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- Ce sujet contient 50 réponses, 20 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Ralf rkrk, le il y a 6 années et 6 mois.
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Bonjour à tous,
Je travaille dans le monde du bouchage et je vois qu’ici beaucoup de passionné(e)s regardent le bouchon.
J’aimerais connaître votre avis et pouvoir échanger avec vous:
Regardez-vous systématiquement le bouchon à l’ouverture?
Faites vous bien la différence avec les différents obturateurs? (Avez vous des préférences de bouchonniers etc…)
A quel rythme avez-vous des bouteilles bouchonnées ou présentant une déviance imputable au bouchon?
Quel bouchage préférez vous? Le liège est-il pour vous ce qu’il y a de plus haut de gamme?(Je ne citerai pas les marques que je représente pour éviter toutes publicités non voulues), je lance cette conversation par curiosité et bien entendue elle me permettra d’être plus précis dans ma vie pro.
Merci à tous!
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- 1 février 2018 à 15h18
– « Regarder le bouchon ? » je ne sais pas ce que ça veut dire précisément mais oui, je regarde le bouchon. Son état général et degré d’impregnation notamment, les coulures potentielles, la « qualité » visuelle du liège, sa longueur, les inscriptions…
– « obturateur » si on ne parle que de bouchonniers (liège), non, je ne regarde pas la provenance. Sauf s’il y a un problème. Je fais plus attention à la marque pour le reconstitué.
– « rythme ». J’ai un rythme de bouchon défaillant ridiculement bas. Environ 1% sur l’ensemble des bouteilles que j’achète, sur les 10 dernières années. Beaucoup plus au restaurant, étonnamment, où je me trouve entre 5 et 10%… A noter que je consomme aussi pas mal de vin sous vis et sous verre, ce qui limite mécaniquement le risque. NB : je trouve pas contre intolérable que les bouteilles ne soient pas remplacées en cas de défaut, surtout sur les vins onéreux.
-« préféré » : Aucun. Du moment que le vin n’est pas bouchonné, oxydé… ceci étant, j’ai tendance à préférer la vis et le verre pour les blancs car ces bouchages sont beaucoup plus réguliers et plus protecteurs sur ces vins. Sur le rouge, plutôt le liège ou le liège technique car le vigneron ne calibre pas toujours bien son bouchage vis. Disons que sur le Rouge, je trouve ça beaucoup moins critique. Par contre, en blanc, je ne vois pas trop l’avantage du liège (si ce n’est son empreinte carbone). Par contre, je hais les bouchons plastiques/synthétiques. Je ne considère donc pas le liège comme haut de gamme.
- 1 février 2018 à 15h25
Merci Hyllos, retour très précis. Je trouve que vous cernez bien les problématiques du bouchage, avec un regard très pragmatique.
Par regarder le bouchon, je me suis rendu compte auprès d’ami(e)s amateurs de vins et de restaurateurs que beaucoup ne prêtaient aucune importance au bouchon.
- 1 février 2018 à 15h28
Même si j’ai moins l’occasion d’ouvrir des bouteilles à vis ou à verre je partage pleinement le point de vue de Hyllos.
l’avantage du liège (si ce n’est son empreinte carbone)
Peux tu développer s’il te plait le sujet m’intéresse. Sur un cycle de vie c’est significativement différent en faveur du liège ?
- 1 février 2018 à 15h34
JD-KRASAKI :
https://www.encyclo-ecolo.com/Ch%C3%AAne-li%C3%A8ge un court article pour répondre à votre question. (Difficile de trouver un article où il n’y a pas de marques mentionnées)- 1 février 2018 à 15h37
[quote= »jd-krasaki » post=1013942]Même si j’ai moins l’occasion d’ouvrir des bouteilles à vis ou à verre je partage pleinement le point de vue de Hyllos.
l’avantage du liège (si ce n’est son empreinte carbone)
Peux tu développer s’il te plait le sujet m’intéresse. Sur un cycle de vie c’est significativement différent en faveur du liège ?[/quote]
Vue l’énergie requise pour produire un bouchon vis, id est, aluminium (et son faible recyclage effectif car personne ne démonte les capsules), le gain, principalement à la production est énorme. Le bouchon liège est surtout polluant dans son transport. Et un peu par son traitement. Par contre sa production est évidemment positive (sauf quand la forêt brûle ;)). Donc bon, du point de vue environnemental, c’est assez clairement gagnant, le liège.
- 1 février 2018 à 15h44
Regardez-vous systématiquement le bouchon à l’ouverture?
Oui, pour voir comment il est imprégné et l’odeur qui s’en degage.
Faites vous bien la différence avec les différents obturateurs? (Avez vous des préférences de bouchonniers etc…)
Non, aucune preference.
A quel rythme avez-vous des bouteilles bouchonnées ou présentant une déviance imputable au bouchon? +/- 1/30
Quel bouchage préférez vous? Le liège est-il pour vous ce qu’il y a de plus haut de gamme?
Le liege car je trouve cela plus beau, plus chaleureux, j’aime le toucher, et que je commence une collection :). A ce titre, j’accorde une certaine importance au fait qu’au moins le nom du domaine y soit mentionné.- 1 février 2018 à 15h47
Je n’ai pas cité de publications car elles sont souvent commanditées par les producteurs. Mais il suffit de considérer les chiffres de production de l’aluminium, qui est un matériau ultra énergivore. Tu me diras, après, souvent les usines de production sont associées à des barrages hydroélectriques, ce qui est une ressource « renouvelable ». Mais bon, de fait, d’un côté, tu as un produit qui pousse sur un arbre et de l’autre un métal raffiné.
Après… tu peux aussi arguer que la capsule que tu ajoutes sur la bouteille bouchée liège, c’est bien du métal aussi… mais là, je ne parle que du bouchon. Sur l’ensemble de l’opération bouchage, c’est moins évident, même si l’avantage est de toute façon quand même au liège (il y a beaucoup moins de métal dans la capsule superposée sur le col que dans la capsule vis).
- 1 février 2018 à 22h15
[quote= »hyllos » post=1013938]- NB : je trouve pas contre intolérable que les bouteilles ne soient pas remplacées en cas de défaut, surtout sur les vins onéreux.[/quote]
Hors-sujet partiel et question marronnier quoi que je n’ai pas le souvenir d’un fil spécifique :
Au restaurant, l’arrivée sur table d’une bouteille bouchonnée se résout d’elle-même..Une bouteille bouchonnée d’un GCC de Bordeaux acquise il y a 15 ans en hyper-marché à l’occasion de FAV est aussi un cas qui se résout de lui-même… dans l’autre sens.
Le plus délicat, et qui me questionne donc: comment gérez-vous avec vos cavistes physiques/en ligne vos vins bouchonnés ? jusqu’à quel délai de garde (chez vous) limitez vous une demande ? Le faites-vous systématiquement ? Quelle réaction de vos cavistes ?
Je n’ai eu qu’une expérience chez ma caviste: Une dernière bouteille de Ganevat laissée verticale en expo depuis un petit moment, ma caviste avait un doute et me le précise ouvertement. Le lendemain, léger TCA, pas violent mais bien perceptible. Je lui ai dit la semaine suivante. Ne pouvant pas remplacer, elle m’a fait un geste sur les bouteilles que je prenais ce jour-là et m’a offert un pinot noir de Jeff Carrel… qui s’est avéré déviant :DD (CR relaté ici). Bon, j’en suis resté là !
Et vous, quelle(s) démarche(s) suite à un problème de bouchon ?
- 1 février 2018 à 22h52
Le bouchon plastique du domaine capitain n’est pas sexy mais pour l’instant très efficace .
Aucune trace de bouchon ou de premox sur toutes les bouteilles ouvertes- 2 février 2018 à 0h48
Analyse du cycle de vie et impact environnemental du bouchon liège vs. vis :
Nette victoire de la vis si on prends en compte les produit perdus et remplacés à cause du goût de bouchon.
Etude présentée par un fabricant de bouchon à vis.
https://www.aluminium-closures.org/turn-360/sustainability-recyclability/the-life-cycle-assessment-lca-for-wine/#.WnNt2iNeincNette victoire du bouchage liège, selon Amorim, producteur de bouchon liège.
https://www.amorimcork.com/en/products/cork-vs-artificial-closures/Intéressant, ça demande une lecture plus approfondie.
JD- 2 février 2018 à 1h27
La réponse à la question de la plus petite empreinte sur l’environnement est insoluble. Chacun met en avant des arguments de bonne guerre, en oubliant ceux qui lui sont défavorables. La liste des criètes possibles est longue comme le bras:
– puit de carbone
– conso d’eau
– bilan carbone ( comprenant de l’exportation d’électricité grâce à des panneaux photovoltaïques – dont il ne vaut pas mieux chiffrer la fabrication )
– impact global dû à une bouteille déviante qui part à l’évier,
– etc…Mais gardons à l’esprit que le pire obturateur du monde a une incidence négligeable au regard de l’impact global de la fiole pleine qu’il ferme.
- 2 février 2018 à 1h35
[quote= »hyllos » post=1013938]
ceci étant, j’ai tendance à préférer la vis et le verre pour les blancs car ces bouchages sont beaucoup plus réguliers et plus protecteurs sur ces vins.[/quote]C’est marrant cette croyance assez généralisée et tenace sur la supposée qualité du bouchage verre….
Les erreurs dimensionnelles ( dans les normes ), font que la tolérance demandée au joint est énorme, et donc très variable d’une quille à l’autre. Et comme ce joint est une passoire, aux liquides mais aussi aux gaz dissous…..
On rajoute, au débit, la même contrainte que la capsule: un espace de tête énorme demandant une parfaite maitrise à la mise.
Bien sûr, le verre aura les mêmes avantages que certains obturateurs n’apportant pas de « mauvais goût » ( comme certains lièges techniques, les synthétiques, la vis ). Mais au final, c’est peut être le pire obturateur possible en terme de variabilité, surtout sur des vins fragiles à l’oxygène.- 2 février 2018 à 3h25
[quote= »agitateur » post=1014017]
Mais gardons à l’esprit que le pire obturateur du monde a une incidence négligeable au regard de l’impact global de la fiole pleine qu’il ferme.[/quote]J’ai manqué de précision sur ce point.
Volontairement, je shunte le volet, ( bien trop ) à la mode du CO2 ( et non, je suis pas nécessairement pour autant réchauffiste climatoseptique )
Si on prend la question de la flotte, et même si les calculs sont nombreux et divergeants, on doit pouvoir fixer en limite basse la consommation d’eau à 1 metre cube par bouteille, tout compris de la production du raisin à l’emballage du vin. Certes, l’eau n’est pas réellement perdue, pas plus que l’eau de la chasse d’eau. Mais quand même….- 2 février 2018 à 11h22
[quote= »jd-krasaki » post=1014014]Analyse du cycle de vie et impact environnemental du bouchon liège vs. vis :
Nette victoire de la vis si on prends en compte les produit perdus et remplacés à cause du goût de bouchon.
Etude présentée par un fabricant de bouchon à vis.
https://www.aluminium-closures.org/turn-360/sustainability-recyclability/the-life-cycle-assessment-lca-for-wine/#.WnNt2iNeincNette victoire du bouchage liège, selon Amorim, producteur de bouchon liège.
https://www.amorimcork.com/en/products/cork-vs-artificial-closures/Intéressant, ça demande une lecture plus approfondie.
JD[/quote]J’ai souvent entendu dire que si on bouchait 50 bouteilles avec des vis et 50 en liège de belle qualité.
La meilleure bouteille dégustée sera en liège, mais la capsule à vis sera régulière dans le vieillissement du vin et les bouteilles vieilliront de la même façon. Tandis que le liège aura des irrégularités de vieillissement avec des densités plus ou moins faibles et des relargages possibles de matières organiques.- 2 février 2018 à 11h41
La meilleure bouteille dégustée sera en liège
Ca dépend ce qui est recherché. Lorsque j’ai pu comparer la même cuvée obturée avec liège et avec capsule, j’ai préféré la version capsule, que ce soit sur un vin blanc ou un vin rouge : il y avait plus de précision, de tension et de finesse. Le liège « gomme » et arrondit les vins. Par contre, sur un vin rouge puissant et de garde, il est probable que le liège serait bénéfique.
Les vins obturés par capsule sont une copie relativement fidèle du vin avant embouteillage. Après, si l’on considère que tout le temps compris entre la mise en bouteille et le débouchage de celle-ci par le dégustateur fait aussi partie de l’élevage du vin, il est probable que le liège est plus approprié pour apporter une complexité tertiaire.
C’est ce qu’ont compris un certain nombre de producteurs étrangers : sur leur « petites cuvées », la capsule est de rigueur, alors que sur les vins de garde destinés à être ouverts dans 5-10-15 ans, le liège est privilégié.
- 2 février 2018 à 12h19
Merci Éric de votre retour. Je partage votre avis mais je vais préciser mon commentaire.
Sur 100 bouteilles goûtées (50 liege 50 vis) la meilleure sera liège et la moins bonne aussi. Tandis que la vis rendra le vin tel qu’il a été fait et il y a aura une homogénéité de vieillissement sur le vin bouché à vis.Les dégustations comparatives en bouchons se font sur plusieurs bouteilles de la même modalité et pas seulement en triangulaire.
Pour boucher des vins de garde avec du liège il faut des très beaux lièges.
- 2 février 2018 à 12h40
Merci de la précision. Reste que meilleur ne veut pas dire grand chose. Tout dépend ce que l’on considère comme meilleur. On obtient avec ces deux modes d’obturation des caractéristiques différentes. On peut préférer l’une ou l’autre.
Comme Hyllos, j’aime beaucoup les blancs secs bouchés avec une capsule, car ils préservent la pureté cristalline d’un Riesling, d’un Sauvignon ou d’un Chenin (ou d’autres, hein).
- 2 février 2018 à 13h14
aujourd’hui, il est possible de moduler les échanges intérieur / extérieur avec les capsules à vis, en fonction de ce que l’on désire. De sorte qu’on peut obtenir des évolutions comparables, si on le désire avec une capsule et un liège (l’inverse n’est pas possible).
La question est bien une question marketing : le marché français mais au delà, une grande partie du marché des vins chers refuse totalement la capsule encore.
Mais il n’y a pas de raisons techniques aujourd’hui, ni même de raisons objectives.
- 2 février 2018 à 19h22
Regardez-vous systématiquement le bouchon à l’ouverture?
plutôt que de le regarder, ce que je fais vaguement, je le sens toujours!
et pratiquement tout le temps pour le liège, lorsqu’il sent mauvais, le vin est bouchonné (pas plus tard qu’hier bingo)!- 2 février 2018 à 23h22
[quote= »Jérôme Pérez » post=1014036]
Mais il n’y a pas de raisons techniques aujourd’hui, ni même de raisons objectives.[/quote]
Raisons techniques oui, car lorsque vous choisissez un obturateur vous pensez à l’élevage possible, à l’irrégularité de vieillissement et aux éventuels défauts qui peuvent apparaître. La mise en place du bouchage est un vrai acte oenologie. Par exemple, mettre un bouchon naturel colmaté, un liège traditionnel en fleur ou une capsule à vis, la réflexion sera complètement différente.
Même en liège traditionnel, selon votre budget de bouchon vous aurez des densités plus ou moins importantes ou des longueurs différentes qui affecteront l’évolution du vin. L’origine du bouchon (Plaine, montagne, Portugal, Catalogne …) peut aussi affecter l’évolytioL’achat d’une bouteille ou du carton est marketing, celui du bouchon est plus cornélien.
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