Aberlour

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forums Single Malts Aberlour

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  • Blairon
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    Je n’ai pas vu de post au sujet de cet distillerie alors…

    Qui a déjà  dégusté leurs whisky?

    Quelle est votre impression ?

    François

Affichage de 20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 38)
  • Replies
    Benoît
    Participant

    La distillerie Aberlour fait partie du groupe Pernod Ricard dont c’est l’un des fleurons. Elle se situe dans la région de la Speyside et produit d’excellents whiskies depuis de nombreuses années. Les whiskies sont plutôt typés sherry. Pour les whiskies très sherry, je place la qualité des whiskies d’Aberlour en troisième position derrière Macallan et Glenfarclas.

    Voici la gamme actuelle des whiskies :

    Les classiques : 10 ans, 15 ans Sherry Finish et A’bunadh (60°)

    Les whiskies seulement disponibles en Duty Free : Millésime 1990, 12 ans Sherry Matured et 15 ans Double Cask Matured

    Les whiskies seulement disponibles sur le marché français (merci Pernod Ricard) : 12 ans Double Cask Matured et 15 ans Cuvée Marie D’Ecosse

    Finalement, la sélection « Archive » avec le 30 ans 1970, le Distillers Selection et le Special Reserve. Ces produits ne sont disponibles qu’en quantité limitée.

    Il y donc de quoi faire son choix. Je ne peux que recommander le A’bunadh qui est une véritalbe explosion de sherry et d’alcool.

    Benoît

    François Blairon
    Participant

    Merci Benoît pour le A’Bunnah.

    Cela me permettra de le comparer au Glenfarclas 1991 en fut de premier remplissage acheté il y a peu.

    Par contre, je ne vois ni dans ton descriptif ni sur le site Aberlour le 1980 qui semble être un « entre deux ». J’irais sûrement voir le bébé ce week end…

    François.

    Benoît
    Participant

    Oui, je ne connais pas le 1980. Il s’agit probablement d’un nouveau produit (Aberlour lance fréquemment des millésimes sur le marché). Merci de te renseigner auprès du revendeur.

    Benoît

    François Blairon
    Participant

    Me voila revenu…

    Premier point : le millésime 1980 est un 22 ans d’âge ce qui commence à  faire sérieux.

    Deuxième point : le sherry ne se ressent pas comme dans un Glenfarclas ou un Balblair (le 1979 est au même prix que l’Aberlour 1980). Il parait qu’il est plus floral.

    Troisième point : je suis revenu sans car les verres ne sont pas arrivé à  la boutique, mais ils sont au dépôt. Pour la semaine prochaine ce sera bon ! De plus il s’agit des « vrais » verres Riedel, pas de miniatures ou de verres « fait exprès » pour Aberlour.

    PS: ce whisky était déjà  au catalogue en 2003, plus cher et sans les verres !

    François

    Benoît
    Participant

    Alors n’hésite pas, il faut en profiter. Je serai à  Paris la semaine prochaine et ferai un tour à  la Maison du Whisky.

    Benoît

    François Blairon
    Participant

    Benoît,

    Si tu veux en acheter, il vaut mieux appeler avant car ils ne semblent rappatrier les verres qu’au compte goutte. Les clients « coffrets » doivent plutot commander par correspondance ou alors, vu le monde à  la boutique cette après midi, le stock local était peut être déjà  vendu…

    Personnellement, je dois réserver lundi par téléphone pour savoir quand aller les chercher. Je te conseille de faire de même, moi je suis presque sur place, pas toi !

    François.

    Benoît
    Participant

    OK et merci

    Olif
    Participant

    Petit intermède écossais en cette période de vendanges débutantes, la rencontre de L.A.C.A.V.E. avec deux représentants de la maison Pernod, venus nous inculquer quelques notions sur cette distillerie du Speyside appartenant à leur groupe, réunion suivie d’une fort intéressante dégustation des fleurons de la maison, augmentés de quelques intrus, puis d’un excellent repas concocté par notre alchimiste favori, Pierre-Yvan Boos, du restaurant L’Alchimie à Pontarlier.

    Située dans la vallée de la Spey, au pied du Mont Ben Rinnes, la distillerie d’Aberlour fut fondée en 1879 par James Fleming, qui réussit d’emblée à la placer dans le peloton de tête des distilleries, en hommes d’affaires avisé qu’il était. Après plus d’un siècle d’évolution et de changements, Aberlour jouit toujours d’une aussi bonne réputation et produit un certain nombre de malts parmi le haut du panier. Son nom dérive du gaélique « Lour », qui signifie « ruisseau bavard, qui murmure », en raison du caractère tourbillonnant et bouillonnant de ses eaux, qui dévalent le Mont Ben Rinnes de cascades en cascades avant de rejoindre la rivière Spey à l’aber-lour, la « bouche du ruisseau qui murmure ».

    Il est long le chemin qui sépare ce « New Spirit » incolore, un alcool brut d’alambic issu de la distillation de l’orge fermentée, du Single embouteillé! Il faut pour cela passer par deux autres étapes, l’une correspondant à de l’Aberlour de 10 ans élevé en fût de Bourbon, à la couleur paille très claire, l’autre au même orge fermenté élevé 10 ans en fût de Sherry, et qui présente alors une robe un peu plus ambrée, les deux produits seront alors assemblés 50/50 pour produire la version que nous connaissons en bouteille. Instructif de humer la différence entre les trois échantillons!

    [center]

    Après ces quelques notions théoriques émaillées d’exemples concrets, place à la pratique, la dégustation proprement dite:

    Aberlour 10 ans
    Robe paille, à peine ambrée, la résultante d’un assemblage de 50% de fûts de Sherry et autant de fûts de Bourbon. Le premier nez est typique de cette version, paraît-il, très caramel au lait. Le deuxième nez, après adjonction d’une goutte d’eau, laisse apparaître la complexité, avec une sensation très fruitée qui souligne des notes boisées. L’attaque est ronde et suave, la finale miellée et poivrée. Un Single harmonieux, qui monte en puissance progressivement, d’un excellent rapport Q/P.

    Glenfiddish 12 ans d’âge
    Un premier intrus, dégusté dans un but comparatif. Le premier nez est un peu piquant, sur le feu de l’alcool, mais avec une petite touche mentholée qui permet de maintenir un certain degré de fraîcheur. Le deuxième nez, après ajout d’une goutte d’eau, voit le feu s’assagir une peu. L’attaque en bouche reste chaude, un peu acide, avec révélation d’un peu d’amertume en finale, limite sensation d’astringence.

    The Balvenie Doublewood, 12 ans d’âge
    Un Single élevé 10 ans dans des fûts de Bourbon puis 2 ans dans des fûts de Sherry. Le premier nez est fumé, un peu tourbé, miellé, malté, assez puissant en fait, riche et complexe, avec apparition dans un deuxième temps de notes de suie. Après adjonction d’eau, les arômes évoluent vers des notes de fruits secs, de miel, de vanille. D’une grande douceur en bouche, rond et enveloppé, c’est un Single « coup de poing » car il ne possède pas une grande longueur. Il s’exprime dans l’urgence, surtout en attaque, mais je dois reconnaître que j’aime beaucoup.

    Aberlour 15 ans, Cuvée Marie d’Ecosse
    Une bouteille réservée au marché français, pour cause d’homogénéité de gamme (impossible de préserver une telle qualité si les volumes devaient être plus importants). Merci Pernod!
    Les meilleurs fûts d’Aberlour 10 ans vont donc vieillir 5 ans de plus pour produire cette cuvée (80% de fûts de Sherry, 20% de fûts de Bourbon).
    Un premier nez très Sherry, justement, sur le kirsch et la cerise à l’eau de vie (un peu pareil, me direz-vous!), puis le deuxième nez délivre des notes plus fruitées, vanillées, avec un peu de miel et surtout une touche de cuir! Comme un cartable neuf à la rentrée! Rond et ample en bouche, la finale est plutôt longue et épicée, évoquant le gingembre. Encore une fois un très beau Malt, riche et complexe.

    Aberlour A’bunadh
    Prononcer [A bounache], c’est du gaélique! Un Single brut de fût, non réduit, qui titre 59,8°. Un Single sans âge, mais d’une moyenne de 17 ans, car issu d’un assemblage entre un 22 ans et un 25 ans, complété par un fût de 7 ans dans le but de rehausser le niveau alcoolique. Fort joli flacon, d’ailleurs, de type pharmaceutique, pour rappeler les us et coutumes du début du siècle où les habitants du village d’Aberlour passaient à la pharmacie récupérer un flacon médicinal vide pour aller le remplir directement au fût à la distillerie sise juste en face.
    Le premier nez exprime à merveille tout le classicisme et la richesse de ce Single: Toffee, Sherry et vanille! En bouche, c’est gras et huileux, caressant, avec des arômes complexes de cuir, de chocolat, de vanille bourbon, un peu à la manière d’un vieux Rhum, de fruits secs, un peu à la manière d’un vieux Tokaji. Aucune agressivité malgré la puissance de l’alcool, mais une grande maîtrise de bout en bout. Un Single riche, ample, puissant et complexe, la synthèse de tout ce qu’on peut espérer trouver dans un alcool de ce type. Magnifique! A réserver évidemment à l’après dîner.

    Olif, pour L.A.C.A.V.E.

    Nick Borderline
    Participant

    Et pour mémoire ou info c’est aussi, sauf erreur, d’Aberlour que viennent les excellents sablés WALKERS.

    Benoît
    Participant

    Olif,

    Merci pour cet exposé.

    Nick, tu as raison, l’usine Walkers est bien située à  Aberlour. Avec la distillerie, cela fait deux bonnes raisons pour s’arrêter dans ce village. Il y a également un excellent pub qui possède une collection de single malt tout à  fait impressionnante (je ne me rappelle plus de son nom malheureusement).

    Benoît

    Anonyme
    Invité

    Effectivement, l’Aberlour 10 ans me parait offrir un très bon compromis qualité-prix pour les amateurs de malts non iodés pas trop marqués par le précédent locataire du fût, Sherry, bourbon ou porto ( dans le cas du Aberlour 10 ans, bourbon, me semble-t-il ?).

    Anonyme
    Invité

    Bonjour à  tous,

    L’Aberlour 10 ans a toujours fait partie de ma short-list des whiskies au meilleur rapport qualité-prix !

    J’accroche beaucoup moins sur le 12 ans double wood…

    Je ne m’en souviens pas trop, mais je crois avoir bien aimé le 15 ans Marie d’Ecosse…

    Je vous conseille le 16 ans double wood (chêne et sherry je crois), d’une excellente maturité je trouve, et qu’on trouve en GMS à  environ 30 euros à  peine.

    très parfumé et puissant aussi : l’ab Dunadh (60°, mélange de whiskies de 8 à  15 ans provenant de futs de sherry sélectionnés). Idéal en soirée d’hiver devant la cheminée, bien qu’il évoque pour moi plus un cognac qu’un whisky…
    Mais Antoine va égalementpouvoir vous en parler… n’est-ce pas ??? (bbb)

    Stéphane

    Anonyme
    Invité

    En effet je peux en parler.
    Il fût, non il fut pour moi une découverte, du pruneau au nez, en bouche et en finale,
    Superbe d’égalité à  tous les niveaux; et après une explosion en bouche, il garde une certaine douceur, sur le sucré toujours.

    Essayez de le prendre dans un verre tulipe assez fermé et vous découvrirez en tout cas moi , c’est ce que j’ai ressenti, l’odeur de la colle de marque Scotch, étonnant le nom de la colle non…(bbb)

    Vous savez,la colle avec laquelle nous nous choutions tous ou presque au bahut(aaa).

    En tout cas je ne peux que vous encurager si ce n’est de l’acheter, en tout cas, le goutter si vous en avez l’accasion

    antoine

    Olif
    Participant

    Pour clore en beauté un repas d’anniversaire, hier, cet A’bunadh s’est révélé à  la hauteur de mes premières impressions. J’y ai retrouvé ce petit côté « Vieux Rhum », avec les notes de vanille bourbon, et surtout un gras et une grande douceur en bouche, malgré la puissance de l’alcool, qui jamais ne brûle. La petite goutte d’eau de source est évidemment la bienvenue pour libérer les arômes et atténuer la sensation alcoolique.

    Olif

    OlivierB
    Participant

    60,2° sur la ligne de départ !

    Le nez est riche, très riche (chocolat, sherry…) et ne laisse pas supposer la claque (::o) de la 1ère gorgée.

    Parce qu’il décoiffe quand même ce 1er contact en bouche : le poivre et les épices vous assènent un bon crochet droit avant de perdurer, perdurer, perdurer et perdurer encore dans une longueur à n’en plus finir sur la vanille, le poivre, le cuir…

    C’est puissant, complexe et excellent !

    Olivier

    Anonyme
    Invité

    Bonjour,

    Je découvre le 16 ans (dans sa cartouchière, c’est original! superbe serre-livre en perspective…) Indications suivantes : « double cask matured », »traditionnal oak, sherry cask »…( Je présume qu’il s’agit d’une double fermentation en fût de chêne et Sherry, mais je méconnais l’anglais…)
    Caramel, noyau, vanille et bâton de cannelle. Toute l’emprise aromatique pratiquement en milieu de bouche, et explosion de saveurs miellées en retro-olfaction, combinées avec des notes de noisette et de résine. Beaucoup de souplesse, une gourmandise!
    Isabelle

    Yves Zermatten
    Maître des clés

    fermentation ??? je crois que tu as commis un lapsus.

    double cask matured signifie simplement que le malt a été élevé dans deux sortes de futs différents, d’abord des fûts traditionnels, ensuite des fûts ayant contenu du sherry.

    Yves Zermatten

    Anonyme
    Invité

    Merci Yves,

    [size=x-small]J’aurais bien aimé pouvoir confirmer le lapsus… mais honnêteté intellectuelle oblige :
    1 – « matured » n’évoque rien pour moi… J’aurais pu dire macération tout aussi bien
    2 – la notion de fût (« cask »), pour les whiskies, correspond tout autant pour moi à l’image de la cuve qu’à celle du bois…

    Bref…:(

    ah, oui, j’oubliais..
    3- Latin, grec, ou encore anglo-saxon, (et encore! que s’il s’agit du vieux gallois), je traduis. Pour le reste, je demande à mes filles. Elles ne se sont pas encore mises aux whiskies…[/size]

    Sinon que mon caviste me propose des Murray McDavid, whiskies affinés dans des fûts récupérés de chez Guigal, de chez Cuilleron, etc., un principe encore bien différent, je présume, de l’élevage en deux fûts différents?
    Isabelle

    Benoît
    Participant

    Non, c’est exactement la même chose. En règle générale, un whisky va vieillir une dizaine d’années dans des fûts ayant contenu du bourbon ou du sherry (2ème, voire 3ème remplissage). Puis, il y aura un deuxième vieillissement (finition) dans des fûts plus exotiques (vins prestigieux, porto, etc.). Il est rare qu’un whisky fasse un seul vieillissement dans un fût de grande qualité. Ce genre de whiskies est cher, très cher.

    Anonyme
    Invité

    Je vous remercie de votre explication, instructive et … éclairante.
    Isabelle

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