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jpfre, le il y a 16 années.
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Le Chili, un peu a l’instar des autres pays du Nouveau-Monde, s’est beaucoup concentre sur l’elaboration de vins mono-cepages au cours de la premiere partie des annees 90. Cependant, depuis 2 ou 3 ans, les assemblages prennent l’ascendant, les producteurs ayant compris que complexite et qualite sont plus importantes lorsque leur meilleures cuvees sont melangees.
Comme pour tout, il y a du bon et du moins bon, le dernier venant generalement d’essais s’assemblage de cepages qui ne se subliment guere, ou lorsque les conditions climatiques ne se pretent guere a faire un vin de qualite.
Voici quelques notes de vins d’assemblage bus au cours des derniers jours:
D de Donoso 1998, Domaine Oriental, Vallee du Maule. Assemblage Carmenère – Cabernet.
DidierD s’en etait fait l’eloge lors d’une degustation de St-Emilions ou ce vin pirate avait fort plu.
Une belle robe, un excellent nez bouquete, une bouche ronde et suave, tres bien equilibree, sans lourdeur ou amertume. Pour un millesime difficile comme le 1998, ce vin etait une reussite. Le 1999 est, parait-il, une confirmation de la classe de ce domaine (qui ne reussit malheureusement pas tous ces vins comme il reussit le « D »)
Cordillera 2000 de Miguel Torres, Vallee de Curico. Assemblage Carignan (65%), Cabernet, Merlot.
Ce vin ne nous a pas subjugue. Peut-etre le Carignan que ne nous connaissons guere nous a surpris, mais le resultat est que cet assemblage ne decollait jamais vraiment. Pas mauvais, mais pas transcendant non plus.
Primus 2000 de Vermonte, Vallee de Casablanca. Assemblage Carmenère (60%), Merlot, Cabernet.
Un tres beau vin qui merite un coup de chapeau pour ce millesime au combien difficile. C’est rond, suave, avec une bonne complexite et des tannisn qui demandent encore a se fondre. On peut lui reprocher un leger manque de profondeur, mais le millesime 2000 combine au fait que Casablanca est une valle froide (donc, theriquement, pas pour le Carmenère ou le Cabernet) ne permettent pas miuex. Un vin elegant qui merite amplement son prix. A redeguster d’ici 1 ou 2 ans.
Et vous, avez-vous recemment essaye des vins d’ assemblage chiliens ?
Saludos,
Anthony
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- 31 décembre 2002 à 6h09
Dégusté ce soir, ESCUDO ROJO de Rotschilds produit dans la vallée centrale au Chili. Beau vin doté d’une belle concentration et de tannins souples et agréables, gout différent apporté par l’apport de carménere assemblé au cabernet-sauvignon et au cabernet-franc, boisé bien dosé sans exces ( un an barrique francaise ) axé sur les jeunes fruits. Pourrait vieillir jusqu’en 2006 a son meilleur . Allez HOP 15 sur 20.
- 31 décembre 2002 à 15h43
Michel,
puis-je presumer que tu aies bu le millesime 2000 ?
Saludos,
Anthony- 31 décembre 2002 à 16h13
Bu hier soir un Tamaya « VCS » 2001, ou Viognier (65%) Chardonnay et Sauvignon. La particularite de ce vin est qu’il est le plus nordiste de tous les vins chiliens, provenant de la vallee de Limari. Casa Tamaya est en fait le domaine le plus septentrional du Chili.
Un vin fort sympathique, frais, avec un bon equilibre acidite / fruit, des aromes de peche et de lime et une bonne finale. Servi avec un melange de poissons rotis au BBQ et quelques asperges, il s’est admirablement bien comporte. Je trouve que le Viognier amene une dimension particuliere et se combine bien avec le Sauvignon, le Chardonnay n’etant la que pour le cote moelleux et douceatre.
Saludos,
Anthony- 3 janvier 2003 à 1h41
Pour l’aperitif du 31, j’ai ouvert une cuvee ma foi fort sympathique: un Riesling – Gewà¼rtzraminer Don Miguel 2001 de Miguel Torres, issu de raisins de la vallee de Curico.
Au contraire des Chardonnay mous et ennuyants, cette cuvee plait grace a son style qui melange une bonne acidite (Riesling) et un cote exotique (Gewà¼rtz). C’est plaisant et accompagne aussi bien quelques flutes qu’un meli-melo de crevettes roses au curry avec des de tomates (l’entree du soir).
Les Alsaciens n’y trouveraient que peu leur compte car c’est radicalement eloingne des grands vins de terroir, mais un blanc plaisant et peu cher cela reste.
Saludos,
Anthony- 3 janvier 2003 à 15h30
Bonjour Anthony,
Je replace ici le commentaire du D de Donoso 98 :
‘D’ de Donoso – Maule Valley – Chili
(Production : 9000 bouteilles, Encépagement : 80% Cabernet Sauvignon, 20% Carménère)Robe : Rubis foncé brillant
Nez : Puissant et très complexe ; fruits rouges et noirs (cerise et cassis), foin coupé, cuir, tabac…
Bouche : Magnifique équilibre, explosion de fruits, complexe, long, structuré, tanins somptueux et retour fabuleux.
Un très beau vin parfaitement à la hauteur dans son rôle de pirate.Note : 16,4/20
Je viens d’acheter deux bouteilles du 99. J’espère qu’il sera à la hauteur. J’avais goûté le 97 et il était déjà superbe.
Didier
- 3 janvier 2003 à 17h01
Bonjour Didier,
les guides 2003 viennent de sortir et il faut que je verifie ce qu’ils pensent du D 99. Mais je crois savoir qu’il est un ton au ….. -dessus du 98 …..
En tout cas, j’en acheterai des sa sortie pour essayer.
Salutations,
Anthony- 3 janvier 2003 à 22h04
Il y a quelques jours, j’ai goute pour la 1e fois la cuvee « Cabernet – Merlot – Syrah » de casa Tamaya, version 2001 (son 1er millesime en fait). Casa Tamaya est ce domaine qui trone a l’extreme nord de la zone vinicole chilienne (plus au nord on fait du pisco avec les grappes).
C’etait un vin tout a fait plaisant et un bel exercice de style pour une 1ere production. Frais, gouleyant, bien en bouche, avec un fruite frais et une finale de belle amplitude, il justifie son prix amical de 6 euros ….
A revoir avec le millesime 2002.
Saludos,
Anthony- 9 février 2003 à 20h00
Bu hier soir un excellent Laura Hartwig Reserva 1999, assemblage majoritairment de Cabernet Sauvignon, mais avec un peu de Merlot et de Carmenère.
Laura Hartwig Reserva est le vin phare de Casa Laura qui est commenté dans les « Carnets de voyage dans la vallée de Colchagua », disponibles dans les archives.
Robe: superbe grenat étincellant
Nez: un nez complexe, encore rarement vu pour un vin de cette ordre de prix (12.000 pesos / 17 euros). Des notres fruitées (cerise, prune et autres fruits que je n’ai pu reconnaître), un boisé de belle qualité donnant une petite touche vanillée, de l’humus me rappelant l’odeur des meilleures caves souterraines, un côté épicé …. Bref, magnifiques arômes.
Bouche: de très belle facture, avec des tannins de qualité qui demandent encore à se fondre, un ensemble de volume et complexe. Longue finale où l’on décele toutefois que l’équilibre n’est pas encore atteint. Le potentiel est là , sans aucun doute.
J’ai consciemment comparé ce vin avec le 20 Barricas de Cono Sur bu 2 jours avant, et n’ai pas pu les départager. Même robe, même complexité et même plaisir. Le Laura Hartwig est peut-être un ton au-dessus au niveau aromatique et le Cono Sur se rattrape sur le gustatif. Quels ambassadeurs dans le milieu de gamme pour la vallée de Rapel (Colchagua en tête) !!!
Robe: 4/5
Nez: 13/15
Bouche: 15/20
Global: 8/10 -> 90/100. J’aime passionnéement.Saludos,
Anthony- 22 février 2003 à 19h44
Bu le 8/2/2003 lors d’une dégustation thématique « Pauillac » où je l’avais placé en pirate (voir commentaires dans la rubrique « de la dégustation »
Almaviva 99 – Puente Alto – Chili (17,90/20 – 49.33€)
Robe : Rubis profond, brillante et avec des jambes de rêve.
Nez : Crème de cassis explosif avec une pointe de menthol, des épices et de la torréfaction ainsi que des fruits rouges compotés. On ressent immédiatement une grande maturité et du fruit ensoleillé.
Bouche : Ample, dense, puissante et musclée, mais souple, soyeuse, fraîche et merveilleusement équilibrée. C’est une gourmandise fruitée sur le cassis et la confiture de fruits rouges. Les tanins sont veloutés, on retrouve des traces de torréfaction, la finale est immense, épicée et chocolatée. Ce vin a tout ce qu’il faut, comme il faut, là où il faut. Seule interrogation : comment va-t-il évoluer ?
(quelques commentaires suscités par ce vin : « je ne me laverai pas les dents ce soir », « je vais pisser avec réticence », « c’est le même plaisir qu’un bon Cognac devant le feu ouvert »)Eh bien oui, le pirate l’emporte haut la main face aux 1er Crus Classés (dans un millésime faible, il est vrai) Je n’ai pas goûté les Latour, Lafite et Mouton en 99, mais il est à noter que Almaviva est de 2 à 3 fois moins cher.
Didier
- 23 février 2003 à 2h49
50 Euros …. 35.000 pesos, soit 30% moins cher que le prix de revente au Chili …..
Si un passionnéduvin.com venait à faire un voyage andéen, amenez-moi une bouteille d’Almaviva 1999 SVP …..
Un des 3 meilleurs vins chiliens dans le millésime de la viniculture à ce jour ….. que demander de mieux ???
Saludos,
Anthony- 23 février 2003 à 17h50
Hier soir, pour se faire plaisir, j’ai ouvert une bouteille du D de Donoso 1998 (CR de DidierD dans cette même rubrique).
Il s’agissait aussi de lui rendre grâce car la dernière bouteille ouverte ne l’avait pas été à son avantage (vin de mise en bouche pour le repas de Noà«l, avant Domus et Angelica Zapata !).Robe: grenat, donnant des premiers signes d’évolution. Belle luminosité et intensité pour un 98
Nez: superbe équilibre entre les petits fruits rouges, le notes de tabac, les épices du type thym et poivre et un registre floral surprenant. Bu dans le jardin par une température rafraîchissante, ce vin était peut-être 1-2 degrés en-dessous de la tempéature idéale qui aurait libéré ses arômes tertiaires de manière plus franche. Ce vin a une superbe élégance !
Bouche: un vin tout en élégance, qui s’est civilisé depuis une année. Un léger creux en milieu de bouche nous rapelle ce millésime pluvieux qu’était 98, mais l’élégance et la complexité gustative de ce vin prend rapidem,ent le dessus. Il lui manque sûrement un peu plus de corps pour pouvoir être qualifié de grandiose, mais il n’en reste pas pour le moins excellent.
Robe: 4/5
Nez: 12/15
Bouche: 16/20
Général: 8/10 -> 90/100. J’aime passionnément !Saludos,
Anthony- 5 mars 2003 à 16h25
Autre bouteille, autre domaine pour une premiere experience: le vin de haut de gamme de Julio Bouchon, nomme simplement J. Bouchon sur l’etiquette.
Melange Cabernet – Merlot – Malbec issu de vignes de la vallee du Maule au sud-Chili, ce vin du millesime 1998 est le resultat de rendements limites (5’000 kg / hectare), d’une vendange manuelle, d’un tri severe des grappes, d’une fermentation traditionnelle et d’un elevage en barriques francaises de 12 mois.
La famille Bouchon est chilienne mais d’origine bordelaise car Guillermo Bouchon a emigre dans les annees 1860.
La robe est relativement claire pour un vin chilien, mais compense par une clarte eblouissante.
Le nez est moyennement complexe, sur les petits fruits, la mure, la menthe et un elevage bien integre. Un legere douceur me fait penser au chocolat.
En bouche, on est un peu decu. Fruits et poivron vert dominent, avec des notes d’epices, mais l’equilibre n’est pas au rendez-vous. Le fruit me parait vert et l’astringence domine. La finale, comme la bouche, est moyenne, manquant d’envergure.
Le 1999 deja goute par un critique local parait etre de bien meilleure facture. On attendra donc …. Ce vin de 1998 n’est malheureusement (pour moi) pas une revaltion du millesime.
Robe: 4/5
Nez: 11/15
Bouche: 12/20
General: 7/10 -> 84/100. J’aime « assez ».Saludos,
Anthony- 7 avril 2003 à 4h21
CR: Almaviva 1999
Suite au CR élogieux de Didier et à la (très) bonne expérience que j’ai de ce vin dans le millésime 2000, j’ai profité de la promotion 5+1 chez Delhaize pour acheter Almaviva 1999, millésime plus réputé semble t’il, pour un prix certes toujours fort élevé, mais apparemment moins cher qu’au Chili (n’est-ce pas Anthony ?), à savoir un peu plus de 41 Euros.
Je n’ai en fait pas grand chose à ajouter à l’excellent compte-rendu qu’en a fait Didier. Je dirais peut-être que je l’ai trouvé sans doute un peu moins chocolaté et torréfié, l’élevage me semblant assez discret et de grande qualité. Ce qui m’a marqué, outre le magnifique fruité, c’est d’avantage un côté un peu sauvage, sanguin, avec également des notes de réglisse et une belle minéralité qui lui apporte beaucoup de classe. Le côté mentholé, bien que présent, est très discret, ce qui n’est pas pour me déplaire tant je trouve cet arôme parfois caricatural et un peu écœurant dans certains vins chiliens, alors qu’ici, il apporte une fraîcheur intéressante au nez. La bouche joue effectivement dans le registre de la puissance, tout en restant magnifiquement équilibrée, et c’est ce qui le différencie le plus du 2000, qui est selon moi beaucoup plus fin.
En résumé, je confirme l’impression de Didier sur ce vin qui est à ranger dans la cour des grands, avec néanmoins une petite préférence pour le 2000 à ce stade. Le vin a été mis en carafe vers midi, je termine ce qu’il en reste en rédigeant ce compte-rendu, et je constate que la tenue à l’air est excellente, ce qui est sans doute de bon augure pour le vieillissement.Luc
- 7 avril 2003 à 18h10
Le match 99-00 risque en fin de compte de n’est pas etre si desequilibre ….. annee puissance contre annee finesse.
Tu donnes ta preference a l’Almaviva 00, Michel Rolland prefere son Clos Apalta 00 par rapport a son aine d’une annee (plus equilibre) …..
Interessant match en perspective ! Moi qui voulait faire une horizontale GC Chiliens 99 dans quelques annees, je crois que je vais tourner ca en match 99 vs 00 ….
Saludos,
Anthony- 14 mai 2003 à 23h48
Ouvert hier soir une bouteille du cru denomme « 1810 » de Casa Donoso, assemblage 70% Cabernet Sauvignon et 30% Carmenère. Raisins provenant de la vallee du Maule, millesime 99.
Il faut noter que Casa Donoso produit aussi le « negatif » de ce vin, a savoir le 1810 avec 70% de Carmenère et 30% de Cabernet.La robe est superbe ! Grenat, belle profondeur et lumineuse, sans tirer sur le violace.
Le nez est assez banal, sans etre ininteressant. Vanille du aux barriques americaines, fruit rouge et petit cote epice. Un peu monolythique et tres nouveau style !
En bouche, on doit lui rendre une belle rondeur, avec des touches douceatres amenenees par la vanille, des tannins deja fondus et un cote veloute qui plait. Mais ce n’est pas un vin de caractere. Il est fait pour plaire au nouveau consommateur et il reussira surement dans cette direction.
Il a relativement bien accompagne un poulet thai (au curry), ce qui etait en fait l’accord recommande par la revue qui m’a fourni la recette. Le cote douceatre de la vanille a attenue la force du curry.
A voir ce soir comment il resistera a 24 h d’oxydation limitee.
Robe: 4/5
Nez: 10/15
Bouche: 14/20
Ensemble: 7/10 -> 85/100 pour un vin que j’aime « assez ».Message edité (14-05-2003 23:51)
- 15 mai 2003 à 18h25
24 h plus tard, c’est un vin vanille tres tres Nouveau-Monde. Le passe-partout pour Monsieur tout-le-monde. Bof !
- 19 mai 2003 à 18h24
Depuis le 3 janvier, j’ai re-bu 2 bouteilles du crus « MCS 2001 » de Casa Tamaya (Limari), la dernere en date hier a midi.
Ce vin se maintient tres bien et a pris quelques notes epicees, sur le poivre noir.Interessant melange que ce 54% Merlot, 23% Cabernet Sauvignon et 23% Syrah, qui donne des aromes particuliers que je n’aurais pas forcement associe a chacun des cepages separemment. Surement, le « terroir » de Limari en est un des raisons.
4 euros quand achete directement a la propriete. Quel vin de « tous les jours » !
- 7 juin 2003 à 17h16
Pour mon anniversaire, ce jeudi, j’ai ouvert avec mes amis une bouteille de ‘D’ de Donoso 99 ainsi qu’un Almaviva du même millésime.
J’ai malheureusement dû trimbaler les bouteilles avec moi toute la journée, au gré de mes activités professionnelles et il faisait très chaud. Les bouteilles ont donc souffert et, avant le service, je les ai rafraîchies dans un seau à glace durant un petit 1/4 d’heure.
Pas les conditions optimales, donc, mais un bon moment de dégustation malgré tout.
‘D’ de Donoso 99
J’avais découvert ce vin avec le millésime 97, lors d’un cours, et cela avait été pour moi une révélation. J’ai donc décidé de suivre ce vin millésime après millésime (voir CR du 98 ci-dessus).Robe : Rubis foncé dense
Nez : à€ l’ouverture, le chêne vanillé domine mais s’estompe très vite pour laisser place à des arômes multiples et d’une grande finesse. On y retrouve de tout, dans une magnifique harmonie, depuis des arômes floraux de violette et d’iris, en passant par les fruits noirs bien mûrs mais pas confiturés, puis par une touche sanguine et de cuir, mais également du tabac, du bois de cèdre et de l’encaustique (étude de notaire), une pointe d’eucalyptus, du chocolat et toujours ce côté vanillé et toasté, mais pas du tout vulgaire. Complexe et raffiné, bref superbe.
Bouche : Ample, ronde et parfaitement équilibrée avec des tannins denses mais soyeux. On retrouve les fruits noirs et des épices douces. La finale est longue, légèrement torréfiée avec une faible amertume agréable.Quelqu’un a signalé que cela lui faisait penser au Mauro 98 bu il y a peu. Pour ma part, je trouve que ceci est beaucoup plus élégant.
Almaviva 99
Nous avions déjà dégusté ce vin il y a 4 mois et je suis assez surpris par son évolution.Robe : Rubis très dense, insondable.
Nez : D’abord animal, sang et cuir, puis évolue sur les fruits noirs (sirop de cassis) et également des arômes de sous-bois. Moins expressif et plus évolué qu’il y a 4 mois. A l’époque, ce nez était d’une puissance phénoménale, une explosion de fruit. Actuellement, il semble s’être assagi, voir même refermé.
Bouche : par rapport au Donoso, on est dans une catégorie nettement supérieure en ce qui concerne la puissance, mais toujours avec un parfait équilibre. C’est une carrure impressionnante, ample et enveloppante, avec des tannins massifs mais de grande classe et une persistance exceptionnelle. Mais d’un point de vue aromatique, la bouche a également fortement évolué par rapport à la dégustation de février. A l’époque, j’avais été subjugué par la puissance du fruit, par la richesse et le côté ultra-mûr de ce vin. Je me posais des questions quant à son potentiel. J’ai retrouvé maintenant un vin qui ressemble plus à un grand médoc classique. L’exubérance du fruit a cédé la place à quelque chose de moins expressif, mais d’une plus grande rigueur et je suis maintenant convaincu qu’il y a un réel potentiel de garde.Une telle différence dans la perception de ce vin sur 4 mois de temps me surprend. Est-elle à mettre sur le compte des conditions de transport durant cette chaude journée? Ou sur les conditions de stockage (cette bouteille ne vient pas du même magasin que celle dégustée en janvier) ?
Toujours est-il que j’ai apprécié les deux facettes de ce vin, avec une préférence quand même pour l’expression juvénile d’il y a 4 mois.
Pour l’anecdote, le bouchon du Donoso est 4 mm plus long que celui d’Almaviva !
Cordialement
Didier- 7 juin 2003 à 22h59
Didier, merci pour ces 2 CR qui montrent ce que les domaines soucieux peuvent faire dans ce grand millésime qu’est 99.
Certains critiques prévoient une garde de 10-15 ans pour l’Almaviva 99, et je pense que ces phases que tu décris si bien le mettent sur la bonen voie.Je vais acheter une bouteille du D 99 pour le comparer au 98.
(bbb)
- 16 juin 2003 à 15h51
Montgras Quatro 2000, Colchagua. Assemblage Cabernet (22%), Merlot (28%), Carmenere (30%) et Malbec (20%).
Un joli vin, aux notes lactees perceptibles, fruit mur mais frais, belle intensite aromatique. Les tannins sont faibles mais l’equilibre est de mise. Ce vin se bonifiera surement sur 1 ou 2 ans.
Tres, tres plaisant, meme si cela manque un peu de complexite.
(bbb)
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