvent apprécié des convives surtout si l’étiquette est « belle ».
- 24 février 2013 à 17h06
Je suis de moins en moins partisan d’épauler, pour garder la pureté de la méthode d’oxygénation lente.
Car lorsqu’on épaule, on penche la bouteille et lorsqu’on verse, on découvre alors une assez grande surface.
On a alors une oxygénation rapide sur une partie non négligeable de la bouteille.Je préfère ouvrir une heure plus tôt que d’épauler. C’est pour garder la logique d’un processus où l’échange d’air se fait très lentement.
A noter que si on ouvre à l’avance, on doit garder le col ouvert et ne couvrir ni d’un bouchon, ni d’un linge.Le seul cas où l’on referme un vin très ancien, c’est lorsque le parfum du vin est tellement génial qu’on a peur de le perde. Alors on rebouche pour le garder tel qu’il est. Ce qui n’empêche pas le nouvel air dans la bouteille de jouer son rôle.
- 24 février 2013 à 17h23
on doit garder le col ouvert et ne couvrir ni d’un bouchon, ni d’un linge
Je ne prendrais pas le risque en été de laisser un flacon ouvert sans au moins un bout de tulle dessus pour prévenir de l’entrée des moucherons qui adorent l’alcool et se noient allégrement en relâchant une phéromone (je crois, en tout cas quelque produit qui pollue le vin).
Si on épaule et que l’on remet un bouchon on a tout de même une aération comme tu le soulignes pour un vin ancien « Ce qui n’empêche pas le nouvel air dans la bouteille de jouer son rôle »
- 24 février 2013 à 17h25
Je préfère ouvrir une heure plus tôt que d’épauler. C’est pour garder la logique d’un processus où l’échange d’air se fait très lentement.
pour les vieux vins ok, mais sur des vins jeunes ou au début de maturité, ça ne sert pas à grand chose à mon sens d’ouvrir sans épauler.
- 24 février 2013 à 17h35
Je ne prendrais pas le risque en été de laisser un flacon ouvert sans au moins un bout de tulle dessus pour prévenir de l’entrée des moucherons qui adorent l’alcool et se noient allégrement en relâchant une phéromone (je crois, en tout cas quelque produit qui pollue le vin).
Je confirme ! En été , voire en hiver dans la maison, on a parfois des épidémies dans le seau à compost; c’est une sal—rie , il suffit d’une mouche pour gacher le goût d’une bouteille entamée, surtout les blancs. Même les jaunes morflent.
Je suis preneur de précisions entomologiques… pour moi il s’agit de « mouches à vinaigre », des drosophiles; mais le coup des phéromones, j’étais pas au courant
- 24 février 2013 à 17h39
Je confirme : je recouvre toujours mes bouteille ouvertes ou mes carafes car j’ai vécu d’horribles mésaventures avec des mouches baignant dans des grands crus et que je n’ai pas osé boire, par dégout.
- 24 février 2013 à 17h52
Je ne sais pas ce que relâche le moucheron lorsqu’il se noie mais ils sont encore plus attirés par le whisky que par le vin. [s]Il y avait un sujet concernant le moucheron et sa capacité a gâcher le vin mais je ne retrouve pas le sujet…. Oliv, a l’aide stp….(tu)[/s]
edit: ca y est c’est le fameux « lanefle » l’auteur du post que l’on peut retrouver ICI.
[i]Bonjour Tipof, le moucheron en question, c’est une drosophile ou mouche à fruits ou mouche à vinaigre. Dans un verre de vin elle apporte effectivement une odeur très déagréable et caractéristique, un peu végétale comme le dit Luc Javaux mais aussi un peu acétique je trouve.
Cette petite bestiole est attirée par les fruits blets, en débuts de fermo, le lait et..le vin. Elle est porteuse de tout une série de germes, dont des bactéries acéto bacter. Ces bactéries sont responsables de la transformation de l’alcool en vinaigre. Elle forment assez vite de l’acide acétique et surtout de l’acétate d’éthyle qui est détectable en quantités infimes. Est-ce là l’origine de cette odeur de drosophile ? L’acétate d’éthyle à une odeur très prenante entre le vinaigre et le vernis à ongles. Une autre explication serait que la drosophile comme d’autres insectes (la coccinelle ou la punaise notamment) émet une substance odorante désagréable en cas de danger ou de stress (réflexe défensif). et pour une drosophile, se noyer, même dans un verre d’Yquem, est une source de stress (pfff quel manque de culture et de goût ces mouches…). Mais au sujet de cette deuxième hypothèse, je n’ai jamais lu ou entendu quoi que ce soit et je pencherais plutôt pour l’effet des bactéries portées par la mouche.[/i]- 24 février 2013 à 17h57
- 24 février 2013 à 18h00
Oui Eric, nos posts se sont croises, j’avais fini par retrouver. Merci.
- 2 juin 2015 à 1h46
Peut-on appliquer cette technique au magnum? Dans mon cas, il s’agit d’un Cruzeau 2009 PL.
A vous lire!- 2 juin 2015 à 1h49
C’est même encore plus conseillé car ils ont besoin de plus d’air.
- 2 juin 2015 à 8h09
Merci Eric.
Mon caviste m’a semblé perplexe quand j’ai proposé cette technique. Il m’a dit qu’une simple ouverture suffisait.
Il ne doit pas être LPVien 😉- 4 juin 2015 à 17h27
De mon côté j’épaule naturellement car j’ouvre presque toujours la bouteille quelques heures avant et je goute le vin pour vérifier qu’il n’a pas de défaut (ce qui le met naturellement à l’épaule) et savoir si il a besoin d’être oxygéné, ou pas.
Si je le trouve très fermé, ce sera « carafe »,
Si je le trouve un peu fermé, je vais le laisser épaulé,
Si je le trouve ouvert, je vais remettre le bouchon horizontal sur le goulot,
Si je le trouve très ouvert, je vais le refermer avec le bouchon.- 4 juin 2015 à 17h39
Je fais tout comme J’on, si ce n’est que je mets de la gaze sur le goulot pour éviter que des bestioles pénètrent (d’avril à septembre). Elles sont attirées par l’alcool, ces coquines.
- 4 juin 2015 à 18h16
Presque pareil, avec un cran de plus : s’il est vraiment très très ouvert, je le rebouche au Vacuvin ™ 🙂
- 5 juin 2015 à 1h06
Bouchon horizontal sur le goulot, je ne suis pas sûr que ça fasse une grande différence avec sans rien…
- 5 juin 2015 à 3h40
lbb.contact écrivait:
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> Bouchon horizontal sur le goulot, je ne suis pas
> sûr que ça fasse une grande différence avec sans
> rien…D’accord avec toi, je ne sais pas si cela apporte quelque chose mais je crois bien que j’avais lu ça sur LPV sur des conseils de préparation de Rayas (ouverture la veille en reposant le bouchon sur le goulot). Je crois que le conseil venait de Mr Reynaud himself, sans trop être sûr. Depuis, je le fais régulièrement.
Je mets également de la gaze en été.
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