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- Ce sujet contient 39 réponses, 19 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
azerty27, le il y a 11 années et 1 mois.
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Soirée un peu particulière au Club des Vieilles Copines hier soir à Bruxelles.
La soirée est consacrée à la dégustation du même vin bouché de différentes manières : liège, synthétique et capsule à vis.
Tous les vins sont de chez Rijckaert et ont été conservé chez lui.
On déguste les vin par série de deux ou de trois et évidemment, on ne connait pas les différentes méthodes de bouchage et on s’amuse à tenter de les retrouver…Le premier vin est le Côtes du Jura Sarres Chardonnay 2005.
Le bouchon de liège offre un vin manquant un peu de peps mais est le plus typé chardonnay.
Le synthétique est oxydé, passé.
La capsule à vis donne un vin avec une belle acidité, le plus pur des trois.A ce stade, on se demande vraiment si on goûte bien un seul et même vin tant les trois verres sont différents !!!
Le second vin est Viré Clessé L’Epinet 2006
Le synthétique donne une acidité assez mordante et un vin manquant de relief.
Le liège donne pour moi le meilleur vin avec une belle acidité préservée suivi de près par la capsule qui préserve également le vin.Le troisième vin est Saint-Véran Avonnes 2005
Le synthétique donne un vin oxydé avec des arômes peu flatteur.
La capsule donne un vin préservé.Suit un Macon Bissy 2004
Le synthétique donne un vin plat et pas agréable.
Le liège préserve le vin.Dernier vin : Pouilly Fuissé Les Croux 2005
La capsule donne le meilleur vin car le synthétique et le liège ont modifié le vin, et pas en bien.
Conclusion
Il est dangereux de tirer des conclusions à partir d’une seule expérience sur une bouteille de chaque bouchage.
Ce qui ressort, c’est que c’est la capsule à vis qui s’en sort au la main !
Le grand perdant est le synthétique…
Le liège étant intermédiaire.
On pourrait rétorquer que le synthétique n’est pas fait pour durer plus de deux ou trois ans et que nos vins étaient déjà trop âgés pour du synthétique.
Il aurait fallu ajouter à la dégustation différents bouchage en 2008 par exemple.
Bref, mon regard vis-à-vis de la capsule est modifié même si le cérémonial autour du bouchon de liège me plaît mieux.
Je pense que je serai moins intransigeant vis-à-vis de ce mode de bouchage.En 2007, 80 % des bouteilles mondiales (soit 12,5 milliard sur un total de 15) étaient bouchées avec du liège.
Mais dans certains pays du nouveau monde, c’est 80 % des bouteilles qui sont fermées avec du synthétique.
D’après les échos belges, le marché belge n’est pas prêt pour la capsule à vis car les consommateurs ont une image d’un bouchon de liège sur le vin et pas autre chose !
Une autre réflexion est qu’il n’est peut-être pas malin de boucher avec du synthétique puisque finalement c’est un produit dérivé du pétrole (à part pour les riesling ;)).
Reste la question du bouchage avec bouchon de verre mais qui est paraît-il plus cher?Bref, dégustation intéressante et vaste débat.
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- 17 février 2011 à 16h27
Merci Marc, c’est très intéressant.
Luc
- 17 février 2011 à 16h33
Belle expérience (tu)
La même en rouge serait intéressante. Si on sent bien l’intérêt de la vis pour le blanc (préservation de la fraîcheur), en rouge on obtiendrait peut-être des vins à l’évolution trop lente qui les rendraient moins agréable à l’instant « t » que leurs équivalents liège ou synthétique ?
Marc
- 17 février 2011 à 16h33
Moi j’aurais écrit comme titre : Différentes méthodes de bouchage
Le « bouchonnage » n’est-il pas plutôt indiqué pour le goût de bouchon ?
- 17 février 2011 à 17h15
Le domaine Albert Mann (Alsace) utilise des capsules à vis pour ces vins « d’entrées de gamme » (comme la cuvée Albert) qui sont plutot destinés à une consommation rapide.
Je trouve le résultat + que satisfaisant, les vins sont toujours plaisant. J’ai juste remarqué qu’à l’ouverture, il faut parfois attendre 5 à 10 minutes que le vin « respire » un peu, mais rien de rédhibitoire.- 17 février 2011 à 18h23
Alain,
Merci pour la rectification, j’ai pas beaucoup réfléchi mais c’est corrigé.
Marc,
C’est vrai que la même expérience en rouge serait à faire.
Si la capsule à vis préserve la fraicheur des vins blancs, il paraît que la technologie actuelle de la capsule à vis permet un échange d’air comme avec le liège.(mais à vérifier), et donc in fine une certaine évolution.Hier soir, certains dégustateurs rapportaient des cas où des bouchons synthétiques donnaient un goût de plastique au vin. Je ne sais pas si la capsule peut donner un goût déviant ?
Je pense également que la technologie du bouchon synthétique va encore évoluer et s’améliorer (et au vu de la dégustation, ils ont intérêt à l’améliorer).
Il y a deux grosses catégories de bouchons synthétiques : ceux qui sont moulés un par un et ceux qui sont issus d’un grand serpentin de plastique segmenté par découpage. La question est : quelle méthode fait le meilleur bouchon ?
De plus, sur le site de Nomacorc (leader en la matière, 60 bouchons produits par seconde), il y a différentes catégories de qualité : premium, classic +,…- 17 février 2011 à 18h43
Ne pas oublier pour les synthétique le Guala Seal déjà utilisé par plusieurs domaines : Ponsot, Capitain, O. Leflaive etc. : https://www.ardeaseal.com/index.php (apparemment c’est Ardea Seal maintenant). On est loin du boudin de plastique coupé au mètre, dans ce cas 😉
Pour l’oxygénation par la vis, cela doit effectivement être le cas maintenant. Je me demande si les résultats serait complètement inversé sur des rouges de cinq ans? Sans que cela ne présage sur la capacité de la vis au vieillissement.
Marc
- 17 février 2011 à 21h07
[i]hédoniste écrivait:
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> Ce qui ressort, c’est que c’est la capsule à vis
> qui s’en sort au la main ![/i]Je suis content que cette criante vérité commence à naitre au grand jour.
Sinon, attention au comparatif. Tu pouvais avoir du mauvais liège et du bon synthétique, ou l’inverse.
Par exemple, chez la marque leader en volume en bouchons synthétique, le produit d’entrée de gamme (faible densité) a engendré pas mal de déconvenues et se comporte assez différemment du reste de la gamme.Chez les moulés, il existe du bon et du minable. La difficulté d’extraction peut parfois être manifeste avec ces bouchons.
Chez les extrudés avec peau extérieure, il y a seulement 2 marques à ma connaissance. Le leader est aussi celui qui a globalement des densité plus faibles, et à priori une perméabilité gazeuse plus forte (je préfère toutefois utiliser le conditionnel). Une perméabilité faible ou moyenne peut être un avantage ou un inconvénient selon ce que l’on veut faire…..- 17 février 2011 à 21h30
Evidemment, il faut faire attention aux conclusions que l’on tire d’une telle dégustation !
Il existe différentes qualités de synthétique et je ne sais pas la qualité que Rijckaert utilise mais au vu de la dégustation, j’aimerais savoir comment il justifie l’utilisation des bonchons synthétiques car il donne des vins au goût plus que discutable.
Mais le synthétique est-il fait pour boucher des vins que l’on boit après 5 ou 6 ans ?- 17 février 2011 à 23h12
instructif en effet…
je ne voudrais pas pousser le bouchon trop loin;)mais on pourrait aussi s’interroger sur le bouchon en verre…(déjà vu sur des vins alsaciens,mais je crois que c’est pas donnée comme méthode de bouchage)
si quelqu’un peut partager un avis…
il serait intéressant de tester cela ….
LaurentB- 17 février 2011 à 23h23
Le bouchon en verre c’est par ici : https://lapassionduvin.com/phorum/read.php?22,186141,186141#msg-186141
Marc
- 17 février 2011 à 23h56
Merci Marc
c’est pas mal d’ajouter le lien dans le fil de la discussion .
laurentB- 18 février 2011 à 2h36
Et crac, ça n’a pas trainé !!
https://www.winebusiness.com/insiderblog/?go=getBlogEntry&dataId=84251
😉
- 24 mars 2011 à 15h28
Petit retour sur cette dégustation Rijckaert.
D’après le vigneron lui-même, la vis est également son mode de bouchage préféré.
Le synthétique est fait simplement car il y a une demande du marché.
Il reste donc à militer pour faire accepter la vis aux consommateurs…- 24 mars 2011 à 15h44
Il reste donc à militer pour faire accepter la vis aux consommateurs...
C’est pas gagné pour tous ! 😉
https://lapassionduvin.com/phorum/read.php?40,550249,550723#msg-550723- 24 mars 2011 à 17h39
La dégustation est intéressante, et il faudrait conserver les mêmes vins pour les boire dans 5 ans, 10 ans, 15 ans.
Car cette comparaison doit tenir dans le temps.La question que je poserais est : pourquoi veut-on la capsule à vis ?
Je vois deux raisons possibles :
– le prix de revient
– la préservation du « stock » de chênes-liège.Si c’est ça, la capsule à vis peut être réservée aux vins qui se boivent très vite et ne se conservent pas en cave.
Pour les vins chers, l’argument du prix de revient ne joue pas. Et pour assurer un bon vieillisement, il faut d’autres preuves de la tenue dans le temps. Car quelle est la composition chimique de la capsule et de son joint, au contact du haut du goulot ?Le bouchon en verre ne peut se concevoir que s’il n’y a aucun joint en silicone ou autre. Car ce serait aberrant, malgré le seul message du Comte de Vienne.
J’ai déjà suggéré dans une précédente discussion la solution d’un bouchon en verre à visser, dont l’étanchéité est garantie par la différence des pas de vis de la bouteille et du bouchon. Ce serait très cher, mais aujourd’hui, les vins chers le supporteraient.De mémoire, j’avais déjà signalé qu’au Chateau Latour, ils gardent des vins de plus de cent ans sous bouchon de verre. Cela donnera un témoignage du plus grand intérêt. Car avec un bouchon de verre à 100%, on pourrait garder du vin 500 ans ou 1000 ans ! Quel témoignage ce serait si nous avions aujourd’hui des vins du temps d’Henri IV !
A noter qu’un brigand dit : « haut les mains ! » et pas « au les mains ! » 😉
- 24 mars 2011 à 17h56
François,
Ayant participé au débat de hier, il peut être intéressant de développer ce que notre très jeune Marc a voulu dire :
Jean Rijckaert, après pas mal d’années d’essai perso et certaines mises en circulation diverses, a clairement identifié la capsule vis comme le support qui lui apporte le plus de satisfaction dans le rendu de ses vins…. MAIS il doit vivre et pour cela il doit vendre. Prenons le cas de son importateur belge principal : quand Jean lui propose de la vis, l’autre, dans sa vision du vin, répond « pas de cela chez moi »… On lui propose alors de revenir au bon liège… Nouvelle réponse : t’as pas autre chose, trop de risque, marre du liège…. Que reste-t-il au bout du compte : le caoutchouc garanti « maxi 5 ans » qui terrasse à terme les vins… Pas grave dit le caviste…, une palette vendue au consommateur, c’est une palette vendue, n’ont qu’à le boire vite leur vin.
Donc… que fait Jean Rijckaert ?
- 15 mai 2015 à 23h30
Illustration de ce bouchon « ardeaseal » dont on parlait dans ce fil (2011)
jlj
- 16 mai 2015 à 0h21
Un de mes « petits producteurs » l’à utilisait pendant 2/3 ans avant de faire marche arrière…
- 16 mai 2015 à 0h46
jean-luc javaux écrivait:
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Illustration de ce bouchon « ardeaseal » dont on parlait dans ce fil (2011)Tu es sûr qu’il s’agit d’un bouchon ?
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