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- Ce sujet contient 1,624 réponses, 151 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par
Sven d Iribarne, le il y a 1 année et 2 mois.
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j’en ai marre :X…des vins nature dénaturés !
la coupe est pleine, ras-le-bol d’acheter ou de déguster des cuvées nature portées au pinacle par les cavistes et bars à vins à la mode, qui s’avèrent être d’infâmes daubes. Accident, laisser aller, négligence, amateurisme ? Je laisse aux spécialistes le soin d’en débattre =x-small%même si le dialogue à ce sujet, est entamé depuis longtemps sur LPV.;)
Je prend seul l’initiative non partisane d’ouvrir ce sujet en forme d’exutoire (tant on peut être saisi parfois par l’envie de distribuer des bonnets d’âne !), mais le soutien d’Oliv’ =x-small%qui m’a autorisé à citer son mp au sujet du vin qui suit m’y a encouragé. 🙂
[i]Bravo pour ce coup de gueule, Daniel.
Sont gentils les natureux mais faut pas prendre les enfants du bon dieu………[/i]Pinot noir “chant des oiseaux” 2011. Gérard Schueller.
Heu, là c’était plutôt la mort du cygne, tant les grimaces de mes voisins et voisines étaient à la mesure de l’assaut de la volatile, de l’aigreur, de la sueur animale, des arômes fermentaires, de l’urine de souris, du pet de chameau et j’en passe. Une caricature de tout ce que je déteste dans les vins nature quand ils sont daubés et portés au pinacle quand ils se goutent mieux. “ce pinot noir d’une autre dimension, issu d’une parcelle de vielles vignes d’au moins 50 ans, est unique par sa finesse et sa complexité. Magnifique ! Caves des papilles”8-).Connaissant peu le domaine, cet avis ne vaut que pour cette bouteille évidemment ou ce qu’il en restait quand je l’ai regouté, secoué, carafé pendant des heures pour sauver les cui cui ...mais à 38,30€ sur Internet çà fait vraiment chier.:X
Daniel
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- 20 décembre 2014 à 15h50
Ah, voilà un sujet qui va mettre un peu d’ambiance avant les fêtes… 😉
Petite expérience récente que je vous relate, même s’il ne s’agit pas strictu sensu d’un vin « nature ».
Je participe à un dîner (d’exception) au Sea Grill à Bruxelles, où nous dégustons Silex 2002 de Dagueneau. Nous sommes dix, deux bouteilles sont prévues.
La première est superbe et représente tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un grand sauvignon à maturité. Au moment de nous servir la seconde, le sommelier nous annonce qu’elle est oxydée. Nous demandons de pouvoir la goûter, et je me dis alors que voilà un vin qui serait assurément porté au pinacle par les amateurs de vin nature, car il possède indéniablement de grandes qualités en bouche (un peu moins tout de même que la version non oxydée), et que l’aromatique s’est fortement éloignée du celle du sauvignon, qui me semble désormais difficile à reconnaître. On nous l’aurait probablement vanté comme un sauvignon « original », qui s’éloigne de son caractère variétal pour se rapprocher du terroir. Sauf que plutôt que s’éloigner de son cépage, il se rapproche surtout de l’aromatique de tous les vins marqués par une oxydation légère, pomme blette et pain d’épices, comme j’ai pu le constater quelques jours plus tard sur une autre cuvée de Daguenau dégustée avec le CRD-LPV Belgique, un Buisson Renard 2004, et même sur un riesling Zinnkoepflé 2004 d’Agathe Bursin bu lors de la même soirée.
Et c’est bien le problème des vins pas suffisamment protégés, c’est que c’est un formidable moyen d’uniformiser les goûts, alors qu’un des objectifs initiaux semble bien être l’exact opposé.Luc
- 20 décembre 2014 à 16h00
- 20 décembre 2014 à 16h14
Et c’est bien le problème des vins pas suffisamment protégés, c’est que c’est un formidable moyen d’uniformiser les goûts, alors qu’un des objectifs initiaux semble bien être l’exact opposé.
tout est dit, on peut fermer le ban 🙂
- 20 décembre 2014 à 16h18
déjà dit à de nombreuses reprises sur LPV : un comble pour cette supposée recherche de vérité dans le vin : pas celle du terroir en tout cas qui est souvent gommée par le process qui se reconnaît par contre très bien, qu’il ait conduit à un vin de qualité (ça existe) ou dans la déviance.
- 20 décembre 2014 à 16h22
la question dans tout ça est finalement la suivante : comment trouver certains vins bons quand manifestement ils sont défectueux : c’est toute la puissance de l’idéologie qui prend alors le pas sur la raison et l’analyse.
Mais je suis certain qu’il y a beaucoup de sincérité de la part des aficionados (même s’il y a la veulerie des marchands) : ça fait peur quant à la perte de liberté du jugement dès lors que l’on est pris dans un embrigadement quel qu’il soit.arriver à dire quand ça sent la merde, que c’est un délice, c’est quand même la négation du raffinement que nous sommes quand même une majorité à rechercher dans le vin. Enfin … je crois !
- 20 décembre 2014 à 16h25
Est-ce un mouvement qui va agir durablement et en profondeur, comme une « réponse » à des excès en tous genres dans la viticulture « traditionnelle » avec des excès aussi (ces vins qui partent en vrille par protection insuffisante et sans doute d’autres causes) mais aussi des réussites incontestables et éclatantes, ou bien est-ce un mode qui disparaitra comme elle est venue?
- 20 décembre 2014 à 16h38
Bonne question, Rachid !
Aucun doute pour ma part qu’un recentrage va s’opérer quand les gens en auront marre qu’on leur explique que ce petit goût de merde ou de noix, c’est la nature, c’est propre, c’est bon pour la santé.
En gros, tout le questionnement posé à l’époque par Bettane dans son article sur les biocons.Cette mode aura toutefois sûrement eu le mérite de poser de véritables questionnements sur des réalités viti-vinicoles et donc d’influencer l’intégralité de la profession, la recentrant parfois vers des choix à l’impact environnemental ou de santé plus justes.
OIiv
- 20 décembre 2014 à 17h11
Bien sûr qu’il y aura une évolution sans renoncer à l’idée d’un vin au plus près de ce qu’ils appellent ‘nature’. Ils opéreront un recentrage quand ils prendront conscience qu’ils sont aussi au service du client !
Jmm
- 20 décembre 2014 à 17h17
Pile poil dans le sujet !
https://www.vinslibres.net/archives/2014/12/20/31173256.html
- 20 décembre 2014 à 17h31
Pour avoir fréquenté nombre de salons « nature » ces dernières années, j’avoue avoir souffert pas mal de stands. Le problème, c’est que ce type de vins « dénaturés » plaisent à un certain nombre de personnes, qui avaient été bien cernées dans un article du blog de Berthomeau (mais pas écrit par ce dernier) : la tribu des cheveux sales. Il faut les voir s’extasier sur des vins brettés bourrés de volatile pour le croire.
Ceci dit, il y a chez beaucoup une vraie remise en cause, et il y a je pense de plus en plus de vins nature « propres ». Pas mal de producteurs se sont rendus que s’ils étaient plus vigilants à chacune des étapes (des vendanges à la mise en bouteille), ils gagnaient en netteté et précision.
Il ne faut donc pas jeter le bébé avec l’eau du bain : tous les vins nature ne sont pas dénaturés, loin s’en faut. Par contre, il y a intérêt à goûter avant d’acheter, histoire de savoir où l’on met les pieds.
- 20 décembre 2014 à 18h35
il y a intérêt à goûter avant d’acheter,
C’est sûr mais ce n’est pourtant pas encore la garantie absolue d’avoir six mois ou deux ans plus tard la même chose dans son verre, ou au moins une boisson qui a un rapport avec ce que tu as cru acheter.
jlj
- 20 décembre 2014 à 19h01
J’ai acheté un crémant sans soufre il y a peu.
Le producteur m’a conseillé de le boire dans l’année et j’ai cru comprendre dans ses sous-entendus qu’avant le printemps ça serait même plus sûr ! 😉- 20 décembre 2014 à 19h01
C’est sûr mais ce n’est pourtant pas encore la garantie absolue d’avoir six mois ou deux ans plus tard la même chose dans son verre, ou au moins une boisson qui a un rapport avec ce que tu as cru acheter.
Clair. Mais c’est aussi le cas des vins « non nature ». J’ai tendance à croire que s’il y a un vice dans le vin, on le détecte dans sa jeunesse. Les bretts ou la volatile n’apparaissent pas au bout de six mois ou deux ans. Ils sont présents dès la mise en bouteille. Après, il y a l’oxydation, mais il me semble qu’elle touche toute sorte de vins. Ce ne sont pas les amateurs de Bourgognes blancs qui me démentiront.
- 20 décembre 2014 à 19h08
Pour en revenir au producteur cité dans le post d’origine (Schueller), j’avais goûté sa gamme dans un salon il y a un an : il y avait des défauts dans chaque vin dégusté 😎 Par contre, force est de reconnaître que parfois ses vins donnent dans le génie (superbe souvenir d’un Riesling SGN). Mais on en est à se demander si c’est pas un coup de bol de temps en temps.
- 20 décembre 2014 à 19h53
Il ne faut donc pas jeter le bébé avec l’eau du bain
Elle me plait bien celle là. Est-ce une expression limousine ?
- 20 décembre 2014 à 20h07
C’est vrai que c’est étonnant ces gens qui s’extasient devant des nez peu engageants.
Ca me rappelle des dégustations que j’ai faites, l’année dernière, avec mes camarades de classe de Davayé.
Certains n’avaient pas l’air gêné par ces arômes de poulailler ou de cheval. Moi, j’avoue que ça me rebute.Je suis d’accord avec Eric avec le coup de bol de tomber sur des vins natures qui donnent dans le génie.
Cette année, j’ai dégusté plusieurs fois des vins de Julie Balagny. 1,2,3,4 fois sans émotion particulière puis la 5ème fois fut exceptionnelle.
C’est un peu la loterie !
C’est vrai que ça fait réfléchir sur la constance de ce type de vin.
Cette année fut une découverte pour moi concernant les vins natures. En cette fin d’année, j’avoue m’être recentrer sur des vins plus conventionnels.- 20 décembre 2014 à 20h27
[i]Il ne faut donc pas jeter le bébé avec l’eau du bain
Elle me plait bien celle là. Est-ce une expression limousine ?[/i]Elle a débordé depuis longtemps, en tout cas.
jlj
- 20 décembre 2014 à 20h36
Clément Charignon écrivait:
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> Il ne faut donc pas jeter le bébé avec l’eau du bain> Elle me plait bien celle là. Est-ce une expression limousine ?
Pas que je sache (je n’ai rien de limousin dans mes origines ou mon éducation…). Merci de me faire réaliser que je parle un langage d’un autre temps 😉
- 20 décembre 2014 à 22h06
38 euros un pinot noir alsaco, faut être maso.
38 euros pour du nature, faut être maso.38 euros pour les 2 à la fois, il n’y a plus de nom !
Quand même, y’en a qui donne le bâton pour se faire battre
X(- 20 décembre 2014 à 22h30
Bonsoir à tous,
J’ai une petite question à poser à des spécialistes des vins natures.
Un vin nature qui se présente bien, c’est à dire sans ces notes de poulailler, de sueur de cheval, représente-t-il plus le terroir dont il est issu qu’un vin conventionnel ?
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