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- Ce sujet contient 23 réponses, 8 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
ericevreux, le il y a 20 années et 2 mois.
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J’ai relu plusieurs les CR sur la dégustation « rive gauche » afin de voir les perceptions des vins selon les individus. Je regrette au passage que moins de la moitié des participants l’aie fait, car c’est beaucoup plus passionnant que de simples notes…
Me contentant donc de ceux qu’il y a dans la rubrique ad hoc, j’ai constaté que tout le monde était plus ou moins d’accord sur ce qu’était un très bon vin. Par contre sur les « moins bons », ça se corse…
Si je prends les 3 vins que j’ai aimé le moins (Rollan de By, Tour Carnet et Haut marbuzet), il y a de sacrées différences de perception.
Rollan de By, je lui ai trouvé de la volatile, totalement déséquilibré, alors que Stef 24 a trouvé une bombe de fruit au plaisir immédiat. Il n’est pas le seul puisqu’il a eu tout de même trois 16/20 (mais aussi deux 13 et… mon 12).
Tour Carnet, j’ai trouvé les tannins agressifs et vraiment désagréables. Daniel note: « la bouche suave en entrée est plutôt grasse épaisse, le milieu est riche, assez concentré, mais pas très précis ». Je n’ai pas l’impression de boire le même vin… Ici un 17 (?), quatre 13, un douze et un 11 (le mien :D)
Haut Marbuzet est pour moi d’une acidité rebutante et ce dès le nez. Stef note: « Le nez est assez exotique, bois de santal, écorce d’agrumes. La bouche est assez tannique, mais ceux-ci se révèlent satinés. L’ensemble est soutenu par une belle fraîcheur. Un beau vin. » Là aussi, les avis sont partagés: un 17, deux 16 d’un côté, deux 13 et un 12 (le mien ;)) de l’autre…
Quand je vois cette différence de perception, j’en suis presque à me demander si ce forum sert à quelque chose, puisqu’un vin que je trouve quasi imbuvable est trouvé bon par un autre. Il faut remarquer à l’inverse que les vins que je trouve bon font l’unanimité 😀
En fin de compte, ne doit-on pas avoir avec les contributeurs de LPV le même comportement qu’avec les critiques professionnels. Trouver ceux dont les goûts se rapprochent le plus des vôtres et ne se fier qu’à ceux-là?
Vaste question :S
Eric
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- 28 avril 2006 à 0h32
« Haut Marbuzet est pour moi d’une acidité rebutante et ce dès le nez »
tu ne peux que percevoir des arômes qui évoquent pour toi l’acidité (parce que ton cerveau associe tel arôme à l’acidité – citron par exemple-). Les saveurs de base ne sont perçus qu’en bouche et pas au nez. Mais c’est un détail.
« Quand je vois cette différence de perception, j’en suis presque à me demander si ce forum sert à quelque chose, »
tu es sévère parce que je ne suis jamais allé aussi loin. MAis en effet la multplication des avis ne sautait constituer une « vérité ». J’ai eu maintes expériences de vins fort bien notés et commentés ici (ou ailleurs) que je ne perçois pas du tout de la même façon. MAis quand on le sait on ne s’en soucie plus vraiment. L’inverse est vrai avec des vins qui me plaisent et qui déplairont à beaucoup d’autres.
- 28 avril 2006 à 0h39
Peut-être que je ne perçois pas directement l’acidité au nez, mais je la pressens. Les 3/4 du temps, voire un peu plus, il y a bien un excès d’acidité. En l’occurence, je sens plus le vinaigre de vin rouge que le citron 😀
Tout ça est dit avec force smiley, mais il y a malgré tout un « problème de fonds » :S
Eric
- 28 avril 2006 à 1h15
Eric,
les différences de perception sont bien réelles, il faut faire avec.
Depuis que nous organisons des dégustations à l’aveugle, avec le « cercle » sud-ouest , c’est ainsi.
Tout dépend , peut-être, aussi , de ce que les dégustateurs s’attendent à avoir dans le verre, en fonction de leur goût.
Il est, comme même heureux, de constater que le trio de tête, fait globalement l’unanimité.
Après il faut analyser, les 7 ou 8 vins qui seraient dans la même catégorie.
C’est vrai que la perception de La Tour Carnet que nous avons eu, était un peu à l’opposé, mais ma note était loin de 17.
J’ai tout de même l’impression que ces vins , ne t’ont globalement pas tellement séduit.
Moi, je trouve un caractère assez didactique à ces dégustations, quand on voit quelques dégustateurs comme Frédéric ou Vincent, qui changent complètement leur optique dans ce qui leur plait aujourd’hui, et dans leurs futurs achats.
Reste à savoir la façon de noter de chacun ( il faudra d’ailleurs évoquer le sujet de façon plus précise avec des dégustateurs du comité ), d’oû l’intéret d’avoir des commentaires assez précis.- 28 avril 2006 à 1h29
J’ai tout de même l’impression que ces vins , ne t’ont globalement pas tellement séduit.
Il y en a tout de même 10 qui ont entre 15 et 17 ;)… Bon, c’est vrai que ça en fait 14 qui ont moins de 15 😀
D’une façon générale, je trouve que l’élevage est beaucoup trop appuyé, et que c’est dommage, car c’est au départ un millésime assez sensuel et que la sensualité a disparu dans la plupart des cas (idem chez Talbot, magnifique en 2004, juste bon il y a quelques mois). Seul Léoville Poyferré a su garder l’esprit de ce que pouvaient être les 2003 après 6-8 mois d’élevage (Talbot lui ressemblait, d’ailleurs ;)).
Ce que je dis n’est ni plus ni moins ce que m’a dit le maître de chai de Larcis Ducasse en juillet dernier: beaucoup de 2003 ont été « flingués » par un élevage trop long 🙁
Eric
- 28 avril 2006 à 2h01
Eric,
Tu as soulevé , la véritable question posée par les vins bien nés du millésime 2003: leur élevage.
Les vins de la Rive Gauche, ont été , me semble -t-il, élevés de façon assez classiques, je dirai , comme d’habitude.C’est toute la différence ,avec les vins de la Rive Droite, supervisés par Derenoncourt ( avec, pour une partie de la récolte, un élevage en cuve) , auxquels j’ajouterai Prieuré Lichine, qui dans notre dégustation m’a vraiment plu.
Il me semble que les vins de la Rive Droite ont davantage séduit les dégustateurs du cercle.- 28 avril 2006 à 15h18
Eric,
Je pense que tu es dans le vrai : Il faut se rapprocher des personnes avec les lesquelles tu as des goûts communs. En partant d’une base que sont les arômes en bouche, je pourrais dire à titre d’exemple que j’adore un café serré, j’adore les pommes granny smith, je déteste le sirop de sucre de canne (quand il n’est pas distillé) et je mange bien salé !
Je ne sais pas si tu vois où je veux en venir ? Si toi tu déteste l’acidité des granny smith par exemple, il me semble évident que nous aurons une perception de l’acidité bien différente.
Cela pose un vrai problème tu as raison sur les phénomènes de dégustations de groupes, si les personnes commentent à haute voix. Comme nous essayons de ne pas nous concerter, cela limite les risques d’influencer les autres.
Par contre, je trouve, comme Daniel, que le fait que trois ou quatre vins aient obtenu l’unanimité est intéressant. Les gens qui lisent nos CR doivent prendre en compte ces vins et peut être se concentré plus sur ces vins !?
Je ne sais pas pour les autres, mais moi j’estime avoir beaucoup progressé depuis que nous pratiquons nos regroupements, à deux titres au moins. Tout d’abord en « concentration » dans l’exercice et ensuite lors des discussions que nous avons après dégustation.
Stef24
- 28 avril 2006 à 20h02
» je pourrais dire à titre d’exemple que j’adore un café serré, j’adore les pommes granny smith, je déteste le sirop de sucre de canne (quand il n’est pas distillé) et je mange bien salé ! »
et moi je pourrais dire à titre d’exemple que j’adore un café serré, je n’aime pas les pommes Granny-Smith (on comprend mes réserves face à l’acide malique), j’aime le sirop de sucre de canne ( mais pas quand il est pas distillé, parce que je n’aime pas les alcools forts) et je mange très peu salé (et pas amateur d’épices ou de poivre) !
- 28 avril 2006 à 23h08
J’adore aussi le café serré. Mais quand je bois du vin, je n’ai pas envie d’un expresso. Or dans certains vins, on ne sentait que ça…
J’aime aussi l’acidité – et les granny smith ;). Elle ne me dérange pas dans un vin. J’ai même tendance à la rechercher car elle peut apporter un bel équilibre à un vin. Mais je n’aime pas l’excès d’acidité quand elle tend vers le déséquilibre…
Ou l’on se différencie, c’est que l’on n’a pas la même notion d’équilibre…
La dégustation de samedi me permet de croire que le défaut que je reprochai au Montus 2001 (excès de volatile) lors de la « dégustation commune virtuelle » existait finalement peut-être aussi dans vos bouteilles: c’est le défaut que je reprochais à Rollan de By et apparemment je suis le seul à en avoir fait la remarque…
Ceci dit, mon « allergie à la volatile » n’est pas nouveau. Je me rappelle que Anne Caldéroni (de Clos Puy Arnaud) m’avait fait remarqué il y a deux-trois ans que j’étais super sensible à ce sujet. Je la sens nettement avant que ce soit critique pour le vin…
Eric
- 29 avril 2006 à 1h06
Eric,
L’acidité volatile , j’y suis beaucoup moins sensible que toi, c’est normal , je suis de la vieille école. 🙂
- 29 avril 2006 à 1h31
serais-je moi aussi réactionnaire ?
en fait le prob n’est pas de sentir telle ou telle chose mais de ne se soucier que du « j’aime ou j’aime pas ».
Je m’en fous de dire « y’a de la volatile » ou ça sent le poivre de c’est Tchouan » : le vin me procure de l’émotion ou pas. Ca vit, ça vibre ou alors ça ne m’émeut pas. Point.
PAr contre dans une dégustation comparative, à l’aveugle, je suis capable de bien noter un vin qui ne m’émeut pas mais juste pour « récompenser » un excellent « travail ». Je peux dire c’est un vin parfait … mais qui ne m’émeut pas. Ou c’est un vin imparfait (suivant les canons communément admis) mais qui m’emballe.
Idem avec la musique, la litterature, une femme, un joueur de foot, un paysage etc
- 29 avril 2006 à 2h18
Tiens, du Vincent pur jus 😉
Ca faisait longtemps 😀
Il n’y a pas forcément d’incompatibilité entre le fait de détecter la volatile et « j’aime/j’aime pas », puisque la volatile, j’aime pas 😀 (d’une façon générale, il y a des exceptions, en particulier des liquoreux à la volatile superlative mais parfaitement intégrée).
Pour concilier le sujet de départ (les Bordeaux de samedi dernier), et ta dernière intervention, aucun ne m’a vraiment ému. J’en ai trouvé des bien faits, voire des très bien faits, mais aucun ne m’a fait bondir du siège et m’exclamer: « Wahoouu! C’est booonnn!!! Y reste des caisses??? » X(. Le seul vin que je risque d’acheter est le Cos Labory (si j’en trouve) parce qu’il a un rapport qualité/prix décent. Les autres, on frôle le n’importe quoi…
Ce commentaire ne vient pas d’une personne qui n’aime pas le Bordeaux. J’y ai passé des semaines à parcourir les châteaux, j’y retourne cet été. Tout simplement, j’aime le BON Bordeaux (comme le Leoville barton 2004 dégusté au domaine: ça, c’est quelque chose…)
Eric
- 29 avril 2006 à 2h30
Eric,
Loin de moi de penser ,un seul instant, que tu n’es pas amateur de Bordeaux.;)
- 29 avril 2006 à 2h35
Je ne pensais pas à toi, Daniel 😉
Au fait, je vais à Puy Arnaud jeudi prochain. je te raconterai 🙂
Eric
- 29 avril 2006 à 2h36
Personnellement aucune caractéristique d’un vin (sauf les déviations aromatiques manifestes) ne me dérange a priori. Ce qui me dérange c’est quand je ressens cette caractéristique (acidité, volatile, amertume, boisé, etc.) EN DEHORS du vin. Je n’ai pas d’autres mots que « en dehors » pour décrire ce que je ressens à ce moment là. Je sens une acidité, une amertume, ou une brûlure “à côté » du vin.
Par contre quand cette caractéristique est intégrée au vin, elle fait partie de son équilibre et de ses qualités. C’est aussi pour ça que je ne comprends pas bien les gens qui disent : je n’aime pas la volatile, l’amertume ou l’acidité. Je trouve que c’est un a priori « restrictif ». Ainsi, on trouve souvent pas mal de volatile dans les grands vins. Je comprends qu’on soit gêné par un excès de volatile sur un petit gamay de comptoir, mais que seraient les grands liquoreux sans volatile ?Philippe
- 29 avril 2006 à 2h38
Eric, si tu veux je peut t’en amener pour l’Ascension.
- 29 avril 2006 à 2h41
As-tu bien lu ce que j’ai écrit, Philippe???
Je me cite: « il y a des exceptions, en particulier des liquoreux à la volatile superlative mais parfaitement intégrée ».
j’ai écrit aussi: »J’aime aussi l’acidité – et les granny smith . Elle ne me dérange pas dans un vin. J’ai même tendance à la rechercher car elle peut apporter un bel équilibre à un vin. Mais je n’aime pas l’excès d’acidité quand elle tend vers le déséquilibre… »
On ne peut pas dire mieux, non?
Eric
- 29 avril 2006 à 2h47
Je ne te critiquais pas Eric, je précisais simplement ma propre perception des choses. Pas besoin de te justifier 😉
Philippe
- 29 avril 2006 à 2h54
De toutes façons la volatile c’est pas bon…
c’est pas orthodoxe.
- 29 avril 2006 à 14h11
Eric,
Quand je parlais de café serré, je pensais plus à l’amertume qu’au coté torréfié du nez. Bien que j’aime beaucoup l’odeur de torréfaction quand elle ne masque pas les fruits ! 🙂
Je trouve aussi qu’il y a une limite à mes goûts, il faut impérativement que les caractéristiques que j’ai essayé d’imager (amertume, acidité, etc. il en va de même pour les tanins) soient parfaitement intégrées dans la structure du vin. Sinon, je considère (à mon goût) que ça devient un défaut. 😉
Stef24.
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