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- Ce sujet contient 22 réponses, 14 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Michel Gratioulet, le il y a 10 années et 1 mois.
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Salut,
Je ne sais pas pour vous mais ces mots, quoique largement utilisés dans le milieu du vin, me déconcertent voire m’horripilent. Je m’explique :Digestibilité : Je ne suis pas gastro-entérologue mais il me reste de ma formation qu’il s’agit de la nature pour une matière organique à être digérée en ne laissant, a priori, que peu ou pas de résidus dans les selles …
Que ceux qui utilisent régulièrement cette caractéristique dans l’appréciation de leurs chers flacons me pardonnent mais moi, franchement, ça ne me botte pas et j’apprécie un peu plus de poésie dans » la passion du vin » même si je ne suis surement pas le plus doué du forum … je n’ai en tout cas aucune envie de prouver cette absence supposée de résidus quand je bois un beau vin et que je le partage !!D’autre part, buvabilité … Qu’est ce que cela veut bien dire ?? qu’un vin se doit d’être liquide pour être bu ? cela je le savais déjà, quoique … j’ai pu lire que certains jolis jus avaient de la mâche … Perso, je les mastique rarement moi, les vins, même riches en tannins, même quand ils me collent au gosier, [size=small][size=small]quoique … certains vins très sudistes, mais non, mais non, je n’ai rien dis.[/size][/size]
Gouleyant comme les nommaient nos plus anciens. Ouais ouais, désuet mais plus évident. Allez que les plus inspirés d’entre nous s’en donnent à coeur joie pour m’aider à trouver autre chose !
Amicalement
Guillaume
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- 6 juin 2016 à 21h44
Hello,
En dehors du fait que ces deux mots ne sont pas très jolis, je ne comprends pas ce que tu leur reproches.
Le premier je ne crois pas l’avoir utilisé. Le deuxième peut-être que oui. C’est grave Docteur? 🙂
Quant à la mâche d’un vin, elle est en effet relative à la présence en nombre des tanins et au moelleux du vin.Bref il ne s’agit pas de produire des haikus, l’essentiel dans un compte-rendu est de tenter de se faire comprendre et de traduire ses impressions, dans un langage communément admis.
Après loin de moi l’idée d’étouffer dans l’oeuf ta volonté de trouver mieux.
:)-D
- 6 juin 2016 à 22h17
Autant buvabilité ou torchabilité me semblent des qualificatifs assez causants pour qui s’est un jour retrouvé devant un verre de confiture surboisé qui pègue le palais et fait qu’on a peine à finir son godet pour décrire un vin qu’on a envie de boire et reboire avec aisance et facilité, autant digestibilité, effectivement, je trouve ça pas trop ragoûtant.
Car vos histoires de boyauteries et autres soucis de transit, mince, vous pourriez garder ça pour vous et l’intimité de votre fin de soirée sur le trône ! 😀
- 6 juin 2016 à 23h04
Sapidité à mon sens signifie qui a du goût (le contraire serait insipide, non?)
Sinon on est censé faire des CR pour se faire comprendre sur un forum. Personnellement la poésie bachique me gonfle assez vite. Ce qui m’intéresse c’est d’avoir une idée plutôt précise sur comment se goûte le vin. C’est précieux quand on a le même vin en cave. Olivier a parlé de torchabilité, mot plutôt laid mais qui a l’immense avantage d’être très parlant et qui invite à jouer du tire-bouchon!R
- 6 juin 2016 à 23h42
Oui bien d’accord, il ne s’agit pas d’être les Verlaine du vin, j’aime aussi retrouver dans un flacon, ou non, ce que l’on m’a décrit avec les limites de notre sensibilité propre. Si je veux du Baudelaire, je lis du Baudelaire …
Mais, tout de même, je préfère qu’on me parle d’équilibre, de fraicheur ou de tout ce que vous voudrez bien me décrire pour me faire partager vos impressions plutôt que de verser dans le néologisme ou la sémiologie médicale … Là, soit j’y comprends rien soit je poste un billet d’humeur ; ), sans agressivité il va de soit !Guillaume
- 6 juin 2016 à 23h53
Buvabilité : pas besoin de jouer du couteau et de la fourchette, voire du marteau-piqueur ou de la tronçonneuse, pour avaler un vin.
Digestibilité : pas besoin d’avaler du maalox ou du gaviscon pour soigner les brûlures, aigreurs et autres remontées gastriques que le vin indigeste a engendré.Bref, la buvabilité démontre que le vin fait dans la finesse, l’équilibre et la digestibilité souligne qu’il prend soin de nos tripes.
- 7 juin 2016 à 0h26
(tu) Vougeot!
- 7 juin 2016 à 1h04
Digestibilité, je n’utilise pas ou rarement.
Buvabilité, par contre souvent. Et je ne vois pas ce qu’il y a de difficile à comprendre dans ce terme.
Certes, c’est un néologisme, sans doute pas très beau, pas tout à fait synonyme de gouleyant (qui concerne les vins frais et légers), alors qu’un vin qui possède une grande buvabilité n’est pas forcément léger, c’est simplement celui dont la bouteille se vide rapidement et sans effort particulier.Luc
- 7 juin 2016 à 1h31
tiens, une impression que j’aimerais bien partager :
le fait que je trouve souvent que des vins âgés enivrent moins que les autres, qu’il ont une buvabilité plus importante.sinon, c’est à mon avis une question de degré d’alcool et de support acide qui rend un vin plus « torchable » qu’un autre.
Aussi trouvé que le Champagne est sans doute le vin dont la buvabilité est la plus grande. Mais à bien y réfléchir, certains rieslings de l’est …ce sont d’ailleurs des vins dangereux en ce sens qu’on en boit plus : alors qu’un vin très puissant fait souvent impression à la première gorgée mais fatigue avant la fin du verre.
- 7 juin 2016 à 2h05
Débat intéressant.
« Digestibilité : Je ne suis pas gastro-entérologue mais il me reste de ma formation qu’il s’agit de la nature pour une matière organique à être digérée en ne laissant, a priori, que peu ou pas de résidus dans les selles … »
D’ailleurs un vin « à chier » est par définition peu digeste.« Autant buvabilité ou torchabilité me semblent des qualificatifs assez causants »
Un vin à la haute buvabilité invite à se torcher lamentablement. Mais si on y réfléchit c’est assez contradictoire. Car en se reportant à la phrase juste au dessus, on comprend qu’on devrait plutôt se torcher après avoir abusé d’un vin de merde (ou à chier).- 7 juin 2016 à 2h17
😀
- 11 juin 2016 à 14h43
Merci à ceux qui m’ont répondu jusque là avec souvent pas mal d’humour !!
J’ai bien compris le sens que vous leur donnez mais non … Je suis un pénible et vous demande encore un petit effort SVP pour effacer ces mots definitivement trop moches et trouvez des synonymes à caractère sympa
Dans le cas contraire, j’attaque mon prochain post sur la grande corticalité du vin 😉
Amicalement
G- 11 juin 2016 à 14h51
Je promets de ne plus utiliser digestibilité, que de toute manière je n’utilise jamais.
Par contre, je ne peux rien promettre pour buvabilité, à moins que tu me trouves quelque chose de mieux qui reflète la vitesse à laquelle la bouteille se vide en présence d’un Belge assoiffé.Luc
- 11 juin 2016 à 15h04
Ah ah !!
Allez je joue le jeu. J’attends quelques réponses de plus le temps d’y penser un peu
Guillaume- 11 juin 2016 à 15h12
Allez tant pis, j’ai le contraire :
Cortical – se dit d’un vin cérébral, se buvant lentement, pas nécessairement avec plaisir, pas obligatoirement en bonne compagnie et pourtant possédant une bonne aptitude à saoûler
G- 11 juin 2016 à 15h41
Cortical – se dit d’un vin cérébral, se buvant lentement, pas nécessairement avec plaisir, pas obligatoirement en bonne compagnie et pourtant possédant une bonne aptitude à saoûler
Pour le vin, j’ignore si c’est approprié mais pour la lecture d’un CR du TGJP, ça convient parfaitement ! 😀
- 11 juin 2016 à 16h11
ca ressemble à une définition de « vin de méditation »
- 11 juin 2016 à 16h20
Ca c’est un truc que je n’ai jamais compris le vin de méditation.
- 11 juin 2016 à 16h28
Le vin de méditation demande beaucoup d’entrainement…
- 11 juin 2016 à 18h56
mgtusi écrivait:
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Ca c’est un truc que je n’ai jamais compris le [i]vin de méditation.[/i]Sers-toi un 40 ans de Quinta do Noval devant un feu, cet automne, et tu comprendras… 😉
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