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David Gautier, le il y a 7 années et 3 mois.
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Caol Ila est l’une des huit distilleries de l’île d’Islay. Construite en 1846, elle a connu une histoire troublée, avec une destruction et une reconstruction au 19ème siècle, puis une fermeture pendant quelques années, une production uniquement destinée au monde des blend pour finalement, suite aux intérêts de plusieurs embouteilleurs indépendants (de très nombreuses versions existent) un embouteillage officiel. En effet, Diageo, actuellement propriétaire, a décidé de relancer ce whisky par des embouteillages en single malt. C’est ainsi que simultanément trois versions viennent d’être produites. Il s’agit du 12 ans, du cask strength et du 18 ans. Je viens d’essayer deux de ces versions, voici mes commentaires :
Caol Ila 12 ans, 43°
Couleur citronnée; nez très iodé, tourbé et fumé, bref terriblement typé d’un Islay musclé (et pourtant Caol Ila n’est pas l’une des distilleries de cette île employant le plus de tourbe pour sécher son orge); en bouche, c’est vraiment tout dans la puissance médicinale, sans beaucoup de finesse et de subtilité. Je n’ai pas tellement apprécié ce whisky trop brut et sans trop d’élégance.Caol Ila 18 ans, 43°
Couleur or foncé; nez toujours aussi iodé, tourbé et fumé, mais il y a en plus des notes intéressantes d’épice, une certaine richesse due probablement à des fûts de sherry; la bouche est pleine et un peu plus voluptueuse que le 12 ans. C’est un whisky intéressant, mais je ne suis pas véritablement emballé par ce whisky.Benoît
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- 28 décembre 2003 à 12h39
Je n’ai rien trouvé sur ce single malt sur le forum. Ce whisky est millésimé: c’est un 1990 embouteillé en 2002, je ne sais pas si c’est comme cela qu’on dit.
Benoît ou un autre spécialiste peut-il me dire quel type de Malt est-ce?
Si j’ai bien lu ce qui précède, il y a de fortes chances pour que ce soit un malt très typé, tourbé.- 28 décembre 2003 à 20h59
Salut Jérôme,
Dun Eideann est la marque d’un embouteilleur indépendant, soit d’une société qui ne possède pas de distillerie. Elle achète l’alcool auprès des distilleries qui sont d’accord de le vendre de cette manière (ce n’est pas le cas de toutes les distilleries), le met en fûts et le fait viellir dans ses propres chais. Elle décide également de la mise sur le marché et de l’embouteillage sans référer à la distillerie. Bref, tout se côtoie, le meilleur comme le pire.
Pour ce qui est de la bouteille que tu possède, il s’agit donc d’un 12 ans (production en 1990 et embouteillage en 2002) lancé sur le marché par cette marque. Y-a-t-il d’autres références sur l’étiquette (degré d’acool, nom de la distillerie, filtration à froid ou non, etc.) ? J’attends de tes nouvelles.
Benoît
- 28 décembre 2003 à 22h41
la distillerie, c’est Caol Ila
43° bottle 178/500
Dun Eideann semble être la marque
Islay single malt
Cask N° 5
Pas de traitement au froid
Voilà , je t’ai tout dit, je n’ai plus qu’à le goûter!- 29 décembre 2003 à 22h52
Salut Jérôme,
Il s’agit donc bien de la production d’un embouteilleur indépendant. Bonne dégustation et ne sois pas trop surpris par la puissance et le côté phénolique des whiskies de l’île d’Islay. J’attends avec impatience ton avis sur ce whisky.
Benoît
- 1 janvier 2004 à 23h10
robe dorée plutôt pâle.
Le nez est plutôt violent et procure des arômes de foin coupé, presque d’étable ou de laiterie (je vous livre ce que je ressens, et ce n’est pas tout à fait péjoratif!), une note légèrement brûlée aussi.
A l’attaque ce malt est ample avec une sensation de densité. Puis les saveurs décelées au nez s’affirment en même temps que l’alcool et la structure s’impose. Le côte violent est à nouveau une caractéristque de ce whisky, que je trouve très puissant et viril et vraiment très brutal avec ces arômes de tourbe très prononcés, de laiterie ou d’étable après la traite.
Très grande longueur et persistance aromatique sur cette note légèrement brûlée qui confine à l’amertume.
En bouche longtemps après avoir avalé ce malt, on a l’impression d’avoir fumé un cigare.Voilà , je vais aller me servir un verre de vin, c’est davantage mon truc et c’est surtout pour moi beaucoup plus facile à décrire.
Désolé pour cette incursion en terre inconnue!
- 1 janvier 2004 à 23h30
Hello Jérôme,
Je ne vois vraiement pas pourquoi il faudrait que tu t’excuses pour avoir donné tes impressions sur un whisky, impressions d’ailleurs fort bien expliquées.
Il est vrai que le whisky que tu as choisi n’est pas l’un des plus facile pour se lancer dans le single malt. Je n’apprécie pas beaucoup le côté un peu « brute » et manquant de finesse de Caol Ila. J’aime bien plus les produits d’autres distilleries de l’île d’Islay, comme par exemple Bruichladdich et Ardbeg.
A propos de terre inconnue, j’ai ouvert ce jour une Terre Inconnue Léonie. C’est également puissant et concentré et l’alcool est très présent…
Amitiés
Benoît
- 22 janvier 2004 à 0h13
(eee)
Bonjour,
Le côté brut du Caol Islay ???
Je vous conseille réellement d’essayer ce millésime 90 de chez Dunn Eideann et vous changerez certainement d’avis.
j’ai aussi essayé un millésime 90 ou 91 de la même distillerie mais chez Signatory Vintage. C’est puissant et fumé, intéressant mais sans la grande finesse du Caol Islay Dunn Eideann.
C’est une merveille pour ceux qui ont la chance de pouvoir en trouver une bouteille car il n’est plus distribué chez les cavistes.
Si quelqu’un avait d’ailleurs un tuyau pour s’en procurer, je serais très heureux d’en profiter.
Merci
Greg
- 22 janvier 2004 à 1h17
Je crois que ce Malt a éé acheté à la cave de Courbevoie près de la gare Becon.
- 22 janvier 2004 à 18h49
Bonjour,
Je persiste et signe. J’ai de la peine à trouver quelque chose d’intéressant dans les produits officiels de cette distillerie. Il est probable qu’il existe des produits valant le détour auprès des embouteilleurs indépendants (du moins, j’ose l’espérer), mais je préfère souvent me tourner vers les produits officiels qui représentent mieux le caractère unique de chaque distillerie. On y retrouve en plus ce que la master distiller de la distillerie a vraiment voulu produire.
On peut trouver les produits de la marque Dun Eideann auprès de la cave DIVO (cf ). Il existe notamment deux Caol Ila dans la sélection disponible, un 1981 (22 ans) et un 1984 (18 ans) au prix de CHF 121.- la bouteille.
Benoît
- 23 janvier 2004 à 23h16
Bonjour,
Le Caol Ila est réputé par les embouteillages indépendants et non par les 3 officiels (12 ans, 18 ans et Cask Strength) d’UDV. Dans la série Rare Malt, les Caol Ila ont bonne réputation car ce sont souvent de vieux Caol Ila des années 70.
Pour ma part, je préfère de loin les bouteilles indépendants de cette distillerie. L’année 1989 a été largement distribué parmi ces embouteilleurs. Le Murray McDavid 1989, le Cadenhead 1989, les signatory 89-90 et leur série unchill-filtered à 46% vaut vraiment la peine que l’on s’y intéresse de plus près. Les amateurs de malt d’Islay comme Lagavulin, Ardbeg et Laphroaig qui cherche une alternative au manquant d’offre de celles-ci pourront trouver des merveilles du côté des Caol Ila indépendants. C’est un trèsor à découvrir tout comme les Brora.
Cette dernière est la soeur de Clynelish mais beaucoup plus tourbé. Une autre alternative aux malts d’Islay surtout que la naissance de Brora était pour palier au manque de production des distilleries d’Islay (fin 60 début 70) et aussi pendant que Caol Ila se refaisait une beauté (rénovation).
Slainte,
Martin
- 24 janvier 2004 à 21h39
Une petite précision concernant les distilleries de Brora et de Clynelish que l’on confond souvent.
La ville de Brora, au nord d’Inverness, a connu deux distilleries. Tout d’abord celle nommée Clynelish, puis Brora, qui a été fermée en 1983 et le nouvelle distillerie de Clynelish, qui est d’ailleurs une réplique de celle de Coal Ila. Etant donné que la mer n’est pas loin de ce village, on peut découvrir une certaine influence iodée dans les malts produits, le Brora a de plus été produit avec une tourbe très puissante afin de le faire ressembler aux whiskies de l’île d’Islay.
On ne trouve plus que le Clynelish officiellement sur le marché actuellement. Le Brora est encore disponible auprès d’embouteilleurs indépendants.
Benoît- 24 janvier 2004 à 22h31
Exactement Benoît !
Clynelish fût construite en 1819. Elle vécu différente fermeture et réouverture selon la situation économique durant les époques de guerres du 20ièmes siècles. En 1967, une nouvelle distillerie mitoyenne vue le jour afin de tripler la production de Clynelish et fut batisé Clynelish no 2. Elle ressemble à 2 gouttes d’eau à la distillerie Caol Ila (comme tu disais). L’ancienne continua à produire de Whisky sous le nom de Brora jusqu’en 1983 où elle ferma ses définitivement portes.
Le Brora est beaucoup plus tourbé que le Clynelish et considéré comme étant le plus tourbé des malts des Highlands. Il existe encore des fûts de Brora dans les chais de Clynelish. Plusieurs embouteillages officiels sont toujours disponibles dans la série Rare Malt d’UDV et tout récemment, l’an passé, UDV ont mis sur le marché un Brora officiel 30 ans d’âge en même temps que la sortie officiel du Lagavulin 12 ans Cask Strength, Dalwhinnie 36 ans, Talisker 25 et 20 ans, Caol Ila 12, 18 et Cask Strength, …
Le club de malt PLOWED Society ont fait embouteiller un Brora 1972 30 ans par Douglas Laing, Old Malt Cask, en 2003. J’ai eu la chance de mettre la main sur quelques bouteilles qui sont d’excellents exemples d’un malt tourbé/sherry aux épices et cuir bien présent avec une touche de vinaigre balsamique rappellant les vieux malts foncés (fût de sherry Oloroso).
Vous pouvez en lire plus sur Brora sur le site de Serge Valentin : https://www.whiskyfun.com/brorabottling.html
Slainte,
Martin
- 30 mars 2004 à 1h23
Coal Ila Cask Strength, 55°, produit officiel
J’ai pu dégusté le troisième produit officiel de la distillerie vendredi dernier (cf. ci-dessus pour mon message concernant le 12 et le 18 ans).
Le cask strength est d’un couleur or clair un peu « pisseuse ». Le nez est typique des produits de la distillerie, sur l’iode, la fumée et la tourbe, voire même sur un côté médicinal. La bouche est astringeante et un peu déplaisante, le côté iodé et tourbé est violent et sans finesse (cf. en comparaison la grande finesse et complexité d’un Lagavulin par exemple), plutôt « léger » pour un alcool à 55°, pas de brûlure en bouche. Le final est court et décevant. Une fois encore, je suis déçu par ce produit sans grand intérêt. Tournez-vous vers les autres distilleries d’Islay, vous y trouverez plus facilement votre bonheur.
Benoît
- 30 mars 2004 à 1h57
Pour ma part, j’ai tenté l’approche des Islay par un cask strenght Bowmore qui m’a un peu éloigné de ce type de Whisky. J’ai re-commencé à me familiariser avec ses saveurs avec des signatory. Tout d’abord le portwood, finition qui adoucit beaucoup (trop ?) le coup fumé puis le 12 ans de la même gamme (unchillfiltered).
A mon sens, pour l’amateur de lowland ou de highland, le passage par une version adoucie peut être une initiation moins brutale qu’un Ardberg par exemple ou mon Bowmore… Néanmoins il faut bien avouer que le caractère fumé du caol ila était parti !
François
- 30 avril 2004 à 2h15
Je viens de tenter un accord dont j’avais entendu parler (je rencontre parfois des « gens » qui font des repas entiers au whisky…) :
Un Islay (pour moi un caol ila 12 ans) avec du saumon fumé.L’accord est surprenant. L’alcool enlève le côté gras du saumon, le coté fumé de l’islay reprend et ajoute une note de « fumé » justement (je ne vois pas comment le dire sans répéter le terme « fumé »)
François
- 1 mai 2004 à 22h38
Hello,
J’ai également tenté un tel accord lors d’un festival sur le whisky à Zurich l’année dernière. La saumon a tout à gagner à être bu avec un excellent malt, tout particulièrement avec un puissant Isaly (Ardbeg).
Benoît
- 24 janvier 2005 à 21h06
Je voudrais quand même réagir aux propos de Benoît sur Caol Ila, que je trouve injustes. C’est pourquoi je viens de m’inscrire. Je trouve au contraire le Caol Ila très fin, et les versions officielles sont pour moi d’excellente qualité, par exemple si je compare avec une version de Signatory Vintage 43%. En fait c’est mon Islay préféré. Il est très salé, cela est dû à l’eau de distillation qui coule sur des roches calcaires et non pas au vieillissement près de l’océan (il ne vieillit pas sur l’île). Il a également un goût terreux prononcé tout en n’étant pas exagérement tourbé. Désolé Benoît que tu n’ais pas aimé le Caol Ila, mais beaucoup d’amateurs de single malt te confirmeront la qualité et l’intérêt porté à ce whisky.
Stéphane.
- 25 janvier 2005 à 1h59
Je sais, je sais. Plusieurs personnes m’ont déjà fait ces remarques. Il n’en demeure pas moins que j’ai un problème avec cette distillerie et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Mes favoris de l’île d’Islay restent Laphroaig et Ardbeg, dans un autre style Bowmore, puis Bruichalddich.
Heureusement que tout le monde ne pense pas comme moi sinon Coal Ila devrait fermer, à nouveau, ses portes (aaa)
- 25 janvier 2005 à 16h31
Caol Ila ne les a fermées que pour s’agrandir, et c’est bien une grande distillerie, autant par la taille que par la qualité. J’aime beaucoup aussi Bruichladdich, bien que manquant de personnalité comparé à Caol Ila. Mais le côté terreux du Caol Ila vient de la tourbe qui est un fondement du goût du whisky. Après on aime ou pas, mais force est de reconnaître que cet élément se retrouve dans beaucoup de whiskies, et qu’il représente l’Ecosse. Caol Ila est destiné en assemblage à donner de la personalité aux blends, et comme beaucoup de single malts, il peut avoir du mal à passer pour qui aime des whiskies moins forts en tourbe, plus équilibrés avec le fruit.
- 26 janvier 2005 à 1h26
Je n’apprécie guère Caol Ila non pas pour son côté tourbé, mais plutôt pour l’astringeance des alcools de cette distillerie. Par ailleurs, en puissance phénolique, Caol Ila n’est pas l’expression la plus marquante de l’île d’Islay. L’Octomore de Bruichladdich bat tous les records (mais très difficilement dénichable : le whisky est en train de vieillir). Par conséquent, Lagavulin et Ardbeg restent au sommet pour l’instant.
J’ai également de la peine à comprendre, si ce n’est uniquement pour profiter de la forte progression du marché actuel des single malt, pour quelle raison Diageo a laissé dormir Caol Ila pendant de si longues années. J’ai également l’impression que le marché est déjà assez pris par les autres grands noms d’Islay et que Coal Ila n’apporte pas grand chose de nouveau. Je ne vois également pas de raison de relancer Port Charlotte, si ce n’est pour essayer de produire des expressions inconnues. Enfin, j’attends toujours d’être surpris par Coal Ila. Ma passion pour les single malt saura me pousser pour découvir les produits de cette marque, je l’ai bien fait pour Glenfiddich, alors…
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