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Matthieu Guinard, le il y a 12 années et 11 mois.
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Fred B.
Il n’y a aucune comparaison possible entre le Bollinger SC et Krug Grande Cuvée. Krug avec sa Grande Cuvée est vraiment déjà dans la catégorie prestige, les « compétiteurs » sont Dom Pé, Enchantelleurs et autres Winston. Je ne sais pas si tu l’as déjà goûté mais Bollinger SC peut se rhabiller (champagne que je trouve moyen d’ailleurs et qui se trouve plus souvent dans les 45€ que les 30). Sans hésitation, je peux dire qu’il fait partie des tous meilleurs champagnes que j’ai goûté même s’il n’est pas millésimé. Après, question tarif, c’est un autre problème mais c’est général à la Champagne, qui (ça n’a pas toujours été vrai) est le seul vignoble du monde à pouvoir dégager des marges aussi hallucinantes. Bon on est un peu hors sujet par contre.
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- 5 octobre 2011 à 16h27
- 5 octobre 2011 à 16h36
Matthieu,
J’ai goûté Bollinger SC plusieurs dizaines de fois, et c’est un champagne que j’aime beaucoup, dans un style vineux, c’est sûr, pas du tout « blanc de blancs » ni particulièrement champagne d’apéritif ou de soif…
Mais tu vois, je suis en complet désaccord avec cette idée de « catégorie prestige ». Je n’ai goûté Krug GC que deux fois, mais en aucune manière je ne le trouve supérieur à tous les autres BSA. J’aimerais d’ailleurs entendre plus souvent des comparaisons objectives et pertinentes de cette « excellence »: du côté de la bulle, de la profondeur, de l’aromatique, de quoi finalement? J’ai du mal avec le discours suivant: « Krug GC est exceptionnel, il est le seul à pouvoir faire un BSA de ce niveau », parce que j’ai l’impression qu’il précède l’analyse rationnelle du champagne. J’aimerais que l’excellence se décide dans le verre, plutôt que dans les conditions dans lesquelles le vin est né (même si elles sont très utiles a posteriori).
Et c’est là où intervient, qu’on le veuille ou non, le marketing, le mythe, l’aura d’une maison qui ne peut-être-que-dans-l’excellence. Ce que je ne contredis pas: si en ayant bu 2 Krug j’explique que je connais parfaitement la maison, je passerai à juste raison pour un imbécile.
Mais plus encore que pour tous les autres vins, blancs ou rouges, je crois que la dégustation à l’aveugle en Champagne ferait vraiment mal à certaines idées reçues ou certitudes.
Ce qui n’empêche pas, je le redis, que si je goûte à nouveau Krug GC, à l’aveugle de préférence, et que je le trouve brillant, je n’aurai aucune honte à le dire.
J’attends d’avoir goûté la GC deux ou trois fois de plus, et au moins quelques millésimés, pour me sentir le droit de dégager un premier avis un tant soi peu pertinent de cette maison.- 5 octobre 2011 à 17h00
je veux bien qu’on remette toujours tout en cause, c’est clair les goûts et les couleurs ça ne se discute pas mais Bollinger Brut Special Cuvée moyen alors que tout le monde ou presque s’accorde à le reconnaître comme le meilleur BSA du marché (sans doute avec Jacquesson), considérer Krug Grande Cuvée comme un BSA… BSA n’implique pas seulement que ce soit une cuvée Sans Année, c’est aussi une « catégorie » et clairement la Grande Cuvée Krug n’a rien à faire dans cette catégorie par sa vinification, par l’origine de ses raisins, par sa maturité, …
Pour les prix, arrêtons le délire, Bollinger Special Cuvée c’est entre 35 et 40, Krug Grande Cuvée c’est entre 145 et 160, Bollinger La Grande Année que ce soit 2000 ou 2002 (pas d’inflation liée au millésime 2002) c’est entre 75 et 90. Alors biensûr on peut trouver moins cher voire beaucoup moins cher dans des cas marginaux mais ce ne sont pas des prix normaux.- 5 octobre 2011 à 17h39
Pierre-Yves,
Arrête-moi si tu me trouves irrémédiablement dur de la feuille, mais pour moi un BSA est bien un brut sans année. Il faut appeler un chat un chat. Ou alors il faut aussi distinguer tous les millésimés, parce que certains sortent le leur à 3 ans, d’autres à 6 et d’autres à 9… Ou distinguer encore tous les types de vinification, le volume des fûts, le pourcentage de 1ers et de grands crus dans l’assemblage final.
Que Krug fasse un BSA hors-norme au niveau vinification, assemblage, etc., aucun problème là-dessus.
Mais comprends-moi, ce n’est pas a priori celui qui assemble le plus de vins du plus grand nombre de millésimes qui sort le plus grand vin.
Bollinger VVF est très certainement le vin qui demande le plus d’efforts, de travail et de minutie à la maison Bollinger, c’est également de très loin le plus cher, mais de l’avis des happy few qui l’ont bu, ce n’est pas celui qu’ils préfèrent.
Je suis d’accord avec le fait que l’origine des raisins, le travail à la vigne, les rendements, la vinification, et tout ce qui préexiste au vin, crée les conditions ou non d’un potentiel grand vin. Mais je ne suis pas d’accord pour en faire un dogme.
Tu as bu des dizaines voire des centaines de fois Krug CV, pour toi c’est un champagne exceptionnel, je te fais confiance, surtout quant au nombre de tes dégustations et l’intervalle de temps au cours duquel elles se sont succédé. Mais si Krug est grand, c’est au dégustateur d’en décider, dans le verre. Krug n’est pas grand parce qu’il est fait de telle ou telle façon: il est grand parce que le résultat dans le verre est grand.
Je ne me vois pas dire: Bollinger SC est grand parce que les vins de réserve qui le constituent sont conservés en magnum et ont parfois plus de quinze ans, ou parce que 80% de son contenu vient de 1ers ou grands crus. D’accord, ça aide, mais encore faut-il examiner le résultat final. Non, je me sens capable de dire que Bollinger SC est très bon parce que je l’ai bu 30 ou 40 fois très bon, tout simplement.
Mais je doute finalement d’arriver à bien me faire comprendre…- 5 octobre 2011 à 17h45
Je n’ai goûté Krug GC que deux fois, mais en aucune manière je ne le trouve supérieur à tous les autres BSA.
C’est une blague ?
Luc
- 5 octobre 2011 à 17h49
Je reformule: en aucune manière je ne le trouve au-dessus de tous les autres BSA que j’ai pu boire.
Et pas au-dessus de Bollinger SC, en tout cas.
Encore une fois, quand j’aurai bu Krug cinq ou six fois de plus, si possible à l’aveugle, mon avis sera peut-être plus pertinent (et différent, qui sait).- 5 octobre 2011 à 17h56
Je pense que tu peux barrer peut-être et remplacer par sans aucun doute.
Luc
- 5 octobre 2011 à 18h06
Sans aucun doute plus pertinent.
Peut-être différent.- 5 octobre 2011 à 19h30
Franchement Fred, Krug BSA, c’est différent de tous les autres BSA que j’ai bu. D’abord le style est oxydatif, ce qui n’est pas le cas du bollinger SC (me trompe-je?), ensuite on est sur un champagne corsé loin des BdB facile pour l’apéritif. Mais c’est un style et je comprends qu’on puisse ne pas accrocher.
Franchement je l’ai bu de très nombreuses fois, c’est vraiment un très beau champagne.
par contre, je plussoie quand tu écris « Krug n’est pas grand parce qu’il est fait de telle ou telle façon: il est grand parce que le résultat dans le verre est grand ».[i] »Après, question tarif, c’est un autre problème mais c’est général à la Champagne, qui (ça n’a pas toujours été vrai) est le seul vignoble du monde à pouvoir dégager des marges aussi hallucinantes »
C’est très contestable ça, non ?[/i]
bah ça me semble un juste constat, pas une critique négative en soit, juste un bon constat. Quelle région peut s’enorgueillir d’un prix moyen de vente aussi élevés, en particulier chez des négociants?
- 5 octobre 2011 à 19h39
Laurent, différent ne veut pas dire supérieur…!
C’est clair que Krug est différent de Bollinger. Le côté oxydatif n’est pas ce qui m’a le plus marqué chez Krug (certainement pas sur la GC la plus récente, oui par contre sur celle qui avait 10 ans ou +, mais ça s’explique naturellement, non?). Par contre, Bollinger SC est pour moi l’anti-champagne de soif par excellence, avec ses 75% de Pinot en moyenne, et sa vinosité que je n’ai retrouvée chez aucun autre BSA. Donc de ce point de vue-là, ils ne me semblent pas si différents.
Mais assez parlé de Krug en ce qui me concerne, je tournerais vite en rond.
Je reviendrai ici lorsque j’aurai plus de dégustations à mon actif.- 5 octobre 2011 à 20h00
« bah ça me semble un juste constat, pas une critique négative en soit, juste un bon constat. Quelle région peut s’enorgueillir d’un prix moyen de vente aussi élevés, en particulier chez des négociants? »
On parle de marge et on dit que c’est le SEUL vignoble à dégager de telles marges. Alors me je réponds que selon moi il y a largement au dessus, en terme de marge, les grands terroirs de Bordeaux, Bourgogne et Rhône.
Quant à la champagne il y a aussi des petits producteurs qui vendent des champagnes à moins de 15 euros
- 5 octobre 2011 à 20h25
Mais pour faire des marges, il vaut mieux vendre à un prix moyen de 40 euros qu’à 20 euros, à moins que tu m’expliques que les coûts de production d’un champagne sont deux fois supérieurs à ceux de tout autre région française. Donc oui, la champagne dégage des marges assez uniques, surtout chez les nombreux négociants, tant mieux pour eux.
- 6 octobre 2011 à 18h50
on va quand même arrêter de prendre des vessies pour des lanternes : le marché du Champagne est segmenté en catégories où tout est comparabla, attentes des clients, niveaux de prix, …, il y a la catégorie BSA, la catégorie millésimés, la catégorie Cuvées Spcéciales. Krug Grande Cuvée n’appartient en aucun cas à la catégorie BSA mais à la catégorie Cuvée Spéciale (Krug Millésimé n’est pas dans la catégorie Millésimé mais également dans la catégorie Cuvée Spéciale) et le fait qu’elle ne soit pas millésimée n’est qu’un épiphénomène (comme LP Grand Siècle ou Paradis Alfred Gratien par exemples).
Sinon chez Bérèche, Reflet d’Antan est un BSA ? Chez Selosse Substance et chez Egly Blanc de Noirs sont des BSA ? ……………
Il y a des cuvées où la question de l’appartenance à telle ou telle catégorie peut se poser. Par exemple, La Grande Année Bollinger, millésimé ou cuvée spéciale ? La deuxième option est plus cohérente mais la question peut se poser. Pas pour Krug Grande Cuvée.Bollinger VVF demande du travail aux vignes, c’est du jardinage, mais sinon, rien de plus simple à faire, les pinots noirs de deux parcelles restantes sont vinifiés en fût, forcément à part et au printemps, le chef de cave décide seulement si c’est apte à faire une VVF auquel cas, il le tire à part, ou alors non et c’est intégré à d’autres assemblages.
C’est très bon mais le prix est seulement en rapport avec la rareté, environ 3000 bouteilles jusqu’en 2006, autour de 2000 après (arrachage de Croix Rouge à Bouzy).Après c’est toujours le résultat final qui compte, l’assemblage, … c’est de la littérature. Ce n’est pas ce que je voulais dire pour l’appartenance à telle ou telle catégorie. En Champagne comme dans tous les produits on fait des groupes aussi homogènes que possible et mettre Krug Grande Cuvée dans le segment BSA serait beaucoçup moins cohérent que dans le segment Cuvée Spéciale.
Quant aux marges, c’est très subjectif mais le modèle économique de la Champagne où les maisons assurent le vieillissement des bouteilles avant commercialisation, c’est sans doute moins rentables que le Grands Crus Bordelais vendus en primeurs à prix d’or. Krug vend en ce moment du 1998 alors même qu’il a fallu financer quelques vendanges, avoir des caves de taille suffisante, … avant de toucher les premiers euros pour ce 1998. A Bordeaux, au printemps, on vendait quel millésime en primeur ?
Amicalement.
- 6 octobre 2011 à 18h59
Sinon chez Bérèche, Reflet d’Antan est un BSA ? Chez Selosse Substance et chez Egly Blanc de Noirs sont des BSA ?
Ce sont tous 3 des champagnes de haute volée…
- 6 octobre 2011 à 19h16
« Krug vend en ce moment du 1998 alors même qu’il a fallu financer quelques vendanges, avoir des caves de taille suffisante, … avant de toucher les premiers euros pour ce 1998. A Bordeaux, au printemps, on vendait quel millésime en primeur ? »
Tu ne veux tout de même pas essayer de nous faire croire que le prix du krug 98 qui sort maintenant n’a pas intégré les frais de stockage/vieillissement dans son prix de vente? on aurait affaire à des philanthropes alors? mince ça ne ressent pas trop sur le prix alors 🙂
Après la comparaison avec une minorité de bordeaux ne me semble pas judicieuse car le prix moyen de vente d’un vin de bordeaux est bien inférieur à 15 euros, les GCC étant la partie émergée de l’iceberg.- 6 octobre 2011 à 19h24
évidemment que le prix de vente les a intégré mais comme une marge est par définition la différence entre un prix de vente et un prix d’achat ou de revient – de revient dans le cas présent – si le prix de vente a intégré ces coûts, il convient également, pour pouvoir discuter de marges – hallucinantes pour certains – d’intégrer ces facteurs coûteux dans le prix de revient.
Evidemment qu’à Bordeaux, les GCC sont une minorité tout comme Krug, Dom Pérignon et autres Bollinger sont une minorité en Champagne. Sans parler de primeurs, on vend à Bordeaux des vins beaucoup plus jeunes en moyenne qu’en Champagne où quel que soit son p^rix de vente on doit respecter les 15 mois de bouteille (souvent plus voire beaucoup plus) pour un non millésimé et 36 mois mini (souvent nettement plus) pour un millésimé.
Les prix de revient sont élevés en Champagne voire considérables quand on intègre, en tout logique comptable, pour certains le prix du foncier acquis dans les 15 dernières années.
Amicalement.
- 6 octobre 2011 à 19h41
les prix de revient sont plus élevés qu’ailleurs, admettons, ça n’en fait pas moins des marges substantielles, surtout en moyenne vu les prix de vente moyens de la champagne, et les voir comparés à quelques spéculatifs 1er GCC bordelais, en dit long sur le niveau des marges au point de ne pas se sentir obligé de verser une larme ;).
- 6 octobre 2011 à 19h45
Désolé d’être insistant, Pierres-Yves, mais c’est quoi, une cuvée spéciale, concrètement, objectivement? Si c’est juste une cuvée à plus de 100 euros, quelle est la pertinence de cette « appellation », à part l’autoproclamation d’un produit en tant que produit de luxe?
Le classement BSA/millésimés, il a quand même le grand mérite d’être clair. Tu sembles subordonner l’appartenance à chaque catégorie à la qualité du champagne, et pour moi ce n’est pas cohérent.
Oui, il y a entre tous les BSA de Champagne des différences énormes de qualité, du pire au meilleur. Idem pour les millésimés. Tout comme à Bordeaux il y a des différences pharaoniques entre les Saint-Emilion, pour ne citer que cette appellation. Et personne ne vinifie pareil. Mais ce n’est pas pour ça, je pense, que tel ou tel vigneron va dire: « Moi je ne fais pas un Saint-Emilion, je suis bien meilleur, je fais un Saint-Emilion cuvée spéciale ».
Je suis peut-être à côté de la plaque, mais pour moi, le classement BSA/Millésimé est parfaitement clair, basé sur des critères objectifs. La qualité n’a rien à y voir. Celui qui fait mauvais continuera à faire mauvais sur un millésimé. Celui qui fait grand fera grand aussi sur son BSA.
Mais nom de nom de nom de nom, qu’y a-t-il de mal à dire que certains font un Brut Sans Année exceptionnel, sans vouloir à tout prix les en démarquer par un titre pompeux, comme s’ils avaient honte d’être assimilés à une catégorie moins prestigieuse?
Le problème ne serait-il pas que « BSA », chez les profanes, est considéré comme inférieur au millésimé? De ce point de vue-là, oui, je te rejoins: pour 99% des profanes, un millésimé ne peut être que meilleur qu’un BSA. Comme pour le vin rouge, où le pire Saint-Emilion est considéré comme a priori meilleur que le meilleur Bordeaux Sup de l’appellation par le profane, il faudrait peut-être faire une éducation. Bien entendu que le fait d’être millésimé ou pas ne préjuge en rien de la qualité du champagne, même si dans certains millésimes exceptionnels, il y a évidemment moyen de faire très grand sur un millésimé.
Bref, pour moi, cette question d’appartenance ou pas à telle ou telle catégorie est réellement mineure (raison pour laquelle je me demande pourquoi tu insistes tant dessus), la vérité étant comme toujours dans le verre.- 6 octobre 2011 à 20h19
ces catégories ne sont pas une simple vue de l’esprit et une volonté de faire des groupes. Dès qu’on doit prendre un groupe, pour une dégustation comparative, pour un concours, pour un article thématique, … on choisit une catégorie. Si demain la RVF fait un article sur les Champagnes BSA, avec des notes, il faut évidemment prendre un groupe assez homogène.
Le BSA est la cuvée d’entrée de gamme d’une maison, non millésimée, comparable en terme d’ambition aux autres BSA, …
Une cuvée spéciale, à l’autre extrêmité des catégories est une cuvée qui constitue la qintessence qualitative à la fois de la maison et de la Champagne en général, elle bénéficie des attentions les plus grandes, théoriquement d’un caractère hors norme, …Ces catégories sont identiques pour toutes les maisons, respectées par les professionnels du monde entier, achateurs, jjournalistes, sommeliers, …
Globalement ces catégories sont :
– BSA
– Rosé SA
– Millésimés
– Rosés Millésimés
– Cuvées Spéciales
– Cuvées spcéciales Rosé
– Millésimes AnciensAprès on a des sous-catégories, par exemple pour les BSA, assemblages, blancs de blancs, blancs de noirs, …
Je ne fais pas une fixette sur ces catégories, mais si demain un magazine décide de faire un dossier sur les BSA et dégustation à l’appui note des BSA, il met quelle note à Krug par rapport au BSA Pol-Roger, lui-même comparé à des De Castellane, … ?
Si Air-France décide de choisir un BSA, jamais Krug GC n’entrera dans le panel de choix.Amicalement.
- 6 octobre 2011 à 21h32
Juste un précision :
En tant que tel, Krug GC est un vin non millésimé, certes, MAIS le terme BSA est un terme qui s’applique à une catégorie de produit et pas seulement un mode d’élaboration. Le BSA est ce que PY Caino définit. Il s’agit d’un vin, entrée de gamme, non millésimé, etc… c’est une catégorie/un segment largement défini par le marketing (au vrai et positif sens du terme).
Si on veut parler en terme de pur coupage, d’élaboration, alors on va parler d’un vin millésimé ou d’un vin non-millésimé. C’est d’ailleurs cette terminologie qu’on retrouve dans les textes légaux. Donc en fait Fred B emploie le terme BSA dans un sens qui n’est pas complet. On ne peut pas isoler le terme BSA et le dissocier de la logique de segmentation, donc aussi du prix, d’un mode de distribution, d’une notoriété…etc…
La catégorie a des intérêts euristiques, pratiques, commerciaux… le principe de toute classification et systématisation vise à rendre compréhensible la masse informe des informations ou connaissances.
Et si on cherche vraiment des différences objectives : le nombre de vins différents assemblés, la provenance des vins, le nombre de millésimes, la durée du vieillissement sur latte… oui, ce sont des éléments qui permettent d’isoler Krug. La Grande Cuvée fait un séjour sur latte, par exemple, largement supérieur à toutes les cuvées BSA du marché, largement supérieur à même beaucoup de vins millésimés.
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